Albert Jacquard, humaniste soucieux de l’état de la planète

Décès d’Albert Jacquard

 

Le  MEI veut rendre  hommage à l’homme toujours cherchant, toujours mettant en cause ce qui semblait évident, comme toutes les croyances non vérifiées ni démontrées et pourtant trop souvent assénées parfois par la force ou la terreur comme des vérités. Jamais il ne fit des concessions vis à vis de ceux qui croient détenir la Vérité et qui décident pour les autres ou veulent le faire, que ce soit dans les domaines scientifiques, religieux, sociaux ou autres. 

Nous apprécions cet apôtre de la “décroissance joyeuse” et partagions en tant qu’écologistes la lucidité de l’humaniste qu’il avait sur l’état de la planète, mais aussi sa grande  aversion pour notre monde de Compétition.

Un jour noir pour la vertitude

Billet d’humeur assuré et assumé du webmaster

 

Ce jour, notre ami Pascal Durand, secrétaire national d’EELV, invité par France Inter, dans l’émission d’information matinale, prononce les mots suivants : « il faut un grand plan européen de relance et d’investissement ».

Un écologiste bien portant qui se réveille avec ce genre de mots qui sortent d’un engin électronique d’une grande banalité, se demande s’il faut faire confiance à ses oreilles. Mais oui, en fait c’est vraiment vrai … c’est bien le premier des verts qui a prononcé cette phrase, o combien absurde.

Cette phrase n’est pas anodine, car elle faisait partie d’une démonstration, sur les capacités du gouvernement actuel à faire face à la crise, et sur les relations France-Allemagne qui se détériorent à la suite de la lettre que veut adresser le parti socialiste pour dénoncer les méfaits de la politique de la chancelière.

Cette phrase est complète. Dans le propos, il n’est pas question de relancer la transition énergétique, par exemple. Il n’est pas question d’investir dans le secteur de l’intelligence environnementale. Il n’est pas question de relancer et d’investir dans la relocalisation des activités ou dans l’agriculture biologique.

Le mot “austérité” est maintes fois prononcé, et Pascal Durand rejoint le flot des anti-austérité, à demi-mots certes, mais les auditeurs auront retenu que les écologistes n’en veulent pas. Pourtant l’austérité, c’est bien la décroissance de l’utilisation de nos impôts pour des dépenses dont on peut se passer, pour des investissements inutiles, pour arrêter de fabriquer des bombes, … La décroissance de l’argent jeté par les fenêtres au niveau de l’Etat, c’est la frugalité, au niveau de la personne et de la famille. Nous devrions être heureux que cela arrive enfin. Il est hors de question pour nous, bien sûr, de faire décroitre le nombre d’enseignants, de chercheurs, de policiers de quartier, de médecins urgentistes et de lits d’hôpitaux. Pourtant, les adeptes de la croissance, eux, le font sans état d’âme, au profit du portefeuille des Mital, Gohsn and co. Les fruits de la relance iront directement dans leurs poches et dans celle de leurs amis financiers, et pendant ce temps, on réduira les salaires minimums et les droits des salariés, en précarisant leur condition.

Nous devrions être pour qu’on arrête de faire des aéroports pour rien, des LGV pour faire gagner quelques minutes à quelques hommes d’affaires, des centrales nucléaires pour éclairer le ciel, des cadeaux aux grands industriels multinationaux et aux banquiers, …

Tous nos efforts de pédagogie au quotidien pour convaincre nos concitoyens, nos voisins, nos collègues, nos amis, nos familles, du bien fondé de nos analyses et de nos propositions, sont annulés d’un seul coup.

Sommes-nous sur la même planète ?
Sommes-nous toujours les enfants de René Dumont ?
Sommes-nous devenus des adeptes de la croissance à tout prix ?

Plan d’urgence nucléaire à communiquer aux populations

 Article de Monsieur Jean Brière et non de Jacques Lançon qui n’a fait que de l’inscrire sur le site. Rectification à la demande de Mr Brière publiée par Mr Lançon

Tchernobyl a laissé impavides nos pouvoirs publics, la radioactivité s’était arrêtée à nos frontières.

Après Fukushima il devient difficile d’éluder la possibilité d’une catastrophe nucléaire majeure en France qui héberge 58 réacteurs nucléaires sans que soit prévue la moindre  mesure à prendre en de tel cas. L’IRSN * Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire s’est livré récemment  à une évaluation du coût économique à court terme  d’une catastrophe nucléaire majeure en France : 430 milliards  d’Euros, un cinquième du PIB national.

