Eté 2015

Rue_du_Château-des-Rentiers,_Paris_13

Billet d’humeur

Et pendant ce temps :
– les fabricants de bêtes à viande rouge bloquent tout pour qu’on les finance avec nos impôts, que les gens mangent plus et plus cher … et surtout c’est la faute aux “normes” (notamment environnementales) et pas à la main invisible du marché bien sûr !
– les vendeurs de paquets de cigarettes ne se sentent pas responsables des maladies dues à leur “produit”
– les taxis battent les chômeurs qui transportent des gens dans leur véhicule personnel pour gagner trois sous
– les propriétaires de pins industriels (et des réserves de chasse) qui ont brûlé cet été disent que c’est à cause des écologistes que c’est arrivé … mais c’est bien connu : le réchauffement climatique c’était une vue de l’esprit des catastrophistes !
– les médecins ne veulent pas être payés directement par la sécu quitte à ce que les pauvres ne se soignent pas
– les divers chantiers inutiles se font avec la bénédiction du gouvernement et on peut tuer sans problème un jeune manifestant
– les “migrants” se font écraser par des engins, après avoir failli finir leur vie au fond de la mer, pour tenter d’avoir la même vie que nous … et on débloque 10 millions pour la “sécurité” des lieux de passage et rien pour les aider à trouver une solution

Les rentiers et les barons en tout genre (y compris politiques d’une extrême à l’autre, en passant par les gens “sérieux” qui gouvernent les uns après les autres)  ont de beaux jours devant eux pendant qu’une frange de plus en plus importante de la population subit les nuisances, le chômage, et autres plaisirs de la vie, ne vote plus et attend que ça passe.

L’ancien régime revient à grands pas.

Les agriculteurs bloquent les routes : le gouvernement leur propose un plan de sauvetage.

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Quelques allègements fiscaux vont ils permettre de répondre aux vraies problématiques ?
 Produire plus toujours plus, ne voir que le rendement au détriment de la condition de l’animal ou de la qualité des produits qui au final se retrouvent dans notre assiette : ce modèle d’agriculture productiviste arrive à son terme.
Les agriculteurs endettés qui pensaient pouvoir rembourser facilement leurs prêts en produisant davantage ont oublié la dure loi du marché !
Un seul conseil : changez de modèle. Abandonnez les fermes-usines. Tournez vous vers une agriculture biologique respectueuse de la nature, vers les élevages sur paille.
La responsabilité du consommateur est également engagée : dés lors que celui ci acceptera de payer le prix vrai pour une alimentation de qualité nous rentrerons dans un cercle vertueux qui permettra de préserver notre santé, le respect de l’animal et la survie des élevages.

Le MEI donne la parole à l’association AIVES

élevage industriel

Le MEI soutient l’action de l’association AIVES contre les élevages industriels. Aussi, lui donnons nous la parole sur notre site. N’hésitez pas à les soutenir.

PORCHERIE INDUSTRIELLE D’HEURINGHEM : 3 ANS DE LUTTE !

AIVES : 3 ans d’existence pour combattre cette ferme usine et pour promouvoir une agriculture paysanne de proximité !

La ferme usine d’Heuringhem, c’est 4 500 porcs en présence permanente. Porcs élevés sur caillebotis intégral (sauf truies gestantes) qui ne verront jamais le jour. La nourriture des porcs proviendra de l’agro-industrie belge, industrie qui importe trop souvent ses matières premières, bourrées d’OGM et de pesticides, d’Amérique latine entrainant sur place le désespoir des paysans locaux et la déforestation de la forêt amazonienne ! Les porcs charcutiers seront ensuite exportés, au moins à hauteur de 40%, vers les abattoirs belges et allemands. Chez nous, il ne restera que le lisier avec ses nitrates, l’ammoniac engendrant ses particules fines, et les mauvaises odeurs pour les riverains ! Et tout cela pour un seul et unique emploi créé localement et au dépend de combien de destructions de petites exploitations porcines !!!

