Notre mouvement est présent aux élections européennes du 25 Mai 2014

The National European flags in 2007Les Écologistes – Mouvement Écologiste Indépendant (MEI) sera présent sur les listes « Europe Écologie » lors des élections européennes de juin prochain suite à l’accord obtenu au niveau national avec EELV. Dans l’euro-région du Grand Ouest (Bretagne- Pays de Loire – Poitou Charente) le MEI sera représenté par Isabelle Kozlowski candidate en 8em position.

Dans une élection à un seul tour de scrutin la sensibilité et les thèses écologistes peuvent s’exprimer pleinement et sans arrière pensée de fusion avec d’autres listes ; cela convient tout à fait au principe d’indépendance du MEI.

Cet accord avec EELV répond aussi aux souhaits de nombreux électeurs de voir l’Écologie Politique réunie en une seule famille et il a aussi été facilité par le départ de EELV du gouvernement.

L’appellation de la liste n ‘est pas EELV” mais  ” Europe Écologie ” , et cette liste est un agrégat de partis politique , ou dit autrement : une juxtaposition de partis politiques , qui comprend le MEI , EELV , …

Avec respectivement près de 4% des voix pour le MEI et 16% pour EELV au précédent scrutin de 2009 il y a tout lieu de se montrer optimiste quant au résultat 2014 d’autant plus que seule l’Écologie est en mesure d’apporter une alternative aux problèmes créés par notre type de société de fuite en avant et de saccage du milieu de vie.

Le MEI de Vendée se réjouit également de l’augmentation du nombre de ses adhérents. Ses militants et adhérents sont engagés dans cette campagne , et seront actifs lors de la visite de Yannick Jadot , à la Roche sur Yon , début Mai.

Au-delà de l’affaire des enregistrements de M. Buisson, la France n’est pas un modèle de Démocratie

       Le MEI condamne les jeux d’influence et de manipulation des cercles de pouvoir, incompatibles avec la démocratie. Le Mouvement Ecologiste Indépendant condamne les moyens utilisés par certaines personnalités des cercles au pouvoir* pour arriver à leurs fins, n’hésitant pas à agir en dehors de tout cadre légal et à porter atteinte au fonctionnement régulier de nos institutions, voire à la vie privée de leurs proches ou de tout un chacun. Que de tels agissements puissent se produire, cela révèle  les carences de l’organisation de la vie politique de notre pays.

     La France, avec les absences de scrutin véritablement à la proportionnelle, de réelle possibilité de référendum d’initiative populaire, d’égalité d’accès aux grands médias, d’égalité de ressources financières pour l’activité politique, sans oublier les publications, avant les élections, de sondages tronqués et trompeurs, n’est pas un modèle de démocratie en Europe. Les citoyens doivent s’interroger sur des pratiques qui ne font que décrédibiliser davantage sa démocratie et souhaite que, en toute circonstance faisant apparaître des infractions à la loi, la justice puisse faire son oeuvre en toute indépendance.

*certes, tous ne sont pas corrompus

Non au TAFTA (Transatlantic Free Trade Area) antiécologique

Négociations sur le commerce transatlantique et le partenariat d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique

Le MEI est résolument opposé au Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique, il regrette que les gouvernements européens aient cédé à une demande ancienne de la Commission Européenne  ayant trait à une dérégulation du marché intérieur Européen qui sera calquée ou alignée sur celle des marchés américains.

Le MEI dénonce un accord de partenariat transatlantique qui prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique devront se plier aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises Européennes et Américaines. Le MEI ne peut, par ailleurs, admettre que cet accord autorise des Multinationales à attaquer en justice tout État qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme qu’elles ont édicté, avec des risques de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.

Le MEI est convaincu que ce partenariat suscitera de fait sur ‘’des marchandages de tapis’’ entre la commission Européenne et les USA. Par exemple, la Commission se montrera flexible dans un secteur en échange d’une promesse réciproque des USA dans un autre secteur et convaincra les 28 chefs d’État d’accepter au nom de l’intérêt des Européens, alors que ce sont les marchés Financiers et les Multinationales qui en seront les grands Bénéficiaires et imposeront leur dictat, avec pour corollaire une aggravation inconsidérée de la crise écologique.

Le MEI dénonce et s’oppose avec force  à cette directive de négociation du partenariat qui conduit inévitablement  à une suppression substantielle des droits de douane dès l’entrée en vigueur et une suppression graduelle de tous les tarifs douaniers les plus sensibles dans un court laps de temps. Ce qui provoquerait inévitablement une catastrophe agricole majeure dans les divers pays Européens, avec perte de revenus pour les agriculteurs et accélération de la disparition des petites exploitations, arrivée massive de soja et de blé américains avec OGM, industrialisation accrue de l’agriculture européenne au bilan énergétique et rejet des Gaz à effet de serre déjà des plus désastreux.

