Archives de l’auteur Francine Herbaut-Dauptain

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Elevage industriel

elevage-industrielVoici le printemps et ses premiers rayons de soleil. Rien de tel pour avoir envie de chausser ses baskets ou prendre son vélo pour faire un petit tour à la campagne en famille. A nous l’air pur, le pique-nique dans l’herbe, l’observation des animaux en liberté ! Sortons de la pollution des villes !

C’est sans compter sur l’évolution insidieuse du monde agricole.

Il va falloir revoir votre vocabulaire, vous adapter aux changements :

Là où vous croyez voir une ferme, maintenant ce sont des ateliers, des chaines de production d’animaux. Là où l’agriculture traditionnelle élève ses petits cochons dans un pré ou sur la paille, vous avez des animaux sur caillebotis et sous les animaux, des fosses à lisier de milliers de tonnes. Bienvenue dans l’univers concentrationnaire ou des milliers d’animaux cohabitent.

Ce lisier doit être éliminé. L’idée est donc de l’épandre sur les terrains avoisinants. Vous voyez dans quoi vous risquez de vous asseoir négligemment ? Sans compter qu’en période de pluie les terrains gorgés d’eau ne peuvent plus rien absorber et que ce lisier stagne en surface. Les nitrates, nitrites, nitrosamines se retrouveront sans bruit dans les marres, les rivières, lacs, mers, estuaires provoquant les marées vertes, la destruction des équilibres naturels et la mort d’autres espèces.

Là où vous respiriez « l’air pur », l’ammoniac vous prend les bronches, directement issu de la fosse à lisier et de l’aération des « ateliers ». L’air étant par essence volatile. Chargé des bactéries multi résistantes, fabriquées par l’usage des antibiotiques dans ces élevages industriels, il a une fâcheuse tendance à ne pas rester enfermé dans l’atelier. Lui aussi a bien le droit de musarder ! Et c’est ce qu’il fait en s’échappant, s’envolant sur les chemins, dans les habitations avoisinantes….. Les premières personnes à risque sont l’éleveur et sa famille mais aussi les voisins et tous les promeneurs, joggeurs, enfants… passant à proximité.

On ne vous montrera plus les petits cochons car la plupart sont édentés, équeutés et j’en passe car dans un univers carcéral, eux qui avaient instinctivement l’habitude de fouir le sol, pourraient avoir la mauvaise idée de fouir le voisin ! Avouez que ce n’est pas un spectacle pour des enfants !

Dans le cadre d’une enquête publique, avec ma collègue conseillère régionale EELV, j’ai voulu rencontrer les éleveurs pour les convaincre de revenir à des pratiques plus respectueuses de la nature : peine perdue. Ils préfèrent s’endetter pour investir et s’agrandir, s’agrandir, s’agrandir, pour tenter de gagner….. toujours moins car c’est l’offre et la demande qui conditionne les prix !

Après les 1000 vaches, où s’arrêteront ces projets d’élevage de plus en plus gigantesques en porcs, volailles, boeuf… ?

Le dévoiement des pratiques agricoles vers des pratiques industrielles de surproduction, surconsommation, surconcentration repose sur des erreurs, mensonges et contresens, entrainant des dangers, concentrant le pouvoir entre les mains de quelques-uns, au détriment des petites et moyennes exploitations françaises.

Evidemment ce n’est pas comme cela partout, mais l’industrialisation progresse vite, très vite. Voilà pourquoi nous sommes intervenues dans l’enquête publique contre une installation ICPE de notre région.

Pour nous, les filières bio sont les seules voies à suivre. La région aide financièrement et techniquement l’installation ou la conversion en élevage bio et/ou polycultures bio. D’où l’autonomie retrouvée, un changement de système, sans phytosanitaires, en travaillant avec la nature et pas contre la nature.

D’autres choix existent pour une agriculture de qualité, de santé, de bien-être.

D’autres comportements de consommation sont aussi nécessaires.

Bon pique-nique.

Francine HerbautDauptain – Conseillère régionale Nord Pas de Calais

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Gaz de Houille !


petrole-shadokAu motif de diminuer la facture énergétique en région, le Conseil Régional Nord Pas de Calais a lancé une étude sur l’opportunité d’exploitation du gaz de houille sur son territoire. L’idée serait venue en 2011 d’Arnaud Montebourg de « regarder le potentiel de gaz de houille ». Une mission d’enquête a donc été diligentée. Déjà Gazonor s’intéresse au projet. Le chiffre de 500 créations d’emplois est avancé.

Les élus écologistes ont quitté cette mission d’enquête en raison des nombreux partis pris dans le choix des experts, des amalgames entretenus entre gaz de mine et gaz de houille. La suite de cet article vous éclairera sur d’autres aspects de ce dossier.

