L’autoroute n’irrigue pas l’économie locale ( MEI de Vendée)

Dans le cadre de la préparation des élections départementales, le MEI Vendée réuni à Fontenay-le-Comte le 24 janvier 2015 rappelle avec force et détermination que la seule alternative crédible à la construction de l’autoroute A831 et au problème posé par la circulation de milliers de camions, est la création d’une voie de contournement de la commune de Marans. Nous rappelons aussi qu’une autoroute n’irrigue pas l’économie locale d’une région mais au contraire l’assèche en facilitant la délocalisation des emplois.

Au cours de cette réunion ont été également abordés les points suivants: – la gestion et la sauvegarde du marais poitevin, – la nécessaire relance d’une économie de proximité, – et plus généralement le lien entre l’homme et la nature et sa responsabilité dans la protection de son environnement.

Elle a été par ailleurs l ‘occasion de structurer la section Vendéenne  , et de parfaire la procédure des investitures pour les élections de Mars.

Pouvoir des médias

Jean Bitterlin                                                                                         Fellering le 17 décembre 2014

24 rue de la Gendarmerie

68470 Fellering

Tél. : 03 89 39 14 30

 

A M. Laurent Bodin

Éditorialiste Journal « L’Alsace »

Monsieur Bodin,

Cette lettre a pour but de vous exprimer la profonde irritation que j’ai eue à la lecture de votre éditorial du samedi 13 décembre 2014 paru dans le journal « L’Alsace ». Dirigé contre les écologistes votre article est un modèle du genre, tout y est : parti-pris, violence des termes employés, flatterie du beauf, amalgames et techniques utilisées (numérotées de 1 à 8 dans les commentaires que j’ai faits de votre texte).

« Absolutisme vert », « écolo-anarchistes », « petite minorité utopiste », « dictature », « terrorisme vert » voilà les termes violents que vous utilisez. Il fut un temps (début des années 1980) où le journaliste rajoutait « Khmer vert » ; vous ne l’avez pas fait, peut-être parce que ce n’est plus d’actualité.

Si de telles attaques frontales à l’encontre des écologistes ont déjà eu lieu dans le passé elles sont plus étonnantes aujourd’hui puisque les périls annoncés par ces derniers se déroulent désormais sous nos yeux : réchauffement climatique avec son cortège de catastrophes (inondations, tornades, désertifications, migrations,…), effondrement de la biodioversité, pollutions multiples et absolument dramatiques (sur le long terme entre autres), accidents nucléaires, surpopulation, raréfaction des ressources, conflits, problèmes de qualité de vie ou de vie tout court, ……

Les écologistes prônaient alors, comme alternative à la démesure et à la Croissance, la voie du « Small is beautiful » et de la retenue (pas celle du barrage) parce que c’est une voie plus raisonnable, plus efficace, plus démocratique, plus juste, plus respectueuse de la Nature, plus durable (pour utiliser un terme à la mode), plus sûre (avec de petits dégâts si on se plante), plus….plus….

Soit l’exact opposé de la voie de la Sainte Croissance (les majuscules c’est mon apport personnel) qui se manifeste, justement, par des ouvrages démesurés ou inutiles tels que l’aéroport de Notre-Dame des Landes, le barrage de Sivens, la ferme des 1000 vaches ou le Center Parks de Roybon.

En 1977, lors de la contestation de la centrale Superphénix de Crey-Malville vous auriez sans doute écrit le même type d’éditorial que celui du 13 décembre,  car on retrouve dans ce projet les mêmes caractéristiques que celles de Sivens : absence de démocratie (jy reviendrai) d’où manifestations, répression policière, un mort,  médias à la botte des pouvoirs politiques ou économiques (votre éditorial en est la preuve flagrante) et, malheureusement, apathie de la plupart de nos concitoyens plus préoccupés par leur frénésie de consommation et le championnat de France de football ou préoccupés par la recherche d’un emploi (pour, justement, consommer).

