La loi Climat peut-elle modifier la trajectoire actuelle ?

Les Ecologistes - Mouvement Ecologiste Indépendant

La loi Climat peut-elle modifier la trajectoire actuelle ?

22 avril 2021 Climat 0

En cours de discussion au parlement. Elle semble encore timide face à l’urgence à agir.

A titre d’exemple trois mesures à titre d’illustration, sous réserve d’en faire des portes ouvertes sur des stratégies plus vastes.

L’interdiction des vols intérieurs inférieurs à 2h30 lorsqu’existe une desserte ferroviaire dans les mêmes délais.

Le MEI avait proposé d’interdire les vols intérieurs, il y a plus de 20 ans, comme corolaire du développement du TGV. Pour éviter que les dessertes de rabattement vers un hub (Roissy, Orly ou Lyon-Satolas) à destination de lointaines destinations ne permettent de contourner cette disposition, il est nécessaire d’interdire la délivrance de billet sur ces liaisons, qui doivent être préalablement définis.

Il manque cependant une déclinaison révélant une véritable politique ambitieuse dans ce domaine : organisation du territoire pour réduire les déplacements imposés (habitat travail, habitat services…), redéploiement du ferroviaire du quotidien…

la réduction par deux de l’artificialisation des sols : cet objectif est affirmé depuis la loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain) de 2000. On peut se demander pourquoi les Préfets signent aujourd’hui des autorisations d’implantation pour des hangars logistiques dont l’emprise au sol dépasse les 4 hectares ? Pourquoi, alors que la consommation foncière pour le résidentiel est relativement cadré depuis plusieurs années, les services de l’Etat se montrent-ils si conciliants pour l’extension des zones d’activités ou les zones de loisirs ?

La mise en œuvre concrète de cette mesure suppose d’établir une stratégie territoriale, secteur par secteur, impliquant les choix locaux : stabilisation de la croissance démographique, de la densité urbaine, de l’emprise au sol des habitations, associé à la mobilisation des logements vides. Tout ceci pour prioriser la qualité de vie en ville et non la concentration préjudiciable à la sérénité, au bien vivre ensemble.

l’obligation de pouvoir disposer de repas végétariens et bio dans les cantines publiques et privées Au sein du MEI nos élus ont appliqué cette mesure depuis de longues années (exemple à Lons le Saunier).

Cette mesure trouverait sa pleine signification en la corrélant avec le développement des circuits courts, ce qui suppose la mise en place de filières productives locales. Mais aussi l’aide à la mise en place de coopératives de producteurs bio afin d’échapper à la pression des grandes surfaces, ou encore la mutualisation de légumeries bio pour favoriser l’organisation de la restauration collective. Ces exemples n’étant pas exhaustifs.

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