L’action locale de Jacques Mauhourat, secrétaire national, mise à l’honneur

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La fondation d’entreprise du Crédit social des fonctionnaires (CSF) créée en 2008, a pour but la promotion du service public, la promotion d’actions de qualité, l’aide à des actions valorisantes, enrichissantes et/ou innovantes, et l’action pour atténuer les injustices sociales.

À ce titre, dernièrement, Roger Chague, président de la commission départementale, Henri Casanabe, vice-président, et Pierre Pujol, directeur d’agence, ont remis un chèque de 5 600 euros à Jacques Mauhourat, président du Conservatoire des légumes anciens du Béarn (Clab), à Assat, pour son projet « Éducation à la biodiversité cultivée ».

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Henri Casanabe, Roger Chague et Pierre Pujol remettent le chèque à Jacques Mauhourat.© PHOTO J.-C. M.

À destination des scolaires

Ce dernier, accompagné de Bernard Schoenenberger et Hubert Lassaus Pigat, chevilles ouvrières de l’association, a vivement remercié la fondation CSF, et indiqué que cette aide permettra en particulier la réalisation de panneaux d’information à destination des scolaires, de supports pédagogiques pour des ateliers de sensibilisation à la biodiversité cultivée, et la mise en place d’ateliers pédagogiques et leur animation.

Jean-Claude Matheu

La ferme-usine des 1000 vaches à Drucat près d’Abbeville

Ce projet a germé dans l’esprit d’un industriel du BTP. Il remet en cause le modèle agricole, tel que nous le connaissons majoritairement, fait de petites et moyennes étables et de pâturages.

Dans la ferme, modèle Ramery, les vaches ne connaîtront ni prés, ni herbe verte. Dans ce projet chaque vache produira 30 l de lait par jour, lait qui ne pourra être que de qualité médiocre. Un « manège de traite » permet de traire 300 vaches à l’heure trois fois par jour (toutes les 8 heures) soit 27 000 l de lait pour 1000 vaches.

Évidemment ce projet ne se soucie ni du paysage, ni du bien-être des vaches, ni de la santé des consommateurs, encore moins du devenir des petits producteurs des alentours mais a uniquement pour but le gain financier avec un prix de revient du litre  à 27 cts contre 35 cts en moyenne ailleurs. On peut donc y voir la mort annoncée des petits éleveurs.

Clou du projet : la construction d’un méthaniseur, prévu dans un an, capable de traiter le lisier, les boues d’épuration, les déchets des grandes surfaces et des hôpitaux. C’est du moins ce qu’avait annoncé le promoteur de ce projet.

Sous l’action des opposants (l’association Novissen, la confédération paysanne, les écologistes…) la puissance de ce méthaniseur a été ramenée à 0.6 Mwh et alimentée uniquement par des déchets 100 % végétaux.

On rejoint ici la problématique de la méthanisation industrielle : plutôt que de chercher à réduire la quantité de déchets que nous produisons, la méthanisation industrielle, pour optimiser l’investissement et les profits financiers,  incite à en produire de plus en plus. Se rajoute le problème du flux incessant de camions : acheminement des déchets qui alimentent l’unité de méthanisation (plus l’unité est grande et plus les déchets sont collectés loin). Dans le cas de cette ferme l’acheminement  de la production laitière et l’acheminement de l’alimentation des bêtes ne peut être négligeable.

Les opposants ont obtenu par arrêté du gouvernement que la ferme – usine soit limitée à 500 bêtes (sans les génisses et les veaux). Mais les forces de l’ordre ont voulu « faire un exemple » et le 28 octobre à Amiens aura lieu le procès  de 9 personnes. Elles comparaîtront pour dégradation en réunion, refus de prélèvement ADN, recel …

Entre 1500 et 2000 personnes sont attendues ce mardi 28 octobre devant le Tribunal d’Amiens pour marquer leur soutien aux actions engagées par les riverains et les paysans soucieux d’un autre modèle d’agriculture. Les écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant, totalement opposés à ce projet, seront présents à leurs côtés.

Européennes 2014 : visite du GAEC Charrière à Fétigny (Jura)

Antoine Waechter, second sur la liste Europe Écologie et président du Mouvement Écologiste Indépendant, accompagné de Jacques Lançon, responsable régional du MEI Franche-Comté, Nicole Lançon et Jean Pluskota, ainsi que de Claude Mercier, responsable régional d’EELV, ont visité le GAEC Charrière à Fétigny.

