A propos du PIB

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Le PIB est un agrégat de plus en plus contesté comme la notion de croissance, et l’ONU a proposé d’autres instruments de mesure comme l’IDH : Indice de Développement Humain beaucoup plus proche de la réalité socio-économique et des différences de développement économique existant dans le monde donc plus pertinent quant à la possibilité de faire des comparaisons. Et il y en a d’autres comme l’IPH ou encore incluant les paramètres Hommes-Femmes, comme l’IDSH

Oui, l’IDH est un instrument de mesure du développement utilisé depuis longtemps par les sociologues, géographes, statisticiens et autres chercheurs .C’est une bonne idée d’envisager de l’intégrer pour la part sociale, mais il n’introduirait pas les coûts environnementaux dans le PIB.

Il existe une démarche “écologique’ au sein de l’union européenne, et suivie par la France et d’autres pays avec les indicateurs « phares » présentés ci-dessous, à titre expérimental et pédagogique, voire démagogique.

Nous demandons  que dans le cadre d’un débat public cela aille au-delà, dans un premier temps au cours des campagnes présidentielles et législatives, et dans un deuxième temps au niveau de l’assemblée nationale et des collectivités locales.

C’est à dire que le PIB soit réellement remis en cause durant la campagne des présidentielles. Cela sera aussi une de nos exigences au cours de la campagne des législatives. Pourquoi ? Le PIB fait le jeu d’une approche uniquement productiviste du capital et de l’entreprise, qui s’est accentuée avec la mondialisation et l’emprise financière. C’est pourquoi, il est urgent qu’il soit remplacé par ces agrégats qui prennent en compte le social et l’environnemental, qui sont à présent les parents-pauvres du système, et ce plus particulièrement depuis les années 1970-1980.

Voici à présent  les indicateurs « phares » de développement durable qui font partie de la stratégie de l’Union européenne, révisée en 2006 et sur laquelle la France s’est alignée. Elle met en exergue une sélection de 11 indicateurs « clés », présentés ci-dessous :

  1. Taux de croissance du PIB par habitant
  2. Émissions totales de gaz à effet de serre
  3. Part des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute d’énergie
  4. Consommation d’énergie des transports et PIB Productivité des ressources
  5. Indice d’abondance des populations d’oiseaux communs
  6. Prises de poissons en dehors des limites biologiques de sécurité
  7. Espérance de vie en bonne santé
  8. Taux de risque de pauvreté après transferts sociaux
  9. Taux d’emploi des travailleurs âgés (55-64 ans)
  10. Aide publique au développement

source : L’économie française, édition 2008

A cela pourrait s’ajouter des agrégats concernant l’environnement et développés par l’Université de Yale et Columbia dans une optique d’aide à la prise de décision, comme :

  • EPI : Indice de Performance Environnementale pour évaluer la politique environnementale d’un pays
  • ESI : Indice de Durabilité Environnementale, sorte de baromètre de la trajectoire à Long Terme d’un pays en matière d’environnement et qui traduit le passé, le présent et le futur environnemental d’un pays.

Il faudrait aussi aller vers une comptabilité nationale environnementale intégrée, qui existe déjà mais également à titre expérimental et pédagogique…

Consommer écolo, pourquoi, comment ?

Les opérations de sensibilisation à une meilleure consommation se multiplient : Semaine du développement durable, assises nationales du développement durable, Journée de la terre….
Pourquoi ?
Pour sauver la planète et les générations futures, et le réchauffement climatique rend chaque jour plus urgent de remettre en cause notre mode de vie.
Comment ?
En consommant autrement.

Jusqu’à présent le marché s’est construit autour de l’offre, c’est-à-dire les producteurs de biens et de services (industriels, agricoles, financiers…)qui sont les partenaires dominants de la relation d’échange et qui l’organise à l’aide d’études de marché, de la publicité, du marketing, etc.

Parce que le consommateur est considéré comme « une partie faible », différentes règles protectrices ont été mises en place pour :

  • agir sur la transparence du marché,
  • protéger le consommateur,
  • organiser la défense des consommateurs.

Ont donc été mises en place des instituions chargées d’agir dans l’intérêt des consommateurs :

  • l’Institut national de la consommation qui publie la revue « 60 millions de consommateurs, site « conso.net »)
  • le Conseil national de la consommation

La défense des consommateurs est aussi assurée par les associations de consommateurs agréées.
Tout ceci est insuffisant, car il s’agit pour les écologistes d’aller au-delà d’une protection, mais de redonner toute sa place au consommateur qui ne doit plus être prisonnier, voire otage dépendant de l’offre mais qui doit être acteur de ses choix donc de son style et mode de vie qui passe forcément par une consommation libre et choisie.
La révolution écologiste passera par une prise de conscience et par un nouvel équilibre des habitudes du marché jusqu’ici dominées par l’offre.

