Invitation à la presse pour les Journées d’Été des Écologistes

Le rendez vous annuel des Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant se tient cette année à DAX.

Les journées d’été des écologistes du MEI se dérouleront cette année à Dax du 23 au 26 aout au Dax Hôtel 1 Bd Carnot.

Au programme : débats, conférences, temps de réflexion et de formation des militants, détente et cordialité.

Du mercredi au samedi alterneront :

  • les ateliers réservés aux adhérents (Bilan des législatives, Quel avenir pour l’écologie indépendante ? Quels partenariats ? Retour d’expériences menées à Lons le Saunier…) ;
    • Mercredi 23 de 20 à 22 h 30 « L’identité écologiste et le rôle des écologistes dans la société française » sera coanimée par Michel Sourrouille, professeur de science économique et sociale, et Antoine Waechter, coauteur de « Le sens de l’écologie politique »
    • Jeudi 24 de 20 à 22 h 30 : Gilles Lacan présentera une conférence sur « Démographie et politique »
    • Vendredi de 20 à 22 h 30 : David Grosclaude, responsable de Région et peuple solidaire, animera un débat « sens et perspectives du régionaliste français»
  • les visites : de l’établissement thermal, du Pöle TERDAX, de la côte atlantique.

Le samedi matin, le Conseil National conclura ces journées d’été.

Vous êtes invités à la Conférence de presse, en présence d’ Antoine Waechter
et de responsables du mouvement

le mercredi 23  Août A 11 h au Dax Hotel

Contacts Presse :
Bernard Lauga     06 89 31 89 06 b.lauga@orange.fr
Jacques Mauhourat 06 28 48 45 72 jacques.mauhourat@m-e-i.fr
Antoine Waechter  06 32 22 90 78 antoine.waechter@m-e-i.fr

 

Droit à l’information pour les législatives

Billet d’humeur du webmaster

Candidat aux législatives de Gironde, 3ième circonscription (Bègles, Talence, Villenave, Bordeaux Sud) avec Corinne Legrand je propose aux médias d’informer leurs lecteurs. Il n’y a pas de petit candidat. L’impression des bulletins coûte plus de 2500 euros qui ne seront pas remboursés très certainement. Je propose aux rédactions des médias d’informer leurs lecteurs. Lors de l’édition précédente, il y a 5 ans, seuls les partis médiatisés ont eu droit à une publicité pour leurs candidats. Je vais publier tous les contacts, les acceptations, les refus et les non réponses. Voici le message adressé au journal Sud Ouest :

“Bonjour,
Je suis candidat aux législatives sur la circonscription Gironde 03 pour 4 mouvements écologistes unifiés (MEI, Cap21, Trèfle, MHAN). Je suis béglais, ancien président des Verts Bègles et ancien secrétaire régional des verts. Ma suppléante est Corinne Legrand, ingénieure écologue à Bordeaux. La situation est complexe pour cette élection et notamment concernant les écologistes et aussi avec En Marche. Il nous semble qu’un article expliquant les enjeux à vos lecteurs serait le bienvenu. Nous sommes à votre disposition pour ces informations. Ce message sera publié sur plusieurs médias et réseaux sociaux. A bientôt. Cordialement.”

L’influence de Nicolas Hulot dépend du vote écologiste aux législatives Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives.

En 45 ans d’existence, le Ministère de l’environnement a vu passer de nombreux titulaires condamnés à l’impuissance. Robert Poujade, le premier, a écrit « Le Ministère de l’impossible ». Corinne Lepage « On ne peut rien faire Madame la Ministre ». Dominique Voynet a fait le bilan de son impuissance dans un article du Monde. Songeons aussi à Delphine Batho et Michel Barnier.

Deux moments ont été positifs : lorsque Brice Lalonde fut chargé, en tant que ministre de l’environnement, de contrer la montée des écologistes entre 1989 et 1992, et lorsque, porté par un fort courant associatif et politique, Jean-Louis Borloo put mettre en œuvre le Grenelle de l’environnement.

Les faits sont là. L’influence d’un ministre de l’environnement est directement fonction du poids électoral des écologistes.

Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives.