Je rappelle que la folie de Creys-Malville (si vous pensez qu’il ne s’agit pas d’une folie faites le moi savoir) aura coûté 50 milliards de francs (actualisés ça doit faire la même somme en euros aujourd’hui), autant pour le démantèlement, et tout ça pour un projet voué à l’échec dès le départ (même les Américains le jugeaient trop risqué). Ceci montre d’ailleurs que les manifestants d’alors avaient une certaine légitimité à s’opposer à ce projet en occupant le site et en affrontant  les forces représentant un certain « ordre ».

Alors voilà ci-dessous , en vert, quelques commentaires accompagnant votre texte (en noir).

Edito de Laurent Bodin – Journal « L’Alsace » – samedi 13 décembre 2014

Titre : Absolutisme vert

Peut-on encore engager de grands chantiers en France en 2014 ? La réponse est assurément « Non », si l’on écoute les « zadistes », ces écolo-anarchistes occupant les sites des chantiers pour empêcher toute avancée d’un projet qu’ils contestent.

  1. Technique      n°1 : mettre les mots aux endroits où ils sont les plus efficaces. En      plaçant « La réponse est assurément « Non » de suite après      la question et non, comme il eût été logique à la suite de « …..      projet qu’ils contestent. » vous mettez en place un cadre (un filet)      hors duquel le lecteur aura du mal à sortir.
  2. Qu’est-ce qui vous permet d’utiliser le terme      « assurément » ? Je peux vous assurer qu’un tas de grands      chantiers (par exemple dans l’habitat, dans les transports en commun, dans      l’aménagement des villes) trouveraient grâce aux yeux des      « zadistes ».
  3. Technique n°2 : discréditer l’adversaire en      collant  au terme      « écolo », plutôt sympathique (de nos jours tout le monde se dit      écolo) le terme « anarchistes », très négatif aux yeux du      Français moyen (qui ne connait d’ailleurs pas du tout les écrits des      anarchistes).

De quel droit une petite minorité d’utopistes dicteraient-ils leurs choix au plus grand nombre ? Tout simplement bien sûr, parce qu’ils détiennent la vérité, savent ce qui est bon pour l’Humanité alors que nous, pauvres imbéciles, serions des adeptes d’un capitalisme et d’un consumérisme aveugles

  1. Technique      n°3 : l’outrance du propos que l’on retrouve dans les deux phrases      ci-dessus. Ce n’est pas une « minorité » mais une « petite      minorité » qui « dicteraient leurs choix » et qui plus est      ce sont des « utopistes ». Comment pouvez-vous affirmer      cela ? Si les trois projets évoqués ont abouti à une contestation durable      sur le terrain c’est justement parce qu’une bonne partie de la population      conteste les projets et soutient les occupants.      Je voudrais aussi vous signaler que l’Utopie c’est de croire que      dans un monde fini on puisse continuer un modèle de développement qui se      traduit, entre autres, par des barrages, des centers parks ou de nouveaux      aéroports. Je compte sur vous pour me faire parvenir d’anciens éditoriaux      où vous dénoncez les petites minorités qui ont fait des profits monstrueux      sur le dos des contribuables dans des projets absurdes (ce ne sont pas les      exemples qui manquent).
  2. Technique      n°4 : flatter le lecteur et/ou le mettre de son côté. Le      « nous » a pour but d’attirer le lecteur du côté du rédacteur ;      tous deux traités de « pauvres imbéciles » voilà désormais le      lecteur à vos côtés contre ces contestataires qui, de plus, sont si méprisants      car « ils détiennent la vérité » et « savent ce qui      est bon pour l’Humanité ».

Notre-Dame-des-Landes, Sivens, Roybon ….Prenant de l’ampleur, le mouvement « zadiste » a le mérite de nous interpeller sur le fonctionnement de notre société. De prime abord, difficile de juger si le projet de nouvel aéroport en Loire-Atlantique est une aberration économique et/ou écologique.Idem pour le barrage du Tarn dont un rapport a révélé qu’il était surdimensionné. Mais c’est bien parce que manifester, contester, protester est un droit, qu’on ne peut accepter la dictature que les « zadistes » veulent imposer. Derrière de grands principes, ce sont les prémices d’un terrorisme vert qui transparaissent.