Voir : http://collectifpleinair.eu/wp-content/uploads/2015/06/Elevages-Ammoniac-Particules-fines-Sant%C3%A9-final1.pdf

La ferme usine d’Heuringhem, c’est 230 hectares de terre d’épandage au-dessus du « château d’eau » du nord de la France.

La nappe phréatique sous nos pieds dessert en eau potable, non seulement nos villages, mais aussi une partie de la métropole lilloise, de la région dunkerquoise, du sud de la Belgique.

Cette nappe phréatique alimente aussi deux usines agroalimentaires, Coca-Cola et  Bonduelle.

Notre nappe phréatique est donc à préserver, elle dépasse déjà régulièrement les 30mg de nitrates par litre, vraiment pas la peine de la polluer davantage avec des porcheries industrielles au-dessus d’elle !

Surtout que des ilots se trouvent parfois à la verticale de failles géologiques anciennes et d’autres à la verticales de zones où les aquifères ne sont pas protégées par des couches d’argile !

Les eaux de surfaces seront elle-aussi très vite polluées, il existe de nombreux cours d’eau et ruisseaux qui longent les parcelles d’épandage, ces parcelles sont très souvent drainées car nous sommes dans une région humide et les bouches de drainages donnent bien sûr directement dans ces cours d’eau. Or, on sait maintenant que les zones drainées polluent plus rapidement les cours d’eau !

Les terrains d’épandage jouxtent des zones NATURA 2000 où se trouvent plusieurs espèces végétales en voie de disparition dont certaines n’existent quasiment plus que dans cette zone NATURA 2000. Nul doute que les émissions d’ammoniac vont modifier le biotope de ces zones, contribuant ainsi à la disparition définitives d’espèces protégées !

Les terrains d’épandage, s’ils respectent bien les 100 mètres de distance réglementaire vis-à-vis des habitations, sont tous situés très proches des maisons de nos villages, une école primaire se trouve même encerclée d’ilots d’épandage ! Inadmissible quand on sait que le lisier de porc peut contenir et diffuser des bactéries multirésistantes comme les SARM !

Voir : http://www.aives.fr/wp-content/uploads/2014/08/SARM-et-lisier.pdf

Encore au niveau des risques sanitaire, les bâtiments d’élevage des porcs se situeront à 400 mètres d’un élevage de poules pondeuses, une aberration totale quand on connaît les risques de créer un virus mosaïque dangereux comme celui de la grippe aviaire virus type H5N1 (poules)  et contagieux comme les virus type H1N1 présents chez les porcs ! Ce serait une énorme catastrophe sanitaire !

Voir : http://www.aives.fr/wp/wp-content/uploads/2012/06/Virus-H1N1-H5N1-et-porcs-Article-Institut-Pasteur.pdf

La porcherie industrielle d’Heuringhem, une des fermes usines de la carte de la Conf Paysanne, concentre donc tous les inconvénients de ce genre d’élevage hors sol, il nous faut tous la combattre !

Au niveau juridique, nous avons déposé un recours contre l’autorisation à exploiter signée par le préfet, le dossier est en cours d’élaboration.

Des habitants de nos communes ont également déposé un recours contre le permis de construire en juillet 2012, les travaux de la porcherie ont commencé en septembre 2013 sans que le recours soit examiné par le Tribunal Administratif. Les requérants ont alors demandé et obtenu, chose rare, une suspension des travaux jusqu’à ce que le dossier du permis de construire soit jugé sur le fond. Ce fut chose faite fin mai 2015, le TA annulant alors partiellement le permis de construire de la porcherie. Les promoteurs du projet ont déposé fin juin un permis modificatif et nous avons bon espoir que celui-ci soit refusé par le maire d’Heuringhem ! Nous en sommes là aujourd’hui.

