Pour une réorientation des allocations familiales

En ces temps de difficultés financières exacerbées, les allocations familiales occupent le devant de la scène. Doit-on les taxer de façon particulière ? Doit-on, comme d’autres prestations, les intégrer à l’assiette de l’impôt sur le revenu ? Faut-il les soumettre à des conditions de ressources ? Les plafonner ?

Toutes ces interrogations sont légitimes, elles relèvent d’une double préoccupation sociale et budgétaire. Pourtant, on doit regretter que la question de fond, c’est-à-dire leur raison d’être, soit bien souvent absente des débats.

Les allocations familiales sont avant tout le principal outil d’une politique nataliste. Leur objet est de favoriser la fécondité en faisant en sorte que l’arrivée d’un, et surtout de plusieurs enfants, n’occasionne pas pour les familles de telles difficultés financières, qu’elles hésitent à se lancer dans l’aventure.

L’incitation se révèle efficace, et la France, généreuse en la matière, est aussi l’un des pays d’Europe les plus féconds avec environ deux enfants par femme quand ses voisins italien, allemand ou espagnol sont très en dessous. Le monde politique et la presse en général s’en félicitent régulièrement sans une once de questionnement.

Mais le mécanisme n’est-il pas allé trop loin quand, pour certaines familles, les allocations constituent une des premières sources de revenu ? Comme si l’enfant devenait un moyen de vivre, une industrie comme une autre, alors même que les prélèvements obligatoires ne cessent de progresser.

La poursuite d’une politique aussi volontariste en faveur de la natalité peut être mise en cause du triple point de vue écologique, moral et économique.

Écologique d’abord, car la planète ne supporte plus nos effectifs. Au niveau mondial, ceux-ci ont été multipliés par deux au cours des 45 dernières années et par quatre au cours du siècle précédent, les forêts et la mégafaune sont sur le point de disparaître du fait de notre omniprésence. En France, la population a augmenté de plus de 15 millions de personnes depuis 1970 et notre pays bétonne l’équivalent d’un département tous les 10 ans. Dans ce cadre-là, est-il nécessaire de consacrer des fonds publics à encourager toujours plus le phénomène ?

Problème moral ensuite, car avant d’être des prestations, les allocations familiales sont d’abord des prélèvements et ces prélèvements touchent ceux, qui, par leur relative retenue démographique se comportent de la façon la plus responsable et la plus écologique. Dans le monde surpeuplé de demain, nous nous apercevrons que nous avons financé la catastrophe en taxant les plus écologiquement vertueux au profit de ceux qui l’étaient moins.

Économique enfin, car quelle est la logique de ce soutien inconditionnel à la natalité ? On nous dit souvent qu’il faut préserver l’avenir et notamment financer les retraites : C’est une triste plaisanterie.

Plaisanterie à long terme, car sur le fond, peut-on sérieusement compter sur une société qui, pour maintenir son équilibre exigerait que chaque génération soit plus nombreuse que la précédente ? Sur un monde de surface finie, il ne peut s’agir que d’une fuite en avant. Il faut bien envisager la stabilisation, et le plus tôt et au plus bas niveau, sera le mieux.

Plaisanterie à court terme aussi, car cela fait 40 ans que les pays occidentaux, et la France tout particulièrement, sont minés par le chômage et se montrent incapables de fournir du travail à leur jeunesse. Manque-t-on de main d’œuvre ? Est-ce cela qui plombe l’économie ? Non, on manque d’emplois ! On ne financera pas les retraites avec les chômeurs. Bien au contraire, l’arrivée chaque année sur le marché du travail de classes d’âges plus nombreuses creuse plus encore les déficits des comptes publics, puisque, d’une façon ou d’une autre, la collectivité doit offrir à ses membres un minimum de ressources. Une des raisons des meilleurs résultats de l’Allemagne sur le volet de l’emploi est qu’elle n’a pas à fournir tous les ans un travail à des jeunes aux effectifs stables ou croissants.

 

Propositions :

Il est possible d’imaginer une autre politique visant à réorienter ces prestations en faveur des familles moins nombreuses tout en permettant de substantielles économies.

On pourrait ainsi mettre en place une allocation (100 euros par exemple au lieu de 0 actuellement) dès le premier enfant, puisque celui-ci génère de facto des dépenses non négligeables pour une famille.

L’on pourrait également revaloriser les allocations pour deux enfants en les faisant passer à 150 ou 200 € (au lieu de 127,05 € aujourd’hui). Puis, de façon à ne pas favoriser l’accroissement de la population, garder ce même montant quel que soit le nombre d’enfants. Ainsi, tout couple souhaitant se reproduire plus qu’à l’identique, c’est-à-dire avoir plus de deux enfants, devrait, en connaissance de cause (ou plutôt, de conséquence) assumer la charge financière que cela suppose et non demander à la collectivité de le faire à sa place.

Il va de soi que de telles mesures ne devraient pas être rétroactives afin de ne pas mettre en péril financier des familles non préparées. Elles ne devraient prendre effet que pour les enfants à naitre et à une date annoncée suffisamment longtemps à l’avance.

