Situation complexe à Notre-Dame des Landes.

Le MEI se félicite de la décision d’abandon de projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes, et souhaite que les terres ainsi libérées, situées dans une exceptionnel cadre naturel et riche en biodiversité, puissent être consacrées à l’installation d’agriculteurs respectueux de l’environnement. La préfecture a demandé à chaque agriculteur souhaitant revenir ou rester sur le site, de présenter son projet agricole, afin de régulariser la situation de chacun, en le rétablissant dans ses droits de locataire ou de propriétaire, la régularisation financière pouvant se faire sur plusieurs années. Malheureusement, les interlocuteurs que la préfecture a choisis pour mener ce projet de réinstallation de la zone ne sont pas reconnus comme représentatifs de la totalité des personnes présentes sur le site.

Le MEI demande la réouverture rapide de la route départementale 281, avec éventuellement une vitesse restreinte sur les tronçons proches d’habitats. Le MEI souhaite que la ZAD soit un espace rural vivant et appuie toutes les initiatives, agricoles, sociales, culturelles qui y sont nées pourvu qu’elles s’inscrivent dans un cadre réglementaire avec possibilité d’expérimentations. Pour ce qui est des habitats, les contraintes liées à l’humidité de la zone ne permettront pas de régulariser tous les habitats actuels. Un travail est à faire pour identifier d’autres lieux permettant l’installation d’un habitat léger qui ne nécessite pas l’obtention d’un permis de construire.

 Le MEI souhaite qu’une solution harmonieuse d’occupation des terres, partageant le site entre terres sauvages riches en biodiversité et agriculture biologique, puisse voir rapidement le jour. Il encourage d’une part tous les agriculteurs présents sur le site à accepter la main tendue par la préfecture en présentant des beaux projets, et d’autre part la préfecture à tout faire pour étendre le cercle de ses interlocuteurs. 

Annie Le Gal La Salle   Membre du Conseil National

Quand les règles ne sont pas respectées

La foret de Sénart concerne les communes de Boussy-Saint-Antoine, Brunoy,
Combe la Ville, Draveil, Epinay-sous-Sénart, Etiolles, Lieusaint, Montgeron,
Quincy-sous-Sénart, Saint Germain les Corbeil, Soisy, Tigery, Vigneux-surSeine, Yerres:
Le 15 décembre 1995 la foret de Sénart etait classée «forêt de protection» par
le Conseil d’Etat au titre du code forestier, pour «la protection des écosystèmes forestiers ainsi qu’au bien-être des populations»
Le 27 mars 2014 le ministre de l’agriculture et des forêts confirme ce classement d’utilité publique en soulignant que cette servitude nationale est «l’outil juridique le plus solide pour la protection des forêts menacées à un titre ou à un autre»
En Décembre 2003 création d’une charte du territoire de la foret de Sénart «outil de développement durable et d’aménagement global du massif s’appuyant sur la concertation, dans un contexte de forêt périurbaine»
Le 25 mai 2016, reconnaissant l’utilité de ce dispositif, le Conseil d’Etat classe en «foret de protection» le «massif de l’Arc Boisé» soit 3000 hectares des 16
communes dans la Seine et Marne, l’Essonne et le Val de Marne). Jean-François Carenco, préfet de la région d’Île-de-France souligne : «Grâce à ce classement en forêt de protection, le Val-de-Marne protège son patrimoine forestier, préservant ainsi un des poumons verts de son territoire » 

Et pourtant …. en dépit du Grenelle de l’environnement et de l’interdiction de construction un autre aéroport en Ile de France. 

Orly fait des travaux pour pouvoir augmenter le nombre de vols !. :  décollage face à l’Est avec survols de la forêt de Sénart (seule la lisière Nord est survolée avec la trajectoire actuelle officielle).
Le démarrage des bâtiments de Jonction à Orly par ADP est une façon de contourner les décisions du Grenelle (les recours menés par plusieurs collectivités et associations ne sont pas encore jugés). 

La limitation à 200 000 mouvements est déjà passée à 240 000.

La pollution chimique est sous évaluée : sans filtre ni pot catalytique les avions brûlent un quart du kérosène au décollage : carburant proche du diesel : mêmes polluants chimiques, mêmes particules fines.

Les mesures proposées par le projet du Plan de Protection de l’Atmosphère sont indigentes sur l’aviation

 Nous demandons une étude sérieuse des retombées et d’en remettre les
résultats aux élus et aux associations. L’enquête publique a été scandaleusement confidentielle.

Nuisances sonores : le périmètre très limité de prise en charge des travaux d’insonorisation ne concerne que les couloirs actuels. Les nuisances sonores ne sont pas prévues dans les prochaines «Assises du Transport Aérien» ni évoquées pour les nouvelles communes impactées. Nous exigeons le maintien du couvre feu.

La proposition intelligente faite par les associations et l’expert Jean Serrat (ancien pilote) est refusée par la DGAC et le lobby aérien qui acceptent déjà le non respect des trajectoires par les contrôleurs aériens et certains pilotes. Il a pourtant été démontré, à l’encontre de ce qui était affirmé, qu’en gardant la trajectoire initiale et en élevant l’altitude du décollage à 10000 pieds la sécurité était assurée (ceci est par exemple possible à Mulhouse). La forêt de Sénart resterait protégée et moins d’habitants impactés.

Les associations locales, compte tenu des nuisances apportées par la nouvelle trajectoire, des nuisances occasionnées, des retombées sur la santé,  s’opposent au projet de décollage face à l’Est, au massacre de la «foret de protection –Sénart».