Ce document  constitue un élément clé pour évaluer le coût réel du nucléaire.  Pour en réduire autant que faire se peut les terribles conséquences, le MEI demande que de toute urgence  des plans d’intervention soient mis en place pour chaque réacteur compte tenu des risques propres à chaque site en fonction des situations  géographiques et démographiques.

Les incroyables incurie et impréparation des autorités japonaises et de la société Tepco responsable des réacteurs, nous autorisent à exiger que ces mesures soient élaborées rapidement  et qu’elles soient   communiquées aux populations pour leur permettre  d’adopter des conduites minimisant les risques.

En France, la vigueur de la contestation antinucléaire a manifestement obligé nos gouvernants à plus de vigilance qu’au Japon ce qui nous a peut-être permis, pour l’instant, d’échapper à l’accident majeur. Néanmoins l’IRSN a estimé que le risque statistique d’accident est vingt fois supérieur à celui prévu primitivement, il est donc impossible de continuer  à écarter l’accident majeur  et de ne pas s’y préparer bien plus sérieusement.

(validée à 100% des membres exprimés du CNe consultés, au 06 03 2013)

*http://www.irsn.fr/       * Usinenouvelle.com 

Logement / Quand les initiatives des personnes de bonne volonté se conjuguent

  1. Une ministre donne une impulsion d’intérêt général qui secoue la torpeur
  2. Un élu écologiste réagit à l’opportunité locale face à des logements administratifs vacants
  3. Un préfet et ses services instruisent efficacement sans délai
  4. Les associations caritatives locales alertent, aiguillonnent et accompagnent.
  5. Les bailleurs locaux interviennent…
  6. Nous apprécions l’accès à des logements décents qui, souhaitons le, se pérennisent au-delà de mars 2013

Extrait du journal Sud-Ouest du 28/12/2012 :

Ce jeudi « en se déplaçant dans ce coin de la banlieue bordelaise la ministre du logement  a tenu à signifier que les lignes pouvaient bouger, et rondement. Quatre maisons vides, propriété de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), ont été attribuées à des familles mal logées à la veille de Noël. Elles pourront y rester jusqu’au 31 mars.

Logés en deux semaines

Le coup est parti le 6 décembre, quand Gérard Chausset, un adjoint (EELV) au maire de Mérignac, a signalé aux services du préfet de la Gironde que ce lotissement de 18 maisons appartenant à la DGAC était majoritairement inoccupé. Cinq jours plus tard, Michel Delpuech, le préfet de Gironde et d’Aquitaine, a pris la décision de confier 10 de ces maisons au bailleur social Gironde Habitat. Deux jours plus tard, l’opération était calée au cours d’une réunion organisée avec la DGAC, Gironde Habitat et Emmaüs, qui se charge de l’accompagnement social des nouveaux occupants. Une convention lie les parties. Aucune réquisition n’a été prononcée.

Les quatre premières familles ont pu emménager avant Noël, tandis que chauffage et plomberie étaient rapidement vérifiés. Six autres vont suivre. Des familles logées à l’hôtel ou dans des appartements exigus et insalubres, des demandeurs d’asile menacés d’être mis à la rue, des travailleurs pauvres… Toute la gamme de ce mal-logement qui lève depuis le début du millénaire.

En soulignant cette initiative, Cécile Duflot a voulu s’extirper du débat qui s’articule sur la seule réquisition des logements vacants, sur les doléances du DAL (Droit au logement) et la lenteur des procédures. « Parfois, la réquisition n’est pas nécessaire. Ici, c’est le bon exemple. Quand tout le monde se mobilise, le résultat est bien plus rapide qu’avec tous les dispositifs coercitifs », a appuyé la ministre en rendant hommage à Gérard Chausset et à tous les autres acteurs de l’affaire.

La SNCF et la RATP aussi

Ce type de conventionnement est à ce jour une rareté. Le mener à bon port, dans un délai aussi ramassé, est un cas unique. Cet automne, la SNCF a elle aussi mis à disposition des nécessiteux des logements qu’elle possède dans la région parisienne et à Marseille. La RATP a fait de même en Île-de-France. Le ministère souhaiterait que ce système fasse école, dans le parc public comme dans le privé. « Rien que dans l’agglomération bordelaise, vous avez 23 000 logements vacants. Ils peuvent être conventionnés ! » veut croire Cécile Duflot. »