Le vrai problème de la voiture élecrique

Sous les pressions conjuguées du réchauffement climatique et de l’inéluctable déplétion pétrolière, la voiture à moteur thermique est aujourd’hui sur la sellette

Ici et là, on avance publiquement un terme à sa commercialisation et parfois même à son utilisation. De nombreux pays semblent désormais décidés à faciliter le basculement vers la propulsion électrique présentée comme une évidence. Taxation croissante des carburants, mise en place de réseaux de bornes de recharge, véhicules électriques en auto-partage,  évocation de mesures coercitives… Tout va en ce sens, au moins pour les déplacements urbains et périurbains.

En conséquence, après avoir végété plusieurs décennies et plus d’un siècle après son invention la voiture électrique prend son envol. Elle n’est plus désormais réservée aux seules flottes à usage restreint et déjà deux millions d’entre-elles circuleraient dans le monde.

Rien n’est simple. A peine le ciel se dégage-t-il au-dessus de ce que certains qualifient peut-être un peu vite « d’auto propre » que fusent les critiques et les interrogations.

Interrogations des utilisateurs potentiels d’abord, qui voient bien que la technologie n’offre pas aujourd’hui une totale substituabilité. L’autonomie réelle des voitures électriques reste largement inférieure à celles des véhicules thermiques et des rumeurs d’écarts très importants entre les annonces flatteuses et la réalité n’arrangent rien. Mais surtout, les temps de recharges restent absolument prohibitifs. Alors qu’un plein pour 7 ou 800 km demande trois minutes avec une voiture à essence il faut plusieurs heures pour atteindre de quoi faire 150 ou 200 km en électrique. Cela exclut une bonne partie des usages malgré quelques possibilités de recharges partielles plus rapides.

Beaucoup d’écologistes aussi sont très circonspects, accusant la voiture électrique de ramener la pollution du pot d’échappement vers la centrale électrique. L’ensemble du cycle automobile pose également problème. La voiture électrique n’est guère plus propre à produire et à recycler et la fabrication des batteries et, là aussi leur recyclage, sont loin d’être irréprochables. Les coûts écologiques de l’extraction de certains éléments rares doivent être pris en compte et la raréfaction prévisible de ces matériaux constitue un handicap supplémentaire.

Pour faire bonne mesure, ajoutons qu’évidemment la hausse attendue de la demande en électricité liée la généralisation de ce mode de propulsion fait surgir chez les écologistes le spectre honni d’une relance du programme nucléaire, même si certains tablent sur des énergies renouvelables toutes puissantes pour demain.

Hélas, la vraie barrière est plus profonde et bien rarement mise en avant. Imaginons ainsi que, par quelque miracle, nous inventions une batterie capable de faire rouler une voiture un million de kilomètres, voler un avion ou chauffer une maison des années durant… Pour faire au mieux imaginons que cette batterie ait la taille d’un dé à coudre, que sa fabrication comme sa charge initiale ne coûtent ni ne polluent quasiment rien et même qu’elle soit 100 % recyclable. La science triomphante aurait-elle alors répondu à toutes les critiques et sauvé la planète ? 

Bien au contraire ! Ce fabuleux pouvoir de l’énergie sans contrainte serait celui qui nous conduirait à détruire la Terre, car il n’y aurait plus alors de limite à notre emprise. Nous nous permettrions tout, fabriquerions tout, croulerions sous les objets. Nous nous installerions partout et artificialiserions l’ensemble des espaces, couvrant la moitié du monde de béton et l’autre moitié de macadam, ne laissant rien au monde animal ou végétal et offrant à une seule espèce la mainmise sur l’ensemble de la planète, en flagrante contradiction avec toute l’histoire de la vie.

Il s’agit là de l’un des arguments les plus importants en défaveur d’une fuite en avant technologique. Ce ne sont pas les imperfections et les insuffisances de la technologie qui la condamnent, ce sont au contraire ses potentialités.

Il va de soi que cette critique ne s’adresse pas à la seule voiture électrique, ni même à la seule question de la production d’énergie, elle pose en fait le problème du pouvoir excessif. Même masquée par toutes les bonnes intentions du monde, l’amélioration de notre efficacité se traduit par l’augmentation de notre pouvoir sur la biosphère et ce pouvoir est en lui-même source incontournable de déséquilibre. Ainsi, tous nos efforts d’optimisation sont-ils peut-être vains par nature.