Colette Lecuyer pour le MEI

Le vrai problème de la voiture élecrique

Sous les pressions conjuguées du réchauffement climatique et de l’inéluctable déplétion pétrolière, la voiture à moteur thermique est aujourd’hui sur la sellette

Ici et là, on avance publiquement un terme à sa commercialisation et parfois même à son utilisation. De nombreux pays semblent désormais décidés à faciliter le basculement vers la propulsion électrique présentée comme une évidence. Taxation croissante des carburants, mise en place de réseaux de bornes de recharge, véhicules électriques en auto-partage,  évocation de mesures coercitives… Tout va en ce sens, au moins pour les déplacements urbains et périurbains.

En conséquence, après avoir végété plusieurs décennies et plus d’un siècle après son invention la voiture électrique prend son envol. Elle n’est plus désormais réservée aux seules flottes à usage restreint et déjà deux millions d’entre-elles circuleraient dans le monde.

Rien n’est simple. A peine le ciel se dégage-t-il au-dessus de ce que certains qualifient peut-être un peu vite « d’auto propre » que fusent les critiques et les interrogations.

Interrogations des utilisateurs potentiels d’abord, qui voient bien que la technologie n’offre pas aujourd’hui une totale substituabilité. L’autonomie réelle des voitures électriques reste largement inférieure à celles des véhicules thermiques et des rumeurs d’écarts très importants entre les annonces flatteuses et la réalité n’arrangent rien. Mais surtout, les temps de recharges restent absolument prohibitifs. Alors qu’un plein pour 7 ou 800 km demande trois minutes avec une voiture à essence il faut plusieurs heures pour atteindre de quoi faire 150 ou 200 km en électrique. Cela exclut une bonne partie des usages malgré quelques possibilités de recharges partielles plus rapides.

Beaucoup d’écologistes aussi sont très circonspects, accusant la voiture électrique de ramener la pollution du pot d’échappement vers la centrale électrique. L’ensemble du cycle automobile pose également problème. La voiture électrique n’est guère plus propre à produire et à recycler et la fabrication des batteries et, là aussi leur recyclage, sont loin d’être irréprochables. Les coûts écologiques de l’extraction de certains éléments rares doivent être pris en compte et la raréfaction prévisible de ces matériaux constitue un handicap supplémentaire.

Pour faire bonne mesure, ajoutons qu’évidemment la hausse attendue de la demande en électricité liée la généralisation de ce mode de propulsion fait surgir chez les écologistes le spectre honni d’une relance du programme nucléaire, même si certains tablent sur des énergies renouvelables toutes puissantes pour demain.

Hélas, la vraie barrière est plus profonde et bien rarement mise en avant. Imaginons ainsi que, par quelque miracle, nous inventions une batterie capable de faire rouler une voiture un million de kilomètres, voler un avion ou chauffer une maison des années durant… Pour faire au mieux imaginons que cette batterie ait la taille d’un dé à coudre, que sa fabrication comme sa charge initiale ne coûtent ni ne polluent quasiment rien et même qu’elle soit 100 % recyclable. La science triomphante aurait-elle alors répondu à toutes les critiques et sauvé la planète ? 

Bien au contraire ! Ce fabuleux pouvoir de l’énergie sans contrainte serait celui qui nous conduirait à détruire la Terre, car il n’y aurait plus alors de limite à notre emprise. Nous nous permettrions tout, fabriquerions tout, croulerions sous les objets. Nous nous installerions partout et artificialiserions l’ensemble des espaces, couvrant la moitié du monde de béton et l’autre moitié de macadam, ne laissant rien au monde animal ou végétal et offrant à une seule espèce la mainmise sur l’ensemble de la planète, en flagrante contradiction avec toute l’histoire de la vie.

Il s’agit là de l’un des arguments les plus importants en défaveur d’une fuite en avant technologique. Ce ne sont pas les imperfections et les insuffisances de la technologie qui la condamnent, ce sont au contraire ses potentialités.

Il va de soi que cette critique ne s’adresse pas à la seule voiture électrique, ni même à la seule question de la production d’énergie, elle pose en fait le problème du pouvoir excessif. Même masquée par toutes les bonnes intentions du monde, l’amélioration de notre efficacité se traduit par l’augmentation de notre pouvoir sur la biosphère et ce pouvoir est en lui-même source incontournable de déséquilibre. Ainsi, tous nos efforts d’optimisation sont-ils peut-être vains par nature.

Curieusement, ce sont sans doute les défauts des énergies actuelles : coûts, difficultés d’accès, raréfaction et même pollution engendrée qui protègent la Terre en fixant une limite à nos capacités. L’autre limite pourrait être notre sagesse, c’est à dire l’engagement vers un partage du monde avec le reste du vivant.

Didier Barthès Membre du Conseil national

 

 

All I Want For Christmas Is A Job

Destiné à éveiller l’attention de Pole Emploi (et tout le monde) sur sa situation de très bien formée (licence de lettres, 2 master II en droit, 1 mastère d’école d’ingénieur d’éco-conseillère) et avec des compétences variées et d’excellence, et pourtant en galère d’emploi, ce clip a été écrit et réalisé par l’actrice-chanteuse  comme parodie à partir de la célèbre chanson de Mariah Carey.

Alexia était présentée par le MEI, comme membre de la “société civile”, sur la liste que nous soutenions en Aquitaine aux régionales, pour la Corrèze.

Elle cherche un “job” de juriste, éco-conseillère en priorité.
Son domaine de spécialité est le patrimonial lié aux problématiques d’environnement et de développement durable, mais elle peut être chargée de projet dans n’importe quel domaine, y compris en politique.

Et, si vous avez un concert à organiser, vous pouvez aussi faire appel à elle : en jugeant par vous-même de son talent.

Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année à toutes et tous pour vous, vos familles et vos proches.