Quand les règles ne sont pas respectées

La foret de Sénart concerne les communes de Boussy-Saint-Antoine, Brunoy,
Combe la Ville, Draveil, Epinay-sous-Sénart, Etiolles, Lieusaint, Montgeron,
Quincy-sous-Sénart, Saint Germain les Corbeil, Soisy, Tigery, Vigneux-surSeine, Yerres:
Le 15 décembre 1995 la foret de Sénart etait classée «forêt de protection» par
le Conseil d’Etat au titre du code forestier, pour «la protection des écosystèmes forestiers ainsi qu’au bien-être des populations»
Le 27 mars 2014 le ministre de l’agriculture et des forêts confirme ce classement d’utilité publique en soulignant que cette servitude nationale est «l’outil juridique le plus solide pour la protection des forêts menacées à un titre ou à un autre»
En Décembre 2003 création d’une charte du territoire de la foret de Sénart «outil de développement durable et d’aménagement global du massif s’appuyant sur la concertation, dans un contexte de forêt périurbaine»
Le 25 mai 2016, reconnaissant l’utilité de ce dispositif, le Conseil d’Etat classe en «foret de protection» le «massif de l’Arc Boisé» soit 3000 hectares des 16
communes dans la Seine et Marne, l’Essonne et le Val de Marne). Jean-François Carenco, préfet de la région d’Île-de-France souligne : «Grâce à ce classement en forêt de protection, le Val-de-Marne protège son patrimoine forestier, préservant ainsi un des poumons verts de son territoire » 

Et pourtant …. en dépit du Grenelle de l’environnement et de l’interdiction de construction un autre aéroport en Ile de France. 

Orly fait des travaux pour pouvoir augmenter le nombre de vols !. :  décollage face à l’Est avec survols de la forêt de Sénart (seule la lisière Nord est survolée avec la trajectoire actuelle officielle).
Le démarrage des bâtiments de Jonction à Orly par ADP est une façon de contourner les décisions du Grenelle (les recours menés par plusieurs collectivités et associations ne sont pas encore jugés). 

La limitation à 200 000 mouvements est déjà passée à 240 000.

La pollution chimique est sous évaluée : sans filtre ni pot catalytique les avions brûlent un quart du kérosène au décollage : carburant proche du diesel : mêmes polluants chimiques, mêmes particules fines.

Les mesures proposées par le projet du Plan de Protection de l’Atmosphère sont indigentes sur l’aviation

 Nous demandons une étude sérieuse des retombées et d’en remettre les
résultats aux élus et aux associations. L’enquête publique a été scandaleusement confidentielle.

Nuisances sonores : le périmètre très limité de prise en charge des travaux d’insonorisation ne concerne que les couloirs actuels. Les nuisances sonores ne sont pas prévues dans les prochaines «Assises du Transport Aérien» ni évoquées pour les nouvelles communes impactées. Nous exigeons le maintien du couvre feu.

La proposition intelligente faite par les associations et l’expert Jean Serrat (ancien pilote) est refusée par la DGAC et le lobby aérien qui acceptent déjà le non respect des trajectoires par les contrôleurs aériens et certains pilotes. Il a pourtant été démontré, à l’encontre de ce qui était affirmé, qu’en gardant la trajectoire initiale et en élevant l’altitude du décollage à 10000 pieds la sécurité était assurée (ceci est par exemple possible à Mulhouse). La forêt de Sénart resterait protégée et moins d’habitants impactés.

Les associations locales, compte tenu des nuisances apportées par la nouvelle trajectoire, des nuisances occasionnées, des retombées sur la santé,  s’opposent au projet de décollage face à l’Est, au massacre de la «foret de protection –Sénart».

Colette Lecuyer pour le MEI

Le MEI ne veut pas des Jeux Olympiques de Paris 2024

Les Jeux Olympiques de 2024 à Paris sont une aberration écologique, financière et démocratique inacceptable.

Les Jeux Olympiques de l’ère moderne du baron Pierre de Coubertin (ouvertement colonialiste, raciste et misogyne), loin de l’idéal affiché de paix et d’égalité entre les êtres humains, ont surtout servi d’instrument de propagande idéologique et permis aux Etats d’étaler leur puissance économique. La démesure même des dernières éditions les rend désormais totalement incompatibles avec les défis environnementaux et sociaux cruciaux auxquels l’Humanité est désormais confrontée.

