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Communiqué : La Suède reconnaît l’Etat Palestinien

Le Mouvement écologiste indépendant reste favorable à un seul État Israélo- Palestinien, fédéral, laïque et démocratique. Néanmoins, conscient de la réalité politique de la région et afin de faire cesser la poursuite de l’occupation et la colonisation des territoires Palestiniens,

le Mouvement Ecologiste Indépendant  se félicite de la courageuse et historique décision prise par la Suède de reconnaître l’État de Palestine. Tout comme les autorités suédoises, le MEI estime que sont réunies les conditions prévues par le droit international pour considérer les territoires palestiniens  comme un État : un peuple, un gouvernement démocratiquement élu, des territoires.

Le MEI considère également légitimes les revendications du Président palestinien Mr Abbas d’un retour aux frontières de 1967 et que Jérusalem-Est  soit la capitale de l’État palestinien.

La poursuite par Israël de l’occupation des territoires palestiniens ainsi que de leur colonisation est le plus sûr moyen pour que le conflit au Moyen Orient ne trouve aucune issue pacifique.

Le MEI demande au gouvernement français de suivre l’exemple donné par son homologue suédois et de reconnaître au plus vite l’État de Palestine.

Le MEI condamne les bombardements de l’armée française en IRAK

 

Les Etats-Unis se sentent investis d’une mission quasi-divine de gendarmes du Monde qui les fait intervenir militairement en tout point du globe. Ceci au prétexte d’apporter la démocratie et la justice, poussés dans certaines situations par l’Etat d’Israël et forts de leur supériorité militaire dont le budget (552 milliards de $ en 2013) est supérieur à la somme des budgets militaires des autres nations du Monde. Cette mission leur permet également d’avoir accès aux sources d’énergie et de matières premières qui leur assurent l’« American Way of Life ». Dans les années 60 à 80 il s’agissait de lutter contre le communisme, à partir des années 2000 c’est le prétexte de la lutte contre le terrorisme et les dictatures qui a pris le relais. Les interventions américaines en Irak et en Libye se sont soldées par des désastres pour les populations des pays concernés ainsi que pour la Sécurité du Monde car elles ont instauré le chaos dans ces pays et ouvert un boulevard aux extrémistes religieux. Le même chaos s’installera en Afghanistan après le retrait américain et il en ira de même en Syrie si l’on continue à vouloir éliminer Bachar El Assad.

En participant aux côtés des Américains dans toutes les interventions précitées, l’Europe et la France en particulier n’a servi que de caution morale (pour des buts qui n’avaient rien de moral), car la puissance militaire américaine n’a nul besoin d’aide pour arriver à ses fins. Alors qu’ils sont les principaux soutiens financiers et fournisseurs d’armes des djihadistes au Moyen Orient, Qatar et Arabie Saoudite, sont aujourd’hui aux côtés de leurs alliés Américains ; comprenne qui pourra, à moins que ces pays ne redoutent qu’un jour les djihadites ne se retournent contre eux ..

Le MEI, pour toutes les raisons précitées, demande au gouvernement français de cesser tout bombardement aérien en Irak. Parce que de tels bombardements, même avec l’intervention au sol de l’armée Irakienne, dont la vulnérabilité et le manque de fiabilité sont une évidence, s’avèrent parfaitement inefficaces d’un point de vue stratégique, mais aussi parce qu’ils ne feront que renforcer la détermination des djihadistes. Ces derniers obtiendront en outre le soutien des populations civiles inévitablement touchées par ces bombardements. Et enfin ces bombardements augmenteront le risque terroriste anti-français sur le sol français ou à l’étranger…

Le MEI demande également au gouvernement de cesser toute aide directe ou indirecte aux opposants syriens de Bachar El Assad, et lui permettre, avec ses forces de participer pleinement à l’éradication du terrorisme djihadiste en Syrie ; il doit en effet être associé à la lutte menée contre les terroristes djihadistes. Faut-il rappeler qu’avant l’intervention américaine la Syrie était un état laïc dans lequel les chrétiens ou membres d’autres confessions pouvaient librement pratiquer leur foi ?

