Cette France que l’on défigure, un cadre de vie méprisé

La France s’enlaidit et se dilue dans la mondialisation

Notre pays s’enlaidit en banalisant ses paysages urbains et ruraux : irrespect des centres anciens, élucubrations architecturales, multiplication des aérogénérateurs dans l’espace naturel et agricole, surexploitation de la forêt au détriment des vieux peuplements, débordement des vastes étendus céréalières sans arbre au détriment des prés et des bocages… Le visage de la France exprime l’identité de ceux qui y vivent, leur histoire, leur culture, leur vision du « paradis » : tout cela se dilue dans la mondialisation des formes, sous l’effet de l’individualisme, de l’industrialisation de l’agriculture et de la forêt, de la spéculation financière, d’illusions économiques, de l’idéologie moderniste.

Un paysage harmonieux est à l’image d’une symphonie : il exige une partition commune à tous les acteurs qui l’habitent et un chef d’orchestre : or, ce dernier (les maires et l’Etat) est faible et parfois méprisant pour l’identité du territoire qu’il est censé gérer pour le bien de ses habitants.

Si l’harmonie du paysage vécu est un élément fondamental du bien-être des personnes, il est aussi une donnée économique essentielle puisqu’il est le support de la principale industrie du pays, le tourisme, dont le chiffre d’affaire est de 159 milliards d’euros (7,4% du PIB en 2015) et le nombre d’emplois direct de près d’un million (986 400 en 2015).

Une exigence de beauté et de respect du patrimoine

Nous installerons l’exigence de beauté dans tous les actes d’aménagement :

  • une loi d’orientation sur le paysage et le patrimoine protégera les centres historiques de toutes les villes et de tous les villages, créera dans toutes les communes une commission d’esthétique chargée de donner un avis sur tous les permis de construire un nouvel édifice, confortera le pouvoir des architectes des bâtiments de France, et précisera les modalités de prise en compte du paysage dans toutes les procédures de planification,
  • une promotion de l’architecture de pays (teintes, volumétrie, matériaux) et une protection des toitures traditionnelles comme élément du patrimoine fondamental des régions (le paysage bâti français est d’abord un paysage de toitures),
  • une révision générale des schémas éoliens pour interdire les implantations en zone naturelle (montagne, forêts) et dans tous les espaces singuliers (parcs nationaux, parcs régionaux, réserves naturelles, sites Natura 2000) ; la distance à respecter vis-à-vis des habitations est portée à 5 fois la hauteur de l’aérogénérateur,
  • le renforcement de la législation sur la publicité, tous supports.

Réformer l’architecture française. Créer un corps de l’environnement

L’enseignement de l’architecture sera réformé par l’introduction substantielle du paysage dans le cursus de formation et l’apprentissage des conditions d’insertion des constructions au site.

Le code la propriété intellectuelle appliqué à l’architecture sera précisé pour permettre au propriétaire de corriger « l’œuvre » si celle-ci fait injure au site.

Restaurer l’esprit des Eaux et Forêts

Un service public de la forêt sera créé, avec comme acteur principal, mais non unique, l’Office National de la Forêt, dont les missions de conservation seront priorisées sur les missions de caractère financier. Un quart de la superficie des forêts publiques devra présenter des peuplements de plus de 120 ans, par allotissement ou, de préférence, en proportion d’arbres âgés dans le peuplement.

Les schémas de cohérence écologique détermineront pour chaque territoire, à diverses échelles, des espaces de naturalité comme noyau de biodiversité. L’Etat, associé aux collectivités, investira dans l’effacement des obstacles à la perméabilité biologique des territoires.

L’Etat garantira la pérennité de la population d’Ours dans les Pyrénées, de Lynx et de Loup dans tous les massifs montagneux. Il recherchera les conditions d’une relation apaisée avec les éleveurs.

La régulation par le public

Les citoyens constituent un élément de régulation essentielle face à la faiblesse des maires, à la pression de la spéculation immobilière, aux jeux des lobbies financiers, à la complaisance des pouvoirs publics.

Les ordonnances de février 2014 seront abrogées. L’intérêt à agir sera élargi pour permettre aux habitants d’une commune de défendre leur cadre de vie. Par contre, les
marchands de contentieux seront poursuivis.