Bon courage à Nicolas Hulot

Les Écologistes (Mouvement Écologiste Indépendant) saluent l’entrée de Nicolas Hulot au gouvernement, et souhaitent courage et réussite au nouveau ministre d’État, à la tête d’un vaste ministère de la « transition écologique ». Cette nomination d’une personnalité reconnue pour son engagement et ses compétences est de toute évidence un signal positif.

Toutefois, cet encouragement ne va pas sans quelques réserves.
Tout d’abord, il sera vraisemblablement difficile de concilier une action réellement écologique avec la volonté affichée par le Président de la République de « libérer la croissance ». Nombreux sont les écologistes qui voient en effet une incompatibilité entre la recherche de la croissance, le libre-échange, la dérégulation, d’une part, et d’autre part le respect des équilibres écologiques et sociaux ou la préservation des ressources. Nicolas Hulot lui-même répète régulièrement qu’il faut « changer de paradigme », et il faut espérer qu’il aura suffisamment d’influence pour que les arbitrages gouvernementaux ne passent pas l’urgence écologique par pertes et profits.

D’autre part, l’analyse de Nicolas Hulot pèche depuis des années par un aveuglement sur la question démographique. Bien au courant de l’ampleur des dégâts causés aux écosystèmes, N. Hulot l’attribue avant tout à la prédation effectuée par les économies développées. Cette dénonciation légitime ne devrait pourtant pas empêcher de voir que le nombre croissant des humains est un facteur incontournable de la catastrophe écologique, notre impact global étant évidemment la multiplication de l’impact individuel moyen par le nombre des individus.

Malgré ces réserves, les Écologistes – MEI saluent la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement, et appellent les électeurs à manifester leur exigence en votant aux prochaines élections législatives pour les candidats présentés par le Mouvement Écologiste Indépendant et par ses partenaires de la confédération pour l’Homme, l’animal et la planète.

Ecoloexit

Billet d’humeur du webmaster.

Il n’y aura pas de représentation de l’Ecologie lors des élections présidentielles de 2017.

Par contre, il y aura 3 candidats d’extrême droite, 3 d’extrême gauche, 2 farfelus, 2 vainqueurs de primaires lâchés par leurs soutiens, et un qui veut nous faire marcher.

Génial !!!

Jadot – Hamon : l’illusion tragique

En se retirant de l’élection présidentielle et en adoubant Benoit Hamon comme candidat socialo-écologiste, Yannick Jadot est la victime consentante d’une tragique illusion.

Illusion de croire qu’un individu seul est susceptible de déterminer la politique de son pays. Pour savoir ce que le futur président fera, il faut se demander qui est derrière lui. Or, Benoit Hamon est le candidat du Parti socialiste, au sein duquel il est minoritaire. Les engagements obtenus n’engagent que le candidat, pas l’élu, qui devra tenir compte de sa majorité parlementaire, et pas le parti, qui pourtant fournira l’essentiel des membres du Gouvernement.

Illusion de croire que les résistances s’effaceront et qu’il est possible de se passer d’un parti écologiste offensif et visible, capable de créer un rapport de force moral à défaut d’être électoral. En contribuant à l’effacement, pour la première fois depuis 43 ans, de toute représentation écologiste à l’élection présidentielle, Jadot abandonne le seul moyen qu’il avait de se faire respecter.

Tragique, en ce que cet abandon achève le renoncement à un écologisme identifiable, idéologiquement indépendant du socialisme et du libéralisme. Jadot engage ce courant politique vers une dissolution dans une Gauche « progressiste », triste fin après plus d’un demi-siècle d’Histoire.

Mais, Jadot n’avait peut-être pas le moyen de faire autrement pour essayer de sauver son parti et quelques postes de parlementaires.

Je relève le témoin tombé à terre. Mais, pour aller au bout de la démarche, il est nécessaire d’avoir 500 parrains. J’en appelle aux élus qui ont ce pouvoir de permettre à l’écologie politique de poursuivre son chemin. Est-il concevable qu’un pays comme la France n’ait pas de représentation écologiste ?

La candidature écologiste à l’élection présidentielle de 2017

L’ostracisme des médias sur la candidature écologiste  m’ a empêché  d’obtenir les parrainages nécessaires. A ce stade, il me parait nécessaire de répondre à quelques questions que peuvent légitimement se poser les électeurs potentiels.