Le MEI condamne les raids aériens américains en Syrie car, une fois de plus, ils se sont exercés sans mandat de l’ONU et sans demande du gouvernement légitime syrien (issu d’élections libres). Le MEI les condamne, quand bien même ils sont dirigés contre l’Etat Islamique et ses « fous de dieu ». Il demande donc au gouvernement français de ne pas cautionner et de ne pas s’associer à ces bombardements, ainsi que de cesser de faire des déclarations qui mettent sur la même échelle de l’horreur et de la barbarie les djihadistes de Daech (EI) et le Président Syrien Bachar El Assad.

Le MEI ne peut que déplorer l’assassinat d’Hervé Gourdel et s’associer à la peine de ses proches. Il est malheureusement à craindre que dans le futur de tels événements tragiques et à l’encontre de ressortissants français ne se reproduisent.

 

Arrêter les Massacres de populations à Gaza. Quel avenir pour la Palestine ?

« Comment comprendre aujourd’hui que la France appelle à la “retenue” quand on tue des enfants en toute connaissance de cause ? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d’Israël ? » Dominique de Villepin ancien Premier Ministre au Figaro le 01/08/2014.
La France se doit de jouer un rôle actif et non partisan dans la recherche d’une solution à la crise actuelle. Le MEI demande donc au gouvernement français d’exiger de son homologue israélien l’arrêt immédiat des bombardements de Gaza et propose au conseil de sécurité de l’ONU l’adoption d’un embargo général sur les armes à destination d’Israël. Faute d’arrêt immédiat des bombardements, le MEI demande la rupture des relations diplomatiques et économiques avec l’Etat Hébreu.
Le MEI estime que tant que les Israéliens (du moins ceux qui sont au pouvoir) se considéreront comme étant les héritiers légitimes de la terre de Palestine et continueront à étendre leurs colonies au détriment des Palestiniens, il n’y aura pas de paix possible et il ne pourra y avoir deux états cohabitants pacifiquement sur ce territoire. D’autant que la bande de Gaza, dépourvue de ressources naturelles, souffre d’une pénurie chronique d’eau, l’explosion démographique aggravant une situation sociale des plus dramatiques. Selon un rapport de l’UNRWA publié en 2012, avec une moyenne de 5,7 naissance par femme, la population de Gaza atteindra 2,1 millions d’habitants en 2020 alors qu’en Israël les juifs orthodoxes (les haredims), qui ont en moyenne 6,5 enfants par femme et représentent actuellement 10% des Israéliens, doublent leur population tous les 17 ans et prévoient d’installer 1 million de membres de leur communauté en Cisjordanie.
Depuis 1947 l’épuration ethnique et la poursuite de l’extension du territoire semblent être les buts de l’Etat Hébreu et ce quelles que soient les résolutions votées à l’ONU le condamnant. Cet Etat est-il viable à long terme dans un environnement totalement hostile et sans le soutien, qui ne sera pas éternel, des USA et de l’UE ?
Le MEI considère donc qu’il faut imposer au gouvernement hébreu, y compris par le recours à des sanctions fortes, l’arrêt du processus de colonisation et la fin du blocus de Gaza. En outre il ne peut y avoir de paix durable si l’on ne prend pas en compte la situation écologique catastrophique (notamment au niveau des ressources en eau) de la région, situation due surtout à l’expansion (explosion) démographique.
En poursuivant dans la voie de la démesure et de l’injustice notre société thermo – industrielle s’effondrera par manque de ressources (énergie ou autres), par les effets des pollutions (effet de serre) et se dirige vers un chaos généralisé. Il est par ailleurs évident que le sort des populations palestiniennes ne pèse guère, face à la gigantesque opération géopolitique de destruction de toutes les structures étatiques qui risquent de mettre en cause l’hégémonie américaine au Moyen Orient en Europe ou en Asie. Mais ce dont on peut être sûr c’est que l’effondrement des écosystèmes terrestres mettra tout le monde d’accord. La folie des “puissants” de l’espèce humaine la conduit à sa perte.

Jaurès ne reviens pas, ils vont te tuer à nouveau …

Billet d’humeur assuré et assumé du webmaster

 

Jean Jaurès est un homme politique, journaliste, historien, philosophe, enseignant, créateur d’entreprise sociale et solidaire, …, français mort en 1914, assassiné pour et par la raison d’état pour avoir voulu arrêter la guerre … qui a eu lieu quand même.

