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Le MEI Ouest demande la livraison des ” Mistral “

Le MEI devrait se réjouir de la décision prise par le Président de la République  de suspendre la livraison des frégates à Moscou qui sont construites sur le chantier de St. Nazaire, car cela signifie des dépenses énergétiques et de la pollution en moins. Mais, au-delà de la problématique écologique, cela nous attriste profondément de voir que notre pays, sa crédibilité et sa souveraineté sont remise en cause par la lâcheté et la servilité  d’un homme devant le Diktat des USA…

Au-delà des problématiques écologiques et économiques, il s’agit d’abord de la défense de l’Etat, notre état souverain, de nos valeurs, de nos modes de vie… Un contrat signé engage de manière absolue, et d’abord ceux signés avec un autre état. Le non respect d’une parole, d’une signature, de sa signature fait de la France un état sans foi, ni loi. Nous n’avons plus de parole, nous perdons toute crédibilité nous ne sommes plus rien, sinon qu’un pays suscitant honte et mépris.

Les USA avec OBAMA ont une réelle volonté de domination mondiale, et se permettent une ingérence insupportable, surtout quand il s’agit de leur ennemi héréditaire russe. Il est du devoir de notre chef d’état de ne plus se comporter comme un homme de paille au service des USA, mais d’agir en dirigeant responsable capable de rendre compte de ses décisions à ceux qui l’ont élu: voulons-nous rester leader dans la vente d’armes par exemple, ce qui nous pousse à des incohérences remarquables (vendre à certains des armes aujourd’hui quand on s’interdisait de le faire il y quelques années pour des raisons éthiques…), ou préférons nous être champions dans les domaines de l’environnement et exporter du savoir-faire en énergie renouvelable? C’est tout les jours que notre gouvernement fait des choix qui engagent la nation entière, il doit le faire en écoutant le pays, et non les grandes puissances dominatrices qui l’entourent et le conseillent pour mieux l’étouffer.

Pour le Mouvement Ecologiste Indépendant des Pays de Loire

Non à l’engagement de la France et de l’Europe dans l’engrenage militaire en Ukraine

nucleaire-paixLa négociation doit prévaloir.

Dans tout conflit et la situation ukrainienne n’y fait pas exception, l’utilisation de civils comme otages sont des actes inacceptables. Pour empêcher ce type de situation en Ukraine, on ne saurait toutefois admettre une quelconque initiative guerrière susceptible de provoquer l’irréparable. Même dans le cas extrême d’un recours à une résolution de l’ONU pour une intervention armée, sous couvert «d’ingérence humanitaire», cela constituerait un aveu d’impuissance politique et diplomatique des puissances occidentales, aux conséquences désastreuses.

Engager la France aux côtés de l’armée Ukrainienne conduirait inévitablement à une guerre avec la Russie, nul ne peut douter qu’elle serait terriblement meurtrière. Elle aurait pour conséquence de prendre le caractère tragique d’une agression de l’occident contre la Russie et les pays qui sont sous sa zone d’influence, notamment parmi des peuples du tiers-monde. Il ne faut pas qu’au nom du droit international s’exerce une volonté des grandes puissances de dominer économiquement et stratégiquement une région riche en matières premières en sous sol. Il ne faut pas non plus qu’à la faveur de ce climat se développent des campagnes de haine contre les peuples slaves. N’a-t-on pas déjà assez de réfugiés dans la misère et la douleur?

Les événements d’Ukraine ne doivent pas, par ailleurs, servir à justifier un accroissement du potentiel militaire de la France, ni l’augmentation du budget militaire aux dépens des besoins de santé, recherche et éducation. Ils ne doivent pas être le prétexte à un appauvrissement des plus modestes, à une augmentation des impôts.

Croire que les problèmes et solutions ne seraient que sur une ligne d’affrontement droite – gauche, Est – Ouest alors qu’écologiquement parlant, tout ce qui se trouve sur cette grille de lecture ne peut apporter de réponse aux questions posées par le Club de Rome depuis 1972, ces façons d’analyser sont obsolètes.

