Montée des eaux : vulnérabilité des régions côtières

montee-des-eauxIl serait naïf de penser que notre région sera épargnée par le dérèglement climatique au motif que si réchauffement il y a, ce ne pourrait qu’améliorer le temps !

Notre région est particulièrement vulnérable. Une centrale nucléaire à Gravelines, des sites Seveso constituent des risques technologiques importants. De plus, le triangle Calais – St Omer – Nieuport est situé sur un ancien polder, plus bas que la mer.

Le GIEC nous annonce des tempêtes, des précipitations diluviennes, une élévation du niveau de la mer d’ici la fin du siècle. Or, l’évacuation des eaux de mer de notre réseau de wateringues n’est possible qu’en marée basse et tributaire du pompage en marée haute. Dès lors la submersion semble inéluctable.

Or, que fait on ? Re construire à grands frais les digues et regarder ailleurs ? Pourtant plus de 500 000 habitants sont concernés par cette situation. Ce polder a été conquis sur la mer depuis plus de 1000 ans, à l’époque où l’on ne parlait pas de dérèglement climatique.

Il serait illusoire de penser qu’une technologie puissante pourrait nous aider à tout solutionner, à maintenir un niveau de consommation surréaliste source de ce dérèglement climatique.

Nous devons diminuer la pression que nos activités font peser sur la terre, diminuer nos émissions de GES (gaz à effet de serre), reconsidérer la nature, la respecter et non plus agir contre elle. Nous devons dès maintenant envisager la situation des populations concernées.

Si les écologistes ont été les premiers à lancer les alertes, si la prise de conscience progresse dans la population nous sommes encore très loin d’avoir pris la dimension de la catastrophe qui nous attend et qui se rapproche.

Les états doivent absolument, radicalement, prendre des mesures rapides et efficaces.

Le rendez vous de la COP 21 à Paris constitue un nouvel espoir. Restons positifs !

Pour qu’un réel changement se mette en marche il nous faudra une mobilisation citoyenne, seule la volonté des populations permettra de faire pression sur l’ensemble des gouvernements.

Francine Herbaut Dauptain Conseillère régionale Nord Pas de Calais

L’autoroute n’irrigue pas l’économie locale ( MEI de Vendée)

Dans le cadre de la préparation des élections départementales, le MEI Vendée réuni à Fontenay-le-Comte le 24 janvier 2015 rappelle avec force et détermination que la seule alternative crédible à la construction de l’autoroute A831 et au problème posé par la circulation de milliers de camions, est la création d’une voie de contournement de la commune de Marans. Nous rappelons aussi qu’une autoroute n’irrigue pas l’économie locale d’une région mais au contraire l’assèche en facilitant la délocalisation des emplois.

Au cours de cette réunion ont été également abordés les points suivants: – la gestion et la sauvegarde du marais poitevin, – la nécessaire relance d’une économie de proximité, – et plus généralement le lien entre l’homme et la nature et sa responsabilité dans la protection de son environnement.

Elle a été par ailleurs l ‘occasion de structurer la section Vendéenne  , et de parfaire la procédure des investitures pour les élections de Mars.

Rencontre Les Ecologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant – Ministère de l’Ecologie

Communiqué de presse

La France a un rôle déterminant à jouer dans la lutte contre la dérive climatique en donnant l’exemple et en suscitant l’adhésion des autres pays. La Conférence sur le climat en décembre 2015 est une étape cruciale en raison de l’urgence de la situation.

Les Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant, 2 e force politique écologiste du pays, devrait trouver toute sa place dans cette conférence.et sa préparation.

Les impacts de la transition énergétique sur les paysages, la démocratie dans les décisions d’urbanisme, la régulation du trafic poids lourds, l’avenir des parcs naturels régionaux sont les thèmes que les Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant ont portés au Ministère de l’Écologie du Développement Durable et de l’Énergie.

Le M.E.I. demande que le Développement Durable ne se focalise pas de manière obsessionnelle sur l’énergie. Il souhaite que la préservation du paysage soit réintroduite dans les politiques publiques. La beauté de la France conditionne la qualité de vie des Français et constitue le support de la principale industrie du pays : le tourisme.

Les citoyens ont vu se réduire leur possibilité de contester les décisions d’urbanisme. D’autre part, les mesures adoptées au début de l’année 2014 n’ont en rien relancé le secteur de la construction. Le MEI réitère sa demande d’approfondir le rôle des habitants dans les choix d’affectation du sol, dans la définition des grands projets et dans l’attribution des permis de construire.

La taxe poids lourds avait, à son origine pour seule ambition de rétablir un équilibre avec la Suisse et l’Allemagne afin d’éviter le basculement du trafic nord européen sur la France. Elle a changé de nature dés lors qu’elle a été conçue comme un moyen de financer les infrastructures de transport. Certains grands axes français sont surchargés des camions des pays de l’Est en transit entre le Nord et le Sud du continent au détriment de la sécurité routière et de l’environnement des riverains.

Le MEI demande que soit instaurée, sur les axes concernés, une taxe poids lourds capable de réduire ce transit.

Les Parcs Naturels Régionaux, ont été une forme de cogestion de territoires remarquables pour assurer un développement qui préserve la biodiversité, les paysages et le patrimoine. 40 ans après leur naissance, leur fonction s’est affaiblie au point souvent de perdre leur spécificité face à d’autres collectivités.

Le MEI demande que le concept de PNR à la française soit renouvelé en adoptant les même règles d’adhésion des communes que celles appliquées aux communautés de commune et que soit redonnée une place aux associations. Leur pouvoir réglementaire dans le domaine de l’environnement pourrait être renforcé.