Le MEI considère que les discussions concernant la directive pour les négociations sur le commerce transatlantique et le partenariat d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique produisent déjà leurs effets en France, qui par une proposition de loi votée à l’unanimité (Y compris EELV) par le Sénat le 20 novembre 2013, sous prétexte de lutter contre la contrefaçon renforce un arsenal juridique qui protège, entre autre, les multinationales commercialisant des semences. Cette loi étend la chasse aux contrefaçons jusque dans les champs et les étables des paysans qui reproduisent leurs propres semences ou animaux, et conduit ainsi à la confiscation du vivant. Là où les paysans sélectionnaient des variétés adaptées aux différents terroirs, Il s’agit d’un acte désormais considéré comme criminel, au même titre que l’impression de fausses monnaies, la vente de médicaments illicites à partir de molécules copiées, ou la reproduction de sacs ou de montres de grandes marques. Ce sont maintenant les terroirs qu’il faut adapter à un très faible nombre de variétés  et employer maints intrants chimiques, sources de pollutions diverses avec l’impact sur la santé.

Le MEI ne peut, par ailleurs prendre au sérieux le fait d’invoquer des conventions internationales auxquelles le futur « partenaire » Américain refuse d’adhérer : conventions sociales de l’OIT, protocole de Kyoto, convention sur le respect de la diversité culturelle de l’UNESCO Etc. pour lequel « le modèle de vie Américain n’est pas à négocier… »

Pour conclure, le MEI refuse les poulets chlorés, le bœuf aux hormones, les fruits et légumes OGM servis par les Multinationales agroalimentaires et, en lieu et place, exige l’abrogation des lois destructrices de l’agriculture paysanne, ainsi qu’un réel investissement de soutien à l’agriculture Bio seule respectueuse de la fertilité durable des sols.

Rédaction D. Martin

Le “dénisme” ou le déni permanent de la crise écologique

Un cas d’école : l’Agence Internationale à l’Énergie
L’agence Internationale à l’Énergie (AIE) vient de publier son rapport annuel pour 2013.
Une représentation graphique très intéressante s’y trouve :
l’estimation de la production mondiale de pétrole pour les prochaines années en ne considérant que les champs actuellement en exploitation.
Une production qui fournit grosso-modo les 4/5ème de l’offre actuelle, le reste étant complété par du “non conventionnel”
Que nous dit ce graphe ? Que l’actuelle production aura diminué de moitié en 2020.
Jamais, l’industrie pétrolière -au niveau mondial- n’aura eu à faire face à un déclin d’une telle envergure et à un tel rythme…
production-decline-WEO2013
 
Mais l’AIE se veut rassurante !  Une telle diminution n’aura lieu que si “l’industrie arrête aujourd’hui d’investir dans la recherche et la mise en production de nouvelles ressources”
pour conclure que “le déclin ne mène pas toujours à la chute”… puisqu’il va être “un moteur majeur des investissements dans la production”.
Traduisons : la déclin naturel de la production va être en grande partie compensé par les futurs progrès de la science, de la technologie et de l’industrie.
L’Agence ne souligne-t-elle pas, par ailleurs, que la demande mondiale de pétrole va continuer à s’accroître passant de 87 à 101millons de barils par jour (mb/d) d’ici 2035 !
-Sous entendu qu’il n’y aura pas d’autre alternative possible que de satisfaire à cette demande !-
Le “dénisme” ou l’art du déni permanent pour évacuer des questions embarrassantes…
La réaction de l’AIE est très symptomatique. Elle n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des dénis à répétition pratiqués par les pouvoirs publics et autres autorités -nationales et internationales-
Bien que la vitesse actuelle de destruction de la biosphère hypothèque de plus en plus gravement le devenir de l’humanité, elle-même,
comment expliquer que nos décideurs -International, Etat ou secteur privé-, y compris même de nombreux intellectuels, feignent à ce point d’en ignorer son importance ?
Pensons nous raisonnablement que l’actualité relayée par les médias nationaux consacre suffisamment de temps à cette question au regard de la gravité de ses implications ?
Tout se passe comme si (presque) tout le monde “savait”, mais “refusait de croire”…
Comme si, pour nos décideurs, le simple fait “d’évacuer” cette question si perturbante, à leurs yeux, pouvait conduire à la faire disparaître et à les laisser tranquille.
Ce déni permanent, pourquoi persiste-t-il ?
Une vision du monde commune au libéralisme et au socialisme
 
