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Jadot – Hamon : l’illusion tragique

En se retirant de l’élection présidentielle et en adoubant Benoit Hamon comme candidat socialo-écologiste, Yannick Jadot est la victime consentante d’une tragique illusion.

Illusion de croire qu’un individu seul est susceptible de déterminer la politique de son pays. Pour savoir ce que le futur président fera, il faut se demander qui est derrière lui. Or, Benoit Hamon est le candidat du Parti socialiste, au sein duquel il est minoritaire. Les engagements obtenus n’engagent que le candidat, pas l’élu, qui devra tenir compte de sa majorité parlementaire, et pas le parti, qui pourtant fournira l’essentiel des membres du Gouvernement.

Illusion de croire que les résistances s’effaceront et qu’il est possible de se passer d’un parti écologiste offensif et visible, capable de créer un rapport de force moral à défaut d’être électoral. En contribuant à l’effacement, pour la première fois depuis 43 ans, de toute représentation écologiste à l’élection présidentielle, Jadot abandonne le seul moyen qu’il avait de se faire respecter.

Tragique, en ce que cet abandon achève le renoncement à un écologisme identifiable, idéologiquement indépendant du socialisme et du libéralisme. Jadot engage ce courant politique vers une dissolution dans une Gauche « progressiste », triste fin après plus d’un demi-siècle d’Histoire.

Mais, Jadot n’avait peut-être pas le moyen de faire autrement pour essayer de sauver son parti et quelques postes de parlementaires.

Je relève le témoin tombé à terre. Mais, pour aller au bout de la démarche, il est nécessaire d’avoir 500 parrains. J’en appelle aux élus qui ont ce pouvoir de permettre à l’écologie politique de poursuivre son chemin. Est-il concevable qu’un pays comme la France n’ait pas de représentation écologiste ?

Un commentaire concernant “Jadot – Hamon : l’illusion tragique

  1. Pour que le vote écologiste reste concentré, le MEI envisageait de ne pas maintenir la candidature d’Antoine Waechter car beaucoup d’électrices et d’électeurs souhaitent une candidature unique.En revanche, ces mêmes personnes regretteraient s’ils ne pouvaient exprimer leur priorité politique par un vote écologiste identifiable, idéologiquement indépendant et fondé sur la science et le sensible.

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