Cette exploitation laitière produisant du comté bio est à la pointe du progrès : bien-être des animaux, économie d’énergie, équilibre alimentaire adapté à chaque animal, conduite de l’alimentation des vaches par ordinateur, traite automatique…La qualité des prairies avoisinantes témoigne de l’impact positif d’une conduite en agrobiologie.

La visite avait pour objectif de montrer l’importance de l’Europe dans la vie des campagnes : subventions de la politique agricole commune et en faveur des investissements d’économie d’énergie…mais aussi Natura 2000 et divers projets des collectivités.

Sans l’Europe, à quoi ressembleraient aujourd’hui les hauteurs du Jura ? Antoine Waechter appelle les électeurs à ne pas s’abstenir car l’Union a besoin d’être confortée.

Témoignage de notre ami Jean Pluskota
Bravo pour cette visite d’un élevage bio de vaches laitières dans le cadre des européennes. Production de farines bio, foin bio, lait bio pour fabriquer du Comté bio, séchage du foin par captage solaire, Une affaire qui marche très bien .Sensationnel, formidable, une très bonne incitation à continuer notre travail…

Dans la salle de traite automatisée
Dans la salle de traite automatisée
Séchage solaire de foin en vrac
Séchage solaire de foin en vrac
Installation de captage de l'énergie solaire sous toiture pour sécher le fourrage ; financement européen FEADER
Installation de captage de l’énergie solaire sous toiture pour sécher le fourrage ; financement européen FEADER
Après la visite devant les verres ! Vin bio du Jura et Comté bio du producteur Francis Charrière
Après la visite devant les verres ! Vin bio du Jura et Comté bio du producteur Francis Charrière

Soutien à Kokopelli : Danger pour les semences : Patrimoine commun

La réforme de la législation européenne sur le commerce des semences va être une catastrophe si elle est effectuée selon la réglementation prévue par la Commission européenne

En effet la proposition législative aggrave le cadre normatif actuel pour les petites et moyennes entreprises qui, en Europe, diffusent une large collection de variétés anciennes, patrimoine de tous, mais offre de nouvelles facilités à l’industrie semencière.

Au Parlement Européen, c’est la Commission Agriculture qui est chargée d’examiner ce dossier. Celui-ci doit avoir déposé son rapport  le 24 octobre. Le 26 novembre 2013, il devrait être présenté en séance publique et le vote des députés, au sein de la Commission Agriculture, devrait intervenir le 4 décembre prochain. Il s’agit donc de faire connaître à nos députés français siégeant à la Commission Agriculture et au  Parlement Européen, notre rejet de ce texte.

Le MEI demande avec l’Association Kokopelli que les variétés appartenant au domaine public sortent purement et simplement du champ d’application de cette législation proposée.
Pour la régulation de certains paramètres essentiels comme la faculté germinative ou la qualité sanitaire, les garanties applicables aux « semences standards » suffisent largement.
Subsidiairement, l’exception créée pour les « marchés de niche » doit être applicable également aux petites et moyennes entreprises, dès lors qu’il s’agit de petites quantités de semences, qui ne seront diffusées, vraisemblablement, qu’aux jardiniers amateurs.

Car la législation européenne sur le commerce des semences ne doit pas être une réforme écrite par et pour l’industrie semencière

Association Kokopelli – 22 Cap de Lourm – 09290 Le Mas d’Azil – France
Tél : 05 61 67 69 87 – Fax : 05 34 02 14 54 / semences@kokopelli-semences.fr – www.kokopelli-semences.fr

Bio Restauration collective : pression sur les élus

Si l’ensemble des citoyens devrait avoir comme droit fondamental de se nourrir avec une alimentation exempte de poisons c’est encore plus vrai pour les plus fragiles d’entre eux à savoir les enfants, les personnes âgées ou celles qui sont hospitalisées. Et seule une agriculture bio est en mesure de répondre à ce droit fondamental qui a été oublié ou bafoué pendant des décennies par le recours aux produits issus de l’agriculture chimique intensive.
Continuer la lecture de « Bio Restauration collective : pression sur les élus »

Consommer écolo, pourquoi, comment ?

Les opérations de sensibilisation à une meilleure consommation se multiplient : Semaine du développement durable, assises nationales du développement durable, Journée de la terre….
Pourquoi ?
Pour sauver la planète et les générations futures, et le réchauffement climatique rend chaque jour plus urgent de remettre en cause notre mode de vie.
Comment ?
En consommant autrement.

Jusqu’à présent le marché s’est construit autour de l’offre, c’est-à-dire les producteurs de biens et de services (industriels, agricoles, financiers…)qui sont les partenaires dominants de la relation d’échange et qui l’organise à l’aide d’études de marché, de la publicité, du marketing, etc.