Les documents d’urbanisme entreront dans le champ des initiatives référendaires.

Protection du littoral et de la montagne

La protection du littoral et de la montagne sera garantie. Les moyens accordés au Conservatoire du littoral et aux Conservatoires d’espace naturel seront maintenus.

La procédure d’unité touristique nouvelle, qu’Emmanuel Macron a voulu supprimer et qui a été allégée par le décret de septembre 2015, sera révisée pour garantir la protection de la montagne.

Un contrat entre les paysans et la société

Les candidats à l’élection présidentielle ne parlent guère de l’agriculture, comme si ce sujet n’intéressait qu’une toute petite fraction de leurs électeurs. Cette question intéresse la société toute entière pour laquelle elle est un enjeu majeur.

Assumer toutes les missions

La mission des paysans est de produire notre alimentation et de jardiner la moitié de notre territoire national, en sus de contribuer à la fonction stratégique d’indépendance alimentaire et à la balance commerciale du pays.

Pour que l’agriculteur et l’éleveur s’approprient pleinement cette fonction, dont l’une au moins est de service public, pour qu’ils ne considèrent pas les demandes de la société comme des contraintes, le lycée agricole intégrera dans son enseignement tous les aspects de cette multifonctionnalité. L’avenir de l’agriculture française est dans la conjugaison des deux sens du mot « culture » (agricole et culturel).

Produire des ressources alimentaires… de qualité.

La production alimentaire est le fondement de l’activité agricole. Cette évidence ne va plus de soi, certaines exploitations misant sur les productions à finalité énergétique. La terre doit être protégée, y compris du détournement de fonction.

La qualité est notre objectif : l’alimentation « bio » se développera au bénéfice de tous avec une aide publique pour faciliter la transition. Toutes les cantines publiques proposeront un menu « bio » confectionné à partir de productions locales. Les circuits courts seront encouragés (à la ferme, au marché, dans les grandes surfaces) et l’origine régionale des produits obligatoirement mentionnée.

Rémunérer pour un territoire de qualité

L’agriculture contemporaine a une grande responsabilité dans l’effondrement de la biodiversité, dans la pollution des eaux souterraines, dans la banalisation des paysages. L’agriculteur est un élément déterminant (et indispensable) de l’écosystème rural.

L’essentiel des subventions européennes sera affecté à la rémunération de la gestion du territoire. Le montant de cette rémunération sera conditionné à la qualité des paysages entretenus, à la diversité spécifique des prairies, à l’influence sur la qualité des eaux. Les contrats territoriaux d’exploitation (devenu mesures agri environnementales) seront rétablis et généralisés : chaque exploitant s’engagera sur un objectif par îlot d’exploitation et sera rémunéré à hauteur des ambitions affichées et réalisées.

Nous appliquerons, par ailleurs, les objectifs définis lors du Grenelle de l’Environnement en matière de pesticides.

La régulation des marchés au niveau européen

L’économie agricole ne peut relever de l’économie libérale de marché. Confronté à la concurrence de pays entièrement soumis au diktat de l’efficacité financière, les exploitations sont condamnées à disparaître ou à s’adapter en adoptant les mêmes pratiques (gigantisme des élevages et des îlots d’exploitation, course au rendement…). L’identité des terroirs est ainsi effacée au bénéfice de vastes monocultures gérées à l’aide de monstres mécaniques.

Nous négocierons avec les partenaires européens le retour à une politique de régulation, mixant le retrait de productions excédentaires et l’application de quotas de production. Dans ce cadre, les prix seront garantis pour un volume donné de production. Au-delà de ce plafond, les suppléments de volume seront soumis à la loi de l’offre et de la demande comme aujourd’hui.

L’indépendance alimentaire : une stratégie de paix

Le pays s’assurera de son indépendance alimentaire, c’est-à-dire de sa capacité à nourrir l’ensemble de la population présente sur son territoire à partir des productions françaises. Le climat et les sols nous offrent de pouvoir atteindre cet objectif sans difficulté, sous réserve de ne pas créer des dépendances dictées par le marché : viande sud-américaine, soja nord-américain pour l’élevage, importation de productions maraîchères liée à la disparition des terres de maraîchages…).