  1. Technique      n° 5 : se montrer grand seigneur et reconnaître des mérites de l’adversaire      . Cela vous pare d’un manteau d’objectivité qui rend votre analyse plus      crédible. C’est sans doute la technique la plus détestable car elle permet      ensuite toutes les bassesses.
  2. Technique      n°6 : énoncer et s’adosser sur de grands principes admis par tous      (« manifester, contester, protester est un droit ») pour donner      plus de poids au reste. Cette technique vous l’utilisez à plusieurs      reprises dans votre éditorial.
  3. Technique      n°7 : renverser les rôles. Les grands projets évoqués n’ont pas été      décidés démocratiquement (publicité, débats publics, référendum, fin des      recours administratifs pour s’assurer du respect des lois sur l’eau ou      européennes). Si dictature il y a c’est bien celle des promoteurs et      profiteurs de ces projets et non celles des opposants qui, sans aucun      doute, n’ont rien à gagner dans leur lutte.
  4. Vous      placez en fin de paragraphe la phrase qui tue (« qu’on ne peut      accepter la dictature que ………ce sont les prémices d’un terrorisme vert qui      transparaissent ») au bon endroit (technique n°1). Car vous l’avez,      afin qu’elle passe comme une lettre à la Poste, magnifiquement emballée      entre deux fondamentaux admis par tout un chacun (celui de      « manifester, contester, protester » et celui qu’ « il      n’y a point de liberté sans lois ») .

« Il n’y a point de liberté sans lois », nous enseigne Rousseau, dans son traité « Du contrat social ». Le droit de tout un chacun est de souscrire, ou pas, à ce principe, mais le devoir de la collectivité dans un Etat démocratique est de veiller à son respect puisque c’est la règle commune. Ne pas y souscrire revient à s’aventurer sur un terrain dangereux dont doivent se méfier certains partis politiques qui jouent avec le feu en soutenant le mouvement « zadiste ». Récupérée par bon nombre de responsables d’Europe-Ecologie-Les Verts, la mort du jeune Rémy Fraisse à Sivens est d’abord un fait divers dont les conséquences ont été politiques.

  1. Qui      ne peut souscrire au début de ce paragraphe ? Le problème c’est que      vous semblez admettre que nous sommes dans un Etat démocratique, ce que je      conteste. Certes l’idéal démocratique est très difficile à atteindre mais      on peut dire que la France est loin       de cet idéal et, sur ce sujet, loin des pays nordiques par      exemple: accès aux médias quasiment réservé aux partis dominants,      différence de traitement par les journalistes selon le parti auquel vous      appartenez, absence de proportionnelle, absence de référendum d’initiative      populaire, différence de moyens financiers lors des élections,…. Si vous      n’êtes pas convaincu je vous propose de vous rencontrer et d’approfondir      le sujet.
  2. C’est      monstrueux d’écrire que « la mort de Rémy Fraisse est d’abord un fait      divers dont les conséquences ont été politiques ». C’est quand      même un gamin qui, par idéal, se battait contre un projet destructeur de      Nature, projet – et c’est vous qui le rappelez- dont un rapport révèle qu’il  « était surdimensionné » (donc      mauvais) !! Oseriez-vous dire cette phrase en face des parents et      amis de Rémy Fraisse ?

Il existe en France comme dans tout Etat de droit des procédures qui s’imposent à tous. Quelle société peut vivre avec un minimum d’harmonie entre ses membres, si l’usage de la force prévaut sur l’action en justice ? Aucune. Partant d’un bon sentiment, ce n’est pas cependant la proposition de référendums locaux sur les projets environnementaux qui empêchera les mouvements « zadistes » puisque, par définition, ceux-ci font fi de la volonté majoritaire.

