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Création de la Confédération pour l’Homme, la Nature, la Planète “Tous unis pour le vivant”

conf

Paris, le 3 décembre 2016

A l’initiative de trois partis politiques : Le Trèfle, le Mouvement Hommes, Animaux, Nature et Les Écologistes – Mouvement Écologiste Indépendant, a été constituée ce samedi 3 décembre 2016 à Lyon une Confédération intitulée :

Confédération pour l’Homme, l’Animal, la Planète

« Tous unis pour le vivant »

Cette initiative unitaire répond aux souhaits de nos concitoyens d’une prise en compte de l’écologisme dans toutes ses dimensions et dans le but de construire une société respectueuse de l’Homme, de l’Animal et de la Planète.

Cette confédération a vocation à accueillir les partis qui défendent les valeurs écologistes de respect de la dignité humaine et de la sensibilité des autres êtres vivants, et entendent promouvoir un modèle adapté à la finitude et à diversité du Monde.

Le programme de la confédération sera soumis à l’approbation de nos concitoyens lors des élections législatives de juin 2017.

Pour cela, la confédération est en mesure, à ce jour, de présenter 350 candidat(e)s qui porteront ses couleurs dans les différentes circonscriptions.

Afin de marquer la volonté des participants de faire de la politique différemment, la nomination des présidents s’est faite par tirage au sort.
Monsieur Jacques Leboucher (MHAN) sera président en 2017, Monsieur Albert Lapeyre (Le Trèfle) en 2018 et Monsieur Antoine Waechter (MEI) en 2019.

 

Le MEI donne la parole à l’association AIVES

élevage industriel

Le MEI soutient l’action de l’association AIVES contre les élevages industriels. Aussi, lui donnons nous la parole sur notre site. N’hésitez pas à les soutenir.

PORCHERIE INDUSTRIELLE D’HEURINGHEM : 3 ANS DE LUTTE !

AIVES : 3 ans d’existence pour combattre cette ferme usine et pour promouvoir une agriculture paysanne de proximité !

La ferme usine d’Heuringhem, c’est 4 500 porcs en présence permanente. Porcs élevés sur caillebotis intégral (sauf truies gestantes) qui ne verront jamais le jour. La nourriture des porcs proviendra de l’agro-industrie belge, industrie qui importe trop souvent ses matières premières, bourrées d’OGM et de pesticides, d’Amérique latine entrainant sur place le désespoir des paysans locaux et la déforestation de la forêt amazonienne ! Les porcs charcutiers seront ensuite exportés, au moins à hauteur de 40%, vers les abattoirs belges et allemands. Chez nous, il ne restera que le lisier avec ses nitrates, l’ammoniac engendrant ses particules fines, et les mauvaises odeurs pour les riverains ! Et tout cela pour un seul et unique emploi créé localement et au dépend de combien de destructions de petites exploitations porcines !!!

Voir : http://collectifpleinair.eu/wp-content/uploads/2015/06/Elevages-Ammoniac-Particules-fines-Sant%C3%A9-final1.pdf

La ferme usine d’Heuringhem, c’est 230 hectares de terre d’épandage au-dessus du « château d’eau » du nord de la France.

La nappe phréatique sous nos pieds dessert en eau potable, non seulement nos villages, mais aussi une partie de la métropole lilloise, de la région dunkerquoise, du sud de la Belgique.

Cette nappe phréatique alimente aussi deux usines agroalimentaires, Coca-Cola et  Bonduelle.

Notre nappe phréatique est donc à préserver, elle dépasse déjà régulièrement les 30mg de nitrates par litre, vraiment pas la peine de la polluer davantage avec des porcheries industrielles au-dessus d’elle !

Surtout que des ilots se trouvent parfois à la verticale de failles géologiques anciennes et d’autres à la verticales de zones où les aquifères ne sont pas protégées par des couches d’argile !

Les eaux de surfaces seront elle-aussi très vite polluées, il existe de nombreux cours d’eau et ruisseaux qui longent les parcelles d’épandage, ces parcelles sont très souvent drainées car nous sommes dans une région humide et les bouches de drainages donnent bien sûr directement dans ces cours d’eau. Or, on sait maintenant que les zones drainées polluent plus rapidement les cours d’eau !