Curieusement, ce sont sans doute les défauts des énergies actuelles : coûts, difficultés d’accès, raréfaction et même pollution engendrée qui protègent la Terre en fixant une limite à nos capacités. L’autre limite pourrait être notre sagesse, c’est à dire l’engagement vers un partage du monde avec le reste du vivant.

Didier Barthès Membre du Conseil national

 

 

Bio AB, la preuve est faite. Alors, ça suffit !

Grâce aux lanceurs d’alertes*, le glyphosate du produit principal Roudup de Monsanto fait l’objet de forte médiatisation en ce moment. Sa toxicité ne peut plus être masquée, refoulée, niée.

Des milliers d’agriculteurs bio ont fait la preuve depuis 50 ans et plus que produire sans pesticides, pesticides d’autrefois (DDT : interdits…),  antérieurs mais plus récents et interdits  (atrazine…),  présents (glyphosate…) ou futurs (????…) : Les extraits végétaux biodégradables et surtout les associations végétales permettent de produire toute la nourriture nécessaire à l’humanité. Alors !  Que les agriculteurs qui ne pratiquent pas encore les méthodes dites de l’Agriculture Biologique,  biodynamiques ou de l’agroécologie s’y mettent ! L’équilibre financier de leur entreprise est assuré. Si celui des firmes de la pétrochimie l’est moins, ne pouvons-nous pas nous en réjouir ?

Les agriculteurs non bio  n’ont aucune excuse sauf celle de ne pas avoir été formés par l’Etat et son enseignement agricole aux méthodes naturelles de productions agricoles. Et pourtant celles-ci rendent aux agriculteurs leur vocation pleine et entière de vrais agronomes . Ainsi  peuvent-ils produire la nourriture saine tout en protégeant la biodiversité et la qualité véritable de l’eau potable et des eaux de rivières.

Non,  ça suffit  !  La société civile doit incriminer les responsables et les faire dorénavant condamner si à partir de ce jour, il ne prennent pas leur responsabilité et réglementant la production et l’enseignement agricole.

*Gilles Séralini, Christian Vélot,  Marie Monique Robin, professeur Belpomme, Professeur Henri Joyeux…

Contribution de notre Mouvement aux Assises des transports

Septembre 2017 

Pour les écologistes indépendants la conception politique contemporaine du progrès, notamment technologique, n’est trop souvent qu’un leurre, une fuite en avant qui finit par aller à l’encontre des buts annoncés. Dans les villes, par exemple, compte tenu de la prolifération de l’automobile, il arrive que l’on se déplace plus rapidement à pied. Pour nous, tout « progrès » devrait être évalué à priori en fonction des conséquences environnementales et sociales induites. Nous pressentons que seule l’utilisation intelligente des technologies, un autre modèle de société plus respectueux de l’homme et de la nature, pourront nous éviter la 6e extinction.

Les écologistes ont la particularité de proposer un projet global. Ainsi, concevoir les transports compatibles avec une réduction des Gaz à Effet de Serre (GES), diminuer le recours à la voiture individuelle thermique,  améliorerait également  la qualité de l’air et réduirait d’autant les risques pour la santé.

La première question à se poser concernant les mobilités est : Tant de transports sont ils nécessaires ? Nous réinterrogeons ainsi la production, les délocalisations pour produire là où les exportations sont le plus profitables, les coûts de main-d’œuvre réduits notamment par une moindre protection sociale, un système économique basé sur le profit de quelques uns (spéculateurs, pollueurs…) sans prise en compte des dégâts sociaux et/ou environnementaux qui en découlent.

La deuxième question est celle des coûts réels. Le coût des énergies (fossiles,  nucléaire) devrait internaliser tous les coûts dont celui des conséquences sociales et environnementales et du démantèlement des centrales nucléaires. Ainsi le recours au nucléaire indirect (voitures et vélos électriques) pourrait nous être  présenté à son coût exact. 

Notre contribution reprend les pratiques vertueuses en plusieurs items, déclinant ainsi les préconisations des COP 21et 22 et les plans climat.