L’Ukraine aujourd’hui se trouve dans une situation qui ne peut être un écosystème viable pour les populations résidentes. C’est en développant à partir de ce point de vue que des solutions pourront émerger. Ne pas intégrer les problématiques écologistes, notamment géo – énergétiques et géo -démographiques nous emportera dans le néant des fausses solutions.

L’Ukraine se trouve dans une situation ÉCOLOGIQUE CATASTROPHIQUE

Quinze réacteurs nucléaires fonctionnent encore en Ukraine. Près de la moitié (46,6 %) de l’électricité produite dans le pays provient de ces réacteurs. C’est l’électricité la plus «atomique» du monde, après celle de la France (nucléaire à 77,1 %) et juste avant celle de la Suède, dont 42,6 % de l’électricité est nucléaire. A Tchernobyl en 2011 à la veille du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, l’Ukraine a annoncé un vaste programme de mise en valeur des terres contaminées par la radioactivité et on envisage sérieusement de cultiver les terres contaminées :un crime écologique plutôt qu’une riche idée.

L’un des rapports, présenté à l’occasion du forum de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) dédié à la sécurité environnementale, fait état d’une situation écologique particulièrement critique en Ukraine. Selon ce rapport, environ 2,5 millions de tonnes d’armes, munitions et déchets militaires légués par l’époque soviétique sont sommairement stockés, notamment dans quatre sites d’enfouissement de résidus radioactifs. ???

Les experts ont répertorié  20.000 tonnes de pesticides périmés, dont 11.000 tonnes d’hexachlorobenzene (HCB) et 2.000 tonnes de DDT. La plupart des 6.000 sites de stockage ukrainien sont jugés par les experts inadaptés et mal surveillés.

Selon les données des écologues, actuellement la région de Donetsk a déjà stocké 4 milliards de tonnes des déchets industriels qui occupent presque 2% du territoire de la région.

Que dire également de la situation de la gestion de l’eau, dont la qualité est d’ailleurs globalement problématique, environ 39% des eaux usées sont polluées par les industries lourdes et environ un quart n’est pas traité du tout. Ou du stockage et de l’élimination des déchets domestiques qui est désastreuse.

L’Ukraine a déjà stocké près du 5 milliards de m3 de déchets ménagers qui se sont trouvés dans 750 décharges dont la plupart sont remplies à 60 / 90%, d’autres décharges sont surchargées et devraient être fermées. La charge annuelle des déchets ménagers en Ukraine est proportionnellement de 3 à 3,5 fois plus importante que pour les pays de l’Europe de l’Ouest.

Plutôt que de vouloir faire entrer l’Ukraine dans une UE, passablement désunie et en crise permanente, pour en faire une base de l’OTAN, ainsi que de vouloir en découdre avec la Russie, si nous voulons éviter que le boomerang nous revienne en pleine figure, avec une catastrophe humaine et écologique majeure,  la France et les Occidentaux doivent plutôt rechercher, en liaison avec Moscou, des solutions pour aider les Ukrainiens à sortir de la situation humaine et écologique dramatique dans laquelle elle se trouve.

Le problème, c’est que la France et l’UE se sont volontairement pris dans le piège Américain.

Les gouvernants américains qui veulent imposer et maintenir leur domination sur le monde, ont trois concurrents économiques qui leur posent problème, la Chine, l’Europe et la Russie. Ils sont donc tentés de  se servir de l’Ukraine pour que Européens et Russes qui sont les maillons faibles par rapport à la Chine s’affrontent,  Ils seraient alors  dans un rapport de force plus favorable pour discuter et conclure des accords avec «l’empire du milieu »…

Nous devons instaurer de nouvelles coopérations pacifiques. La création d’un état fédéral ukrainien ne suffit pas à régler la question : il faut inventer un nouvel espace, de caractère russo-européen, hors influence de l’OTAN, incluant l’Ukraine et la Biélorussie, pour servir de liaison entre l’Europe occidentale et la Russie. Les accords de coopération seraient tripartites : un accord avec l’Europe ne serait pas exclusif d’un accord avec Moscou. Sans cela, pas de solution aux drames du sous-développement, aux inégalités économiques, à la misère, au chômage.