La réalisation des infrastructures directement liées aux Jeux ou connexes (voirie) et les déplacements de millions de spectateurs attendus auront un coût énergétique et entraîneront des rejets de gaz à effet de serre inacceptables si l’Humanité veut maîtriser le réchauffement climatique dont on peut observer chaque jour les dégâts sur la Planète (tempêtes, inondations, …). Une grande partie des spectateurs ne viendra pas à pied ou à bicyclette ou même en métro pour assister aux compétitions mais viendra en avion de pays du Monde entier. Tout discours consistant à les verdir ne peut qu’être au mieux parfaitement hypocrite au pire un mensonge délibéré.

D’un point de vue financier on ne peut d’abord qu’être scandalisé par le fait qu’une grande partie de l’Humanité vit dans une misère absolue (misère qui avec la crise écologique ne pourra que s’étendre) alors qu’au même moment une autre partie de l’Humanité va s’amuser avec démesure. Le nombre de médailles attribuées sera d’ailleurs un bon indicateur du classement du pays le plus riche au plus pauvre. Mais il y a un autre problème qui se pose au pays organisateur : d’après une étude de l’Université d’Oxford « décider d’organiser les Jeux Olympiques revient à opter pour le projet le plus coûteux et le plus risqué qui soit », le CIO (Comité International Olympique) lui-même dans son analyse économique du mode d’attribution des Jeux démontre logiquement que « les dépassements de coût sont inéluctables, donc le déficit probable ».

Tous les pays organisateurs des Jeux ont sous-estimé leurs coûts et il en sera de même pour ceux de Paris. Londres (2012) avait prévu à l’origine 4,7 milliards de $ pour, deux ans plus tard, porter ce montant à 15 milliards de $ et le coût final a été estimé à 38,5 milliards de $. Pékin (2008) est passé de 14,2 milliards de $ à 40 milliards, pour Athènes (2004) le budget de 1,6 milliards de $ a été multiplié par 10, Barcelone (1992) a laissé un déficit de 6,1 milliards de $, il a fallu 3 décennies à Montréal (1976) pour rembourser les dettes liées aux Jeux, etc., etc… Pour une ville qui se targue, à juste titre, d’être une des premières destinations touristiques du Monde, il n’y aura aucun effet « Jeux Olympiques » qui apportera un surplus de devises à la France d’autant plus que bon nombre de touristes potentiels éviteront la France durant les Jeux car les prix d’hébergement et de restauration ne manqueront pas de grimper vertigineusement. La promesse de bénéfices n’est donc qu’un mirage présenté par un comité qui a, en passant, réussi « l’exploit » de dépenser 60 millions d’€ pour les seuls frais de candidature, répartis entre deniers publics et privés là où Londres n’en avait dépensé que 25.

Et qu’en sera-t-il du budget « sécurité » en ces temps marqués par le terrorisme ? Pour Londres il s’était déjà élevé à 1 milliards de $, pour Tokyo (2020) il a déjà été réévalué de 405 millions d’€ à plus de 3 milliards d’€. Rappelons que ces frais liés à la sécurité seront exclusivement à la charge de l’Etat donc du contribuable.