  1. Encore      un début de paragraphe utilisant la technique n°6 avec l’énoncé de grands      principes évidents.
  2. Le      référendum local ce n’est pas une « affaire de bons sentiments »      comme vous l’écrivez, mais de Démocratie !! Je trouve bien triste de voir      un journaliste tenir ce genre de propos vous qui devriez, justement, être      un des ferments de la Démocratie.
  3. Technique      n°8 : terminer l’article par une bassesse. D’où tirez-vous  que « par définition », « les      mouvements « zadistes » font fi de la volonté      majoritaire » ? Cette volonté majoritaire s’est-elle exprimée à      Notre-Dame des Landes, à Sivens, à Roybon, … ? Dans ces projets les      processus démocratiques et obéissants aux lois ont-ils été      respectés ?
  4. Il      est aussi curieux que vous utilisiez les termes de « projets      environnementaux » pour des projets qui sont tout sauf      « environnementaux » mais qui sont des saccages de Nature (déjà      mal en point par ailleurs). Je serais ravi si vous pouviez m’envoyer votre      définition du « projet environnemental » avec un exemple à      l’appui.

Jean Bitterlin : ni « zadiste » ni membre d’EELV

 P.S. : Je ne saurais trop insister à inviter à lire l’excellent livre de Noam Chomsky « La fabrication du consentement ». C’est peut-être une idée de cadeau de Noël.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant a participé au débat public LNOBPL en rédigeant un cahier d’acteur, mais aussi par sa présence, physique ou via internet, à plusieurs réunions publiques.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant a participé au débat public LNOBPL en rédigeant un cahier d’acteur, mais aussi par sa présence, physique ou via internet, à plusieurs réunions publiques.

A l’issue de la réunion de clôture du 16 décembre, il apparait clairement que ce débat a suscité de nombreuses réactions citoyennes sur la mobilité de demain, les coûts des projets, et il est apparu également que les objectifs visés par le projet ne semblaient pas correspondre à la demande citoyenne. A chaque réunion, de nombreuses interventions du public ont rappelé que l’attente était d’abord, bien avant un gain de quelques minutes sur les liaisons entre grandes villes déjà desservies, la desserte de l’ensemble du territoire, y compris des villes modestes, et une amélioration des fréquences et du confort permettant de réellement abandonner la route pour le rail.

La CPDP en charge du débat et RFF ont rappelé et souligné lors de la réunion de clôture qu’à l’issue du débat, les possibilités qui s’offrent sont infinies ; allant de l’abandon du projet à l’adoption d’un scénario tel quel !

Seuls une poignée d’élus des métropoles, et quelques entrepreneurs issus des CCI, qui ne semblent pas avoir compris l’intérêt de la procédure de débat public, continuent à réclamer un scénario inchangé, le plus souvent le bleu, que le pays ne peut pas financer et qui ne sert qu’une minorité d’intérêts. Pourtant, au vu des multiples interrogations exprimées, c’est bien une situation intermédiaire qui se dégage du débat, avec des propositions citoyennes concrètes pour desservir les territoires de façon performante à moindre coût, en s’appuyant sur la rénovation de l’existant. Les économies réalisées pourraient alors être utilisées pour un désenclavement de certains territoires mal ou non desservis, qui s’est avéré être également une attente extrêmement importante des citoyens. La desserte performante du corridor Nantes-Rennes via Châteaubriant sur une ligne existante, entraînant à la fois de nouvelles dessertes, et une libération des sillons pour Redon et Quimper, renforçant ainsi les dessertes de ces deux villes, et qui a pu être présentée le 9 décembre, est un exemple de solution concrète tout particulièrement intéressante qui doit être creusée. D’autres exemples de dessertes ont également été évoqués, ou d’installations de troisième voie (comme à Strasbourg) afin de permettre d’augmenter le trafic en réduisant le grignotage de terres agricoles, et doivent donc être prises en considération. De plus, les conclusions de la réunion énoncées hier font bien état d’un besoin de redéfinition des objectifs partant des usagers, qui doit absolument être fait de façon complémentaire.

