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La candidature écologiste à l’élection présidentielle de 2017

L’ostracisme des médias sur la candidature écologiste ne m’empêchera peut-être pas d’obtenir les parrainages nécessaires. A ce stade, il me parait nécessaire de répondre à quelques questions que peuvent légitimement se poser les électeurs potentiels.

Et Yannick Jadot ?
Dès le mois de décembre, j’ai écris à Yannick pour lui proposer une procédure pour désigner un candidat unique et pour vérifier la compatibilité de nos projets respectifs. Je n’ai toujours pas de réponse, si ce n’est une conversation amicale sans contenu précis. Il n’est, bien entendu, pas raisonnable d’avoir deux candidats écologistes en 2017. Le silence d’EELV sur le sujet tient à l’indécision de ces derniers. Aujourd’hui, la direction penche pour un accord présidentielle/législatives avec le PS, comme en 2012 : Jadot ne sera probablement pas candidat.

Et Mélenchon ? Et Hamon ?
Mélenchon et Hamon passent pour avoir une ouverture à l’écologie. L’intention est peut-être sincère, mais l’examen détaillé de leurs projets montre que leurs visions ne s’inscrivent pas dans une perspective écologiste cohérente. Les gens de Gauche s’intéressent aux questions “sérieuses” comme l’énergie ou la chimie qui pollue, mais oublient les questions “sensibles” comme la nature, les paysages, le cadre de vie quotidien, le pouvoir des gens sur leur santé…
La question énergétique est, de ce point de vue, illustrative. Hamon se donne pour objectif 50% d’énergies renouvelables et Mélenchon 100% en 2050. A quel prix ? Dégradation de nos forêts, aménagement de nos cours d’eau, destruction de nos paysages naturels, banalisation de nos paysages ruraux, mépris du cadre de vie des habitants concernés par la proximité des aérogénérateurs… Aucun des deux n’ose dire que pour atteindre cet objectif sans impact sur l’environnement, il faut réduire de manière drastique notre consommation d’énergie, y compris d’électricité (contrairement à ce qui est écrit dans la loi de transition énergétique).
La politique ne sera pas celle du Président, mais celle du groupe sur lequel il s’appuiera pour gouverner. Le PC qui soutient Mélenchon est pronucléaire. Le PS qui soutient Hamon ne s’est pas illustré au cours des dernières années par une volonté de remise en cause des logiques qui régissent notre manière d’occuper le territoire : peut-on croire qu’il renoncera à Notre Dame des Landes ou au contournement autoroutier de Strasbourg ?

A quoi sert une candidature créditée, au départ, de 1 à 2,5 % ?
L’élection présidentielle est le dernier lieu du débat national, depuis la régionalisation de l’élection européenne. L’absence de candidature écologiste, après plus de 40 ans de présence ininterrompue depuis Dumont, signerait la disparition (provisoire) de l’écologisme en tant qu’identité politique et mènerait à son terme l’opération de confusion engagée par Voynet en 1995.
Le candidat écologiste est le porte-voix d’une partie de l’opinion sensible à la diversité et à la beauté du territoire qu’elle habite, aux logiques de paix bâties sur la justice, le droit et le respect des autres peuples, à la prise en compte de la sensibilité des animaux, au refus d’une vision strictement utilitariste, matérialiste et anthropocentrique du monde. Les voix qui se porteront sur sa candidature influenceront nécessairement les choix du quinquennat à venir.

Un commentaire concernant “La candidature écologiste à l’élection présidentielle de 2017

  1. C’est une double figure de style que d’évoquer “une partie de l’opinion sensible” . Le dictionnaire précise que cette figure de style s’appelle métonymie Elle consiste à appeler “opinion”, les “personnes qui”

    Ne peut-on pas penser, en tant qu’écologiste, que toutes les personnes sont à priori sensibles à la diversité et beauté…..mais que leur opinion ne l’est qu’en partie car elle serait pour l’autre partie
    préoccupée par les difficultés matérielles ou leur conditionnement idéologique.
    Ou bien alors ce n’est qu’une partie des personnes qui sont sensibles.

    Quoi qu’il en soit, n’est-ce pas parce qu’il y a méconnaissance et manque d’éducation et instruction quant aux sciences de la Nature
    que nous n’aurions qu’une partie, des personnes ou de l’opinion de ces personnes, sensible à la beauté…

    Si c’est l’affirmative, cela signifierait que par ignorance de l’écologisme, les électeurs ne peuvent dans leur totalité soutenir le programme écologiste…. donc le candidat.

    Et comme les médias sont détournés de leur fonction éducatrice et sont utilisés pour abrutir, sous l’ignoble et faux prétexte que c’est ce que la populace souhaite,
    nous ne retrouvons qu’une faible minorité capable de discerner où se trouve l’intérêt général c.a.d l’écologisme.
    Espérons un miracle !

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