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Transport aérien

Transporter moins et mieux, le défi est considérable.

transport-aerienLe secteur des transports  est à la fois le domaine qui réclame la plus forte mobilisation dans la lutte contre le réchauffement climatique et celui sur lequel il est le plus difficile à agir. Premiers émetteurs de gaz à effet de serre, principaux consommateurs de produits pétroliers, sources importantes  de pollution atmosphérique et de bruit, gros consommateurs d’espace… nos modes de déplacement génèrent de nombreuses nuisances, surtout parce que l’essor des transports est intrinsèquement lié à notre modèle économique et à notre mode de vie : Mondialisation oblige

Selon un rapport publié en août 2011 par la Direction Générale de l’aviation civile, le transport aérien  représente 0,9% des émissions de C02  en France, le trafic routier 31,2% et l’industrie manufacturière 22,9%. Des chiffres toutefois en nette diminution en ce qui concerne le trafic national (-26% d’émission de C02 entre 2000 et 2011) dû « au report modal au bénéfice du TGV ».  A l’échelle mondiale, l’aviation cumule 2% des émissions de gaz à effet de serre. Un pourcentage qui devrait augmenter, en corrélation avec la hausse du trafic aérien.

En constante augmentation depuis plusieurs années le trafic aérien mondial n’est pas sans conséquence pour l’environnement.

Selon les chiffres de l’I.A.T.A.(association internationale du transport aérien) publiés le 31 octobre 2013 le trafic aérien mondial de passagers a augmenté de 5,5% en sept 2013 par rapport à 2012 (+5,7% pour le trafic international,+ 5,1% pour le trafic domestique)

Des chiffres inquiétants,  notamment quant à la pollution atmosphérique. Si l’avion en se modernisant est devenu de plus en plus propre, le trafic aérien reste le mode de transport le plus polluant. Il présente en effet  la consommation d’énergie primaire et le taux d’émission de C02  les plus hauts. Ajouté à cela, le fort rejet par les appareils d’oxyde d’Azote, de dioxyde de soufre, de monoxyde de carbone et de vapeur d’eau.

A priori quoi de plus naturel que la vapeur d’eau ! Eh bien non, rien de naturel à ce qu’elle se retrouve à 10 000 mètres en telle quantité dans un air raréfié à – 40 °. La vapeur se transforme en minuscules cristaux de glace  en créant des nuages appelés cirrus. Ceux-ci laissent encore la majeure partie du rayonnement solaire passer vers la terre mais en sens inverse ils bloquent l’essentiel du rayonnement infrarouge irradié par la terre. Cela contribuerait donc encore plus que le C02 au réchauffement par effet de serre.

Quelques mois avant et après le solstice d’hiver, les rayons du soleil dans l’hémisphère nord doivent traverser obliquement les couches de vapeur d’eau, de particules et de cristaux de glace en suspension. Ces rayons solaires subissent une diffraction d’autant plus importante que l’incidence est plus oblique. Ainsi, le sol, les végétaux ne reçoivent plus autant d’énergie. La lumière solaire tamisée manque donc pour la fonction chlorophyllienne.

Un deuxième effet inquiète : lorsqu’en plus de la vapeur d’eau produite par la combustion du kérosène, c’est l’effet des particules rejetées par les jets qui pourraient former des cristaux de glace à retardement plusieurs jours plus tard.

Pour lutter contre toutes les nuisances liées à ce mode de transport I.A.T.A. qui regroupe 93% du trafic de passagers dans le monde et pas moins de 230 compagnies aériennes, s’est engagée à fortement réduire les émissions de dioxyde de carbone(-25%) d’ici 2020.

A l’orée du grand rassemblement à Paris en décembre 2015 de la conférence des nations unies sur les changements climatiques, investissons massivement dans les énergies renouvelables, misons sur des projets innovants  tels que le projet « Solar Impulse » qui à terme permettrait à nos générations futures de profiter d’un trafic aérien propre.

Catherine Glinatsis – MEI Pas de Calais

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