Non aux travaux de nouvelle plateforme à Orly

Travaux d’agrandissement

Survol de la forêt de Sénart

Augmentation du trafic aérien

I – Nous refusons :

1 – La création d’une nouvelle plateforme qui doublerait la capacité d’accueil de l’aéroport d’Orly : opposition des populations et des mouvements écologistes et de défense de l’environnement

2 – Le projet de décollage face à l’Est, dont la véritable raison est de permettre le doublement du trafic sur Orly, actuellement impossible face au nombre d’aéronefs sur les trajectoires actuellement définies

3 – Le massacre de la forêt de Sénart par un survol au décollage en basse altitude, Chacun sait l’illégalité de ces survols puisque le Décret du 15 décembre 1995 classe la foret de Sénart en «forêt de protection». Les seuls les engins autorisés à y pénétrer sont ceux pour la gestion des arbres. L’office National des Forêt ne semble pas en avoir été informé.

II – Nous dénonçons :

– Le démarrage des travaux,

– d’autant que le Tribunal n’a pas encore jugé le recours

– travaux qui de fait reviennent à construire un nouvel aéroport alors que le Grenelle de l’Environnement en interdit toute création en Ile de France – nous rappelons si besoin que Vatry n’est pas utilisé selon sa capacité et ne prenons pas en compte à qui bénéficient les retombées économiques qu’elles soient d’Essonne ou de Seine et Marne

III – Nous exigeons le maintien :

– des 200 000 mouvements annuels et non leur dépassement

– des trajectoires actuelles

– de l’arrêt des vols entre 23 heures et 6 heures le matin

IV – Nous demandons :

Que soient étudiées la nocivité des particules qui retombent au décollage par des organismes indépendants (entre un septième et un tiers du kérogène est consommé au décollage selon les avions, les automobiles ne sont pas seules a produire des particules fines)

Colette Lecuyer au nom du MEI

 

Bio AB, la preuve est faite. Alors, ça suffit !

Grâce aux lanceurs d’alertes*, le glyphosate du produit principal Roudup de Monsanto fait l’objet de forte médiatisation en ce moment. Sa toxicité ne peut plus être masquée, refoulée, niée.

Des milliers d’agriculteurs bio ont fait la preuve depuis 50 ans et plus que produire sans pesticides, pesticides d’autrefois (DDT : interdits…),  antérieurs mais plus récents et interdits  (atrazine…),  présents (glyphosate…) ou futurs (????…) : Les extraits végétaux biodégradables et surtout les associations végétales permettent de produire toute la nourriture nécessaire à l’humanité. Alors !  Que les agriculteurs qui ne pratiquent pas encore les méthodes dites de l’Agriculture Biologique,  biodynamiques ou de l’agroécologie s’y mettent ! L’équilibre financier de leur entreprise est assuré. Si celui des firmes de la pétrochimie l’est moins, ne pouvons-nous pas nous en réjouir ?

Les agriculteurs non bio  n’ont aucune excuse sauf celle de ne pas avoir été formés par l’Etat et son enseignement agricole aux méthodes naturelles de productions agricoles. Et pourtant celles-ci rendent aux agriculteurs leur vocation pleine et entière de vrais agronomes . Ainsi  peuvent-ils produire la nourriture saine tout en protégeant la biodiversité et la qualité véritable de l’eau potable et des eaux de rivières.

Non,  ça suffit  !  La société civile doit incriminer les responsables et les faire dorénavant condamner si à partir de ce jour, il ne prennent pas leur responsabilité et réglementant la production et l’enseignement agricole.

*Gilles Séralini, Christian Vélot,  Marie Monique Robin, professeur Belpomme, Professeur Henri Joyeux…

Contribution de notre Mouvement aux Assises des transports

Septembre 2017 

Pour les écologistes indépendants la conception politique contemporaine du progrès, notamment technologique, n’est trop souvent qu’un leurre, une fuite en avant qui finit par aller à l’encontre des buts annoncés. Dans les villes, par exemple, compte tenu de la prolifération de l’automobile, il arrive que l’on se déplace plus rapidement à pied. Pour nous, tout « progrès » devrait être évalué à priori en fonction des conséquences environnementales et sociales induites. Nous pressentons que seule l’utilisation intelligente des technologies, un autre modèle de société plus respectueux de l’homme et de la nature, pourront nous éviter la 6e extinction.

Les écologistes ont la particularité de proposer un projet global. Ainsi, concevoir les transports compatibles avec une réduction des Gaz à Effet de Serre (GES), diminuer le recours à la voiture individuelle thermique,  améliorerait également  la qualité de l’air et réduirait d’autant les risques pour la santé.