Et Yannick Jadot ?
Dès le mois de décembre, j’ai écris à Yannick pour lui proposer une procédure pour désigner un candidat unique et pour vérifier la compatibilité de nos projets respectifs. Je n’ai toujours pas de réponse, si ce n’est une conversation amicale sans contenu précis. Il n’est, bien entendu, pas raisonnable d’avoir deux candidats écologistes en 2017. Le silence d’EELV sur le sujet tient à l’indécision de ces derniers. Aujourd’hui, la direction penche pour un accord présidentielle/législatives avec le PS, comme en 2012 : Jadot ne sera probablement pas candidat.

Et Mélenchon ? Et Hamon ?
Mélenchon et Hamon passent pour avoir une ouverture à l’écologie. L’intention est peut-être sincère, mais l’examen détaillé de leurs projets montre que leurs visions ne s’inscrivent pas dans une perspective écologiste cohérente. Les gens de Gauche s’intéressent aux questions “sérieuses” comme l’énergie ou la chimie qui pollue, mais oublient les questions “sensibles” comme la nature, les paysages, le cadre de vie quotidien, le pouvoir des gens sur leur santé…
La question énergétique est, de ce point de vue, illustrative. Hamon se donne pour objectif 50% d’énergies renouvelables et Mélenchon 100% en 2050. A quel prix ? Dégradation de nos forêts, aménagement de nos cours d’eau, destruction de nos paysages naturels, banalisation de nos paysages ruraux, mépris du cadre de vie des habitants concernés par la proximité des aérogénérateurs… Aucun des deux n’ose dire que pour atteindre cet objectif sans impact sur l’environnement, il faut réduire de manière drastique notre consommation d’énergie, y compris d’électricité (contrairement à ce qui est écrit dans la loi de transition énergétique).
La politique ne sera pas celle du Président, mais celle du groupe sur lequel il s’appuiera pour gouverner. Le PC qui soutient Mélenchon est pronucléaire. Le PS qui soutient Hamon ne s’est pas illustré au cours des dernières années par une volonté de remise en cause des logiques qui régissent notre manière d’occuper le territoire : peut-on croire qu’il renoncera à Notre Dame des Landes ou au contournement autoroutier de Strasbourg ?

A quoi sert une candidature créditée, au départ, de 1 à 2,5 % ?
L’élection présidentielle est le dernier lieu du débat national, depuis la régionalisation de l’élection européenne. L’absence de candidature écologiste, après plus de 40 ans de présence ininterrompue depuis Dumont, signerait la disparition (provisoire) de l’écologisme en tant qu’identité politique et mènerait à son terme l’opération de confusion engagée par Voynet en 1995.
Le candidat écologiste est le porte-voix d’une partie de l’opinion sensible à la diversité et à la beauté du territoire qu’elle habite, aux logiques de paix bâties sur la justice, le droit et le respect des autres peuples, à la prise en compte de la sensibilité des animaux, au refus d’une vision strictement utilitariste, matérialiste et anthropocentrique du monde. Les voix qui se porteront sur sa candidature influenceront nécessairement les choix du quinquennat à venir.

La transition énergétique en 12 déclarations

1. La crise climatique, la fin des ressources fossiles facilement accessibles, les dangers et les limites du nucléaire imposent de changer de stratégie énergétique.

La nécessité d’une transition énergétique n’est plus à démontrer : l’épuisement prévisible des gisements de pétrole et de gaz et le danger du nucléaire et du réchauffement climatique exigent de modifier notre relation à l’énergie. Cette transition pose néanmoins une série de questions, notamment celle de l’importance à accorder aux renouvelables et des modalités de leur développement.

2. Le réchauffement climatique et le nucléaire sont deux menaces qui ne peuvent s’échanger : il faut sortir de l’un et de l’autre.

Nous affirmons que les périls liés aux centrales nucléaires et à la dérive du climat sont différents, mais de même importance. Ce qui signifie qu’il n’est pas raisonnable de faire le choix du nucléaire au nom de la lutte contre l’effet de serre et pas davantage de sortir du nucléaire en augmentant le recours au pétrole et au charbon. Le budget énergétique de demain est à bâtir sans l’atome et avec moins d’énergies fossiles.