L’annulation partielle du permis de construire a entrainé chez des partisans du projet des réactions violentes contre le président de l’association AIVES (moi-même) et contre le maire d’Heuringhem. Des feux, avec paille et pneus,  ont été allumé en pleine nuit à l’entrée de mon domicile, devant la mairie d’Heuringhem et même devant un journal indépendant ! Les slogans laissés sur place sont les mêmes que ceux utilisés par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Pas de Calais à savoir : « Nous sommes tous Aurélie » « Tous Aurélie ». Scandaleux, pour ne pas dire plus, quand on connaît  le combat de toujours de Charlie Hebdo contre les élevages industriels.

Voir : http://www.aives.fr/actes-de-vandalisme

Ces actes ne diminueront en rien notre motivation.

Mais nous avons besoin du soutien de tous et en particulier de ceux qui se réclament du mouvement écologiste car notre combat est avant tout écologique au sens premier du terme !

Nous avons besoin de nombreux adhérents pour être une force crédible face aux autorités !

Nous avons besoin de vos adhésions (et dons si possibles) car nos actions juridiques entrainent des frais d’avocats indispensables dans ce genre de lutte !

Alors, n’hésitez pas à nous rejoindre !

http://www.aives.fr/wp-content/uploads/2015/01/Bulletin-adhesion-AIVES-2015.pdf

http://www.aives.fr/soutien/

Jedraszak Jean-Michel

Président d’AIVES

jmjedraszak@wanadoo.fr

Des légumes anciens à volonté

 
 
des-legumes-anciens-a-volonte
Jacques Mauhourat, le président du conservatoire, s’adressant à ses invités.
©PHOTO J. C. M.

(secrétaire national de Les Écologistes – Mouvement Écologiste Indépendant)

Le jardin vLogoJournalSudOuesterger, conservatoire de légumes et fruits anciens du Béarn (Clab), va ouvrir ses portes au public à partir de jeudi prochain, et ce jusqu’à fin octobre, à raison de trois après-midis par semaine, du jeudi au samedi.

L’inauguration de ce nouveau site s’est effectuée samedi dernier, en présence de nombreux invités : le Conseil municipal d’Assat, les adhérents du Clab, Claude Ferrato (le président de la Communauté de communes gave coteaux), Jean Arriubergé (conseiller départemental), Nathalie Chabanne (députée) et Christian Petchot-Bacqué, président du pays de Nay et maire de Lagos.

Un lieu inédit

Les visiteurs ont ainsi pu découvrir les installations, avec les différentes plantations d’arbres fruitiers, les plantes aromatiques et médicinales, les légumes anciens et la collection de tomates. Les visites auront lieu au 3 bis route du bois. Pour tous renseignements complémentaires, contacter Jacques Mauhourat au 06 28 48 45 72.

Jean-Claude Matheu

Non à l ‘urbanisation du plateau de Saclay

plateau-saclayConcernant le plateau de Saclay, parler de  «Silicon Valley à la française» relève de l’intox pure et simple pour vendre l’idée du projet.

Si la mutualisation d’équipements lourds de recherche est souhaitable, et le rassemblement d’Etablissements d’Enseignement Supérieur peut sembler séduisant (rassemblement, pas accolage …). Mais là on dépasse les limites, par exemple : Agro Paris Tech Grignon a-t-elle plus besoin du diffuseur neutronique Soleil que de ses champs expérimentaux laissés à 30 km ? Ne semble t’il pas absurde aussi de déplacer l’université Paris Sud d’Orsay de 3 km en l’éloignant de sa station RER pour la rapprocher d’un métro hypothétique dans 15 ans ?