Cette indépendance est une garantie de notre sécurité, notamment dans la perspective d’une crise alimentaire planétaire.

Une agriculture indépendante du point de vue énergétique

En cas de pénurie prolongée de carburant, l’activité agricole entrerait dans une crise majeure. Sa consommation d’énergie non renouvelable n’a cessé d’augmenter au cours de trente dernières années. La réduction de sa dépendance au pétrole (réduction des besoins de puissance énergétique pour le labour et le séchage, développement de la méthanisation à la ferme, récupération de la chaleur des étables, développement de la lutte intégrée contre les ravageurs…) doit anticiper l’accroissement des coûts de l’énergie.

Le drame des paysans français

pierre-rabhi

La situation des agriculteurs nous concerne tous, parce que de leur sort dépendent nos paysages, la diversité vivante des territoires, la qualité de notre alimentation et l’indépendance alimentaire du pays. Face à la concurrence mondiale, l’agriculture française est condamnée à disparaître ou à s’industrialiser sur le mode américain. Je refuse cette alternative.

Nous devons retrouver une politique agricole commune conforme à ses origines, c’est-à-dire capable de protéger les productions françaises et de réguler le marché pour garantir les prix au producteur. La France doit convaincre ses partenaires européens de cette nécessaire évolution. Les contrats territoriaux d’exploitation, prévus par la loi d’orientation agricole de 1999 pour rémunérer le service public de gestion du territoire, doivent être rétablis et généralisée. L’agriculture ne peut pas être soumise à la loi du marché.

Manifeste contre le projet de décollage face à l’Est – Aéroport d’ORLY

OrlyNDDL

Une nouvelle Notre Dame des Landes

Lors de sa réunion, la Commission Consultative d’Environnement Aérodrome Paris-Orly a entérinée juin 2016 la   transformation de la trajectoire de décollage d’Orly face à l’Est, projet présenté par les élus du Val d’Yerres et l’association AVEVI

Ce projet sacrifie ni plus ni moins la forêt de Sénart à l’encontre des règles établies par le décret de 1994 stipulant son classement en «forêt de protection» ce qui exclue toute pollution provenant de moteurs, interdit toute emprise d’entreprise publique ou privée

La DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) et un certain nombre d’élus ont l’intention de développer le trafic aérien d’Orly au profit de nouvelle Compagnie Aérienne étrangère. (sanf doute des cie de la région du golfe

Bien que l’arrêté du 6 octobre 1994 –signé par l’ensemble des élus stipule un plafonnement du trafic aérien à 200 000 mouvements (pour 250 000 créneaux), le 14 mai 2016 un article du Parisien annonçait le passage à 250 000 mouvements, augmentation confirmée dans le même journal quelques mois plus tard par l’annonce de 237 000 mouvements:

Parallèlement à ce projet, la plateforme de Melun Villaroche a été ouverte à la circulation arienne civile par l’arrêté de Madame Royale de 2015.

L’impact sur le plan écologique touchera non seulement la zone entière de la forêt de Sénart et  amènerait à survoler 300 000 personnes.

-De ce fait nous appelons à un refus total de ce changement de trajectoire ainsi l’ouverture de Melun Villaroche à l’aviation civile.

Nous sollicitons l’aide des élus afin d’entraver ce projet

-Enfin non seulement les articles et décrets ont été bafoués, mais la Direction de la DGAC affirme qu’«elle ne veut qu’entériner un non respect de la trajectoire initiale» reconnaissant de ce fait qu’elle est incapable de faire respecter l’ordre et les règles dans son propre rang !

J’espère que nous serons nombreux à nous lever contre ce projet qui frise une fois de plus la démence et l’incompétence !

Vendredi 2 Septembre à 20H30 réunion publique

Château du Grand Veneur à Soisy/Seine

Nous vous y attendons nombreux

Siège de l’Association : 21 Rue du Général Leclerc -91470 FORGES les BAINS

Correspondance : 38 Grande Rue –Hameau de Roussigny- 91470 LIMOURS

Email Qualité de Vie  : colette.lecuyer@wanadoo.fr Tel : 01 64 91 13 24

Le M E I de ” Pays de la Loire ” dit stop à la mascarade …

Dans un premier temps , le Mouvement Écologiste Indépendant dit stop à l’expulsion des « Historiques » de Notre Dame des Landes , ces femmes et ces hommes qui ont façonné la Terre …

Le M E I dit stop à toute cette hypocrisie: mythe du « progrès » , de l’ emploi , etc … il suffit de lire ce que disent de grands responsables économiques des Pays de la Loire .

