Bio Restauration collective : pression sur les élus

Les Ecologistes - Mouvement Ecologiste Indépendant

Bio Restauration collective : pression sur les élus

10 octobre 2013 Agriculture Alimentation Démocratie Société 0

Si l’ensemble des citoyens devrait avoir comme droit fondamental de se nourrir avec une alimentation exempte de poisons c’est encore plus vrai pour les plus fragiles d’entre eux à savoir les enfants, les personnes âgées ou celles qui sont hospitalisées. Et seule une agriculture bio est en mesure de répondre à ce droit fondamental qui a été oublié ou bafoué pendant des décennies par le recours aux produits issus de l’agriculture chimique intensive.
A moins de nier ce droit à une alimentation saine il est du devoir des élus dans un premier temps de prendre connaissance des potentialités de la méthode agronomique bio et dans un second temps de faire preuve de détermination et de courage politique pour organiser et mettre en place les filières bio de proximité qui vont des producteurs aux tables de restaurations collectives.

Si l’agriculture chimique intensive a pu se développer ou s’imposer c’est parce que les dégâts environnementaux et humains qu’elle cause sont laissés à la charge des collectivités ou des générations futures ; les exemples ne manquent pas. C’est ainsi que de nombreuses inondations de villes ou de villages sont dues aux sols tassés par les lourds engins agricoles, au changement de structure de la terre lié à l’utilisation d’engrais chimiques, à la disparition des haies, à la volonté de labourer en des lieux inappropriés, zones humides trop souvent drainées…. ; les dégâts des inondations sont payés par les citoyens par le biais des impôts ou des assurances. C’est ainsi aussi que de nombreuses eaux (rivières, sources, nappes phréatiques) contaminées par les pesticides utilisés par l’agriculture chimique sont impropres à l’usage domestique et obligent les collectivités à des traitements coûteux et les citoyens à des dépenses supplémentaires (eaux en bouteilles). Et que dire des coûts de santé liés à une alimentation empoisonnée, dont d’ailleurs les agriculteurs qui répandent les pesticides sont les premières victimes.

L’agriculture bio permet aussi de répondre au dérèglement climatique, ce qui est sans doute la plus grande menace qui pèse actuellement sur l’Humanité, car contrairement à l’agriculture intensive (responsable de 13,50 % de production des gaz à effet de serre) elle ne nécessite que peu d’énergie que ce soit pour la production, la transformation, le stockage ou le transport de ses produits.

A l’heure où il y a tant de personnes en quête d’emploi ou en quête de sens cette agriculture bio est également une solution d’un point de vue social ; si consommateurs et producteurs sont directement reliés, le respect des uns envers les autres aboutit également à une société plus apaisée. Elle permet enfin de responsabiliser les citoyens par rapport à leur santé, au monde qu’ils désirent laisser à leurs enfants, à la solidarité avec les populations démunies de la Planète.

En conséquence de quoi le Mouvement Ecologiste Indépendant demande à tous les citoyens français de faire pression sur leurs élus municipaux ou régionaux afin que ceux-ci organisent la filière qui permettra de servir des repas bio dans les cantines scolaires, les maisons de retraite ou dans les hôpitaux. Ce choix du bio aura également un impact positif sur les finances publiques.

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