A moins que l’attraction du foncier libéré dans des sites très prisés, parisiens et périphériques, ne soit visée que pour espérer de juteuses opérations Financières…

 Il est temps de  démystifier cette idéologie de la «visibilité mondiale», de la «dynamisation de la recherche», «développement», «croissance»… dont les slogans ronflants n’ont d’autre objet que de  frapper les esprits et leur part d’irrationalité. Cette opération dite d’Intérêt National, sur une région reconnue pour sa grande qualité agricole, ne crée d’emplois que dans le BTP. Elle ne fait que déplacer les autres, à volume constant pour l’Ile de France, avec leurs contingences de transport, de logement, ou de précarité.

Soyons réalistes, les chercheurs et les entreprises savent  communiquer à l’ère du numérique, et ne manquent pas de se rencontrer, périodiquement, et lors des grands événements thématiques. Leur synergie est plus fonction de la souplesse des gouvernances que de la proximité géographique.

L’urbanisation massive guette cet atypique poumon vert si proche de la métropole. Le Schéma de Développement Territorial de l’Etablissement Public Paris Saclay ne projette t’il pas pratiquement le doublement en 30 ans de la population de la région de l’OIN ?

Que dire également de la problématique transport, alors la ligne verte du métro apparaît comme un luxe au détriment de toute la Région IdF : 4,8 milliards d’euros, pas encore budgétés, pour seulement 5.000 voyageurs par heure de pointe, 20.000 par jour. Avec cette somme, le STIF trouverait de quoi résoudre tous ses problèmes (lignes à moderniser, tunnels à agrandir, matériel à remplacer). Bien que masquée, l’urbanisation massive guette cet atypique poumon vert si proche de la métropole.

Alors qu’il faut désormais raisonner en terme de MENAGEMENT du territoire et non d’aménagement du territoire, si on considère le bilan financier, énergétique et les rejets de gaz à effet de serre d’un tel projet qui sont incompatibles avec les objectifs du plan climat, le MEI ne peut qu’être défavorable à ce dossier.

 Communiqué adopté à 95%

 Daniel Martin , et Colette Lecuyer ( MEI Essonne )

 

Elevage industriel

elevage-industrielVoici le printemps et ses premiers rayons de soleil. Rien de tel pour avoir envie de chausser ses baskets ou prendre son vélo pour faire un petit tour à la campagne en famille. A nous l’air pur, le pique-nique dans l’herbe, l’observation des animaux en liberté ! Sortons de la pollution des villes !

C’est sans compter sur l’évolution insidieuse du monde agricole.

Il va falloir revoir votre vocabulaire, vous adapter aux changements :

Là où vous croyez voir une ferme, maintenant ce sont des ateliers, des chaines de production d’animaux. Là où l’agriculture traditionnelle élève ses petits cochons dans un pré ou sur la paille, vous avez des animaux sur caillebotis et sous les animaux, des fosses à lisier de milliers de tonnes. Bienvenue dans l’univers concentrationnaire ou des milliers d’animaux cohabitent.

Ce lisier doit être éliminé. L’idée est donc de l’épandre sur les terrains avoisinants. Vous voyez dans quoi vous risquez de vous asseoir négligemment ? Sans compter qu’en période de pluie les terrains gorgés d’eau ne peuvent plus rien absorber et que ce lisier stagne en surface. Les nitrates, nitrites, nitrosamines se retrouveront sans bruit dans les marres, les rivières, lacs, mers, estuaires provoquant les marées vertes, la destruction des équilibres naturels et la mort d’autres espèces.

Là où vous respiriez « l’air pur », l’ammoniac vous prend les bronches, directement issu de la fosse à lisier et de l’aération des « ateliers ». L’air étant par essence volatile. Chargé des bactéries multi résistantes, fabriquées par l’usage des antibiotiques dans ces élevages industriels, il a une fâcheuse tendance à ne pas rester enfermé dans l’atelier. Lui aussi a bien le droit de musarder ! Et c’est ce qu’il fait en s’échappant, s’envolant sur les chemins, dans les habitations avoisinantes….. Les premières personnes à risque sont l’éleveur et sa famille mais aussi les voisins et tous les promeneurs, joggeurs, enfants… passant à proximité.