Le 9 octobre dernier avait lieu une matinée – débat  intitulée « l’exploitation du gaz de houille : atout économique et opportunité industrielle en Nord Pas de Calais ? »

Le point d’interrogation a ici toute sa valeur.

Actuellement en région :

  • Le gaz de mine, celui qui existe naturellement dans les cavités et qui ne nécessite aucune fracturation est actuellement exploité. Il n’y a plus de réservoirs de gaz de mine en dehors de la région Nord Pas de Calais et l’exploitation durera encore au maximum 50 ans, les cavités se remplissant d’eau d’année en année.
  • Le gaz de houille ne représente qu’une possibilité d’exploitation de 10 à 12 années. Il nécessite des forages de 1000 à 4000 m de profondeur

Le risque d’exploitation de ce gaz de houille n’est pas négligeable, voici ce qu’en disent les experts, les associations, les riverains présents :

  • L’eau est injectée sous pression avec des polymères cancérigènes et radioactifs, elle remontera avec le gaz. En Lorraine cette pollution a été reconnue par la DREAL.
  • « Si les adjuvants et huiles dans les produits d’extraction se mélangeaient au captage d’eau potable il faudrait fermer ces captages » affirme l’expert de l’Agence de l’eau. Or, à ce jour personne ne peut affirmer l’étanchéité des tuyaux dans lesquels remonterait le gaz. De plus aucun ciment ne résisterait à un séisme ou à un mouvement du sol suite au forage.
  • Entre 4 et 9 % du méthane s’échappe hors des tuyaux ou ne va pas dedans
  • Dans le gaz extrait est mélangée une eau très salée (10 g/l) emprisonnée dans le charbon, trop salée pour être épandue sur les champs car ceux-ci bruleraient, ni dans les cours d’eau. Il est donc indispensable de la désaliniser et d’en prévoir le coût.
  • L’exploitation entrainera des microséismes dans une région dont le sous sol a déjà été exploité et qui contient encore beaucoup de cavités. Le risque, en cas d’effondrement du sol, est l’inversion des cours d’eau qui pourrait provoquer notamment des inondations.
  • Le forage se ferait à 1600 m de profondeur or, il y a obligation technique de fracturer le charbon quand il est à plus de 1000 m de profondeur

A ces éléments techniques s’ajoutent les questions sur les nuisances dues au balai incessant des camions citernes pendant l’exploitation et sur le devenir des anciens puits, après cette exploitation.

A notre grande surprise les experts sont capables à la fois de nommer les risques tout en affirmant que ceux-ci doivent être étudiés pour voir dans quelle mesure ils pourraient être évités au mieux, car le risque zéro n’existe pas.

Le conseiller régional communiste, président de la commission de développement économique à l’origine de l’étude affirme : « Il n’y a pas de risque insurmontable en terme écologique pour mener des forages d’exploration » et « La Lorraine a deux ans d’avance sur nous. »

La mission d’enquête préconise notamment de travailler en commun avec la Lorraine, de mettre en place des projets de recherche, créer un comité de suivi régional…

Ce 15 avril à Douai avait lieu la restitution de l’enquête.

Des interventions des différents experts nous retiendrons la confirmation des risques environnementaux notamment sur les eaux souterraines.

Le Conseiller régional communiste à l’origine de ce projet de recherche assure que la question du tubage pour le forage et la question de l’eau ont été étudiées. Selon lui, il est nécessaire de se rapprocher de la Lorraine car il y a des connexions à établir entre nos deux régions charbonnières sur ce type de projet, notamment avec les universitaires par rapport à leur expérience.

Le modèle économique n’est pas encore au point mais il évoque un partenariat public-privé et une production sur 20-25 ans. Il se situe dans une logique « de circuit court » car il préfère un gaz « local » à du gaz de schiste liquéfié venant des U.S.A. !

Il rappelle que les écologistes ne veulent pas de ce projet.

Marche t on sur la tête ?

Au moment où nous constatons les effets du changement climatique, notamment sur le trait de côte de notre région, il semble qu’il y ait une vraie contradiction à vouloir exploiter, pour quelques années, du gaz de houille, compte tenu de tous les risques évoqués et des émissions de carbone engendrées.

Au motif de créer des emplois locaux, il semble aberrant de se tourner vers une énergie fossile à l’avenir limité.

Dossier que nous suivrons de prés !