La première question à se poser concernant les mobilités est : Tant de transports sont ils nécessaires ? Nous réinterrogeons ainsi la production, les délocalisations pour produire là où les exportations sont le plus profitables, les coûts de main-d’œuvre réduits notamment par une moindre protection sociale, un système économique basé sur le profit de quelques uns (spéculateurs, pollueurs…) sans prise en compte des dégâts sociaux et/ou environnementaux qui en découlent.

La deuxième question est celle des coûts réels. Le coût des énergies (fossiles,  nucléaire) devrait internaliser tous les coûts dont celui des conséquences sociales et environnementales et du démantèlement des centrales nucléaires. Ainsi le recours au nucléaire indirect (voitures et vélos électriques) pourrait nous être  présenté à son coût exact. 

Notre contribution reprend les pratiques vertueuses en plusieurs items, déclinant ainsi les préconisations des COP 21et 22 et les plans climat.

1) Rompre avec la politique de Grands Projets Inutiles

Le projet d’aéroport Notre Dame des Landes doit être abandonné. De même le projet de Canal Seine Nord qui ne constitue pas une alternative au transport routier, présente des failles quant au volume d’eau extrait des cours d’eau qui alimenteraient le canal, pour ne citer que nos principales préoccupations.

2) Mettre un coup d’arrêt au développement déraisonnable du transport aérien

En particulier le « low cost » qui ne paye pas tous ses coûts. Il est impératif de faire porter sur les transports aériens tous les coûts environnementaux à long terme,  induits.

3) Diminuer la part de la voiture individuelle thermique

Le recours à la voiture électrique ne peut être pour nous LA solution. De même que de recours massif aux carburants dits « verts ». En effet, la terre est faite pour nourrir non pour fournir du carburant. Ces carburants « verts » ne pourraient constituer une solution énergétique qu’à la condition de réduire d’au moins la moitié notre consommation de viande car une grande part des terres agricoles sont utilisées pour l’alimentation du bétail.

 D’autres mesures seraient à favoriser :

  • Le co voiturage avec un développement sur l’ensemble du territoire de lieux dédiés, des sites en ligne gratuits
  • L’auto partage
  • Les zones à circulation restreinte en ville
  • La formation à l’éco conduite devrait être généralisée auprès de tous les automobilistes et pas seulement aux nouveaux conducteurs dans le cadre du permis de conduire

4) Développer l’offre de transports en commun

  • Développer l’offre TER et non multiplier les TGV. Améliorer les conditions de transport en travaillant les horaires, le  cadencement, l’amélioration des temps de parcours total en tenant compte de la coordination entre les différents modes de transport.
  • Réouverture des « petites lignes » abandonnées
  • Investir dans l’innovation technique permettant un meilleur confort et une meilleure sécurité
  • Développer l’offre en milieu rural
  • Faire des gares des lieux de services
  • Mettre en place des cartes de transport communes à plusieurs type de transport
  • Mettre en place un couloir de bus sur les périphériques des grandes villes
  • Développer la circulation des bus en sites propres
  • Investir dans de nouvelles lignes de métro et de tramway
  • Repenser les gares pour mieux répondre aux besoins de mobilité des personnes âgées et handicapées. (aide à la portée des bagages par exemple sur des rampes dédiés à cet usage) comme aux mères de famille accompagnées d’enfants en bas âge.
  • Favoriser l’engagement des entreprises dans des plans de mobilité.

5) Développer le fret ferroviaire et fluvial

  • En le rendant compétitif par rapport au transport routier
  • Logistique : Développer les plateformes multimodales. Ne plus autoriser la création de plates formes logistiques uniquement routières Freiner l’artificialisation des espaces par la logistique en imposant le recyclage des friches périurbaines.

6) Favoriser les mobilités douces

  • Favoriser le vélo ne pourra être effectif que si les pistes cyclables sont développées, sécurisées, entretenues et conçues pour des parcours continus.
  • Construire des « autoroutes pour vélos » autour des agglomérations comme aux Pays Bas ou au Danemark.
  • Installer des garages à vélo sécurisés prés des gares, des métro, des lignes de bus.
  • Multiplier l’offre de vélo en libre service
  • Développer la réparation des vélos (favoriser l’implantation et la formation)
  • Prévoir systématiquement des espaces dédiés aux vélos dans les trains, qui soient pratiques d’accès.
  • Travailler conjointement avec l’Education Nationale et les collectivités territoriales pour développer les Pédibus, les plans de déplacement dans les établissements d’éducation.
  • Aménager les villes de manière à faciliter les modes actifs (marche et vélo) notamment en créant des cheminements plus courts et des connexions nouvelles entre les quartiers

7) Politique fiscale
–     Taxe carbone revisitée sur transports routiers traversant le pays

  • Politique fiscale Diesel / essence/ hybride
  • Aides à  l achat de matériel favorisant les mobilités douces

8) Innovation Recherche
Techniques : favoriser le solaire, le petit éolien

  • Sociale : favoriser le télétravail
    Créer des plateformes de télétravail hors des grandes agglomérations
  • Favoriser les horaires décalés dans les entreprises
  • Associer les usagers aux différentes réflexions et débats.