Le MEI souhaite que la CPDP rende son rapport en toute objectivité, comme elle s’est engagée à le faire, en veillant à bien rendre compte, publiquement, de l’ensemble des contributions citoyennes. Il demande aussi à l’Etat, premier Maitre d’Ouvrage, de bien redéfinir les objectifs en partant des besoins de l’ensemble des populations et élus concernés, et non seulement ceux des grandes villes et des CCI, puis de présenter ensuite aux populations les solutions possibles d’aménagement et de leurs coûts, accompagnées d’avis argumentés par le Maître d’Ouvrage RFF.

Drame de Sivens

C’est avec beaucoup de tristesse et d’émotion que le Mouvement Écologiste Indépendant a appris le décès de Rémi Fraisse, militant écologiste qui a trouvé la mort parce qu’il s’opposait à un projet absurde destructeur de Nature.

Le MEI attend des Pouvoirs Publics qu’ils mettent tous les moyens en œuvre afin de trouver le ou les responsables de ce drame ainsi que les provocateurs. Le MEI demande également que ce projet de barrage insensé soit abandonné.

Le MEI présente ses sincères condoléances à la famille de Rémi Fraisse, à ses amis et  à toutes les personnes qui l’ont connu en militant avec lui pour la préservation de la Nature.

Participation du MEI à la manifestation du 6 juillet NDdL

Merci aux organisateurs d’avoir permis ce matin (du 6  juillet) l’expression du MEI.

C’est depuis toujours évidemment que le Mouvement Ecologiste Indépendant d’Antoine Waechter est contre ce projet, pour de nombreuses raisons largement évoquées par tous ce week-end : la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes n’est pas une nécessité économique comme nous le disent les porteurs du projet, mais serait au contraire un désastre économique et écologique… Le thème de ce matin est de parler des projets utiles : et bien au MEI, nous pensons que l’utilité est d’abord dans la valorisation de l’existant, et la gestion de l’aéroport de Nantes Atlantique est l’exemple flagrant de non utilisation de l’existant…

Si ceux qui nous parlent d’économie aujourd’hui s’étaient réellement soucié de l’intérêt économique de la Région dans sa globalité, ils n’auraient jamais géré l’aéroport de Nantes Atlantique comme ils l’ont fait ; quels sont ces gestionnaires qui ont laissé un aéroport se construire à côté de lignes de chemin de fer sans utiliser justement ces voies pour desservir l’aéroport ? Quels sont ces dirigeants qui ont inauguré il y a un an un Institut de recherche Technologique (IRT Jules Verne) qui soit-disant doit accueillir des scientifiques et industriels de tous pays à côté d’un aéroport voué à l’abandon ; où est la logique ?

Mais les décideurs ne sont pas les seuls responsables…. Qui leur confie la gestion de notre pays ? L’électeur… Pourquoi les électeurs reconduisent-ils toujours aux commandes de leurs villes, département ou Région des élus locaux qui sont de si mauvais gestionnaires, et nous en avons l’exemple flagrant à Nantes, au niveau municipal, départemental ou Régional… ?

Sans doute parce que les électeurs n’attendent plus grand-chose de la politique : la politique a perdu son bon sens, le but de beaucoup de dirigeants étant d’inaugurer, de faire du paraitre, et surtout de se positionner à droite ou à gauche, en faisant des accords et des compromissions, mais plus du tout par rapport aux projets pour sur lesquels ils doivent travailler. On fait carrière politique sur des critères de développement, de PNB, de construction, de croissance, alors qu’on sait bien que tout système laissé dans un espace fini (notre planète) ne peut pas continuer à croitre… sous peine d’explosion !