Ce défi vital auquel nous sommes confrontés est ignoré parce que la vision du monde dominante -et que l’on pourrait qualifier de “progressiste”- l’estime tout simplement inconcevable.
Si cette menace était officiellement reconnue, elle remettrait fondamentalement en cause le paradigme dominant et des pans entiers du fonctionnement de notre société.
Quelque soit la période de l’histoire de l’humanité, toute société humaine s’est toujours fondée sur une vision du monde.
Une vision du monde, c’est ce qui constitue un ensemble cohérent de règles et de croyances régissant les comportements de chacun des membres, les liens qui les unissent et qu’ils entretiennent avec le restant biosphère… Une vision, fil conducteur, qui donne un sens à leur existence…
De telles croyances et préjugés ? Les penseurs modernistes prétendent s’en affranchir au nom d’un certain  “rationalisme” prétendument “scientifique”…
La vision du monde sur laquelle s’appuie notre société moderne atteste que tous nos bienfaits -bien-être et richesse matériels- sont les résultats des progrès scientifiques, techniques et industriels.
Tout ce que nous offre -gratuitement- la biosphère (un air sain, un climat stable, des sols fertiles et une eau pure, un monde vivant et diversifié…) est passé sous silence ou jugé secondaire ou sans valeur. Certains idéologues progressistes ne vont-ils pas jusqu’à affirmer que l’espèce humaine est parvenue à “s’arracher” de la nature, a “s’en affranchir” ?
Pour optimiser notre “niveau de vie”, il faut donc maximiser le développement économique, accroitre la croissance du PIB et contribuer à l’expansion de ce modèle partout dans le monde.
Le progressisme : un nouvel obscurantisme ?
Dénoncer -ne serait-ce même simplement évoquer- les retombées destructrices du “progrès  ” revient à blasphémer “l’évangile progressiste”.
On retrouverait ainsi d’un coté “les rationalistes” nécessairement “progressistes” et de l’autre, tous les “obscurantistes” parmi lesquels “les écologistes”.
Certes, certains “progressistes” en viennent parfois à stigmatiser quelques retombées du “progrès”, mais ce n’est pas pour remettre en cause ce même progrès !
C’est pour mieux dénoncer les dysfonctionnements d’un modèle de redistribution économique qu’ils jugent obsolète ; socialiste pour les uns, libéral pour les autres…
Mais, même s’ils s’en défendent et tiennent à tout prix à se différencier, libéraux et socialistes adhèrent au même schéma de pensée,
L’un des plus éminents chefs de file actuel de l’école de cette pensée progressiste, le très libéral Guy Sormann, ne revisite-t-il pas – à sa manière- le “sens de l’histoire”  ?
Une histoire ponctuée par l’avancée des progrès scientifiques et techniques… devant conduire à la “prospérité universelle” avec une société sans classe telle que l’imaginait Marx.
Certes, pour Sormann, seule la mondialisation -libérale- est à même de nous conduire à cette “prospérité”. Il s’agit même selon lui, d’une donnée scientifique
Après le socialisme scientifique cher à Marx, ne voit-on pas apparaître le “libéralisme scientifique” défendu par de nouveaux maîtres penseurs libéraux ?
Sortir des ténèbres, c’est en finir avec le “sens de l’histoire”
Libéralisme et socialisme sont les deux faces de cette même médaille “progressiste”,
Malgré d’ apparentes divergences, Sormann tout comme Marx défend une vision déterministe du “sens de l’histoire”…
Une histoire faite de “progrès” au sens large considérée s’inscrire dans le prolongement de l’évolution des espèces, elle-même synonyme de “progrès”…
N’est ce pas ce même “sens de l’histoire” qui sert, aujourd’hui, de fil conducteur aux dirigeants de ce monde et les conduisent à le plonger dans les ténèbres ?
Pour nous, une chose est sure ; il est le plus sur moyen d’aboutir à “la sixième extinction de masse”.
La sixième extinction ? Ce n’est pas nous qui le disons, c’est ce qu’affirment de véritables scientifiques et non des “illuminés”
En guise de “progrès” dans l’évolution, nous y voyons plutôt des signes alarmants de rupture ayant pour cause une dynamique de destruction à grande échelle
Et si nous remettions en cause “le sens de l’histoire” ?

Les beaufs neoconservateurs de l’UMP et du Centre enterrent le grenelle de l’environnement

Sarkozy l’avait juré urbi et orbi, la France devait être « la pionnière de l’écologie in the World ». Actuellement avec 2, I % de taxes environnementales la France est la dernière en Europe. C’est encore trop pour nos défenseurs des différents lobbies qui décident de la politique de la France. Pour ces Messieurs la cause est entendue, c’est à « nos entreprises » comme Arcelor-Mittal de défendre becs et ongles notre environnement et notre santé..Il est à noter que nos chaines de télévision ne sont guère loquaces sur le comportement écologiste exemplaire d’Arcelor,( il est vrai que depuis dix ans le retraitement modèle Arcelor était absolument ignoré par ses dirigeants. Ceux–ci ignoraient tout, mais absolument tout, des pratiques de leurs sous-traitants.)

Enfin « la représentation populaire » reprend la main, exit tout le travail en commun du Grenelle de l’environnement. Monsieur Borloo, Ministre d’Etat, est remis à sa juste place par les idéologues purs et durs du libéralisme modèle US .