Les terrains d’épandage jouxtent des zones NATURA 2000 où se trouvent plusieurs espèces végétales en voie de disparition dont certaines n’existent quasiment plus que dans cette zone NATURA 2000. Nul doute que les émissions d’ammoniac vont modifier le biotope de ces zones, contribuant ainsi à la disparition définitives d’espèces protégées !

Les terrains d’épandage, s’ils respectent bien les 100 mètres de distance réglementaire vis-à-vis des habitations, sont tous situés très proches des maisons de nos villages, une école primaire se trouve même encerclée d’ilots d’épandage ! Inadmissible quand on sait que le lisier de porc peut contenir et diffuser des bactéries multirésistantes comme les SARM !

Voir : http://www.aives.fr/wp-content/uploads/2014/08/SARM-et-lisier.pdf

Encore au niveau des risques sanitaire, les bâtiments d’élevage des porcs se situeront à 400 mètres d’un élevage de poules pondeuses, une aberration totale quand on connaît les risques de créer un virus mosaïque dangereux comme celui de la grippe aviaire virus type H5N1 (poules)  et contagieux comme les virus type H1N1 présents chez les porcs ! Ce serait une énorme catastrophe sanitaire !

Voir : http://www.aives.fr/wp/wp-content/uploads/2012/06/Virus-H1N1-H5N1-et-porcs-Article-Institut-Pasteur.pdf

La porcherie industrielle d’Heuringhem, une des fermes usines de la carte de la Conf Paysanne, concentre donc tous les inconvénients de ce genre d’élevage hors sol, il nous faut tous la combattre !

Au niveau juridique, nous avons déposé un recours contre l’autorisation à exploiter signée par le préfet, le dossier est en cours d’élaboration.

Des habitants de nos communes ont également déposé un recours contre le permis de construire en juillet 2012, les travaux de la porcherie ont commencé en septembre 2013 sans que le recours soit examiné par le Tribunal Administratif. Les requérants ont alors demandé et obtenu, chose rare, une suspension des travaux jusqu’à ce que le dossier du permis de construire soit jugé sur le fond. Ce fut chose faite fin mai 2015, le TA annulant alors partiellement le permis de construire de la porcherie. Les promoteurs du projet ont déposé fin juin un permis modificatif et nous avons bon espoir que celui-ci soit refusé par le maire d’Heuringhem ! Nous en sommes là aujourd’hui.

L’annulation partielle du permis de construire a entrainé chez des partisans du projet des réactions violentes contre le président de l’association AIVES (moi-même) et contre le maire d’Heuringhem. Des feux, avec paille et pneus,  ont été allumé en pleine nuit à l’entrée de mon domicile, devant la mairie d’Heuringhem et même devant un journal indépendant ! Les slogans laissés sur place sont les mêmes que ceux utilisés par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Pas de Calais à savoir : « Nous sommes tous Aurélie » « Tous Aurélie ». Scandaleux, pour ne pas dire plus, quand on connaît  le combat de toujours de Charlie Hebdo contre les élevages industriels.

Voir : http://www.aives.fr/actes-de-vandalisme

Ces actes ne diminueront en rien notre motivation.

Mais nous avons besoin du soutien de tous et en particulier de ceux qui se réclament du mouvement écologiste car notre combat est avant tout écologique au sens premier du terme !

Nous avons besoin de nombreux adhérents pour être une force crédible face aux autorités !

Nous avons besoin de vos adhésions (et dons si possibles) car nos actions juridiques entrainent des frais d’avocats indispensables dans ce genre de lutte !

Alors, n’hésitez pas à nous rejoindre !

http://www.aives.fr/wp-content/uploads/2015/01/Bulletin-adhesion-AIVES-2015.pdf

http://www.aives.fr/soutien/

Jedraszak Jean-Michel

Président d’AIVES

jmjedraszak@wanadoo.fr

A Blendecques les combats de coqs sont de retour

combats-de-coqsA nom de pratiques ancestrales les combats de coqs comme les corridas ont été exclus du cadre de la loi qui protège les animaux domestiques contre les sévices.

Bichonnés par leurs propriétaires après avoir été sélectionnés pour leur combativité, les coqs de combat sont armés et jetés dans le gallo drome pour un bien piètre spectacle, objet de paris. Difficile d’imaginer une telle barbarie.