Il est également un point essentiel qui n’est que rarement abordé par la classe politique ou les médias, c’est celui de l’absence de démocratie : les Français n’ont jamais été consultés sur le sujet, celui-ci n’a en outre donné lieu à aucun débat. Pas un seul élu n’en a fait un point de son programme de candidature, et pire encore a été l’attitude de la Maire de Paris, Mme Hidalgo, qui a tout d’abord laissé entendre son opposition au projet puis a promis aux Parisiens une « grande consultation en 2016 » qui n’est jamais venue. Se soumettant aux injonctions du CIO afin d’être prêt à temps, le Parlement devra voter une loi dont le projet N° 383 du 17 Novembre 2017 relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (Procédure accélérée) prévoit plusieurs dispositions visant à simplifier et accélérer les règles relatives à l’urbanisme, à l’environnement et au logement notamment en allégeant les formalités et autres procédures, et en réduisant les temps de concertation (par exemple pour les expropriations). Peu importe que les principes qui fondent notre droit soient reniés. Afin de réduire le coût des Jeux, la privatisation des espaces publics sera renforcée à travers de la publicité sur des monuments historiques ou des sites classés. Les lieux potentiellement concernés sont notamment le Champ de Mars, l’esplanade des Invalides, les Champs Élysées, les jardins du Trocadéro, le parc de Versailles, le Grand palais. Paris risque fort de devenir ainsi une immense vitrine pour les annonceurs. Cette loi prévoit également de réserver des voies de circulation pour les délégations olympiques et les athlètes, ce qui devrait altérer considérablement les conditions de déplacement des riverains.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant reconnait tout-à fait à l’activité physique et au sport (y compris du sport spectacle) les vertus de bonne santé (physique et psychique), d’intégration et de lien social. Néanmoins il ne lui est pas possible de cautionner la démesure, qui est déjà bien présente dans le football par exemple, et qui le sera encore davantage dans les Jeux Olympiques. Par ailleurs, alors que les menaces qui pèsent sur la survie de l’Humanité se précisent de plus en plus, il serait souhaitable que les priorités de l’action publique soient davantage tournées vers la préservation de notre milieu de vie plutôt que dans ce qui a tout des jeux du cirque du temps des Romains.

En conséquence de quoi le Mouvement Ecologiste Indépendant demande au gouvernement français de renoncer à l’organisation des Jeux Olympiques de Paris en 2024 tout comme il vient d’annuler l’Exposition Universelle de 2025. Il en est encore temps.

Daniel Martin – Jean Bitterlin

Notre Dame des Landes et les grands projets inutiles

L’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes est une bonne chose, car il répondait à plusieurs nécessités.

– Protéger l’environnement et notamment la zone de bocage, ce qui est d’autant plus nécessaire quand on sait que l’étalement urbain et péri urbain s’accompagne actuellement d’une perte accélérée, jamais atteinte, des terres arables de 26 m2 par seconde, soit 224 hectares par jour et plus de 80 000 hectares par an.

– Assurer la paix sociale. Les oppositions de la population étaient telles que la construction de l’aéroport aurait inévitablement conduit à des violences, dont on pouvait imaginer des conséquences dramatiques

– bien que l’on aurait aimé entendre que la protection de l’environnement était aujourd’hui la priorité et que ce n’était pas seulement le risque de  conflits et moins encore l’existence d’une alternative par l’aménagement de l’actuel aéroport Nantes Atlantique qui justifiait cet abandon, mais bien la volonté de protéger la nature… Enfin une troisième raison : Alors que par rapport à nos voisins Européens la France détient le record en nombre d’aéroport par rapport au nombre d’habitants, un aéroport est un investissement lourd dont la rentabilité ne se conçoit que dans le cadre d’un usage sur très longue période. Or, l’usage même de cet investissement repose entièrement sur la libre disponibilité en pétrole, libre disponibilité fortement menacée à des échéances beaucoup plus courtes (20, 30 ans…) que celles qui assureraient la rentabilité du projet.  Ne serait-il pas absurde d’avoir  un aéroport sans avion !

Espérons également que dans un souci de fortifier son autorité et sa popularité auprès  d’une partie de son électorat, le gouvernement ne se montre pas plus intransigeant sur d’autres projets moins médiatisés au  niveau national. Le cas de la réalisation de l’autoroute A45 entre Lyon et Saint-Etienne est emblématique, ce projet d’infrastructure au bilan Financier, énergétique et carbone des plus désastreux menace également de très grandes surfaces naturelles ainsi que  la tranquillité de toutes les zones riveraines. Là aussi, un monde futur couvert d’autoroutes et sans pétrole donnerait une belle image du ridicule, pour laquelle nos petits enfants ne nous diraient pas merci… Pensons également à toutes les rocades, à tous les aménagements, à toutes les artificialisations du territoire que nous croyons nécessaires quand elles ne sont que des éléments d’une logique « croissanciste »  que le simple bon sens sait pourtant condamné.

Ce qui est vrai pour le projet A 45 l’est également  pour le projet régional de Center Park à Roybon et d’autres grands projets inutiles.

Didier Barthès                         Daniel Martin

Aujourd’hui est un jour heureux pour les écologistes

Engagés contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes les écologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant se réjouissent de la décision du Président de la République, du Premier Ministre et de son gouvernement d’abandonner ce projet.

