Archives de catégorie Relations Internationales

ParAntoine Waechter

Les Européens doivent persister dans leur accord avec l’Iran

Les Européens doivent persister dans leur accord avec l’Iran      Le 10 mai 2018

Nous demandons au gouvernement français de veiller à ce que l’Union Européenne respecte sa signature avec l’Iran relativement à l’accord de non prolifération nucléaire.  Cet accord favorise la paix dans la mesure où elle permet à ce pays de s’ouvrir sur le Monde, de se libérer des contraintes qui obèrent son économie et de conforter  la voie d’une libéralisation politique.

Le MEI estime qu’il faut rompre avec la politique de l’équilibre de la terreur par le nucléaire, et souhaite que la France reprenne le flambeau de la suppression de ces armements. Le MEI s’inquiète donc du retour de la course aux armements nucléaires engagée, entre autres,  par les dirigeants des Etats- Unis.

Les Etats-Unis, comme ce fut le cas en Irak, prétextent  une fausse faiblesse du traité pour donner des gages aux ennemis de l’Iran et adopter, une fois de plus, une posture belliciste. Dans cette affaire, l’Union européenne a l’occasion de montrer qu’elle n’est pas la vassale des Américains : elle doit accompagner cette manifestation d’indépendance de toutes les dispositions nécessaires pour protéger ses intérêts économiques face aux éventuelles mesures de rétorsions des dirigeants  des  Etats-Unis.

Antoine Waechter  pour Les Ecologistes MEI

ParAntoine Waechter

La France s’abaisse en suivant les Etats-Unis en Syrie

Nous avons cru et applaudi le discours d’Emmanuel Macron aux Nations Unies le 19 septembre 2017, au cours duquel il fit l’éloge du multilatéralisme et attribuait à la France un rôle de médiation entre l’Est et l’Ouest.

Le bombardement de la Syrie en supplétif de Donald Trump est à l’opposé de ces intentions. En intégrant le commando américain, la France réaffirme son appartenance au bloc dominé par les Etats-Unis face au bloc animé par les Russes et perd sa crédibilité de médiateur. Son discours en faveur de l’affirmation d’un droit et d’une morale internationale est inaudible dès lors qu’elle-même se met en dehors de ce droit. Dans cette affaire, notre pays se place comme vassale du pays du Dollar, dans le prolongement de la posture de François Hollande, mais en rupture avec e choix courageux de Chirac Villepin. De Gaulle affirmait la puissance du pays au travers de son indépendance et non de sa subordination à l’OTAN.

Le rôle de médiateur, indispensable pour rompre la logique d’un monde bipolaire, n’est pas compatible avec la prétention d’être le gendarme du Monde. De toutes les manières, la France n’en pas les moyens. Elle se grandirait en renonçant à la politique de la canonnière.

Les Ecologistes réaffirment leur volonté de faire de la France l’acteur de la paix dont le Monde a besoin. Membre du Conseil de sécurité, elle-seule peut jouer ce rôle dès lors qu’elle s’affranchit des blocs antagonistes hérités du siècle passé (Chine/Russie d’un côté, Etats-Unis/Grande-Bretagne de l’autre).

En décidant seul de l’engagement de l’armée française dans la dernière aventure syrienne, le Président n’a pas engagé la FRANCE, mais une France vénale que nous ne reconnaissons pas.

Antoine Waechter

ParJacques Lançon

En politique internationale et militaire , le nouveau président suivra-t-il le précédent ?

“les suffrages en sa faveur étaient loin de manifester un vote d’adhésion”*** C’est essentiel de le dire et redire .

Principalement en politique internationale,  3 électeurs sur 4 veulent une politique indépendante des Etats-Unis et plus gaullienne.

En effet trois sur quatre car si nous additionnons les votes du 1er tour pour les candidats qui s’opposaient à la politique guerrière menée en Syrie par Hollande contre le régime Syrien et contre la Russie, c’est le constat que nous pouvons faire.

Espérons que le nouveau président saura respecter ce constat essentiel  des Français majoritaires sur ce sujet pour la paix dans le monde !

Pouvons-nous nous occuper d’écologie sans paix réelle ?

***extrait de l’éditorial du Journal La Croix du lundi 8 mai 2017

ParAntoine Waechter

Réinvestissons l’Europe

europe-verte

Le référendum britannique révèle les limites de la démocratie, lorsque l’expression du peuple souverain divise la société en deux moitiés, différentes par leur niveau de vie, leur âge et leur degré de formation, et pénalise certaines catégories, comme les agriculteurs, qui ne bénéficieront plus des aides de la PAC.

Plus encore, il interroge sur ce que la classe politique, y compris française, a fait de l’Union : une « chose » désincarnée, en apparence éloignée des préoccupations populaires, vouée au libéralisme planétaire, sans politique étrangère. Le projet européen s’est dissout dans un marché mercantile.

Pour autant, nous Écologistes, nous faisons le choix de l’Union, pour avoir débarrassé ce continent de ses frontière intérieures, pour avoir vaincu la spéculation sur les monnaies, pour cet antidote au retour des conflits séculaires, pour cette politique agricole commune qui a, jusqu’à ce jour, évité la paupérisation de la paysannerie de montagne, pour la protection de la biodiversité et la valorisation du patrimoine que l’Europe a fait inscrire dans nos lois.

Il est si facile de critiquer les technocrates de Bruxelles et de faire de la Commission le bouc émissaire des insatisfactions populaires. N’oublions pas, pourtant, que la conduite de l’Union est de la responsabilité du Conseil des Ministres et du Parlement de Strasbourg. Or, quel est l’engagement de nos responsables dans la définition des politiques européennes : ils sont volontiers absents aux réunions ? Quelle considération les partis accordent-ils à la représentation nationale au Parlement européen : les députés désignés sont trop souvent des bénéficiaires de lots de consolation électorale ?

Réinvestir l’Union doit être la réponse à la sortie de la Grande Bretagne. Rappel de quelques-unes des exigences des Écologistes :

  • Nomination, au sein du Gouvernement français, d’un ministre plénipotentiaire, impliqué, motivé et compétent, chargé des affaires européennes,
  • retour, en France, à une liste nationale pour les élections européennes, de manière à inscrire plus clairement l’Europe dans le débat national,
  • définition, avec tous les membres de l’Union, d’une politique étrangère européenne indépendante,
  • retour aux fondements de la politique agricole commune : régulation des volumes de production, fermeture sélective aux importations concurrentes de produits européens, pour que l’agriculture puisse produire une alimentation saine et gérer un territoire de qualité,
  • harmonisation des politiques sociales des différents membres de l’Union
  • création d’une police des frontières chargée des frontières externes de l’Union pour incarner les limites physiques du territoire européen,
  • élargissement des cours de géographie et d’histoire à la géographie et à l’histoire des pays membres de l’Union.
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