Non au TAFTA (Transatlantic Free Trade Area) antiécologique

Négociations sur le commerce transatlantique et le partenariat d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique

Le MEI est résolument opposé au Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique, il regrette que les gouvernements européens aient cédé à une demande ancienne de la Commission Européenne  ayant trait à une dérégulation du marché intérieur Européen qui sera calquée ou alignée sur celle des marchés américains.

Le MEI dénonce un accord de partenariat transatlantique qui prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique devront se plier aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises Européennes et Américaines. Le MEI ne peut, par ailleurs, admettre que cet accord autorise des Multinationales à attaquer en justice tout État qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme qu’elles ont édicté, avec des risques de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.

Le MEI est convaincu que ce partenariat suscitera de fait sur ‘’des marchandages de tapis’’ entre la commission Européenne et les USA. Par exemple, la Commission se montrera flexible dans un secteur en échange d’une promesse réciproque des USA dans un autre secteur et convaincra les 28 chefs d’État d’accepter au nom de l’intérêt des Européens, alors que ce sont les marchés Financiers et les Multinationales qui en seront les grands Bénéficiaires et imposeront leur dictat, avec pour corollaire une aggravation inconsidérée de la crise écologique.

Le MEI dénonce et s’oppose avec force  à cette directive de négociation du partenariat qui conduit inévitablement  à une suppression substantielle des droits de douane dès l’entrée en vigueur et une suppression graduelle de tous les tarifs douaniers les plus sensibles dans un court laps de temps. Ce qui provoquerait inévitablement une catastrophe agricole majeure dans les divers pays Européens, avec perte de revenus pour les agriculteurs et accélération de la disparition des petites exploitations, arrivée massive de soja et de blé américains avec OGM, industrialisation accrue de l’agriculture européenne au bilan énergétique et rejet des Gaz à effet de serre déjà des plus désastreux.

Le MEI considère que les discussions concernant la directive pour les négociations sur le commerce transatlantique et le partenariat d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique produisent déjà leurs effets en France, qui par une proposition de loi votée à l’unanimité (Y compris EELV) par le Sénat le 20 novembre 2013, sous prétexte de lutter contre la contrefaçon renforce un arsenal juridique qui protège, entre autre, les multinationales commercialisant des semences. Cette loi étend la chasse aux contrefaçons jusque dans les champs et les étables des paysans qui reproduisent leurs propres semences ou animaux, et conduit ainsi à la confiscation du vivant. Là où les paysans sélectionnaient des variétés adaptées aux différents terroirs, Il s’agit d’un acte désormais considéré comme criminel, au même titre que l’impression de fausses monnaies, la vente de médicaments illicites à partir de molécules copiées, ou la reproduction de sacs ou de montres de grandes marques. Ce sont maintenant les terroirs qu’il faut adapter à un très faible nombre de variétés  et employer maints intrants chimiques, sources de pollutions diverses avec l’impact sur la santé.

Le MEI ne peut, par ailleurs prendre au sérieux le fait d’invoquer des conventions internationales auxquelles le futur « partenaire » Américain refuse d’adhérer : conventions sociales de l’OIT, protocole de Kyoto, convention sur le respect de la diversité culturelle de l’UNESCO Etc. pour lequel « le modèle de vie Américain n’est pas à négocier… »

Pour conclure, le MEI refuse les poulets chlorés, le bœuf aux hormones, les fruits et légumes OGM servis par les Multinationales agroalimentaires et, en lieu et place, exige l’abrogation des lois destructrices de l’agriculture paysanne, ainsi qu’un réel investissement de soutien à l’agriculture Bio seule respectueuse de la fertilité durable des sols.

Rédaction D. Martin

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