Francine Herbaut Dauptain Conseillère régionale Nord Pas de Calais

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Antoine Waechter plante un arbre symbolique sur la trame verte à Allennes-les-Marais

La Voix du Nord

PUBLIÉ LE 06/03/2015

Par Isabelle Ellender

Le président du Mouvement écologiste indépendant (MEI) est venu soutenir, hier, plusieurs candidats MEI et EELV de la région. Dont ceux des cantons de Faches-Thumesnil et Annœullin. Ils ont planté un arbre symbolique.

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Antoine Waechter (à droite sur la photo) est venu soutenir les candidats écologistes des cantons de Faches-Thumesnil et Annœullin.<br />

Pas sûr que l’arbuste planté hier sur la zone des Ansereuilles, à Allennes-les-Marais, soit encore en bonne forme au moment des élections. Qu’importe : la démarche se voulait, de l’aveu même de la délégation écologiste, « symbolique ».

Hier après-midi, Antoine Waechter s’est promené sous un soleil certes timide mais presque annonciateur de printemps, le long de la Deûle. « On a choisi ce lieu, expliquait Francine Herbaut-Dauptain, candidate MEI pour le canton de Faches (et conseillère régionale), parce qu’on est ici à la croisée des cantons d’Annœullin et de Faches-Thumesnil. » Et également, comme nous l’avait expliqué la semaine dernière Christophe Gras, candidat Europe écologie les Verts (EELV) pour le canton d’Annœullin, « parce que le lieu est sur la trame verte et bleue, points de départ de nombreux sentiers de randonnées » (Naviettes à Herrin, Marlettes à Allennes, Bauvin, etc.).

« Modération de la consommation d’espaces »

Pourquoi faudrait-il voter écologistes aux prochaines départementales ? « La plus-value des écologistes, répond Antoine Waechter, qui fut candidat à l’élection présidentielle de 1988,réside surtout dans l’arbitrage, tant au Département qu’à la Région : quand c’est l’UMP ou le PS qui prennent des décisions, c’est toujours l’arbitrage du béton et de l’asphalte ! Les écolos, au contraire, vont toujours choisir la modération de la consommation d’espaces ». Le président du Mouvement écologiste indépendant (66 ans) « aimerait, un jour, voir un élu qui se vanterait, dans son bilan, non pas d’avoir construit toujours plus d’équipements, mais d’avoir sauvegardé ce qui est le plus important pour le bonheur des gens : leur cadre de vie.»

Pour les candidats écologistes MEI et EELV, « la trame verte et bleue, dont le Département est un acteur associé, doit se développer. Et servir de colonne vertébrale à tout le réseau d’itinéraires existants (ou à venir), reliant les territoires entre eux, de la métropole lilloise au bassin minier ».

« Mais nous sommes inquiets, ajoutent-ils, car les lois de réformes, encore floues, risquent de déstabiliser les cohérences et l’efficacité des politiques du Département, par exemple la gestion des espaces naturels sensibles. »

ParFrancine Herbaut-Dauptain

L’obscurantisme frappe la France

Communiqué de presse

   Le massacre perpétré aujourd’hui à Paris, lâche agression contre un organe de presse, montre que nos frontières sont perméables à l’obscurantisme. Il nous appartient de démontrer que notre société et les libertés qui lui sont attachées ne peuvent être déstabilisées par ce type d’attentat.

Dans le même temps, il serait malvenu que l’affirmation d’une liberté mal comprise se traduise par une nouvelle bravade. Ce que nous percevons comme du terrorisme est vu par d’autres comme un acte de guerre. La paix suppose que nous sachions prendre en compte les différences de sensibilité des différents peuples du Monde. Le respect seul permet le dialogue. Les tueurs à la mitraillette ne doivent pas devenir les héros d’une fraction du monde musulman que nous aurions insulté.

Les Ecologistes – MEI rendent hommage aux fonctionnaires de polices tombés en service, et expriment leur sympathie aux blessés et aux familles éprouvées par la perte d’un des leurs. Ceux de Charlie faisaient partie de notre histoire.

Contact Presse : Antoine Waechter Portable 06 32 22 90 78 antoine.waechter@gmail.fr

Francine Herbaut Dauptain  Portable : 06 80 85 42 15 francineherbautdauptain@orange.fr

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Rencontre Les Ecologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant – Ministère de l’Ecologie

Communiqué de presse

La France a un rôle déterminant à jouer dans la lutte contre la dérive climatique en donnant l’exemple et en suscitant l’adhésion des autres pays. La Conférence sur le climat en décembre 2015 est une étape cruciale en raison de l’urgence de la situation.

Les Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant, 2 e force politique écologiste du pays, devrait trouver toute sa place dans cette conférence.et sa préparation.

Les impacts de la transition énergétique sur les paysages, la démocratie dans les décisions d’urbanisme, la régulation du trafic poids lourds, l’avenir des parcs naturels régionaux sont les thèmes que les Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant ont portés au Ministère de l’Écologie du Développement Durable et de l’Énergie.