1) Rompre avec la politique de Grands Projets Inutiles

Le projet d’aéroport Notre Dame des Landes doit être abandonné. De même le projet de Canal Seine Nord qui ne constitue pas une alternative au transport routier, présente des failles quant au volume d’eau extrait des cours d’eau qui alimenteraient le canal, pour ne citer que nos principales préoccupations.

2) Mettre un coup d’arrêt au développement déraisonnable du transport aérien

En particulier le « low cost » qui ne paye pas tous ses coûts. Il est impératif de faire porter sur les transports aériens tous les coûts environnementaux à long terme,  induits.

3) Diminuer la part de la voiture individuelle thermique

Le recours à la voiture électrique ne peut être pour nous LA solution. De même que de recours massif aux carburants dits « verts ». En effet, la terre est faite pour nourrir non pour fournir du carburant. Ces carburants « verts » ne pourraient constituer une solution énergétique qu’à la condition de réduire d’au moins la moitié notre consommation de viande car une grande part des terres agricoles sont utilisées pour l’alimentation du bétail.

 D’autres mesures seraient à favoriser :

  • Le co voiturage avec un développement sur l’ensemble du territoire de lieux dédiés, des sites en ligne gratuits
  • L’auto partage
  • Les zones à circulation restreinte en ville
  • La formation à l’éco conduite devrait être généralisée auprès de tous les automobilistes et pas seulement aux nouveaux conducteurs dans le cadre du permis de conduire

4) Développer l’offre de transports en commun

  • Développer l’offre TER et non multiplier les TGV. Améliorer les conditions de transport en travaillant les horaires, le  cadencement, l’amélioration des temps de parcours total en tenant compte de la coordination entre les différents modes de transport.
  • Réouverture des « petites lignes » abandonnées
  • Investir dans l’innovation technique permettant un meilleur confort et une meilleure sécurité
  • Développer l’offre en milieu rural
  • Faire des gares des lieux de services
  • Mettre en place des cartes de transport communes à plusieurs type de transport
  • Mettre en place un couloir de bus sur les périphériques des grandes villes
  • Développer la circulation des bus en sites propres
  • Investir dans de nouvelles lignes de métro et de tramway
  • Repenser les gares pour mieux répondre aux besoins de mobilité des personnes âgées et handicapées. (aide à la portée des bagages par exemple sur des rampes dédiés à cet usage) comme aux mères de famille accompagnées d’enfants en bas âge.
  • Favoriser l’engagement des entreprises dans des plans de mobilité.

5) Développer le fret ferroviaire et fluvial

  • En le rendant compétitif par rapport au transport routier
  • Logistique : Développer les plateformes multimodales. Ne plus autoriser la création de plates formes logistiques uniquement routières Freiner l’artificialisation des espaces par la logistique en imposant le recyclage des friches périurbaines.

6) Favoriser les mobilités douces

  • Favoriser le vélo ne pourra être effectif que si les pistes cyclables sont développées, sécurisées, entretenues et conçues pour des parcours continus.
  • Construire des « autoroutes pour vélos » autour des agglomérations comme aux Pays Bas ou au Danemark.
  • Installer des garages à vélo sécurisés prés des gares, des métro, des lignes de bus.
  • Multiplier l’offre de vélo en libre service
  • Développer la réparation des vélos (favoriser l’implantation et la formation)
  • Prévoir systématiquement des espaces dédiés aux vélos dans les trains, qui soient pratiques d’accès.
  • Travailler conjointement avec l’Education Nationale et les collectivités territoriales pour développer les Pédibus, les plans de déplacement dans les établissements d’éducation.
  • Aménager les villes de manière à faciliter les modes actifs (marche et vélo) notamment en créant des cheminements plus courts et des connexions nouvelles entre les quartiers

7) Politique fiscale
–     Taxe carbone revisitée sur transports routiers traversant le pays

  • Politique fiscale Diesel / essence/ hybride
  • Aides à  l achat de matériel favorisant les mobilités douces

8) Innovation Recherche
Techniques : favoriser le solaire, le petit éolien

  • Sociale : favoriser le télétravail
    Créer des plateformes de télétravail hors des grandes agglomérations
  • Favoriser les horaires décalés dans les entreprises
  • Associer les usagers aux différentes réflexions et débats.

Cette contribution n’a pas l’ambition d’être exhaustive mais reprend de façon synthétisée les principaux éléments de notre réflexion.