Réforme territoriale : de mauvaises motivations ne peuvent aboutir qu’à un mauvais projet

regions

LA réduction du nombre de régions ne génèrera aucune économie substantielle : elle pourrait même, dans un premier temps, susciter des dépenses d’adaptation et de reconfiguration. La réduction du nombre de régions ne modifie pas le millefeuille institutionnel : bien au contraire, avec la création des métropoles, l’empilage a gagné une couche supplémentaire. En s’agrandissant, les régions ne gagnent rien en efficacité et en pouvoir : de ce point de vue, la comparaison avec les pays voisins est fallacieuse : les cantons suisses et les länder allemand sont, pour certains, de taille modeste.

La réforme de nos institutions est utile, à défaut d’être indispensable. Elle doit répondre à des motivations sérieuses : accroître l’efficacité de la gouvernance de nos territoires dans le cadre de l’achèvement de la décentralisation, rendre plus cohérentes entre elles les politiques et les interventions des différentes collectivités, approfondir la démocratie, notamment en stimulant une plus grande implication des citoyens. Ces objectifs étant posés, il faut inventer l’architecture institutionnelle qui leur correspond.

Les départements, qui n’ont pas su évoluer depuis la fin de la tutelle préfectorale (1983), ne sont manifestement plus en état de répondre à ces objectifs. Ce constat ne date pas d’aujourd’hui. Mais, de Raffarin à Sarkozy, les ambitions de réforme se sont heurtées à une majorité départementaliste au sein de l’UMP comme du PS. La suppression des Conseils généraux (devenus Conseils départementaux) suppose de répartir leurs compétences, soit en direction de communautés de communes agrandies, soit en direction des Régions. La possibilité pour les élus régionaux de se répartir en commissions départementales au sein de l’institution régionale pour assurer les tâches de gestion (RSA, services sociaux…) répond aux exigences de proximité dans ces domaines.

La principale qualité de l’assemblée régionale est sa capacité de prospective et de planification. Elle ne peut conserver cette capacité que si elle est dégagée de la tentation du clientélisme qu’alimente la défense des petits territoires qui se confondent avec les circonscriptions électorales (commune, canton). En d’autres termes, le scrutin proportionnel par listes départementales lui convient bien.

Rappelons enfin que les länder, les cantons et pratiquement toutes les régions des pays voisins ont le statut d’état fédéré. La décentralisation sera achevée lorsque les régions françaises auront été dotées de pouvoirs réglementaires, c’est-à-dire qu’elles seront devenues les chefs d’orchestre des politiques territoriales. Dans le cadre d’une intelligente subsidiarité, cela va de soi.

Quelle dimension pour ces Régions ? Une institution ne trouve sa légitimité que lorsqu’elle est reconnue par le peuple. Aujourd’hui déjà, l’assemblée régionale est peu visible du public. Elle disparaîtra des radars collectifs si son périmètre ne correspond pas à un territoire ayant une identité dans la conscience des gens. L’accession à une dimension politique (liée à l’attribution d’un pouvoir réglementaire) peut, le cas échéant, compenser l’accroissement de taille, jusqu’à un certain point. Mais, il peut probable que la méthode à la hache, regroupement par région existante, et sur la base d’une décision technocratique parisienne, puisse aboutir à un résultat acceptable et accepté. Les regroupements doivent être désirés, et proposés par la base, par exemple par chacun des conseils généraux.

Prenons l’exemple de l’Alsace. L’hypothèse minimale est d’acceptée le regroupement avec le Territoire de Belfort élargi au pays de Montbéliard, qui est demandeur. Il est envisageable de constituer un ensemble bénéficiant du même droit local, par un élargissement à la Moselle, ou de prendre la montagne comme colonne vertébrale du nouvel ensemble en ajoutant le département des Vosges. Ces hypothèses laissent la Lorraine se regrouper avec Champagne Ardennes comme elle semble le souhaiter. Les différentes options doivent être ouvertes et débattues. Aucune ne doit être imposée de Paris.
Le diable étant dans les détails, ne négligeons pas ces derniers. Dans une grande région Alsace Lorraine, l’élu de Verdun met de 3h30 à 4 heures de train pour venir à Strasbourg (de gare à gare). L’élu mulhousien mettrait 2h26 à 2h56 pour se rendre à Metz ou à Nancy, si le siège du nouvel ensemble se trouvait dans ces villes. Inutile de consacrer 6 à 8 heures de déplacement pour une réunion de commission d’une durée de 2 heures. La vidéo conférence peut remplacer la réunion physique, les réunions peuvent être regroupées en session de plusieurs jours. Mais, il est à parier que l’absentéisme se développerait.