IHollande-Jaures-Carmauxl avait dit un jour à la tribune de l’Assemblée Nationale (en tant que député des mineurs de Carmaux dans l’albigeois) :
“Tandis que tous les peuples et tous les gouvernements veulent la paix, malgré tous les congrès de la philanthropie internationale, la guerre peut naître toujours d’un hasard toujours possible… Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l’orage.
Il n’y a qu’un moyen d’abolir la guerre entre les peuples, c’est abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie — qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille — un régime de concorde sociale et d’unité. Et voila pourquoi si vous regardez non aux intentions qui sont toujours vaines, mais à l’efficacité des principes et à la réalité des conséquences, logiquement, profondément, le Parti socialiste est, dans le monde, aujourd’hui, le seul parti de la paix.
Jean Jaurès, 7 mars 1895

Dire qu’en ce moment le Parti Socialiste est, dans le monde, aujourd’hui, le seul parti de la guerre !!!

Pascal Durand, secrétaire national d’EELV : ” Si Jaurès était vivant, il serait écologiste” : http://www.liberation.fr/politiques/2012/08/12/si-jaures-etait-vivant-il-serait-ecologiste_839411

Chiche !

Écologistes de tous les pays, unissez-vous !!!

Les socialistes sont des va-t’en-guerre

Jaurès DiscoursQuels intérêts serviraient l’intervention militaire contre la Syrie ? La défense des populations civiles, martyrisées par les deux camps, passe par la négociation de paix et non par l’accentuation de la guerre. A la différence du Mali, où un état était menacé avec l’appui de forces extérieures, la Syrie est en proie à une guerre civile, qui oppose une partie de la société syrienne à une autre. L’hypothèse que les images de personnes tuées par des armes chimiques participent d’une manipulation pour justifier ou provoquer l’intervention de forces extérieures ne peut pas être écartée. L’intervention contre la Syrie ne peut que servir la stratégie américano-israélienne d’affaiblissement de tous les états du Moyen Orient au bénéfice des intérêts pétroliers de l’Amérique et de la suprématie d’Israël dans la région.

Une action militaire sans l’aval des Nations Unies violerait le droit international. Un engagement de la France sans l’accord du Parlement serait le fait du prince. Les socialistes, avec Mitterrand hier, avec Hollande aujourd’hui, endossent l’habit des bellicistes, à contresens de l’Histoire.

La destruction du dernier état laïque du Moyen Orient est un jeu perdant pour les minorités chrétiennes et plus largement pour la stabilité du Monde.

 

Politique de Gribouille en Syrie

Quels sont les buts, la logique et le sens de l’implication française dans l’affaire syrienne ? Quelle crédibilité faut-il accorder au discours de notre ministre des Affaires Etrangères ?

Lorsqu’il invoque l’urgence humanitaire et la nécessité d’armer la rébellion pour réduire l’inégalité des forces sur le terrain, Laurent Fabius utilise  une terminologie de Gauche pour justifier un investissement autrement plus trouble.

Tout d’abord, la guerre civile en Syrie est loin d’être limpide. Elle implique des populations aux motivations divergentes, communautaristes ou religieuses : Alaouites, Druzes, Chrétiens, Kurdes, Sunnites, Chiites…

En second lieu, la scène syrienne a très tôt accueilli des acteurs venus d’autres horizons du Moyen Orient pour jouer leur propre partition géostratégique, à l’instar des deux ennemis héréditaires que sont l’Iran et l’Arabie Saoudite. De ce fait, qui pourrait garantir la traçabilité des armes fournies aux rebelles ? Laurent Fabius peut-être lorsque, comme Gribouille, il fera à nos dépens l’expérience de l’effet boomerang, sous le regard intéressé d’Israël.

Enfin les véritables ressorts du drame syrien sont ailleurs. Ils sont dans la compétition qui oppose les États-Unis, la Russie et la Chine dans leur course au leadership économique et politique mondial.