Cette contribution n’a pas l’ambition d’être exhaustive mais reprend de façon synthétisée les principaux éléments de notre réflexion.

Projet de loi mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures.

Le 6 juillet 2017 le ministre de la Transition écologique annonçait que tout nouveau projet de recherche et d’exploitation des hydrocarbures serait interdit par une loi.

Le 6 septembre : présentation du texte aux ONG et à la presse.

Le soir même, le texte transmis à l’Assemblée Nationale différait du premier texte présenté le matin, suivant ainsi l’avis du Conseil d’Etat publié le jour même.

Le Conseil d’Etat a proposé d’assouplir le texte initial. « L’interdiction » devient « une fin progressive ». Désormais, les concessions qui viendraient à expiration pourraient être renouvelées jusqu’en 2040.

Le nombre de concessions existantes est de 63 : 63 demandes d’indemnisations financières à l’Etat en perspective.  Est-ce là le motif suffisant ? Les intérêts privés doivent ils l’emporter sur l’intérêt général ?

Compte tenu de l’importance de l’enjeu  pour le climat et de l’engagement de la France lors de l’accord de Paris et du Plan Climat lancé en 2017 on pouvait s’attendre à une volonté plus affirmée du Gouvernement, d’autant que les avis du Conseil d’Etat ne sont pas contraignants.

Le 5e rapport du GIEC stipule que pour limiter la hausse de la température à 2°C il faut renoncer à l’exploitation au minimum de 80 % des ressources hydrocarbures pour que les émissions de gaz à effet de serre ne dépassent pas les prévisions.

Seule la nécessité de limiter les effets du changement climatique devrait dicter au Gouvernement son action. L’urgence est évidente et les tergiversations pour ménager d’éventuels intérêts privés face à l’intérêt général sont  incompréhensibles voire inadmissibles.

Francine Herbaut Dauptain

En politique internationale et militaire , le nouveau président suivra-t-il le précédent ?

“les suffrages en sa faveur étaient loin de manifester un vote d’adhésion”*** C’est essentiel de le dire et redire .

Principalement en politique internationale,  3 électeurs sur 4 veulent une politique indépendante des Etats-Unis et plus gaullienne.

En effet trois sur quatre car si nous additionnons les votes du 1er tour pour les candidats qui s’opposaient à la politique guerrière menée en Syrie par Hollande contre le régime Syrien et contre la Russie, c’est le constat que nous pouvons faire.

Espérons que le nouveau président saura respecter ce constat essentiel  des Français majoritaires sur ce sujet pour la paix dans le monde !

Pouvons-nous nous occuper d’écologie sans paix réelle ?

***extrait de l’éditorial du Journal La Croix du lundi 8 mai 2017

Création de la Confédération pour l’Homme, la Nature, la Planète “Tous unis pour le vivant”

conf

Paris, le 3 décembre 2016

A l’initiative de trois partis politiques : Le Trèfle, le Mouvement Hommes, Animaux, Nature et Les Écologistes – Mouvement Écologiste Indépendant, a été constituée ce samedi 3 décembre 2016 à Lyon une Confédération intitulée :

Confédération pour l’Homme, l’Animal, la Planète

« Tous unis pour le vivant »

Cette initiative unitaire répond aux souhaits de nos concitoyens d’une prise en compte de l’écologisme dans toutes ses dimensions et dans le but de construire une société respectueuse de l’Homme, de l’Animal et de la Planète.

Cette confédération a vocation à accueillir les partis qui défendent les valeurs écologistes de respect de la dignité humaine et de la sensibilité des autres êtres vivants, et entendent promouvoir un modèle adapté à la finitude et à diversité du Monde.

Le programme de la confédération sera soumis à l’approbation de nos concitoyens lors des élections législatives de juin 2017.

Pour cela, la confédération est en mesure, à ce jour, de présenter 350 candidat(e)s qui porteront ses couleurs dans les différentes circonscriptions.