Parce que le consommateur est considéré comme « une partie faible », différentes règles protectrices ont été mises en place pour :

  • agir sur la transparence du marché,
  • protéger le consommateur,
  • organiser la défense des consommateurs.

Ont donc été mises en place des instituions chargées d’agir dans l’intérêt des consommateurs :

  • l’Institut national de la consommation qui publie la revue « 60 millions de consommateurs, site « conso.net »)
  • le Conseil national de la consommation

La défense des consommateurs est aussi assurée par les associations de consommateurs agréées.
Tout ceci est insuffisant, car il s’agit pour les écologistes d’aller au-delà d’une protection, mais de redonner toute sa place au consommateur qui ne doit plus être prisonnier, voire otage dépendant de l’offre mais qui doit être acteur de ses choix donc de son style et mode de vie qui passe forcément par une consommation libre et choisie.
La révolution écologiste passera par une prise de conscience et par un nouvel équilibre des habitudes du marché jusqu’ici dominées par l’offre.

Pour devenir un consommateur durable il faut passer des bonnes intentions à l’action, en ayant bien conscience que la consommation a de multiples conséquences pour l’individu et pour la société tant au niveau :

  • du budget,
  • de la santé : alimentation, cadre de vie, loisirs, sports,
  • des déchets et du problème de leur recyclage,
  • du mode de vie,
  • du choix de la profession : importance de l’approche écologique dans toutes les filières et niveaux de formation,
  • de l’éducation,
  • des loisirs,
  • de l’emploi : nouvelles qualifications et nouvelles idées pour produire autrement, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.

Pour cela il faut informer et éduquer le consommateur à consommer mieux dans son intérêt et dans celui de la planète.

logo-ab-de-communicationLes produits « bio » sont commercialisés à des coûts relativement plus élevés mais de meilleure qualité. Prenons l’exemple de l’alimentation : les produits industriels sont trop sucrés, trop gras et leur valeur nutritionnelle est faible, bien sûr il est moins cher mais il faut en acheter plus d’une part et d’autre part il aura des conséquences néfastes sur la santé, sans parler de l’empreinte carbone. Tandis qu’un produit bio a une valeur nutritionnelle plus élevée et donc permet d’en consommer moins, est meilleur pour la santé et a une empreinte carbone d’autant plus faible qu’il est produit localement.

Nous pouvons faire le même raisonnement à propos des tissus, des vêtements, de l’habitat, des déplacements…

Alors passons à l’action et ne soyons plus des consommateurs écolo en théorie

Conseils pratiques pour consommer “sain”

Ne soyez plus un consommateur durable qu’en théorie, et passez à la pratique biologique et écologique, en alimentation, dans l’habillement et dans vos déplacements, car c’est possible et c’est moins cher ! En suivant tout simplement les conseils suivants :

I COMMENCONS PAR L’ALIMENTATION :
Pour bien vous nourrir trois règles simples sont à suivre :
1 – Mangez des produits frais,
Ou surgelés et plutôt biologiques, car ils contiennent moins de produits chimiques ;
2 – Buvez de l’eau du robinet,
3 – N’achetez pas de produits transformés qu’ils soient biologiques ou non,
car ils contiennent des additifs, du sucre, du gras, des colorants, des exhausteurs de goût, trop de sel….De plus, ils ont souvent une valeur nutritionnelle faible ;

II DANS L’HABILLEMENT :
Préférez des articles durables, voire recyclables, plutôt que des articles à petits prix appelés des « fast clothes » par les anglo-saxons et qui ne résistent pas au-delà du premier lavage.

III QUANT A VOS DEPLACEMENTS :
Deux règles simples sont conseillées :
1 – Choisissez d’habiter dans un appartement ou une maison correspondant à l’espace dont votre famille a besoin, sans excès et près de votre lieu de travail, de façon à pouvoir utiliser les transports en commun, une bicyclette ou tout simplement à vous déplacer à pieds.
2 – Soyez vigilants dans vos destinations de vacances en choisissant de préférence des distances n’exigeant pas de longs trajets touristiques par avion, engendrant autant de gaz à effet de serre qu’une voiture sur toute l’année.

Et en plus c’est écologiquement responsable.

Françoise Werckmann
Présidente de « Strasbourg-Ecologie »

Bibliographie : Nicolas Herpin et Daniel Verger « Consommation et modes de vie en France, une approche économique et sociologique sur un demi-siècle » Collection « Grands repères », éd. La Découverte, 2008
Site : Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques ( INSEE), Paris, nicolas.herpin@insee.fr