3. Le cœur de la transition énergétique réside dans la diminution de la consommation d’énergie.

C’est pourquoi, le cœur de notre projet énergétique consiste à réduire substantiellement notre consommation d’énergie et nos émissions de gaz à effet de serre (objectif de réduction : 4 fois).

A l’échelle de la planète, aucune solution durable n’est envisageable sans une stabilisation du nombre de consommateurs.

4. La réduction de la consommation d’énergie implique quatre types de démarche : isolation, innovation, investissements structurels, implication personnelle.

Le chauffage est la première source de consommation d’énergie. Le grand chantier est celui de l’isolation thermique du parc immobilier, notamment celui créé pendant les décennies d’énergie à bas prix (1950 – 2000), soit la moitié des constructions.

L’innovation technologique concerne les méthodes de fabrication industrielle, les matériaux de construction et d’isolation, les techniques de chauffage, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique de tous les outils que nous utilisons (voiture, robots domestiques, ordinateurs…).

  • Les choix de planification et les investissements structurels concernent principalement les transports :
    en orientant le développement dans les localités pourvues d’une gare,
  • en desservant les zones d’activités par le ferroviaire, autant pour les voyageurs que pour le fret,
  • en redéployant le ferroviaire par la réouverture de lignes fermées, voire par la création de nouvelles lignes (TER et tram), en recourant, quand c’est possible, à la voie d’eau (cabotage le long des côtes notamment),
  • en disqualifiant l’aérien pour les dessertes nationales, voire européennes,
  • en mettant un terme au développement des centres commerciaux périphériques,
  • en évaluant le coût de la fermeture des services publics (tribunal d’instance, sous-préfecture, poste, hôpital, école) à l’aune de ses coûts climatiques et environnementaux.

L’implication personnelle des ménages et des usagers, sans la mobilisation desquels les innovations technologiques et les investissements structurels ne serviraient à rien : préférer la petite voiture économe en carburant à la grosse cylindrée, préférer le train à sa voiture, préférer les produits à faible contenu carboné, faire le choix d’une alimentation modérément carnée, à base de produits locaux et de saison. Le rôle de la puissance publique est, ici, de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour orienter les comportements individuels (règlement, taxes, campagnes de sensibilisation…).

5. Le développement d’une alternative énergétique doit reposer sur un cocktail adapté aux caractéristiques de chaque territoire : biomasse, hydroélectricité, solaire, vent, géothermie profonde …

Nous refusons une approche réduite à l’obsession énergétique. Le développement ne peut être soutenable que s’il prend en compte la totalité des enjeux : humains, biodiversitaires, alimentaires, paysagers.

L’outil doit être soumis à une analyse rationnelle de ses impacts multiformes sur la société et sur l’environnement. Ces impacts dépendent en partie des objectifs de ceux qui les mettent en œuvre. Les centrales nucléaires, les grandes centrales solaires et les éoliennes industrielles sont des investissements capitalistiques avec des objectifs capitalistiques. Ces projets sont portés par de grands groupes industriels qui échappent au contrôle des citoyens et des communes. La recherche du meilleur rendement financier conduit à les dimensionner sans considération de leurs effets sanitaires, paysagers, biologiques et sociétaux.

6. Le recours industriel à l’énergie du vent doit être raisonné, modéré, localisé où il a le moins d’impact. Nous refusons l’idéologie de l’éolien, stimulée par les industriels et les financiers de ce secteur : la multiplication de ces monstres de béton et d’acier désacralise ce qui reste d’espaces naturels et pollue le cadre de vie des riverains.

Les aérogénérateurs ne doivent pas être implantés dans les milieux naturels et dans les montagnes. Ils n’ont pas nécessairement leur place dans le budget énergétique des régions où la ventilation est faible. La hauteur des mâts ne doit pas excéder 50 mètres et aucune éolienne ne doit être visible d’un village.

7. Les sources à faible densité énergétique (renouvelables) ne peuvent remplacer les sources à forte densité (gaz, charbon, pétrole, nucléaire) s’il s’agit de satisfaire le niveau de consommation actuelle.

