L’influence de Nicolas Hulot dépend du vote écologiste aux législatives Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives.

En 45 ans d’existence, le Ministère de l’environnement a vu passer de nombreux titulaires condamnés à l’impuissance. Robert Poujade, le premier, a écrit « Le Ministère de l’impossible ». Corinne Lepage « On ne peut rien faire Madame la Ministre ». Dominique Voynet a fait le bilan de son impuissance dans un article du Monde. Songeons aussi à Delphine Batho et Michel Barnier.

Deux moments ont été positifs : lorsque Brice Lalonde fut chargé, en tant que ministre de l’environnement, de contrer la montée des écologistes entre 1989 et 1992, et lorsque, porté par un fort courant associatif et politique, Jean-Louis Borloo put mettre en œuvre le Grenelle de l’environnement.

Les faits sont là. L’influence d’un ministre de l’environnement est directement fonction du poids électoral des écologistes.

Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives.

Une pensée sur “L’influence de Nicolas Hulot dépend du vote écologiste aux législatives Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives.”

  1. Bon courage à Nicolas Hulot (par la majorité du conseil national du MEI)

    Les Écologistes (Mouvement Écologiste Indépendant) saluent l’entrée de Nicolas Hulot au gouvernement, et souhaitent courage et réussite au nouveau ministre d’État, à la tête d’un vaste ministère de la « transition écologique ». Cette nomination d’une personnalité reconnue pour son engagement et ses compétences est de toute évidence un signal positif.
    Toutefois, cet encouragement ne va pas sans quelques réserves.
    Tout d’abord, il sera vraisemblablement difficile de concilier une action réellement écologique avec la volonté affichée par le Président de la République de «libérer la croissance ». Nombreux sont les écologistes qui voient en effet une incompatibilité entre la recherche de la croissance, le libre-échange, la dérégulation, la soumission aux lobbies financiers de la guerre d’une part, et d’autre part le respect des équilibres écologiques et sociaux ou la préservation des ressources. Nicolas Hulot lui-même répète régulièrement qu’il faut « changer de paradigme », et il faut espérer qu’il aura suffisamment d’influence pour que les arbitrages gouvernementaux ne passent pas l’urgence écologique par pertes et profits.
    D’autre part, l’analyse de Nicolas Hulot pèche depuis des années par un silence sur la question démographique. Bien au courant de l’ampleur des dégâts causés aux écosystèmes, N. Hulot l’attribue avant tout à la prédation effectuée par les économies développées. Cette dénonciation légitime ne devrait pourtant pas empêcher de voir que le nombre croissant des humains est un facteur incontournable de la catastrophe écologique, notre impact global étant évidemment la multiplication de l’impact individuel moyen par le nombre des individus. Bien que conscient, son silence sur l’enjeu démographique a également poussé N. Hulot à prendre, face à la crise des migrants qui en est un corollaire, des positions irénistes, prônant accueil et partage sans prendre la mesure du malaise identitaire et de la légitime aspiration des populations à l’enracinement culturel.
    Malgré ces réserves, les Écologistes – MEI saluent la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement, et appellent les électeurs à manifester leur exigence en votant aux prochaines élections législatives pour les candidats présentés par le Mouvement Écologiste Indépendant et par ses partenaires de la confédération pour l’Homme, l’animal et la planète.

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