Jean – Paul Dubreuil , patron Vendéen d’ Air Caraibes: « je pense qu’on est parti sur une mauvaise analyse … les compagnies majeures ont constitué des Hubs , c’est à dire des plate- formes de correspondance à Paris / Bruxelles / Frankfort …c’est une erreur de quitter l’actuelle plate-forme qui est un atout …»

Philippe de Villiers: « aujourd’hui plus de 10 % de nos visiteurs sont des européens qui arrivent par avion à Nantes/Atlantique … en moins d’une heure ils sont au Puy du Fou … si on transfère cet aéroport à N D D L , il faudra plus de deux heures pour y accéder .»

Jean Varlet , géographe et professeur: « l’économique s’ aborde aussi sous l’angle Airbus Industrie ,

une activité située aux portes de l’aéroport actuel et qui fournit environ 2000 emplois …»

Mr Hollande , vous êtes indigne de la Cop 21; quant à vous Madame Ségolène Royal , soyez courageuse , une ministre , ça peut aussi démissionner . Nous y ajoutons les élus EELV des Pays / Loire .

Dominique Potier président MEI 44 , Annie Le Gal La Salle conseillère municipale , la Chapelle sur Erdre , Alain Bouyer président MEI 85 .

Maintenant que tout le monde sait, qu’est-ce qu’on va faire ?

CashInvestigationPesticides

Billet d’humeur du webmaster.

Comme beaucoup de nos concitoyens j’ai regardé la énième émission sur le sujet. Cash Investigation, c’est le courage d’Elise Lucet et de son équipe face aux puissants qui dictent leur loi, nous empoisonnent et nous font ensuite payer pour nous soigner dans nos pays riches à protection sociale et laissent les handicaps et les maladies se propager ailleurs.
http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-2-fevrier-2016_1286821.html
Les réactions indignées des petites gens sont nombreuses et particulièrement vives.
La Gironde figure parmi les trois départements les plus exposés.
Le Journal Sud Ouest se fait l’écho de l’indignation.
http://www.sudouest.fr/2016/02/03/dangerosite-des-pesticides-cash-investigation-fait-reagir-2262882-4696.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20160204-[zone_info]
Mais jusqu’à quand et jusqu’où ?
On voit bien dans le reportage que la démocratie est attaquée lorsque les citoyens s’organisent et votent pour qu’on arrête de les empoisonner.
Les citoyens sont encore très frileux dans l’utilisation du pouvoir démocratique et il est à noter que les écologistes, en tant que tels, ne font pas de gros scores aux dernières élections.
Pourtant, nos propositions et nos programmes ne font que relayer le désir de la population d’avoir une vie plus saine pour que la survie des générations futures soit mieux garantie.
Le danger nous touche et nous ne faisons pas grand chose finalement.
On voit bien la faillite de l’action publique et des professionnels de la politique qui cèdent au nom du soi-disant retour de emploi et de la prospérité par la croissance.
Oui “Maintenant que tout le monde sait, qu’est-ce qu’on va faire ?”.
Si c’est une simple incantation, rien ne se passera et tout continuera et en pire.
Si on a le courage de faire changer les choses, de reprendre le pouvoir que l’on nous a peu à peu volé en nous considérant comme de simples consommateurs, alors on peut peut-être y arriver.
Ce même Journal Sud Ouest ne répond pas lorsqu’on lui fait passer nos communiqués de presse, ne nous accorde quasiment aucune interview et nous ignore lorsque nous sommes en campagne électorale.
Des spécialistes appellent cela l’injonction paradoxale … c’est le pesticide du cerveau.