C’est cette vision là de la politique contre laquelle s’inscrit le MEI. L’existence d’un parti politique est une chance… Nos partis politique doivent re-devenir des lieux de réflexion, qui appartiennent aux adhérents (un adhérent du MEI n’appartient pas à un parti, mais en tant qu’adhérent de base façonne le MEI, c’est le MEI qui lui appartient). L’engagement politique n’est pas une option. La vie, c’est un peu comme être en bateau sur une mer agitée, on ne peut pas s’abstenir ou voter blanc : il faut agir… C’est la particularité du MEI : un parti qui se positionne non par rapport aux individus, non par rapport à une opposition droite/gauche qui conduit notre pays à la ruine, mais qui agit par rapport aux actions : pour le MEI, il faut choisir, non pas à droite, ou à gauche, mais ce qui est bon pour l’intérêt général, qui est celui des individus et du milieu dans lequel ils vivent… et pas de petits compromis et d’accords signés comme des chèques en blanc, mais des discussions et des accords qui dépendent de chaque projet, pour garder l’indépendance qui nous est chère.

Voici l’un leitmotiv du MEI, le projet utile, c’est la valorisation de ce qui nous est donné : apprenons à regarder ce qui existe autour de nous, ce qui est donné par la nature (comme à Notre Dame des Landes ces terres nourricières à préserver), mais aussi ce qui a été construit par ceux qui nous ont précédés (comme à Nantes Atlantique un aéroport bien situé et exploitable, relié à un trésor ferroviaire), qui existe… et qui, si nous l’entretenons et le gérons bien, suffit à nous faire vivre simplement chaque jour et aussi, et nous en avons le devoir, va simplement permettre à ceux qui partagent notre planète, et à ceux qui nous suivrons sur cette belle terre, de vivre eux aussi…

NDDL : le MEI appelle solennellement le gouvernement…

Le samedi 22 février 2014 à Nantes, le MEI s’est joint aux 50 000 manifestants pacifiques de tous âges venus (de toute la France,  accompagnés par les agriculteurs et leurs 520 tracteurs) pour dire son opposition au projet d’aéroport de NDDL.
La manifestation a malheureusement été aussi le lieu de scènes de violences inacceptables, que le MEI condamne. En revanche il faut néanmoins s’interroger sur les responsabilités des uns et des autres, et, à ce sujet, le MEI appelle à une grande prudence. Qui a décidé de modifier le tracé de la manifestation  pour  défiler devant les bureaux de Vinci ? Pourquoi les forces de l’ordre étaient-elles absentes  lorsque les casseurs entraient en action (bris de vitres ou ramassage de pavés) sous les caméras de télévision pour intervenir finalement trop tard et de façon si spectaculaire ?

L’aéroport actuel offre des possibilités d’aménagements à moindre coût tant financier  qu’écologique : de nombreuses études le prouvent, avec des arguments raisonnés qui ont été très faiblement diffusés par la presse et encore moins via les grands médias.

Le MEI appelle  solennellement le gouvernement à prendre en compte la solution alternative de la rénovation de l’aéroport actuel de Nantes Atlantique. Cette option représenterait une belle sortie de crise, bienvenue au regard de la situation économique de notre pays. Par son obstination le gouvernement porte une part de responsabilité dans les dérapages violents qui accompagnent l’évolution du dossier de Notre Dame des Landes.

Notre Dame des Landes : Tous à Nantes le 22 février 2014

Manifestation Ayrautport 22 Février 2014L’État et les pro-aéroport menacent de passer de nouveau en force. Ils prétendent débuter les chantiers dans les mois qui viennent.
Sur place, le mouvement est plus vivant encore qu’à l’automne 2012, les liens plus denses, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux. Au delà, plus de 200 comités locaux se sont créés, en solidarité avec la lutte et pour la faire essaimer par chez eux.
Et il n’est pas question qu’ils touchent au bocage et aux espèces protégées.
Relais par le MEI de l’appel

lancé par la coordination des opposants (50 associations, syndicats, mouvements politiques et collectifs) – le COPAIN 44 – Les Naturalistes en lutte – Des habitant-e-s de la ZAD

Notre Dame des Landes : dérogation ” espèces protégées “ Demande d’une véritable enquête publique

Demande d’une véritable Enquête Publique car les compensations environnementales sont impossibles. Rien ne peut compenser ces stérilisations territoriales incessantes.

 

Copie  de la déposition du MEI , à la préfecture de Nantes.

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