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La paix, objectif de la politique étrangère

La non-violence et le refus de la guerre comme réponse aux différents internationaux appartient aux gènes culturels des Ecologistes. Le Président de la République, quelle que soit la configuration institutionnelle de sa mission, est le chef des armées et de la diplomatie. Pourtant, la question de l’attitude de la France dans le concert des nations n’est presque jamais évoquée dans le débat présidentiel. Elle nous paraît pourtant essentielle.

Nous pouvons avoir le sentiment d’être à l’abri de conflits meurtriers comme ceux qui ont ravagé l’Europe, et notre pays, au XXe siècle. Les attentats qui ont frappé Paris montrent que la guerre a changé de nature et que nous sommes impliqués. De plus, l’annexion de la Crimée par la Russie et ses conséquences en Ukraine d’un côté, le déploiement de missiles américains en Ukraine et en Turquie, mais aussi en Corée du Sud, font ressurgir les tensions entre l’Ouest (USA, Europe) et l’Est (Russie Chine).

Le rayonnement de la France

Les accents de 1789 ont longtemps porté l’image de la France, patrie des droits de l’Homme et de l’étendard républicain « égalité, liberté, fraternité ». Malheureusement, notre pays n’a pas toujours honoré cet idéal, loin s’en faut. Elle occupe cependant une place particulière d’indépendance naturelle vis-à-vis des blocs anglo-saxons (EU, GB) et ex-communistes (Russie, Chine).

Notre diplomatie rétablira pleinement cette indépendance et notre capacité à âtre un pont entre l’Est et l’Ouest en sortant de l’OTAN et en développant une diplomatie plus active, autant à l’adresse des Etats-Unis et du Canada que de la Russie. L’apaisement des tensions américano-russes, qui impliquent territorialement l’Europe et non l’Amérique, sera recherché par une coopération entre nations du continent européen relative à l’environnement, aux ressources et à la résolution des crises (Syrie, Irak, Agfganistan…).

Par ailleurs, la France recherchera activement un accord au sein de l’Union pour la mise en place d’une défense européenne par intégration des forces nationales sous un commandement unique en cas de nécessité.

Abandonner les réflexes d’empire

La France est dans son rôle lorsqu’elle refuse de participer à la guerre en Irak en 2003 ou qu’elle tente de convaincre les autres nations d’adhérer à la lutte contre la dérive climatique. Elle n’avait, par contre, aucune légitimité à intervenir en Libye ou à vouloir participer à une croisade contre Bachar al Assad en Syrie. Les ingérences dans un face à face entre un peuple et ses dirigeants s’avèrent toujours contreproductives. La doctrine en la matière sera de n’intervenir qu’en cas de demande d’une autorité légale confrontée à une agression extérieure (par exemple le Mali) avec l’autorisation des Nations Unies.

Désamorcer les risques de guerre

La violence internationale est le produit de la crise globale : surpopulation entrainant un décalage entre les besoins et les ressources disponibles (eau, alimentation, espace économique, situation aggravée par l’évolution du climat), raréfaction des matières premières, sentiment d’injustice devant la prédation du capitalisme international ou le traitement différentié de certaines situations (conflit israélo-palestinien)… Tous les paramètres laissent augurer d’une augmentation de la violence dans l’avenir si des mesures adaptées ne sont pas prises. La France plaidera, dans le cadre de ses relations bilatérales, de l’Union Européenne et des Nations Unies, en faveur de :

  • la création d’une autorité mondiale de la répartition équitable des ressources rares,
  • la prise en charge des conflits nés de la répartition de l’eau par la cours de justice internationale,
  • d’un objectif d’indépendance alimentaire de toutes les nations, soit 75% de couverture des besoins par la production agricole du pays,
  • la stabilisation démographique par le développement humain : scolarisation, émancipation de la femme, système d’assurance vieillesse.

Cette mission sera confiée, au sein du Gouvernement, à un Ministère de la Paix.

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