On ne vous montrera plus les petits cochons car la plupart sont édentés, équeutés et j’en passe car dans un univers carcéral, eux qui avaient instinctivement l’habitude de fouir le sol, pourraient avoir la mauvaise idée de fouir le voisin ! Avouez que ce n’est pas un spectacle pour des enfants !

Dans le cadre d’une enquête publique, avec ma collègue conseillère régionale EELV, j’ai voulu rencontrer les éleveurs pour les convaincre de revenir à des pratiques plus respectueuses de la nature : peine perdue. Ils préfèrent s’endetter pour investir et s’agrandir, s’agrandir, s’agrandir, pour tenter de gagner….. toujours moins car c’est l’offre et la demande qui conditionne les prix !

Après les 1000 vaches, où s’arrêteront ces projets d’élevage de plus en plus gigantesques en porcs, volailles, boeuf… ?

Le dévoiement des pratiques agricoles vers des pratiques industrielles de surproduction, surconsommation, surconcentration repose sur des erreurs, mensonges et contresens, entrainant des dangers, concentrant le pouvoir entre les mains de quelques-uns, au détriment des petites et moyennes exploitations françaises.

Evidemment ce n’est pas comme cela partout, mais l’industrialisation progresse vite, très vite. Voilà pourquoi nous sommes intervenues dans l’enquête publique contre une installation ICPE de notre région.

Pour nous, les filières bio sont les seules voies à suivre. La région aide financièrement et techniquement l’installation ou la conversion en élevage bio et/ou polycultures bio. D’où l’autonomie retrouvée, un changement de système, sans phytosanitaires, en travaillant avec la nature et pas contre la nature.

D’autres choix existent pour une agriculture de qualité, de santé, de bien-être.

D’autres comportements de consommation sont aussi nécessaires.

Bon pique-nique.

Francine HerbautDauptain – Conseillère régionale Nord Pas de Calais

L’action locale de Jacques Mauhourat, secrétaire national, mise à l’honneur

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La fondation d’entreprise du Crédit social des fonctionnaires (CSF) créée en 2008, a pour but la promotion du service public, la promotion d’actions de qualité, l’aide à des actions valorisantes, enrichissantes et/ou innovantes, et l’action pour atténuer les injustices sociales.

À ce titre, dernièrement, Roger Chague, président de la commission départementale, Henri Casanabe, vice-président, et Pierre Pujol, directeur d’agence, ont remis un chèque de 5 600 euros à Jacques Mauhourat, président du Conservatoire des légumes anciens du Béarn (Clab), à Assat, pour son projet « Éducation à la biodiversité cultivée ».

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Henri Casanabe, Roger Chague et Pierre Pujol remettent le chèque à Jacques Mauhourat.© PHOTO J.-C. M.

À destination des scolaires

Ce dernier, accompagné de Bernard Schoenenberger et Hubert Lassaus Pigat, chevilles ouvrières de l’association, a vivement remercié la fondation CSF, et indiqué que cette aide permettra en particulier la réalisation de panneaux d’information à destination des scolaires, de supports pédagogiques pour des ateliers de sensibilisation à la biodiversité cultivée, et la mise en place d’ateliers pédagogiques et leur animation.

Jean-Claude Matheu

Algues vertes : Ce n’est pas aux contribuables de payer 7 millions €

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé, le 26 décembre 2014, la condamnation de l’Etat à verser plus de 7 millions d’euros au conseil général des Côtes d’Armor, en remboursement des frais de ramassage et de traitement des algues vertes.

Extrait :   Les juges ont confirmé en grande partie le jugement prononcé le 12 avril 2013 par le tribunal administratif de Rennes. L’Etat devra précisément verser 7.046.517 €, soit les montants versés par le Conseil Général.

