Jean-Roland Lassalle nous a quittés

Jean-Roland Lassalle nous a quittés, ce jeudi 4 juillet 2013, après nous avoir adressé un ultime message.

C’est un compagnon de longue date qui vient de rejoindre le paradis des militants qui ont fait l’histoire de l’écologie politique française. Jean-Roland a été mobilisé par la campagne électorale de René Dumont en 1974. Après les élections européennes de 1979, il participa à la création du Mouvement d’Ecologie Politique, le premier parti écologiste de dimension nationale, puis aux Verts, qu’il représenta en Pays de Loire. Il fut élu conseiller municipal de Saint-Nazaire en 1989 et conseiller régional en 1992. Il vécut avec nous la crise qui suivit le changement de majorité en 1993, et contribua, à la mi juillet 1994, lors de la rencontre alpine de Kandersteg, à la définition des fondements du MEI.

Il prit en charge la gestion du fichier et des adhérents dans la première équipe dirigeante du Mouvement, une tâche qu’il accomplit méthodiquement en tant que secrétaire national adjoint. Dans le même temps ; il créa la maison de l’écologie à Saint-Nazaire, qu’il voyait comme une base de développement du MEI. En 1999, il fut élu secrétaire national, fonction qu’il assuma avec la même force de travail, mais qu’il abandonna en 2002, fatigué, alors qu’il avait la confiance du plus grand nombre.

Jean-Roland était présent sur le site de Notre Dame des Landes lors de mon passage en juillet 2012. Nous avons eu le plaisir de le retrouver aux journées d’été de la même année. Il envisageait même de les organiser en 2013 en Bretagne ou dans la région de Saint-Nazaire. En début d’année, il nous adressa des propositions pertinentes pour favoriser le développement du Mouvement.

Jean-Roland n’aimait pas l’hypocrisie qui consiste à sacrifier une cause pour obtenir un poste électif tout en prétendant la défendre. Il formulait ce reproche de manière récurrente à l’encontre des Verts, dont il doutait qu’ils puissent devenir des partenaires fiables du MEI. Sa fidélité aux idées qu’il défendait lui valut de se heurter pendant de nombreuses années au maire « autogestionnaire » de sa commune. Il savait construire un projet et le mener avec rigueur. L’écologie politique et son jardin étaient ses deux passions.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant vient de perdre un pilier.

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