Du cheval pour du boeuf

Les Ecologistes - Mouvement Ecologiste Indépendant

Du cheval pour du boeuf

18 février 2013 Actualité 1
Viande de cheval vendue pour du bœuf dans les hypermarchés (Février 2013)

 

Au moins il n’y a pas mort, mais quelle gabegie de transports croisés d’un bout à l’autre de l’Europe. Et ce serait pour gagner un Euro du Kilo car les ouvriers des abattoirs sont moins payés en Roumanie!

Mais jusques à quand nos législateurs laisseront-ils la pollution, le gaspillage de l’énergie, les transports évitables et inutiles prospérer encore alors que les conditions climatiques s’aggravent et que les énergies fossiles s’amenuisent. Cet Euro de différence polluante coûte un Euro à nos abattoirs locaux qui maintenant ne travaillent plus en pleine capacité. Il coûte en bronchites liées à la pollution des combustions de gas-oil, en accidents inéluctables provoqués par des transports qui n’avaient pas lieu d’être, en usure de routes inutilement empruntées, en fatigue des chauffeurs eux aussi roumains sous-payés pour ce travail irrationnel…

Oui les collectivités qui recherchent l’approvisionnement local et bio* ont bien raison. A Lons le Saunier préfecture du Jura, au restaurant municipal cela fait maintenant 4 ans que 100 % du bœuf est local et bio de surcroît, moins de 50 kilomètres entre le pré où paissent les braves bovins et l’assiette qui nourrit les enfants des écoles, les personnes âgées livrées à domicile et les patients hospitalisés. Moins de kilomètres compensent la concurrence d’ailleurs déloyale des transports sous-taxés et des sous-salaires imposés aux salariés de certains Pays de L’Est et du Sud.
Sans courage politique, sans contre-lobbying et sans démarche responsable du maximum de citoyens, le monde court au désastre écologique et vers beaucoup de souffrances absurdes.

*Donc sans OGM

Une réponse

  1. Cet article montre bien que la relocalisation des productions doit constituer l’un des principaux axes de toute politique écologique. Vous avez raison aussi de souligner qu’il faut du courage politique. Il faut admettre que dans un certains nombre de cas les produits coûteront plus cher (la mondialisation ne s’est pas tout à fait mis en place sans aucune raison économique), mais cela aura beaucoup d’autres avantages. D’ailleurs à long terme, je crois que nous n’avons pas le choix.

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