Il est intolérable que nous, les contribuables français nous devions payer pour l’incurie de l’Etat qui n’est pas capable de faire respecter la réglementation : Les citoyens comme les entreprises ne doivent pas polluer.

Ce n’est pas aux contribuables de compenser l’absence de sanction vis à vis des pollueurs que sont principalement pour les algues vertes, les  porcheries industrielles. Non seulement l’environnement subit une grave nuisance mais en plus ce ne sont pas les producteurs de lisier qui sont sanctionnés. Nos impôts servent à permettre aux pollueurs de poursuivre leurs pollutions. Intolérable.

 

Des solutions existent : – La déshydratation des lisiers puis le transport  des engrais organiques azotés et séchés vers les zones céréalières où ces engrais remplaceront les amonitrates. Ces amonitrates étant  générateurs d’effet de serre et d’importation coûteuse d’énergie, leur suppression contribueront à deux améliorations environnementales et comptables – et surtout les productions bio  dont nous manquons…et que nous importons. C’est un comble !

 

Avec 7 millions d’euros, l’Etat doit se doter des moyens de faire respecter la loi et encourager l’évolution vers la bio…plutôt que de payer un travail de cochon… pas bio du tout

 

La ferme-usine des 1000 vaches à Drucat près d’Abbeville

Ce projet a germé dans l’esprit d’un industriel du BTP. Il remet en cause le modèle agricole, tel que nous le connaissons majoritairement, fait de petites et moyennes étables et de pâturages.

Dans la ferme, modèle Ramery, les vaches ne connaîtront ni prés, ni herbe verte. Dans ce projet chaque vache produira 30 l de lait par jour, lait qui ne pourra être que de qualité médiocre. Un « manège de traite » permet de traire 300 vaches à l’heure trois fois par jour (toutes les 8 heures) soit 27 000 l de lait pour 1000 vaches.

Évidemment ce projet ne se soucie ni du paysage, ni du bien-être des vaches, ni de la santé des consommateurs, encore moins du devenir des petits producteurs des alentours mais a uniquement pour but le gain financier avec un prix de revient du litre  à 27 cts contre 35 cts en moyenne ailleurs. On peut donc y voir la mort annoncée des petits éleveurs.

Clou du projet : la construction d’un méthaniseur, prévu dans un an, capable de traiter le lisier, les boues d’épuration, les déchets des grandes surfaces et des hôpitaux. C’est du moins ce qu’avait annoncé le promoteur de ce projet.

Sous l’action des opposants (l’association Novissen, la confédération paysanne, les écologistes…) la puissance de ce méthaniseur a été ramenée à 0.6 Mwh et alimentée uniquement par des déchets 100 % végétaux.

On rejoint ici la problématique de la méthanisation industrielle : plutôt que de chercher à réduire la quantité de déchets que nous produisons, la méthanisation industrielle, pour optimiser l’investissement et les profits financiers,  incite à en produire de plus en plus. Se rajoute le problème du flux incessant de camions : acheminement des déchets qui alimentent l’unité de méthanisation (plus l’unité est grande et plus les déchets sont collectés loin). Dans le cas de cette ferme l’acheminement  de la production laitière et l’acheminement de l’alimentation des bêtes ne peut être négligeable.

Les opposants ont obtenu par arrêté du gouvernement que la ferme – usine soit limitée à 500 bêtes (sans les génisses et les veaux). Mais les forces de l’ordre ont voulu « faire un exemple » et le 28 octobre à Amiens aura lieu le procès  de 9 personnes. Elles comparaîtront pour dégradation en réunion, refus de prélèvement ADN, recel …

Entre 1500 et 2000 personnes sont attendues ce mardi 28 octobre devant le Tribunal d’Amiens pour marquer leur soutien aux actions engagées par les riverains et les paysans soucieux d’un autre modèle d’agriculture. Les écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant, totalement opposés à ce projet, seront présents à leurs côtés.