8. La substitution de l’électricité aux énergies fossiles dans le transport individuel (voitures) et le chauffage conduit à une absurdité en raison du faible rendement final (transformation des énergies primaires en électricité et acheminement de la production au consommateur).

Seule, la cogénération permet de réduire les pertes dans la production d’électricité à partir d’une centrale thermique (charbon, gaz, nucléaire). Les usages spécifiques de l’électricité représentent un peu plus de 15 % de l’énergie consommée en France.

9. Au-delà d’un certain seuil, la mobilisation des énergies renouvelables dégrade la forêt, artificialise les fleuves et les rivières, casse les paysages naturels et bâtis, consomme de la terre agricole nécessaire à la production alimentaire.

Quelle que soit le voie choisie, une consommation croissante d’énergie conduit à dégrader notre planète et à accumuler les dangers pour les Terriens.

10. La lutte contre la dérive du climat n’implique pas l’abandon immédiat du recours au gaz et au charbon, mais le retour à un niveau d’émission de gaz à effet de serre compatible avec l’équilibre des cycles géochimiques.

La capacité d’absorption du carbone par les océans et la végétation est estimée à 2,5 Gigatonnes par an. Les émissions, en 2010, sont estimées à 7,2 Gigatonnes par an. La différence, soit 4,7 Gigatonnes par an, s’accumule dans l’atmosphère et renforce l’effet de serre.

En 1990, la diminution nécessaire des émissions françaises a été évaluée à quatre fois pour tenir compte du développement des pays tiers.

11. L’objectif d’une stratégie de transition énergétique est l’autonomisation des consommateurs, au moins des consommateurs domestiques et des petites communautés.

Vendre la production des énergies renouvelables dans le réseau électrique centralisé se traduit par la nécessité de multiplier le réseau des lignes électriques aériennes, par des pertes évaluées à 15 %, et par une perversion des motivations des producteurs.

12. La dimension économique de la transition énergétique reste à inventer : comment financer la mise aux normes du parc immobilier français, reconstruire des lignes ferroviaires, subventionner le développement des énergies renouvelables ?

Prêt à taux zéro, arbitrage dans l’affectation des crédits publics, taxer la consommation d’énergie au-delà d’un certain niveau de consommation par personne… voilà quelques pistes. Est-ce suffisant ? L’intéressement des prêteurs (banques) aux bénéfices énergétiques de l’isolation thermique ne paraît guère réalisable lorsque l’investisseur est un particulier.

Certains pensent qu’il est impossible de financer la transition dans des délais compatibles avec la nécessité de la lutte contre le réchauffement du climat. D’autres estiment qu’il ne sera pas possible de réaliser le remplacement de la première génération d’éoliennes et de capteurs photovoltaïques en raison du coût croissant de l’extraction des métaux et de l’énergie. Quelle part de notre richesse devons-nous consacrer à la transition ? Un mauvais choix peut, au final, rendre impossible l’aboutissement de la transition.

Une démarche pertinente consiste à privilégier les investissements les plus immédiatement efficaces : l’isolation des bâtiments et les meilleurs rendements énergétiques (solaire thermique, biomasse). Les besoins en crédits publics de la transition énergétique exigent, plus globalement, une meilleure utilisation de l’argent public pour dégager les ressources budgétaires nécessaires.

Consommation d’énergie primaire en France :

TWh %
Source Perte Efficace Source
Pétrole 868 29,0
Gaz 490 16,4
Charbon 143 4,8
Uranium 1239 986 253 41,4
Solaire thermique 0,7
Hydraulique 61 2,0
Eolien 10 0,3
Solaire photo 0,6
Géothermie 2 0,1
Bois énergie 136 4,5
Biomasse liquide 30 1,0
Biogaz 4 0,1
Déchet 13 0,3
TOTAL 2 996 1 092 1 904

Consommation par domaine :

TWh %
Production matière 61 3,20
Chauffage 932 48,95
Mobilité 621 32,62
Electricité spécifique 290 15,23
TOTAL 1 904 100,00

La couverture des besoins en électricité de la population française, soit 27,71 millions de ménages et 478 TWh peut être couvert par :