Le M.E.I. demande que le Développement Durable ne se focalise pas de manière obsessionnelle sur l’énergie. Il souhaite que la préservation du paysage soit réintroduite dans les politiques publiques. La beauté de la France conditionne la qualité de vie des Français et constitue le support de la principale industrie du pays : le tourisme.

Les citoyens ont vu se réduire leur possibilité de contester les décisions d’urbanisme. D’autre part, les mesures adoptées au début de l’année 2014 n’ont en rien relancé le secteur de la construction. Le MEI réitère sa demande d’approfondir le rôle des habitants dans les choix d’affectation du sol, dans la définition des grands projets et dans l’attribution des permis de construire.

La taxe poids lourds avait, à son origine pour seule ambition de rétablir un équilibre avec la Suisse et l’Allemagne afin d’éviter le basculement du trafic nord européen sur la France. Elle a changé de nature dés lors qu’elle a été conçue comme un moyen de financer les infrastructures de transport. Certains grands axes français sont surchargés des camions des pays de l’Est en transit entre le Nord et le Sud du continent au détriment de la sécurité routière et de l’environnement des riverains.

Le MEI demande que soit instaurée, sur les axes concernés, une taxe poids lourds capable de réduire ce transit.

Les Parcs Naturels Régionaux, ont été une forme de cogestion de territoires remarquables pour assurer un développement qui préserve la biodiversité, les paysages et le patrimoine. 40 ans après leur naissance, leur fonction s’est affaiblie au point souvent de perdre leur spécificité face à d’autres collectivités.

Le MEI demande que le concept de PNR à la française soit renouvelé en adoptant les même règles d’adhésion des communes que celles appliquées aux communautés de commune et que soit redonnée une place aux associations. Leur pouvoir réglementaire dans le domaine de l’environnement pourrait être renforcé.

ParFrancine Herbaut-Dauptain

La ferme-usine des 1000 vaches à Drucat près d’Abbeville

Ce projet a germé dans l’esprit d’un industriel du BTP. Il remet en cause le modèle agricole, tel que nous le connaissons majoritairement, fait de petites et moyennes étables et de pâturages.

Dans la ferme, modèle Ramery, les vaches ne connaîtront ni prés, ni herbe verte. Dans ce projet chaque vache produira 30 l de lait par jour, lait qui ne pourra être que de qualité médiocre. Un « manège de traite » permet de traire 300 vaches à l’heure trois fois par jour (toutes les 8 heures) soit 27 000 l de lait pour 1000 vaches.

Évidemment ce projet ne se soucie ni du paysage, ni du bien-être des vaches, ni de la santé des consommateurs, encore moins du devenir des petits producteurs des alentours mais a uniquement pour but le gain financier avec un prix de revient du litre  à 27 cts contre 35 cts en moyenne ailleurs. On peut donc y voir la mort annoncée des petits éleveurs.

Clou du projet : la construction d’un méthaniseur, prévu dans un an, capable de traiter le lisier, les boues d’épuration, les déchets des grandes surfaces et des hôpitaux. C’est du moins ce qu’avait annoncé le promoteur de ce projet.

Sous l’action des opposants (l’association Novissen, la confédération paysanne, les écologistes…) la puissance de ce méthaniseur a été ramenée à 0.6 Mwh et alimentée uniquement par des déchets 100 % végétaux.

On rejoint ici la problématique de la méthanisation industrielle : plutôt que de chercher à réduire la quantité de déchets que nous produisons, la méthanisation industrielle, pour optimiser l’investissement et les profits financiers,  incite à en produire de plus en plus. Se rajoute le problème du flux incessant de camions : acheminement des déchets qui alimentent l’unité de méthanisation (plus l’unité est grande et plus les déchets sont collectés loin). Dans le cas de cette ferme l’acheminement  de la production laitière et l’acheminement de l’alimentation des bêtes ne peut être négligeable.

Les opposants ont obtenu par arrêté du gouvernement que la ferme – usine soit limitée à 500 bêtes (sans les génisses et les veaux). Mais les forces de l’ordre ont voulu « faire un exemple » et le 28 octobre à Amiens aura lieu le procès  de 9 personnes. Elles comparaîtront pour dégradation en réunion, refus de prélèvement ADN, recel …

Entre 1500 et 2000 personnes sont attendues ce mardi 28 octobre devant le Tribunal d’Amiens pour marquer leur soutien aux actions engagées par les riverains et les paysans soucieux d’un autre modèle d’agriculture. Les écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant, totalement opposés à ce projet, seront présents à leurs côtés.

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