Un article dans la presse locale nous a alerté et nous avons saisi le procureur de la république. En effet, la notion de tradition ininterrompue ne peut être retenue dans ce cas pour reprendre ces “jeux” barbares.

Nous espérons que d’autres associations et mouvements rejoindront notre initiative et sommes d’accord pour nous associer à toute action qui serait menée.

Elevage industriel

elevage-industrielVoici le printemps et ses premiers rayons de soleil. Rien de tel pour avoir envie de chausser ses baskets ou prendre son vélo pour faire un petit tour à la campagne en famille. A nous l’air pur, le pique-nique dans l’herbe, l’observation des animaux en liberté ! Sortons de la pollution des villes !

C’est sans compter sur l’évolution insidieuse du monde agricole.

Il va falloir revoir votre vocabulaire, vous adapter aux changements :

Là où vous croyez voir une ferme, maintenant ce sont des ateliers, des chaines de production d’animaux. Là où l’agriculture traditionnelle élève ses petits cochons dans un pré ou sur la paille, vous avez des animaux sur caillebotis et sous les animaux, des fosses à lisier de milliers de tonnes. Bienvenue dans l’univers concentrationnaire ou des milliers d’animaux cohabitent.

Ce lisier doit être éliminé. L’idée est donc de l’épandre sur les terrains avoisinants. Vous voyez dans quoi vous risquez de vous asseoir négligemment ? Sans compter qu’en période de pluie les terrains gorgés d’eau ne peuvent plus rien absorber et que ce lisier stagne en surface. Les nitrates, nitrites, nitrosamines se retrouveront sans bruit dans les marres, les rivières, lacs, mers, estuaires provoquant les marées vertes, la destruction des équilibres naturels et la mort d’autres espèces.

Là où vous respiriez « l’air pur », l’ammoniac vous prend les bronches, directement issu de la fosse à lisier et de l’aération des « ateliers ». L’air étant par essence volatile. Chargé des bactéries multi résistantes, fabriquées par l’usage des antibiotiques dans ces élevages industriels, il a une fâcheuse tendance à ne pas rester enfermé dans l’atelier. Lui aussi a bien le droit de musarder ! Et c’est ce qu’il fait en s’échappant, s’envolant sur les chemins, dans les habitations avoisinantes….. Les premières personnes à risque sont l’éleveur et sa famille mais aussi les voisins et tous les promeneurs, joggeurs, enfants… passant à proximité.

On ne vous montrera plus les petits cochons car la plupart sont édentés, équeutés et j’en passe car dans un univers carcéral, eux qui avaient instinctivement l’habitude de fouir le sol, pourraient avoir la mauvaise idée de fouir le voisin ! Avouez que ce n’est pas un spectacle pour des enfants !

Dans le cadre d’une enquête publique, avec ma collègue conseillère régionale EELV, j’ai voulu rencontrer les éleveurs pour les convaincre de revenir à des pratiques plus respectueuses de la nature : peine perdue. Ils préfèrent s’endetter pour investir et s’agrandir, s’agrandir, s’agrandir, pour tenter de gagner….. toujours moins car c’est l’offre et la demande qui conditionne les prix !

Après les 1000 vaches, où s’arrêteront ces projets d’élevage de plus en plus gigantesques en porcs, volailles, boeuf… ?

Le dévoiement des pratiques agricoles vers des pratiques industrielles de surproduction, surconsommation, surconcentration repose sur des erreurs, mensonges et contresens, entrainant des dangers, concentrant le pouvoir entre les mains de quelques-uns, au détriment des petites et moyennes exploitations françaises.

Evidemment ce n’est pas comme cela partout, mais l’industrialisation progresse vite, très vite. Voilà pourquoi nous sommes intervenues dans l’enquête publique contre une installation ICPE de notre région.

Pour nous, les filières bio sont les seules voies à suivre. La région aide financièrement et techniquement l’installation ou la conversion en élevage bio et/ou polycultures bio. D’où l’autonomie retrouvée, un changement de système, sans phytosanitaires, en travaillant avec la nature et pas contre la nature.

D’autres choix existent pour une agriculture de qualité, de santé, de bien-être.

D’autres comportements de consommation sont aussi nécessaires.

Bon pique-nique.

Francine HerbautDauptain – Conseillère régionale Nord Pas de Calais