Dans ce contexte, l’argument humanitaire ne pèse pas lourd  venant d’un pays dont, il y a peu,  les troupes ont assisté, l’arme au pied, au massacre de 800000 personnes, hommes, femmes, enfants au Rwanda. D’où la question : Quelle mouche a piqué François Hollande et  David Cameron pour qu’ils impliquent ainsi leur pays dans un conflit explosif qui les dépasse de très loin ?

Les autres pays de l’Union Européenne ne soutiennent pas l’initiative franco-britannique. Ce sont pourtant des pays démocratiques, politiquement instruits et non moins civilisés que nous. Mais conscients de leur taille, de leur capacité militaire et des problèmes qu’ils doivent par ailleurs  affronter, ils ont  la sagesse de voir plus loin que le bout de leur nez. Ils laisseront donc  Boutefeux et  Va-t-en- guerre tirer du brasier de bien hypothétiques marrons. A leurs risques et périls

Dans ces conditions, le danger est grand que la France ne donne d’elle-même dans l’espace euro-méditerranéen l’image d’une nation belliciste. Si elle persiste à vouloir  tordre le bras  de l’Union Européenne en faveur de la rébellion syrienne, il faut craindre qu’elle n’alimente la méfiance de nos partenaires à l’égard d’une intégration politique qui serait à leurs yeux porteuse d’aventurisme en matière de relations internationales.

Qu’un tel mauvais coup porté à  l’Europe ne chagrine ni la Grande-Bretagne ni les Etats-Unis, n’étonnera personne tant ces deux pays  sont historiquement opposés à sa construction. Mais on comprendrait mal que, pour d’obscures raisons, notre pays-fondateur persiste dans cet activisme irresponsable. N’avons-nous pas assez de problèmes franco-français à résoudre qu’il faille encore assumer le rôle de « crétins utiles » du couple anglo-américain et de certains états du Moyen-Orient ?

Stéphane Hessel, le défenseur opiniâtre des Droits de l’Homme et des opprimés, notamment des droits des palestiniens est mort.

Le MEI rend hommage à cet insatiable défenseur des Droits de l’homme et des opprimés, décédé à l’âge de 95 ans, Stéphane Hessel a été membre du Conseil de la Résistance, défenseur des sans papiers, mais aussi coauteur d’une lettre au président de la République réclamant l’ouverture d’une conférence internationale pour l’abolition des armes nucléaires. Egalement ancien membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (1992-2005), il était resté très actif après sa retraite en 1983, notamment médiateur pour les sans-papiers de l’église Saint-Bernard, à Paris en 1996-1997. Mais, de tous les nombreux combats auquel Stéphane HESSEL a prêté son enthousiasme et sa hauteur de vues reste incontestablement celui pour les droits des Palestiniens qui a occupé une place à part dans son parcours. Par exemple : En 2009, il s’insurge, contre l’opération “Plomb durci”, qui coûte la vie à plus d’un millier de résidents de Gaza, qualifiant les bombardements Israéliens de “crimes contre l’humanité”.

En ces circonstances, le MEI s’indigne des propos scandaleusement insultants du Président du CRIF lorsqu’il déclare, entre autre, que « Stéphane Hessel a été un ‘’maître à ne pas penser’’ » et rajoute une diatribe à son égard en évoquant « la “volonté obsessionnelle” de l’ancien diplomate et résistant “de faire de Gaza l’épicentre de l’injustice”.

Cette déclaration post mortem du Président du CRIF illustre bien que Stéphane Hessel fût la bête noire des milieux qui ne supportent pas que nous ne soyons pas partialement pro-israéliens en France. Ces milieux ne pouvaient tolérer qu’un intellectuel juif prenne la défense du peuple palestinien, quand leurs amis ne cessent de les opprimer en Palestine.

Stéphane Hessel, s’était rapproché des écologistes sur la fin de sa vie, apportant son soutien au moment des dernières élections européennes. Il a ensuite soutenu Nicolas Hulot dans sa campagne pour l’investiture écologiste aux présidentielles de 2012, tout comme notre mouvement politique.

Nous partagions et partagerons encore longtemps son indignation.

