Contribution critique au débat sur la PMA et GPA

Les Ecologistes - Mouvement Ecologiste Indépendant

Contribution critique au débat sur la PMA et GPA

8 octobre 2019 Société 0

Les Ecologistes (MEI) émettent des réserves sur le projet de loi qui étend la PMA aux femmes seules ou vivant dans un couple homosexuel.

L’enfant est idéalement le produit d’un acte d’amour qui implique, au-delà de la nécessité biologique, la présence d’un père et d’une mère, dont la vocation est de former le nid qui permettra au jeune de grandir. Le futur adulte doit beaucoup à l’exemple des parents : une personnalité épanouie procède du masculin et du féminin. Si des psychanalystes et des psychiatres s’accordent sur le fait que le repère bisexué n’est pas essentiel au développement de l’enfant, il faut néanmoins s’interroger de ce que peut être une société qui aurait supprimé la figure du père. Les aspirations féministes doivent-t-elle aller jusqu’à rendre invisible le géniteur ?

Répondre à un désir d’enfantement en outrepassant aux lois biologiques élémentaires par le truchement de la technique, n’est-ce pas le symptôme d’une société qui perd le sens de la vie ? L’enfant peut-il devenir un objet de confort personnel, comme n’importe quel acte consumériste. ? Le désir ne crée pas un droit, même s’il est valorisé dans notre société mercantile parce qu’il supporte le comportement d’achat. Même accompagné par des blouses blanches ornées du bâton d’Esculape, la PMA sans nécessité médicale est un acte marchand : la femme s’achète un enfant parce qu’elle le veut comme elle pourrait vouloir une voiture.  

Tous les totalitarismes envisagent la dissolution de la famille, lieu de résistance potentielle à l’ordre établi. La PMA n’est-elle pas un pas de plus vers le Meilleurs des Mondes que décrivait Aldous Huxley ? Demain, au nom de l’égalité entre couples hétérosexuels et couples homosexuels, qui est le principal argument en faveur de la PMA, n’ira-t-on pas, au nom de cette même égalité devant la parentalité, autoriser la GPA et, plus tard une intervention sur les embryons humains pour choisir les qualités de son enfant ou franchir le pas du clonage humain, prélude du Trans humanisme ?

Le coût pour l’assurance maladie de la procréation assistée est estimé à environ 300 millions d’euros en 2014 pour 62 000 tentatives[1]. Qu’en sera-t-il demain avec l’élargissement aux 22 000 couples homosexuels féminins ? L’économie réalisée par le déremboursement de l’homéopathie est inférieure à cette somme.

Pour autant, par pragmatisme, considérant la nécessité d’encadrer juridiquement une pratique qui s’est développée en profitant de législations différentes d’un pays à l’autre, mais aussi pour ne pas s’engager dans un combat qui reste mineur au regard des urgences écologiques et du caractère minoritaire du phénomène, les Ecologistes (MEI) se contentent d’attirer l’attention sur les risques de cette évolution. S’ils ne s’opposent pas à la PMA, ils affirment par contre leur refus de la GPA.

[1] Le taux de réussite d’une insémination est 40 à 50 %.

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