Afin de marquer la volonté des participants de faire de la politique différemment, la nomination des présidents s’est faite par tirage au sort.
Monsieur Jacques Leboucher (MHAN) sera président en 2017, Monsieur Albert Lapeyre (Le Trèfle) en 2018 et Monsieur Antoine Waechter (MEI) en 2019.

 

Antoine Waechter à Lille ce 28 octobre

 

photolille28102016

Extraits commentés de l’article de la Voix du Nord

L’ancien candidat à la présidentielle (3.7% en 1988) postule pour le même poste, dans la perspective de 2017. Cette fois ès qualité de patron du Mouvement des écologistes indépendants (MEI) qui néanmoins souhaite discuter avec le vainqueur de la primaire des écologistes autour d’EELV (Yannick Jadot ou Michèle Rivasi) Antoine Waechter est contre le système des primaires (“Une extraordinaire manipulation…) mais ne veut qu’un seul candidat écologiste à la présidentielle. A. Waechter propose une rencontre, après la désignation du candidat d’EELV. Serait retenu(e) comme seul(e) candidat(e) écologiste la personne ayant le plus de parrainages et un véritable projet écologiste.

“Alors il a déjà commencé à labourer le terrain pour recueillir des parrainages” (Lyon, Nantes, Lille… Antoine Waechter rencontre les adhérents, sympathisants, partenaires associatifs et fait connaitre son projet via la presse )

“A Lille, où il a déroulé ses thèmes de prédilection (réforme institutionnelle, transition énergétique…”

Le mandat présidentiel sera porté à 7 ans. L’article 49-3 sera abrogé, en contre partie l’Assemblée ne peut voter de motion de censure. L’assemblée nationale sera élue au scrutin proportionnel par listes inter départementales au seuil de 5 %

Notre diplomatie rétablira pleinement l’indépendance de la France et notre capacité à être un pont entre l’Est et l’Ouest en sortant de l’OTAN. Elle se dotera d’un Ministère de la PAIX.

La France plaidera en faveur de :

  • la création d’une autorité mondiale de répartition équitable des ressources rares,
  • la prise en charge des conflits nés de la répartition de l’eau par la cours de justice internationale,
  • d’un objectif d’indépendance alimentaire de toutes les nations, soit 75 % de couverture des besoins par la production agricole du pays,
  • la stabilisation démographique par le développement humain : scolarisation, émancipation de la femme, système d’assurance vieillesse

Il est nécessaire de construire un nouveau modèle économique:  pas question de sacrifier la biodiversité, les paysages et la santé publique à la quête obsessionnelle de croissance. Le jeu des acteurs économiques doit être encadré de règles qui protègent l’intérêt commun. Car le marché ne répond pas spontanément à cet intérêt.

La France s’enlaidit et se dilue dans la mondialisation, nous installerons l’exigence de beauté et de respect du patrimoine dans tous les actes d’aménagement.

 

 

 

Qui sème le désespoir doit s’attendre à des actes de terreur en retour…

JeanBitterlinArticle

Suite à l’attentat meurtrier de Nice le Mouvement Écologiste Indépendant s’associe à la peine et au désespoir de toutes ces familles endeuillées, touchées de plein fouet par cet acte odieux et barbare.

Il faut néanmoins bien reconnaître que  cet attentat obéit malheureusement à une suite logique ; ce qui devait arriver est arrivé et ce n’est, hélas, certainement pas fini car qui sème la terreur et le désespoir doit s’attendre à des actes de terreur en retour. Les erreurs monumentales de la France, en matière de politique étrangère de ces dernières décennies ont été nombreuses, qu’elles aient été menées par des gouvernements de Gauche ou de Droite : politique de soutien aux dictateurs africains et pillage des richesses de leurs pays (créant la misère et le désespoir), interventions militaires en Afghanistan, Lybie, Syrie et Afrique qui sont devenus des terreaux du terrorisme parce que  le chaos, la misère, le désespoir s’y sont installés, soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël créant une fureur anti-occidentale au Moyen Orient et même chez certains français, soutien aux dictatures du Golfe,  …. On ne peut que rendre hommage à Chirac de ne pas avoir cédé devant les Américains lors de l’invasion de l’Irak ; c’est une bien maigre consolation.

Le rodomontades du Président Hollande ne changeront rien. D’autres simples d’esprit, et ils sont légion dans notre pays, seront prêts à passer à l’acte avec les encouragements de Daesh ou d’autres groupes terroristes étrangers qui désirent punir la France pour ses actes passés. Il nous faut impérativement reconnaître les erreurs passées, changer d’orientation en matière de politique étrangère en particulier en cessant d’être les supplétifs dociles des Américains (en sortant de l’Otan) et, le mal étant fait, se protéger au mieux.