Le Mouvement Ecologiste Indépendant a participé au débat public LNOBPL en rédigeant un cahier d’acteur, mais aussi par sa présence, physique ou via internet, à plusieurs réunions publiques.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant a participé au débat public LNOBPL en rédigeant un cahier d’acteur, mais aussi par sa présence, physique ou via internet, à plusieurs réunions publiques.

A l’issue de la réunion de clôture du 16 décembre, il apparait clairement que ce débat a suscité de nombreuses réactions citoyennes sur la mobilité de demain, les coûts des projets, et il est apparu également que les objectifs visés par le projet ne semblaient pas correspondre à la demande citoyenne. A chaque réunion, de nombreuses interventions du public ont rappelé que l’attente était d’abord, bien avant un gain de quelques minutes sur les liaisons entre grandes villes déjà desservies, la desserte de l’ensemble du territoire, y compris des villes modestes, et une amélioration des fréquences et du confort permettant de réellement abandonner la route pour le rail.

La CPDP en charge du débat et RFF ont rappelé et souligné lors de la réunion de clôture qu’à l’issue du débat, les possibilités qui s’offrent sont infinies ; allant de l’abandon du projet à l’adoption d’un scénario tel quel !

Seuls une poignée d’élus des métropoles, et quelques entrepreneurs issus des CCI, qui ne semblent pas avoir compris l’intérêt de la procédure de débat public, continuent à réclamer un scénario inchangé, le plus souvent le bleu, que le pays ne peut pas financer et qui ne sert qu’une minorité d’intérêts. Pourtant, au vu des multiples interrogations exprimées, c’est bien une situation intermédiaire qui se dégage du débat, avec des propositions citoyennes concrètes pour desservir les territoires de façon performante à moindre coût, en s’appuyant sur la rénovation de l’existant. Les économies réalisées pourraient alors être utilisées pour un désenclavement de certains territoires mal ou non desservis, qui s’est avéré être également une attente extrêmement importante des citoyens. La desserte performante du corridor Nantes-Rennes via Châteaubriant sur une ligne existante, entraînant à la fois de nouvelles dessertes, et une libération des sillons pour Redon et Quimper, renforçant ainsi les dessertes de ces deux villes, et qui a pu être présentée le 9 décembre, est un exemple de solution concrète tout particulièrement intéressante qui doit être creusée. D’autres exemples de dessertes ont également été évoqués, ou d’installations de troisième voie (comme à Strasbourg) afin de permettre d’augmenter le trafic en réduisant le grignotage de terres agricoles, et doivent donc être prises en considération. De plus, les conclusions de la réunion énoncées hier font bien état d’un besoin de redéfinition des objectifs partant des usagers, qui doit absolument être fait de façon complémentaire.

Le MEI souhaite que la CPDP rende son rapport en toute objectivité, comme elle s’est engagée à le faire, en veillant à bien rendre compte, publiquement, de l’ensemble des contributions citoyennes. Il demande aussi à l’Etat, premier Maitre d’Ouvrage, de bien redéfinir les objectifs en partant des besoins de l’ensemble des populations et élus concernés, et non seulement ceux des grandes villes et des CCI, puis de présenter ensuite aux populations les solutions possibles d’aménagement et de leurs coûts, accompagnées d’avis argumentés par le Maître d’Ouvrage RFF.

Participation du MEI à la manifestation du 6 juillet NDdL

Merci aux organisateurs d’avoir permis ce matin (du 6  juillet) l’expression du MEI.

C’est depuis toujours évidemment que le Mouvement Ecologiste Indépendant d’Antoine Waechter est contre ce projet, pour de nombreuses raisons largement évoquées par tous ce week-end : la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes n’est pas une nécessité économique comme nous le disent les porteurs du projet, mais serait au contraire un désastre économique et écologique… Le thème de ce matin est de parler des projets utiles : et bien au MEI, nous pensons que l’utilité est d’abord dans la valorisation de l’existant, et la gestion de l’aéroport de Nantes Atlantique est l’exemple flagrant de non utilisation de l’existant…

Si ceux qui nous parlent d’économie aujourd’hui s’étaient réellement soucié de l’intérêt économique de la Région dans sa globalité, ils n’auraient jamais géré l’aéroport de Nantes Atlantique comme ils l’ont fait ; quels sont ces gestionnaires qui ont laissé un aéroport se construire à côté de lignes de chemin de fer sans utiliser justement ces voies pour desservir l’aéroport ? Quels sont ces dirigeants qui ont inauguré il y a un an un Institut de recherche Technologique (IRT Jules Verne) qui soit-disant doit accueillir des scientifiques et industriels de tous pays à côté d’un aéroport voué à l’abandon ; où est la logique ?