Une institution moins visible des citoyens, une présence moins assidue des élus, la possibilité pour l’Etat de réaliser des ponctions plus importantes sur le budget régional à la hauteur des économies annoncées (sans étude sérieuse), le risque est grand d’un affaiblissement du fait régional, notamment si les assemblées départementales sont maintenues. Tout affaiblissement du niveau local renforcerait l’État central qui, dans le même temps, réduit ses moyens d’exercer ses missions régaliennes.

Nous sommes favorable à une réforme territoriale, à condition qu’elle soit intelligente, concertée et surtout qu’elle réponde à un objectif de meilleure gouvernance et de plus grande démocratie.

Le stupide projet du gouvernement pour faire des économies

Prétendre faire des économies par la suppression des départements et la division par deux du nombre des régions est stupide.

Les demandes de financement pour l’action sociale, la formation initiale ou continue, les transports, l’environnement ou le développement économique, subsisteront. De même l’obligation d’une représentation dans les nombreux conseils d’administration où siègent les élus. Au bilan, il n’est pas certain que l’opération se traduise par une économie. Par contre, elle pourrait s’accompagner d’une perte d’efficacité, la proximité étant un gage d’optimisation de la dépense comme l’a démontré la gestion des collèges, des lycées et des TER.

Par contre, améliorer la gouvernance des territoires, éviter les doublons et les querelles de compétence, renforcer la démocratie, voilà des objectifs qui justifient la redéfinition de l’architecture institutionnelle du pays. Oui à la disparition des conseils généraux qui n’ont pas réussi à s’émanciper de la dépendance administrative : mais après avoir désigner les collectivités qui reprendront leurs compétences, notamment sociales et techniques : la Région et les communautés de communes portées à la dimension des Pays ? Non à la fusion autoritaire des régions, qui doivent coller à l’identité séculaire d’un territoire et gagner en pouvoirs.

Il est peut-être temps de passer à la VIe république, plus démocratique, et décentralisée à l’image de la quasi-totalité des membres de l’Union.

La fonction présidentielle paie l’erreur de la réforme de 2000

Nicolas SARKOZY en a été la victime, François HOLLANDE l’est aujourd’hui, victimes d’un système institutionnel qui fait du président un premier ministre.

Rendu responsable de tout ce qui ne va pas, la présidence est la cible de tous les mécontentements. Le remplacement du premier ministre en titre ne changera rien à la courbe descendante des sondages.

Soucieux de se succéder à lui-même au bout d’un mandat de cinq ans trop court, le Président cale ses décisions sur l’opinion, entrant dans une valse hésitation qui tue l’autorité, pourtant nécessaire au chef de l’exécutif.

Elue dans la foulée de l’élection présidentielle et en soutien du Président, l’assemblée nationale n’est plus qu’un appendice de l’Élysée : l’exécutif et le législatif sont concentrés dans les mêmes mains : il en résulte un effacement du Parlement derrière la présidence, des éruptions de mauvaise humeur de parlementaires frustrés, rendant chaotique le cheminement législatif, une présidence, nue devant le peuple, menacée par un « printemps » français.

Bref : la fonction présidentielle est affaiblie et avec elle c’est l’État qui s’affaiblit. En temps de crise, cette situation est détestable. Plus personne n’est en situation de tenir la barre tout en assurant l’unité nationale.

La réforme du quinquennat fut une erreur. Redonnons à la fonction présidentielle le caractère fédérateur qu’elle a dans toutes les démocraties européennes. Redonnons au premier ministre les prérogatives du gouvernement. Séparons les élections législatives de l’élection présidentielle pour redonner une visibilité au Parlement.

La crise politique actuelle se résoudra par une réforme constitutionnelle. Par gros vent, la gouvernance est essentielle : ce n’est pas un luxe de lui donner plus d’efficacité et de stabilité.