Projet de loi mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures.

Le 6 juillet 2017 le ministre de la Transition écologique annonçait que tout nouveau projet de recherche et d’exploitation des hydrocarbures serait interdit par une loi.

Le 6 septembre : présentation du texte aux ONG et à la presse.

Le soir même, le texte transmis à l’Assemblée Nationale différait du premier texte présenté le matin, suivant ainsi l’avis du Conseil d’Etat publié le jour même.

Le Conseil d’Etat a proposé d’assouplir le texte initial. « L’interdiction » devient « une fin progressive ». Désormais, les concessions qui viendraient à expiration pourraient être renouvelées jusqu’en 2040.

Le nombre de concessions existantes est de 63 : 63 demandes d’indemnisations financières à l’Etat en perspective.  Est-ce là le motif suffisant ? Les intérêts privés doivent ils l’emporter sur l’intérêt général ?

Compte tenu de l’importance de l’enjeu  pour le climat et de l’engagement de la France lors de l’accord de Paris et du Plan Climat lancé en 2017 on pouvait s’attendre à une volonté plus affirmée du Gouvernement, d’autant que les avis du Conseil d’Etat ne sont pas contraignants.

Le 5e rapport du GIEC stipule que pour limiter la hausse de la température à 2°C il faut renoncer à l’exploitation au minimum de 80 % des ressources hydrocarbures pour que les émissions de gaz à effet de serre ne dépassent pas les prévisions.

Seule la nécessité de limiter les effets du changement climatique devrait dicter au Gouvernement son action. L’urgence est évidente et les tergiversations pour ménager d’éventuels intérêts privés face à l’intérêt général sont  incompréhensibles voire inadmissibles.

Francine Herbaut Dauptain

L’année commence fort

Bègles République bananière, le 7 Janvier 2017 à midi, Jean-Marc Ferrari, sans copyright

Le réchauffement climatique, c’est pas vrai !

Hier soir, sortie en centre ville (de Bordeaux) avec mon fils. 5 km. Il a fallu une heure pour rentrer en transport en commun à 22h30.
Les horaires étaient “normaux”. Il n’y avait pas de panne, pour une fois.
Bordeaux, tout comme Bègles, n’était qu’un tas de ferraille, d’éléments de couleurs diverses munis de tuyaux éructants et nous offrant généreusement les fruits de la croissance. Certains étaient en mouvement, avec une seule personne à l’intérieur, bien sûr. Pendant ce temps, Messieurs Ghosn et Desmarest, vivaient un jour heureux de plus dans leur paradis.

Bonne année.
Et n’oubliez pas de voter.

 

Le Mouvement Ecologiste Indépendant dénonce un remaniement Ministériel sur fond de débauchage et d’amalgames.

Cinquième gouvernement nommé par le Président de la République François HOLLANDE depuis 2012, troisième de Manuel VALLS (un nouveau Gouvernement tous les ans, si l’on ne pas tient pas compte du premier Gouvernement AYRAULT de transition entre le 15 Mai et le 18 Juin 2012, élection Présidentielle et Législatives).

Contrairement à ce qu’aurait pu espérer les Français, ce nouveau Gouvernement ne brille guère par une volonté de changement radical de politique par rapport au précédent. Depuis 2012 avec en moyenne un nouveau Gouvernement par an, il devrait être le dernier avant les Présidentielles de 2017. Des Ministres nommés par « effet de cour » ou d’autres qui sont loin d’avoir acquis une expérience et une autorité indispensable pour assurer la mission que l’on est en droit d’attendre de la fonction Ministérielle. Un Gouvernement qui a toute l’apparence d’un montage tactique très politicien, dont le seul objectif est à l’évidence la Présidentielle de 2017…

Ce remaniement Ministériel s’est fait sans la moindre indication d’une évolution et à fortiori d’un changement dans sa ligne politique.

Ce dernier Gouvernement VALLS n’a à l’évidence rien d’un Gouvernement « d’action » décidé à prendre ses distances avec le monde de la Finance et de rompre avec l’asservissement aux USA qui caractérise sa politique internationale depuis 2012. (Ce n’est pas le changement du Ministre des affaires étrangères qui changera fondamentalement la donne).