Mais les décideurs ne sont pas les seuls responsables…. Qui leur confie la gestion de notre pays ? L’électeur… Pourquoi les électeurs reconduisent-ils toujours aux commandes de leurs villes, département ou Région des élus locaux qui sont de si mauvais gestionnaires, et nous en avons l’exemple flagrant à Nantes, au niveau municipal, départemental ou Régional… ?

Sans doute parce que les électeurs n’attendent plus grand-chose de la politique : la politique a perdu son bon sens, le but de beaucoup de dirigeants étant d’inaugurer, de faire du paraitre, et surtout de se positionner à droite ou à gauche, en faisant des accords et des compromissions, mais plus du tout par rapport aux projets pour sur lesquels ils doivent travailler. On fait carrière politique sur des critères de développement, de PNB, de construction, de croissance, alors qu’on sait bien que tout système laissé dans un espace fini (notre planète) ne peut pas continuer à croitre… sous peine d’explosion !

C’est cette vision là de la politique contre laquelle s’inscrit le MEI. L’existence d’un parti politique est une chance… Nos partis politique doivent re-devenir des lieux de réflexion, qui appartiennent aux adhérents (un adhérent du MEI n’appartient pas à un parti, mais en tant qu’adhérent de base façonne le MEI, c’est le MEI qui lui appartient). L’engagement politique n’est pas une option. La vie, c’est un peu comme être en bateau sur une mer agitée, on ne peut pas s’abstenir ou voter blanc : il faut agir… C’est la particularité du MEI : un parti qui se positionne non par rapport aux individus, non par rapport à une opposition droite/gauche qui conduit notre pays à la ruine, mais qui agit par rapport aux actions : pour le MEI, il faut choisir, non pas à droite, ou à gauche, mais ce qui est bon pour l’intérêt général, qui est celui des individus et du milieu dans lequel ils vivent… et pas de petits compromis et d’accords signés comme des chèques en blanc, mais des discussions et des accords qui dépendent de chaque projet, pour garder l’indépendance qui nous est chère.

Voici l’un leitmotiv du MEI, le projet utile, c’est la valorisation de ce qui nous est donné : apprenons à regarder ce qui existe autour de nous, ce qui est donné par la nature (comme à Notre Dame des Landes ces terres nourricières à préserver), mais aussi ce qui a été construit par ceux qui nous ont précédés (comme à Nantes Atlantique un aéroport bien situé et exploitable, relié à un trésor ferroviaire), qui existe… et qui, si nous l’entretenons et le gérons bien, suffit à nous faire vivre simplement chaque jour et aussi, et nous en avons le devoir, va simplement permettre à ceux qui partagent notre planète, et à ceux qui nous suivrons sur cette belle terre, de vivre eux aussi…

NDDL : le MEI appelle solennellement le gouvernement…

Le samedi 22 février 2014 à Nantes, le MEI s’est joint aux 50 000 manifestants pacifiques de tous âges venus (de toute la France,  accompagnés par les agriculteurs et leurs 520 tracteurs) pour dire son opposition au projet d’aéroport de NDDL.
La manifestation a malheureusement été aussi le lieu de scènes de violences inacceptables, que le MEI condamne. En revanche il faut néanmoins s’interroger sur les responsabilités des uns et des autres, et, à ce sujet, le MEI appelle à une grande prudence. Qui a décidé de modifier le tracé de la manifestation  pour  défiler devant les bureaux de Vinci ? Pourquoi les forces de l’ordre étaient-elles absentes  lorsque les casseurs entraient en action (bris de vitres ou ramassage de pavés) sous les caméras de télévision pour intervenir finalement trop tard et de façon si spectaculaire ?

L’aéroport actuel offre des possibilités d’aménagements à moindre coût tant financier  qu’écologique : de nombreuses études le prouvent, avec des arguments raisonnés qui ont été très faiblement diffusés par la presse et encore moins via les grands médias.

Le MEI appelle  solennellement le gouvernement à prendre en compte la solution alternative de la rénovation de l’aéroport actuel de Nantes Atlantique. Cette option représenterait une belle sortie de crise, bienvenue au regard de la situation économique de notre pays. Par son obstination le gouvernement porte une part de responsabilité dans les dérapages violents qui accompagnent l’évolution du dossier de Notre Dame des Landes.

Notre Dame des Landes : Tous à Nantes le 22 février 2014

Manifestation Ayrautport 22 Février 2014L’État et les pro-aéroport menacent de passer de nouveau en force. Ils prétendent débuter les chantiers dans les mois qui viennent.
Sur place, le mouvement est plus vivant encore qu’à l’automne 2012, les liens plus denses, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux. Au delà, plus de 200 comités locaux se sont créés, en solidarité avec la lutte et pour la faire essaimer par chez eux.
Et il n’est pas question qu’ils touchent au bocage et aux espèces protégées.
Relais par le MEI de l’appel

lancé par la coordination des opposants (50 associations, syndicats, mouvements politiques et collectifs) – le COPAIN 44 – Les Naturalistes en lutte – Des habitant-e-s de la ZAD

Décarboner et des sous pour l’Etat

Usagers du train, le gouvernement a besoin de sous : Aidons-le !