Texte de Daniel Martin, révisé par Albert Danjau, Jacques Lançon et Jean-Marc Ferrari


Rencontre entre Nicolas Hulot et Stéphane… par 2012Hulot

Au nid soit qui Mali panse

Soixante avions engagés, des hélicoptères, des blindés, des forces spéciales… notre armée a brillamment rappelé à une poignée de moudjahidines les lois de la guerre en rase campagne. Surfant sur la vague d’enthousiasme populaire consécutive à cette démonstration, notre président s’est fendu d’un habile discours, qu’il convient toutefois de nuancer.

Côté coeur, rien à dire : “En d’autres temps, vous êtes venus à notre secours, merci à vous, nous avions une dette…” La foule chavire, c’est parfait.

Côté Business et Boutique, c’est moins bien :“…, je ne sais quel intérêt, nous n’en avons aucun !”
Belle contre vérité ! Légitimes ou non, nos intérêts dans cette région sont évidents. Portés par des grands groupes privés ou contrôlés par l’état, ils alimentent nécessairement les pensées stratégiques et tactiques de nos gouvernements.
La Françafrique étant , parait-il, tombée dans les poubelles de l’histoire, il reste important de s’interroger sur le caractère équitable ou non de cette présence économique. De la réponse à cette interrogation dépend la légitimité de nos intérêts.

Second motif de questionnement : M.Hollande souhaite pour le Mali l’avènement d’une démocratie exemplaire.
“Vaste programme ! ” aurait dit le Général. Car si le concept de démocratie convient assez bien aux états-nations du monde occidental, il s’applique plus difficilement aux entités post coloniales, contraintes par des frontières qui ignorent l’histoire, les réalités humaines, les langues et les cultures.
Les Touareg sont 800000 au Niger, leur espace ancestral de nomadisation s’étend sur la moité orientale du Sahara algérien, traverse le Sahel malien jusqu’au nord du Burkina Faso et, au nord du Niger, mord sur le sud libyen. Sans oublier les autres ethnies,noires ou “peaux claires”, sédentaires ou nomades,chrétiennes, musulmanes ou autres qui viennent compliquer le puzzle.

La construction d’un état démocratique malien exigera donc, non seulement une patiente harmonisation culturelle et sociale, mais encore des négociations épineuses avec les pays voisins, en particulier avec l’Algérie qui a aussi ses Touareg. N’oublions pas de tirer les leçons des situations comparables vécues en Europe centrale et dans les territoires Kurdes du Moyen Orient.
Le risque de paix au Mali n’est pas pour demain. Il faut espérer que l’armée française saura maintenant affronter les embuches d’un conflit asymétrique avec des groupes djihadistes adossés au Moyen Orient.
A moins que, comme il est très souhaitable, nos gros oiseaux de fer et nos pioupious des sables retrouvent rapidement la sécurité de leur nid.

Notre troisième sujet de réflexion est, une fois de plus, celui de l’Europe. Une fois de plus, l’Europe a été surprise culotte à terre par l’urgente nécessité de sauver le soldat Bamako. Et les média se répandent en lamentations : où est la défense européenne ? Où est la solidarité des 27 états de l’Union ?
Réponse : néant, ou peu s’en faut. Pour tout potage, quelques encouragements gratuits, une once de soutien logistique, des félicitations plus formelles qu’enthousiastes…mais aucune volonté d’engagement sur le terrain. Comme si la France était seule intéressée par l’Afrique, comme si la poussée conquérante du terrorisme islamiste ne concernait pas toute l’Europe.

Le constat de cette solidarité défaillante n’est pas réjouissant mais il n’est qu’une toute petite partie du problème. Il ne fait que révéler l’incapacité de l’Europe à construire sa propre cohérence, à définir les fondement de sa présence dans le concert international, à se doter d’une trame diplomatique consensuelle. On notera d’ailleurs que cette carence extérieure reflète fidèlement les dysharmonies internes en matière de choix économiques,de fiscalité, de régimes sociaux. Dans ces conditions, comment l’ambition d’une défense commune pourrait-elle prospérer ?

En vérité, au lieu de faire évoluer son projet initial vers le grand modèle de civilisation dont le monde a aujourd’hui besoin, l’Europe s’est transformée en gros ventre mou d’états boutiquiers dont le seul horizon est le fond de leur tiroir-caisse.
Pas de quoi enthousiasmer les foules et ça se voit. Mais quel gisement de propositions à creuser pour des écologistes convaincus !