Opposition à un parc régional de l’estuaire ( MEI . Loire-Atlantique )

estuaire-loireLe Mouvement Ecologiste Indépendant 44 se positionne sur une ligne médiane , c’est à dire qu’il dit son opposition à un parc régional de l’estuaire , mais souhaite une réserve naturelle nationale limitée – 2000hectares , Donges-Est – une partie du Carnet , et le banc de Bilho –

Explications: pour le MEI 44 il y a embrouille car l’étude du « Parti Socialiste» , via Eric Thouzeau ne dit rien sur la réservation d’un périmètre prévoyant la construction d’un nouveau pont – nouveau franchissement – autour du pont St Brévin/ St Nazaire … pour le parc régional , en quoi serait porteur un mélange des genres , parc de brière/ parc de l’estuaire?

Evidemment , nous voyons déjà se profiler la chose suivante: des associations environnementales + certains écologistes , laisseraient la vasière de Méan aux industriels du Grand/ Port , en contrepartie d’un parc régional , puis ensuite à l’intérieur de ce parc la création d’une réserve nationale , ainsi , la boucle serait bouclée.

L’argent qui serait apporté aux communes , apporterait aussi des «tracasseries» de toutes sortes et

ne resterait qu’un miroir aux alouettes …

Nous avons Natura 2000 , la directive oiseaux , les znieff, etc , tous de très bons outils au service de la nature , la rive sud de la loire en est déjà largement pourvue .

Dominique Potier – Président du MEI  44 .

 

Non à l ‘urbanisation du plateau de Saclay

plateau-saclayConcernant le plateau de Saclay, parler de  «Silicon Valley à la française» relève de l’intox pure et simple pour vendre l’idée du projet.

Si la mutualisation d’équipements lourds de recherche est souhaitable, et le rassemblement d’Etablissements d’Enseignement Supérieur peut sembler séduisant (rassemblement, pas accolage …). Mais là on dépasse les limites, par exemple : Agro Paris Tech Grignon a-t-elle plus besoin du diffuseur neutronique Soleil que de ses champs expérimentaux laissés à 30 km ? Ne semble t’il pas absurde aussi de déplacer l’université Paris Sud d’Orsay de 3 km en l’éloignant de sa station RER pour la rapprocher d’un métro hypothétique dans 15 ans ?

A moins que l’attraction du foncier libéré dans des sites très prisés, parisiens et périphériques, ne soit visée que pour espérer de juteuses opérations Financières…

 Il est temps de  démystifier cette idéologie de la «visibilité mondiale», de la «dynamisation de la recherche», «développement», «croissance»… dont les slogans ronflants n’ont d’autre objet que de  frapper les esprits et leur part d’irrationalité. Cette opération dite d’Intérêt National, sur une région reconnue pour sa grande qualité agricole, ne crée d’emplois que dans le BTP. Elle ne fait que déplacer les autres, à volume constant pour l’Ile de France, avec leurs contingences de transport, de logement, ou de précarité.

Soyons réalistes, les chercheurs et les entreprises savent  communiquer à l’ère du numérique, et ne manquent pas de se rencontrer, périodiquement, et lors des grands événements thématiques. Leur synergie est plus fonction de la souplesse des gouvernances que de la proximité géographique.

L’urbanisation massive guette cet atypique poumon vert si proche de la métropole. Le Schéma de Développement Territorial de l’Etablissement Public Paris Saclay ne projette t’il pas pratiquement le doublement en 30 ans de la population de la région de l’OIN ?

Que dire également de la problématique transport, alors la ligne verte du métro apparaît comme un luxe au détriment de toute la Région IdF : 4,8 milliards d’euros, pas encore budgétés, pour seulement 5.000 voyageurs par heure de pointe, 20.000 par jour. Avec cette somme, le STIF trouverait de quoi résoudre tous ses problèmes (lignes à moderniser, tunnels à agrandir, matériel à remplacer). Bien que masquée, l’urbanisation massive guette cet atypique poumon vert si proche de la métropole.

Alors qu’il faut désormais raisonner en terme de MENAGEMENT du territoire et non d’aménagement du territoire, si on considère le bilan financier, énergétique et les rejets de gaz à effet de serre d’un tel projet qui sont incompatibles avec les objectifs du plan climat, le MEI ne peut qu’être défavorable à ce dossier.

 Communiqué adopté à 95%

 Daniel Martin , et Colette Lecuyer ( MEI Essonne )