En politique internationale et militaire , le nouveau président suivra-t-il le précédent ?

“les suffrages en sa faveur étaient loin de manifester un vote d’adhésion”*** C’est essentiel de le dire et redire .

Principalement en politique internationale,  3 électeurs sur 4 veulent une politique indépendante des Etats-Unis et plus gaullienne.

En effet trois sur quatre car si nous additionnons les votes du 1er tour pour les candidats qui s’opposaient à la politique guerrière menée en Syrie par Hollande contre le régime Syrien et contre la Russie, c’est le constat que nous pouvons faire.

Espérons que le nouveau président saura respecter ce constat essentiel  des Français majoritaires sur ce sujet pour la paix dans le monde !

Pouvons-nous nous occuper d’écologie sans paix réelle ?

***extrait de l’éditorial du Journal La Croix du lundi 8 mai 2017

Réinvestissons l’Europe

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Le référendum britannique révèle les limites de la démocratie, lorsque l’expression du peuple souverain divise la société en deux moitiés, différentes par leur niveau de vie, leur âge et leur degré de formation, et pénalise certaines catégories, comme les agriculteurs, qui ne bénéficieront plus des aides de la PAC.

Plus encore, il interroge sur ce que la classe politique, y compris française, a fait de l’Union : une « chose » désincarnée, en apparence éloignée des préoccupations populaires, vouée au libéralisme planétaire, sans politique étrangère. Le projet européen s’est dissout dans un marché mercantile.

Pour autant, nous Écologistes, nous faisons le choix de l’Union, pour avoir débarrassé ce continent de ses frontière intérieures, pour avoir vaincu la spéculation sur les monnaies, pour cet antidote au retour des conflits séculaires, pour cette politique agricole commune qui a, jusqu’à ce jour, évité la paupérisation de la paysannerie de montagne, pour la protection de la biodiversité et la valorisation du patrimoine que l’Europe a fait inscrire dans nos lois.

Il est si facile de critiquer les technocrates de Bruxelles et de faire de la Commission le bouc émissaire des insatisfactions populaires. N’oublions pas, pourtant, que la conduite de l’Union est de la responsabilité du Conseil des Ministres et du Parlement de Strasbourg. Or, quel est l’engagement de nos responsables dans la définition des politiques européennes : ils sont volontiers absents aux réunions ? Quelle considération les partis accordent-ils à la représentation nationale au Parlement européen : les députés désignés sont trop souvent des bénéficiaires de lots de consolation électorale ?

Réinvestir l’Union doit être la réponse à la sortie de la Grande Bretagne. Rappel de quelques-unes des exigences des Écologistes :

  • Nomination, au sein du Gouvernement français, d’un ministre plénipotentiaire, impliqué, motivé et compétent, chargé des affaires européennes,
  • retour, en France, à une liste nationale pour les élections européennes, de manière à inscrire plus clairement l’Europe dans le débat national,
  • définition, avec tous les membres de l’Union, d’une politique étrangère européenne indépendante,
  • retour aux fondements de la politique agricole commune : régulation des volumes de production, fermeture sélective aux importations concurrentes de produits européens, pour que l’agriculture puisse produire une alimentation saine et gérer un territoire de qualité,
  • harmonisation des politiques sociales des différents membres de l’Union
  • création d’une police des frontières chargée des frontières externes de l’Union pour incarner les limites physiques du territoire européen,
  • élargissement des cours de géographie et d’histoire à la géographie et à l’histoire des pays membres de l’Union.