La France s’abaisse en suivant les Etats-Unis en Syrie

ParAntoine Waechter

La France s’abaisse en suivant les Etats-Unis en Syrie

Nous avons cru et applaudi le discours d’Emmanuel Macron aux Nations Unies le 19 septembre 2017, au cours duquel il fit l’éloge du multilatéralisme et attribuait à la France un rôle de médiation entre l’Est et l’Ouest.

Le bombardement de la Syrie en supplétif de Donald Trump est à l’opposé de ces intentions. En intégrant le commando américain, la France réaffirme son appartenance au bloc dominé par les Etats-Unis face au bloc animé par les Russes et perd sa crédibilité de médiateur. Son discours en faveur de l’affirmation d’un droit et d’une morale internationale est inaudible dès lors qu’elle-même se met en dehors de ce droit. Dans cette affaire, notre pays se place comme vassale du pays du Dollar, dans le prolongement de la posture de François Hollande, mais en rupture avec e choix courageux de Chirac Villepin. De Gaulle affirmait la puissance du pays au travers de son indépendance et non de sa subordination à l’OTAN.

Le rôle de médiateur, indispensable pour rompre la logique d’un monde bipolaire, n’est pas compatible avec la prétention d’être le gendarme du Monde. De toutes les manières, la France n’en pas les moyens. Elle se grandirait en renonçant à la politique de la canonnière.

Les Ecologistes réaffirment leur volonté de faire de la France l’acteur de la paix dont le Monde a besoin. Membre du Conseil de sécurité, elle-seule peut jouer ce rôle dès lors qu’elle s’affranchit des blocs antagonistes hérités du siècle passé (Chine/Russie d’un côté, Etats-Unis/Grande-Bretagne de l’autre).

En décidant seul de l’engagement de l’armée française dans la dernière aventure syrienne, le Président n’a pas engagé la FRANCE, mais une France vénale que nous ne reconnaissons pas.

Antoine Waechter

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Président Fondateur du M.E.I.

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