Echec de la COP 21

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Le Mouvement Écologiste Indépendant salue les efforts sincères de Nicolas Hulot et son implication dans l’organisation de la COP 21 de Paris mais ne se fait néanmoins aucune illusion sur le succès escompté de ce sommet. Il faudrait en effet que les dirigeants et les populations des pays riches aient une réelle volonté de diminuer leur empreinte sur la Planète et une réelle volonté de partage avec les pays pauvres afin que ces derniers puissent accéder à un niveau de vie décent ; volontés que nul ne peut observer ni dans leurs discours ni dans leurs actes.

Tout au contraire il faut malheureusement constater que les dirigeants des pays riches, véritables marionnettes des marchés financiers ou des lobbies, continuent d’opter pour la même logique qui pose tant de problèmes à notre Planète et à la sérénité ou stabilité même de nos sociétés. Cette logique, exprimée d’une manière incantatoire dès que l’occasion se présente par tous ces dirigeants, c’est plus de Croissance : plus de production, plus de consommation, plus de services ; et ce quel que soit le pays et quelles qu’en soient les conséquences. Cette volonté de Croissance est la plus visible dans le domaine des déplacements et des infrastructures : plus de voitures, plus d’avions, plus de bateaux, plus de routes, de contournements, d’aéroports, ….

En France, un comble pour le pays organisateur de la COP 21 , chaque occasion est bonne pour nos responsables politiques au pouvoir ou dans l’opposition et avec la complicité active des médias de se féliciter des « bons chiffres » de productions de voitures individuelles, des immatriculations, des records de vitesse (TGV), de la taille de paquebot ou d’avion (qu’ils vont inaugurer en grande pompe), de la consommation des ménages,….. bref tout l’opposé des mesures qu’il faudrait prendre et qu’ils ne prendront donc pas ni à la COP 21 ni après.

Les choix des dirigeants de ces pays riches, pays en « crise » permanente depuis des décennies, sont « coincés » entre le progrès technologique (qui est source de chômage), la raréfaction croissante des matières premières, la compétition qu’ils se font pour produire au moins cher (ou avec le plus de profits) et un modèle économique basé sur une utilisation effrénée d’énergie (surtout fossile).

Comment faire accepter aux pays émergents (Brésil, Inde, …) de freiner leur Croissance ou aux pays pauvres de renoncer aux mirages de notre civilisation industrielle si les pays riches ne donnent pas l’exemple en changeant radicalement de philosophie politique avec pour objectif premier la préservation de notre milieu de vie ?

Et enfin comment peut-on penser que la COP 21 puisse marquer un tournant dans la lutte contre le réchauffement climatique si la problématique « Démographie » est ignorée alors qu’elle devrait y avoir une place centrale ? Tous les progrès techniques pour limiter l’impact sur l’environnement dans le domaine de la production de biens matériels seront dérisoires si en même temps le nombre de demandeurs d’accès aux richesses sur Terre croît.

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