Ce n’est pas ce remaniement Ministériel qui contribuera à remettre en cause l’opacité des négociations TAFTA par l’UE et stopper ses perspectives d’inondation des marchés Européens de poulets chlorés, de boeufs aux hormones, de porcs à la Ractopamine, de fruits et légumes OGM, servis par les Multinationales Agro alimentaires Américaines.

Ce n’est pas ce remaniement Ministériel qui permettre de faire face à la gravité de la situation sociale, économique, environnementale découlant essentiellement d’une situation écologique, dont la gravité, tant d’un point de vue énergétique, démographique, que son impact en rejets de gaz à effet de serre par rapport aux dérives climatique, n’est plus à démontré. 

Il faut que les médias cessent de dire : « les écologistes au Gouvernement «

Le Mouvement Ecologiste Indépendant rappelle qu’il n’y a pas d’entrée d’écologistes au gouvernement, mais des « Verts » dont sa secrétaire nationale et deux ex-apparentés d’EELV au parlement. S’il y a encore des écologistes chez EELV, la majorité des écologistes n’est pas à EELV et ne se reconnaît pas représentée par les responsables de cette organisation. Conscient de l’impossibilité de changer l’orientation Gouvernementale, dans le sens d’une prise en compte des problématiques écologiques, aucun écologiste de bonne foi n’aurait accepté de faire partie de cet exécutif Gouvernemental. Malgré des propositions autrement plus alléchantes que celles faites à Emmanuelle COSSE, le récent refus de l’écologiste Nicolas HULOT d’intégrer la nouvelle équipe Gouvernementale illustre bien cette réalité.

Entre débauchage et concession « bidon »

Faute de pouvoir faire appel à des écologistes connus et appréciés pour leur engagement, le Président de la République s’est rabattu sur des « Verts » qui piaffaient d’impatience de pouvoir indiquer « ancien Ministre » sur leur carte de visite en 2017. Le débauchage de l’ex-secrétaire nationale d’EELV et des deux ex-parlementaires apparentés Verts relève avant tout d’une opération de tactique politique. Même si François HOLLANDE s’en défend avant d’annoncer un référendum local concernant l’aéroport de Notre Dame des Landes « pour laisser aux habitants du coin la possibilité de choisir »… Référendum pour le moins controversé…

Le Président de la République ne pouvait ignorer que ce référendum n’avait aucune chance d’aboutir.

Dans le cadre de la loi MACRON, un projet d’ordonnance portant sur la démocratisation du dialogue environnemental, présenté le 16 Février aux membres du Conseil national de la transition écologique, a été accepté. L’ordonnance prévoit désormais de créer un nouvel article L.123-18 au sein du code de l’environnement ainsi rédigé : « Les électeurs d’une aire territoriale déterminée peuvent être consultés sur la ou les décisions que l’Etat envisage de prendre sur une demande relevant de sa compétence ». Le texte prévoit la consultation des électeurs sur des projets relevant de la compétence de l’Etat. Le document prévoit que les électeurs « font connaître par oui ou par non s’ils approuvent le projet de décision qui leur est présenté ». Mais attention, l’ordonnance autorise un référendum sur un projet, mais pas sur un chantier déjà autorisé. Le Mouvement Ecologiste Indépendant estime que le projet d’aéroport de Notre-Dame ayant déjà été déclaré d’utilité publique par l’Etat en 2008, il ne pourrait donc pas bénéficier de cette nouvelle procédure de consultation locale.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant considère également qu’en limitant la consultation à un département pour un projet national qui a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique, donc autorisé et impacte une région, des procédures touchant à l’illégalité de ce référendum seront inévitablement évoquées devant la justice par les uns ou les autres. Dans les faits, il s’agit d’une concession » bidon » qui équivaut au mieux à un simple moratoire provisoire, d’autant que Jean-Marc AYRAULT, nouveau Ministre des affaires étrangères est favorable au projet. En acceptant cette mise en scène de promesse de référendum pour justifier sa présence à ce Gouvernement, l’ex secrétaire nationale des d’EELV se discrédite encore davantage. Mais cela n’est pas sans rejaillir aussi indirectement sur l’écologie à cause de l’amalgame que font la plus plupart des médias, ce que dénonce le Mouvement Ecologiste Indépendant 