Pour devenir un consommateur durable il faut passer des bonnes intentions à l’action, en ayant bien conscience que la consommation a de multiples conséquences pour l’individu et pour la société tant au niveau :

  • du budget,
  • de la santé : alimentation, cadre de vie, loisirs, sports,
  • des déchets et du problème de leur recyclage,
  • du mode de vie,
  • du choix de la profession : importance de l’approche écologique dans toutes les filières et niveaux de formation,
  • de l’éducation,
  • des loisirs,
  • de l’emploi : nouvelles qualifications et nouvelles idées pour produire autrement, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.

Pour cela il faut informer et éduquer le consommateur à consommer mieux dans son intérêt et dans celui de la planète.

logo-ab-de-communicationLes produits « bio » sont commercialisés à des coûts relativement plus élevés mais de meilleure qualité. Prenons l’exemple de l’alimentation : les produits industriels sont trop sucrés, trop gras et leur valeur nutritionnelle est faible, bien sûr il est moins cher mais il faut en acheter plus d’une part et d’autre part il aura des conséquences néfastes sur la santé, sans parler de l’empreinte carbone. Tandis qu’un produit bio a une valeur nutritionnelle plus élevée et donc permet d’en consommer moins, est meilleur pour la santé et a une empreinte carbone d’autant plus faible qu’il est produit localement.

Nous pouvons faire le même raisonnement à propos des tissus, des vêtements, de l’habitat, des déplacements…

Alors passons à l’action et ne soyons plus des consommateurs écolo en théorie

Conseils pratiques pour consommer “sain”

Ne soyez plus un consommateur durable qu’en théorie, et passez à la pratique biologique et écologique, en alimentation, dans l’habillement et dans vos déplacements, car c’est possible et c’est moins cher ! En suivant tout simplement les conseils suivants :

I COMMENCONS PAR L’ALIMENTATION :
Pour bien vous nourrir trois règles simples sont à suivre :
1 – Mangez des produits frais,
Ou surgelés et plutôt biologiques, car ils contiennent moins de produits chimiques ;
2 – Buvez de l’eau du robinet,
3 – N’achetez pas de produits transformés qu’ils soient biologiques ou non,
car ils contiennent des additifs, du sucre, du gras, des colorants, des exhausteurs de goût, trop de sel….De plus, ils ont souvent une valeur nutritionnelle faible ;

II DANS L’HABILLEMENT :
Préférez des articles durables, voire recyclables, plutôt que des articles à petits prix appelés des « fast clothes » par les anglo-saxons et qui ne résistent pas au-delà du premier lavage.

III QUANT A VOS DEPLACEMENTS :
Deux règles simples sont conseillées :
1 – Choisissez d’habiter dans un appartement ou une maison correspondant à l’espace dont votre famille a besoin, sans excès et près de votre lieu de travail, de façon à pouvoir utiliser les transports en commun, une bicyclette ou tout simplement à vous déplacer à pieds.
2 – Soyez vigilants dans vos destinations de vacances en choisissant de préférence des distances n’exigeant pas de longs trajets touristiques par avion, engendrant autant de gaz à effet de serre qu’une voiture sur toute l’année.

Et en plus c’est écologiquement responsable.

Françoise Werckmann
Présidente de « Strasbourg-Ecologie »

Bibliographie : Nicolas Herpin et Daniel Verger « Consommation et modes de vie en France, une approche économique et sociologique sur un demi-siècle » Collection « Grands repères », éd. La Découverte, 2008
Site : Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques ( INSEE), Paris, nicolas.herpin@insee.fr

Une direction renouvellée

Le Conseil National des Ecologistes (MEI), réunit à Paris les 26 et 27 novembre, a partiellement renouvelé sa direction, après l’assemblée générale qui a vu la réélection d’Antoine Waechter à la présidence du Mouvement.

Jacques Lançon, adjoint au maire de Lons Le Saunier, a été reconduit dans ses fonctions de secrétaire national. Francine Herbaut Dauptain, conseillère régionale du Nord – Pas de Calais, a été élue première vice-présidente.