C’est une victoire historique pour la France et le bocage nantais.

C’est une victoire symbolique pour tous les écologistes qui se battent, souvent dans l’ombre, contre les grands projets inutiles, pour la protection de la nature, de notre cadre de vie ; n’oubliant jamais que l’homme est une partie de cette planète.

Si nous voulons protéger notre humanité nous devons protéger notre planète et toutes les formes de vie qui la compose.

Nous suivrons de prés l’avenir de la ZAD et des militants qui y sont installés.

Francine Herbaut Dauptain

Pour une transition énergétique intelligente

 

Il ne s’agit pas de mener une guerre idéologique contre les aérogénérateurs industriels,..

Il s’agit  d’exiger que l’Etat reprennent la main sur le développement de l’éolien en localisant les zones d’implantation et en précisant des modalités qui préservent les paysages, la population et la démocratie. Une transition énergétique intelligente suppose le courage de fixer comme objectif central la réduction de la consommation d’énergie, quelle qu’en soit la source, et de définir une stratégie au service de cet objectif : interdiction du chauffage électrique, limitation des éclairages nocturnes, réduction des déplacements imposés en voiture par une interdiction de construire des zones d’activités près des échangeurs routiers et de grandes surfaces commerciales en périphérie de ville, isolation des bâtiments, interdiction de construire des bâtiments énergivores….

A chaque région, un mixte énergétique conforme à son tempérament. Les aérogénérateurs n’ont pas leur place dans les espaces naturels, les montagnes et les forêts, ni dans le champ de visibilité de nos monuments.

L’Etat protège-t-il les intérêts de grands groupes financiers ou la santé et le cadre de vie des Français ? Très clairement, les décisions prises au cours des dix dernières années profitent à la finance internationale au détriment des gens.

Antoine WAECHTER

Soutien aux associations

LPO Drôme, Milles traces, Lysandra, Sauvons Léoncel

Ces associations se sont associées contre le projet éolien du Col de la Bataille

Elles organisent le 15 janvier à 18 h 30 en salle des fêtes de St Laurent en Royens une réunion -débat.

Les écologistes du MEI soutiennent cette initiative qui rejoint notre préoccupation. Il n’est pas acceptable d’implanter des éoliennes n’importe où sans se soucier des conséquences sur la beauté d’un territoire.

Nous souhaitons que l’Etat prenne ses responsabilités pour fixer un cadre  adapté à chaque territoire. Ce fut l’objet de notre intervention auprès de Nicolas Hulot en septembre dernier.

Francine Herbaut Dauptain

Affaire classée !

Le 26 octobre 2014, à Sivens dans le Tarn, Rémi Fraisse, 21 ans, trouvait la mort sous l’impact d’une grenade offensive lancée par un gendarme. Il était venu manifester pacifiquement contre le projet de barrage, non sens écologique.

Une ordonnance de non lieu vient d’être rendue, enterrant cette affaire. Ainsi la lumière ne sera pas faite.

C’est avec émotion que nous apportons notre soutien à la famille et aux proches de Rémi dans cette épreuve supplémentaire.

L’agression totalement démesurée ayant conduit à ce drame est classée par les juges d’instruction.  Où est la justice ?

Les militants écologistes, pacifistes, qui manifestent pour de justes causes se sentent aujourd’hui humiliés.

L’Etat, le gouvernement, les forces de police, la justice se sont ligués contre les citoyens dont le seul but était de s’opposer à la construction d’un barrage qu’ils pressentaient illégal et source d’erreurs écologiques manifestes.

Honte à eux.

Francine Herbaut Dauptain

L’air que nous respirons

À quel point l’air que vous respirez est-il propre maintenant ?

 Comment l’air de votre ville se compare-t-il à celui d’une ville ou d’une région voisine?

La pollution de l’air est le plus grand risque environnemental pour la santé en Europe. L’indice européen de qualité de l’air de l’Agence européenne pour l’environnement permet aux utilisateurs de mieux comprendre la qualité de l’air là où ils vivent. En affichant des données actualisées pour l’ensemble de l’Europe, les utilisateurs peuvent acquérir de nouvelles connaissances sur la qualité de l’air de chaque pays, région et ville.

Un clic et quelques instants pour connaitre la qualité de l’air que vous respirez : http://www.eea.europa.eu/themes/air/air-quality-index