A l’hiver 2012-2013, la Cour des comptes a indiqué que le gouvernement devra trouver 20 milliards pour boucler son budget 2014.
La Cour des comptes proposait d’amener la taxation du gasoil au niveau de celle de l’essence.
Cependant, le Ministre Arnaud Montebourg a mis son veto à ce projet de réforme, qui visait à la fin de la fiscalité avantageuse du gasoil.
Le gouvernement envisage donc à présent d’augmenter d’un point la TVA pour tous, mesure profondément inéquitable car elle touchera plus durement les personnes modestes, qui consomment davantage qu’elles n’épargnent.

Or il existe une alternative : une déduction fiscale équitable des frais de transports. L’usager du train est actuellement pénalisé par une fiscalité inéquitable : à trajet égal,
l’automobiliste déduit 8 fois plus que l’usager du train.

Exemple pour un trajet AR de 80 km :
Déduction fiscale Annuelle des revenus pour un trajet quotidien domicile-travail de 80 km
(40 km aller et 40 km retour)
Abonnement
SNCF
900 euros
Automobiliste (voiture de 7 cv)
7.121,20 euros

Aidons le gouvernement à augmenter ses recettes fiscales : Exigeons le plafonnement de la déduction des frais de transport au montant de l’abonnement SNCF !

Prénom
Nom
Adresse électronique
Merci de retourner cette pétition à :
Equité Fiscale – 50, rue Guillot Ami – 72000 Le Mans
ou par courriel à :
equitefiscale2013@gmail.com

Tract réalisé avec le soutien du Mouvement Écologiste Indépendant
Site internet http://m-e-i.fr
Courriel lesecologistes-mei-paysdeloire@laposte.net

Déraillement de Brétigny/Orge

Communiqué adopté à 96% .

Les Ecologistes du MEI regrettent cette catastrophe ferroviaire qui a fait au moins 7 morts et de nombreux blessés et traumatisés. Nous nous associons à la peine des familles et des amis des victimes.

Un tel drame ne s’ était pas produit depuis 1988. Ceci ne nous empêche pas de nous poser des questions sur les causes profondes de cette tragédie.

L’ enquête a déterminé qu’ une éclisse dans un aiguillage était la cause directe de ce déraillement.

Or comment une éclisse a-t-elle pu s’ introduire dans cet aiguillage ?

Il faut savoir qu’ une paire d’ éclisses relie deux extrémités de rails face à face avec au minimum 4 boulons serrés ( deux pour chaque bout de rail). Or deux boulons suffiraient pour maintenir les éclisses comprimées. Il est curieux que personne ne se soit aperçu lors des tournées de surveillance que les éclisses étaient en train de se desserrer.

La ligne Paris – Limoges faisait partie des lignes déclarées en déficit d’ entretien en 2011 par M. PEPY, directeur général de la SNCF.

Les comptes de la SNCF pour 2012(résultat d’ exploitation) font apparaître un bénéfice de 696 millions. Or le gouvernement souhaite prendre une partie de ce bénéfice pour le mettre dans le budget général. C’ est ce qu’ avait accordé joyeusement en 2008 madame Idrac alors PDG de la SNCF à Madame Lagarde ministre du Budget.

Cet accident met en lumière les conséquences possibles d’ une insuffisance d’ entretien. Donc :

 Les Ecologistes du MEI demandent que l’ intégralité du bénéfice de la SNCF en 2012 soit utilisée pour l’ entretien des infrastructures et du matériel roulant.

Mobilité 21 : un choix de bon sens

Les occasions de satisfaction sont trop rares pour ne pas être soulignées.

En renvoyant au delà de 2030 la réalisation des derniers projets de lignes ferroviaires à grande vitesse et d’autoroutes, le Gouvernement fait un choix de bon sens : il écarte les investissements dont les coûts ne sont pas justifiés par les avantages attendus. Tous les projets visés faisaient d’ailleurs l’objet d’une opposition citoyenne sur le terrain.

Ce choix est cohérent avec les objectifs de protection des terres agricoles, de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de respect des paysages et des milieux naturels.

Nous saluons la décision de mettre fin à la politique du tout TGV pour réorienter les investissements vers le ferroviaire du quotidien. Il faut sortir d’une vision élitiste et coûteuse (à tous points de vue) de la mobilité pour améliorer les conditions de transport de la majorité de la population.