Enfin, le montant de ces allocations pourrait être soumis à l’impôt sur le revenu dans un souci de justice sociale et d’égalité du traitement des ressources. Dans le même temps, la fiscalité et les multiples avantages donnés aux familles nombreuses devraient aussi être réorientés.

Communiqué approuvé par 94 % des votants au 11 mars 2013.

Plan d’urgence nucléaire à communiquer aux populations

 Article de Monsieur Jean Brière et non de Jacques Lançon qui n’a fait que de l’inscrire sur le site. Rectification à la demande de Mr Brière publiée par Mr Lançon

Tchernobyl a laissé impavides nos pouvoirs publics, la radioactivité s’était arrêtée à nos frontières.

Après Fukushima il devient difficile d’éluder la possibilité d’une catastrophe nucléaire majeure en France qui héberge 58 réacteurs nucléaires sans que soit prévue la moindre  mesure à prendre en de tel cas. L’IRSN * Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire s’est livré récemment  à une évaluation du coût économique à court terme  d’une catastrophe nucléaire majeure en France : 430 milliards  d’Euros, un cinquième du PIB national.

Ce document  constitue un élément clé pour évaluer le coût réel du nucléaire.  Pour en réduire autant que faire se peut les terribles conséquences, le MEI demande que de toute urgence  des plans d’intervention soient mis en place pour chaque réacteur compte tenu des risques propres à chaque site en fonction des situations  géographiques et démographiques.

Les incroyables incurie et impréparation des autorités japonaises et de la société Tepco responsable des réacteurs, nous autorisent à exiger que ces mesures soient élaborées rapidement  et qu’elles soient   communiquées aux populations pour leur permettre  d’adopter des conduites minimisant les risques.

En France, la vigueur de la contestation antinucléaire a manifestement obligé nos gouvernants à plus de vigilance qu’au Japon ce qui nous a peut-être permis, pour l’instant, d’échapper à l’accident majeur. Néanmoins l’IRSN a estimé que le risque statistique d’accident est vingt fois supérieur à celui prévu primitivement, il est donc impossible de continuer  à écarter l’accident majeur  et de ne pas s’y préparer bien plus sérieusement.

(validée à 100% des membres exprimés du CNe consultés, au 06 03 2013)

*http://www.irsn.fr/       * Usinenouvelle.com 

Les Ecologistes dubitatifs devant l’opportunité du “mariage pour tous”

Les Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant (MEI) font part de leur circonspection devant le projet de loi gouvernemental de “mariage pour tous”.

Loin de se limiter à une légitime extension des droits des couples homosexuels (qui serait possible à l’aide d’autres dispositions, envisagées notamment par l’Union Nationale des Associations Familiales, telles qu’une union civile ouvrant les mêmes dispositions patrimoniales que le mariage, éventuellement assorti d’un droit à l’adoption simple – et non plénière), il apparaît de plus en plus que le projet de loi transforme en profondeur l’institution du mariage et de la filiation, sous l’influence de la contestée théorie du genre qui nie la réalité anthropologique de la différence entre les sexes.

La possibilité d'”adoption pour tous” renforce par ailleurs l’impression douteuse qu’existerait un “droit à l’enfant”, et ouvre d’inquiétantes portes à l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) voire à l’introduction de la gestation pour autrui (GPA).

Le Mouvement Ecologiste Indépendant partage les doutes croissants de la société française au sujet de l’opportunité de la réforme, visiblement lancée dans la précipitation et sans suffisamment de concertation. Il demande au Gouvernement et au Parlement de renoncer au projet actuel et de réexaminer la question, au regard notamment des observations et propositions nuancées qu’a avancées l’UNAF : d’autres voies que celles du mariage et de l’adoption sont possibles pour améliorer la situation des couples de même sexe, sans bouleverser l’ensemble de l’institution familiale.

Faut-il diminuer le nombre de fonctionnaires ou le nombre de traders ?

L’activité bancaire a créé en France plus d’emplois que n’importe  quelle section de l’industrie. Cette activité, la crise actuelle le prouve, est largement parasitaire et ne contribue nullement à l’enrichissement de la nation.

Monsieur Sarkozy, qui comme beaucoup, brûle ce qu’il a adoré hier, devrait sérieusement poser  devant l’opinion la question d’une purge significative dans ce secteur d’activité. Un état libéral  résoudrait élégamment le problème en laissant faire le marché. En fait l’état libéral est l’état providence des banquiers et fera tout pour que la sanction du marché ne s’applique qu’aux victimes du système bancaire.

Jusqu’à preuve du contraire le fonctionnaire enseignant ou le postier, présenté comme des privilégiés qui plombent le budget de l’état sont socialement plus utiles que le trader  Nous demandons à Monsieur Sarkozy quelles mesures concrètes il envisage de prendre pour réduire les activités bancaires purement parasitaires au lieu de démanteler le service public ?