  • 43 réacteurs nucléaires de 1450 MW
  • 34 000 éoliennes de 2 MW
  • 1 700 000 000 m² de panneaux photovoltaïque
  • 272 000 000 de tonnes de bois énergie (soit la production totale de 85 millions d’hectare de forêt feuillue de plaine, soit 5 fois la forêt française)
  • 27 200 000 000 m3 de gaz

La paix, objectif de la politique étrangère

La non-violence et le refus de la guerre comme réponse aux différents internationaux appartient aux gènes culturels des Ecologistes. Le Président de la République, quelle que soit la configuration institutionnelle de sa mission, est le chef des armées et de la diplomatie. Pourtant, la question de l’attitude de la France dans le concert des nations n’est presque jamais évoquée dans le débat présidentiel. Elle nous paraît pourtant essentielle.

Nous pouvons avoir le sentiment d’être à l’abri de conflits meurtriers comme ceux qui ont ravagé l’Europe, et notre pays, au XXe siècle. Les attentats qui ont frappé Paris montrent que la guerre a changé de nature et que nous sommes impliqués. De plus, l’annexion de la Crimée par la Russie et ses conséquences en Ukraine d’un côté, le déploiement de missiles américains en Ukraine et en Turquie, mais aussi en Corée du Sud, font ressurgir les tensions entre l’Ouest (USA, Europe) et l’Est (Russie Chine).

Le rayonnement de la France

Les accents de 1789 ont longtemps porté l’image de la France, patrie des droits de l’Homme et de l’étendard républicain « égalité, liberté, fraternité ». Malheureusement, notre pays n’a pas toujours honoré cet idéal, loin s’en faut. Elle occupe cependant une place particulière d’indépendance naturelle vis-à-vis des blocs anglo-saxons (EU, GB) et ex-communistes (Russie, Chine).

Notre diplomatie rétablira pleinement cette indépendance et notre capacité à âtre un pont entre l’Est et l’Ouest en sortant de l’OTAN et en développant une diplomatie plus active, autant à l’adresse des Etats-Unis et du Canada que de la Russie. L’apaisement des tensions américano-russes, qui impliquent territorialement l’Europe et non l’Amérique, sera recherché par une coopération entre nations du continent européen relative à l’environnement, aux ressources et à la résolution des crises (Syrie, Irak, Agfganistan…).

Par ailleurs, la France recherchera activement un accord au sein de l’Union pour la mise en place d’une défense européenne par intégration des forces nationales sous un commandement unique en cas de nécessité.

Abandonner les réflexes d’empire

La France est dans son rôle lorsqu’elle refuse de participer à la guerre en Irak en 2003 ou qu’elle tente de convaincre les autres nations d’adhérer à la lutte contre la dérive climatique. Elle n’avait, par contre, aucune légitimité à intervenir en Libye ou à vouloir participer à une croisade contre Bachar al Assad en Syrie. Les ingérences dans un face à face entre un peuple et ses dirigeants s’avèrent toujours contreproductives. La doctrine en la matière sera de n’intervenir qu’en cas de demande d’une autorité légale confrontée à une agression extérieure (par exemple le Mali) avec l’autorisation des Nations Unies.

Désamorcer les risques de guerre

La violence internationale est le produit de la crise globale : surpopulation entrainant un décalage entre les besoins et les ressources disponibles (eau, alimentation, espace économique, situation aggravée par l’évolution du climat), raréfaction des matières premières, sentiment d’injustice devant la prédation du capitalisme international ou le traitement différentié de certaines situations (conflit israélo-palestinien)… Tous les paramètres laissent augurer d’une augmentation de la violence dans l’avenir si des mesures adaptées ne sont pas prises. La France plaidera, dans le cadre de ses relations bilatérales, de l’Union Européenne et des Nations Unies, en faveur de :

  • la création d’une autorité mondiale de la répartition équitable des ressources rares,
  • la prise en charge des conflits nés de la répartition de l’eau par la cours de justice internationale,
  • d’un objectif d’indépendance alimentaire de toutes les nations, soit 75% de couverture des besoins par la production agricole du pays,
  • la stabilisation démographique par le développement humain : scolarisation, émancipation de la femme, système d’assurance vieillesse.

Cette mission sera confiée, au sein du Gouvernement, à un Ministère de la Paix.