Le premier Ministre Manuel VALLS peut toujours justifier l’arrivée de l’ex Secrétaire Nationale d’EELV, qui à l’évidence s’est fait sans consultation de son parti, en déclarant : « On a toujours dit que l’écologie politique avait sa place dans ce gouvernement » Selon lui, « c’est une bonne chose non seulement pour la gauche mais aussi pour le pays ». Le Mouvement Ecologiste Indépendant estime que Monsieur VALLS ignore ce qu’est l’écologie, n’avait-il pas déclaré à un congrès de la FNSEA, à l’intention de ces agriculteurs qui font de l’intensif et sont de gros consommateurs de pesticides, qu’ils faisaient « de l’écologie active » ?… Cette ignorance de l’écologie, c’est d’ailleurs à peu près la même chose pour Madame COSSE qui justifie son entrée au Gouvernement pour « faire de l’écologie active», ce qui, d’un point de vue écologique ne veut rien dire.

Pourquoi un Référendum pour le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes et pas pour d’autres projets qui eux seraient conforme à l’ordonnance de la loi MACRON ?

Le mouvement Ecologiste Indépendant considère que la proposition de référendum local pour l’aéroport de Notre dame des Landes doit être également étendue aux autres projets nationaux qui n’ont pas encore fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique, et pour lesquels les dispositions du projet d’ordonnance de la loi MACRON sont applicables. Projets contestés par les populations locales concernées, dont les bilans financiers, énergétiques et en rejets de gaz à effet de serre sont des plus désastreux.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant regrette par ailleurs que les dispositions de référendum n’aient pas été prises lors de la réforme territoriale concernant les régions, conformément à l’article 72-1, dont le 3éme alinéa stipule : « Lorsqu’il est envisagé de créer une collectivité territoriale dotée d’un statut particulier ou de modifier son organisation, il peut être décidé par la loi de consulter les électeurs inscrits dans les collectivités intéressées. La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi ».

Daniel MARTIN

Ce communiqué est adopté au taux de 100% des votants .

Le M E I de ” Pays de la Loire ” dit stop à la mascarade …

Dans un premier temps , le Mouvement Écologiste Indépendant dit stop à l’expulsion des « Historiques » de Notre Dame des Landes , ces femmes et ces hommes qui ont façonné la Terre …

Le M E I dit stop à toute cette hypocrisie: mythe du « progrès » , de l’ emploi , etc … il suffit de lire ce que disent de grands responsables économiques des Pays de la Loire .

Jean – Paul Dubreuil , patron Vendéen d’ Air Caraibes: « je pense qu’on est parti sur une mauvaise analyse … les compagnies majeures ont constitué des Hubs , c’est à dire des plate- formes de correspondance à Paris / Bruxelles / Frankfort …c’est une erreur de quitter l’actuelle plate-forme qui est un atout …»

Philippe de Villiers: « aujourd’hui plus de 10 % de nos visiteurs sont des européens qui arrivent par avion à Nantes/Atlantique … en moins d’une heure ils sont au Puy du Fou … si on transfère cet aéroport à N D D L , il faudra plus de deux heures pour y accéder .»

Jean Varlet , géographe et professeur: « l’économique s’ aborde aussi sous l’angle Airbus Industrie ,

une activité située aux portes de l’aéroport actuel et qui fournit environ 2000 emplois …»

Mr Hollande , vous êtes indigne de la Cop 21; quant à vous Madame Ségolène Royal , soyez courageuse , une ministre , ça peut aussi démissionner . Nous y ajoutons les élus EELV des Pays / Loire .

Dominique Potier président MEI 44 , Annie Le Gal La Salle conseillère municipale , la Chapelle sur Erdre , Alain Bouyer président MEI 85 .

NDDL Aéroport insensé

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Les Écologistes-MEI des Pays de la Loire (et National) s’associent aux revendications des opposants au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, et à leur volonté remarquablement démontrée ce 9 janvier de tout faire pour éviter toute violence. Comme il l’a déjà dit, ce projet est inutile compte tenu de l’existence à Nantes d’un aéroport déja performant et possédant à la fois des possibilités de dessertes encore inexploitées et des possibilités d’extension, et se trouve donc en totale contradiction avec les volontés françaises exprimées lors de la COP 21. Le MEI appelle donc solennellement le gouvernement à agir de façon cohérente et à stopper immédiatement ce projet.