Président : Antoine Waechter, conseiller régional d’Alsace, adjoint au maire de Fulleren
1ere vice-présidente : Francine Herbaut Dauptain, conseillère régionale du Nord – Pas de Calais
Vice président en charge de l’environnement et du territoire : Albert Danjau (Midi Pyrénées)
Vice président en charge des questions économiques : Laurent Boitelle (Alsace)
Vice-président en charge des affaires sociales : Michel Hecquet, conseiller régional du Nord – Pas de Calais
Vice président en charge des questions de société : Fabien Niezgoda (Lorraine)
Vice-présidente en charge des questions internationales : Françoise Werkmann (Strasbourg)

Secrétaire national : Jacques Lançon, adjoint au maire de Lons Le Saunier
Trésorier national : Emmanuel Pruvost (Ile de France)
Secrétaire national adjoint en charge de la communication : Jean-Marc Ferrari (Aquitaine)
Secrétaire national adjoint en charge des adhérents : Jean Bitterlin (Alsace)

Fabien Niezgoda est en charge des élections.
Laurent Boitelle est en charge des relations presse.

Waechter dément avoir sollicité BB pour être candidate des Écolos indépendants en 2012

Logo Le PointAntoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant et co-président de l’Alliance Écologiste Indépendante (AEI), a démenti dimanche avoir sollicité Brigitte Bardot pour être candidate de l’AEI à l’élection présidentielle de 2012.

Dans un courrier adressé au président de la République et transmis à l’AFP jeudi soir, Brigitte Bardot avait affirmé étudier une proposition de l’Alliance Écologiste Indépendante d’être sa candidate à l’élection présidentielle de 2012.

Les responsables de l’Alliance Écologiste Indépendante (parti qui a fusionné trois mouvements), Antoine Waechter et Jean-Marc Governatori, avaient écrit fin septembre un courrier dont l’AFP avait eu copie, à Brigitte Bardot où ils se montraient intéressés par l’ex-actrice.

“Nous présenterons des candidats partout aux législatives 2012 et réfléchissons à la meilleure personne qui pourrait nous représenter à la présidentielle 2012. Nous pensons à vous, et souhaiterions vous en entretenir”, avaient écrit MM. Governatori et Waechter dans cette lettre du 28 septembre.

Puis, dans un communiqué transmis dimanche, Antoine Waechter a rectifié : “Je ne sais quel quiproquo a pu conduire à une telle supposition : la question n’a jamais été évoquée par les instances de l’Alliance et aucune démarche à l’adresse de BB ne m’a jamais été soumise”.

“L’action de Madame Bardot est respectable, mais elle ne peut suffire à valider une campagne présidentielle”, a-t-il ajouté.

Faut-il diminuer le nombre de fonctionnaires ou le nombre de traders ?

L’activité bancaire a créé en France plus d’emplois que n’importe  quelle section de l’industrie. Cette activité, la crise actuelle le prouve, est largement parasitaire et ne contribue nullement à l’enrichissement de la nation.

Monsieur Sarkozy, qui comme beaucoup, brûle ce qu’il a adoré hier, devrait sérieusement poser  devant l’opinion la question d’une purge significative dans ce secteur d’activité. Un état libéral  résoudrait élégamment le problème en laissant faire le marché. En fait l’état libéral est l’état providence des banquiers et fera tout pour que la sanction du marché ne s’applique qu’aux victimes du système bancaire.

Jusqu’à preuve du contraire le fonctionnaire enseignant ou le postier, présenté comme des privilégiés qui plombent le budget de l’état sont socialement plus utiles que le trader  Nous demandons à Monsieur Sarkozy quelles mesures concrètes il envisage de prendre pour réduire les activités bancaires purement parasitaires au lieu de démanteler le service public ?  

Les beaufs neoconservateurs de l’UMP et du Centre enterrent le grenelle de l’environnement

Sarkozy l’avait juré urbi et orbi, la France devait être « la pionnière de l’écologie in the World ». Actuellement avec 2, I % de taxes environnementales la France est la dernière en Europe. C’est encore trop pour nos défenseurs des différents lobbies qui décident de la politique de la France. Pour ces Messieurs la cause est entendue, c’est à « nos entreprises » comme Arcelor-Mittal de défendre becs et ongles notre environnement et notre santé..Il est à noter que nos chaines de télévision ne sont guère loquaces sur le comportement écologiste exemplaire d’Arcelor,( il est vrai que depuis dix ans le retraitement modèle Arcelor était absolument ignoré par ses dirigeants. Ceux–ci ignoraient tout, mais absolument tout, des pratiques de leurs sous-traitants.)

Enfin « la représentation populaire » reprend la main, exit tout le travail en commun du Grenelle de l’environnement. Monsieur Borloo, Ministre d’Etat, est remis à sa juste place par les idéologues purs et durs du libéralisme modèle US .