Archives de l’auteur Francine Herbaut-Dauptain

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Le M.E.I. souhaite la fin de l’heure d’été.

La France compte en été 2h de décalage avec le rythme naturel des êtres vivants.

La 1ere heure fut héritée de la seconde guerre mondiale et n’a jamais été remise en cause : 1h de décalage pour s’aligner sur les Allemands et permettre, entre autres, aux trains transfrontaliers de circuler aux mêmes et bonnes heures.

La 2e heure fut mise en place dans les années 70 pour des raisons économiques : des économies d’énergie théoriques, en réponse aux chocs pétroliers. Les économies ne sont pas avérées puisque la France a augmenté sa consommation depuis les années 70.

Aujourd’hui, en France en été, le soleil se couche à 21h30. Un travailleur qui commence le travail à 8h en été commence en réalité plutôt à 6h heure solaire…

La nature des êtres vivants est contrariée par ces décalages et ces changements d’heure. Les animaux sont perturbés comme les vaches qui souffrent 2 fois par an pour s’aligner sur le rythme des éleveurs, eux-mêmes perturbés et dubitatifs face aux changements d’humeur de leurs bêtes. Les femmes et les hommes sont eux aussi gênés par les changements d’heure. Chacun d’entre nous peut le ressentir.

Surtout, convaincu que le biocentrisme est l’avenir de l’homme, le M.E.I. considère que des horaires de journées plus adaptés à la santé et à la nature peuvent améliorer le sort et le bien-être de la majorité d’entre nous. Revenir à des rythmes biocentrés exprime aussi la primauté symbolique de la chose naturelle sur la chose économique.

Faut-il pour autant avancer de 2 heures nos montres en France ?

Peut-être pas ! Il est en effet important de garder une certaine harmonisation avec nos voisins européens. C’est pourquoi le M.E.I. ne propose pas de revenir sur l’intégralité du décalage mais uniquement de supprimer l’heure d’été.

En conclusion, Le M.E.I. propose de revenir à une heure unique et bioresponsable en France métropolitaine : la même heure, celle d’hiver. Plus de changement d’heure. Fini les complications 2 fois par an, la fatigue ressentie, le décalage avec notre rythme naturel.

 Cette mesure est une mesure de santé publique, de bien-être, pour l’ensemble des êtres vivants.

Pierre DARDAILLON co président du MEI

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Loi alimentation

Des études récentes objectivent la perte constante de biodiversité. A ce rythme la 6e extinction, qui a commencé, s’approche à grands pas, faute de ne pas remettre en cause nos modes de vie, de production, de consommation. On attendait de la loi Alimentation des signaux forts d’une volonté gouvernementale en faveur d’une transition écologique.

Stéphane Travert : encore un climato sceptique !

Il n’y aura pas d’interdiction du Glyphosate dans les trois ans, donc l’écocide et le génocide va continuer. Malgré les assurances du Président de la République de l’interdire à l’issue de cette période,  dès lors que ce n’est pas inscrit dans la loi, nous ne pouvons qu’exprimer notre inquiétude.

Il ne combattra pas l’élevage concentrationnaire.

L’importation de 38millions de tonnes de soja transgénique par an en Europe ne va pas s’arrêter.

Il n’aidera pas à la mise en place de 50 % de bio et local dans la restauration scolaire.

etc.

Pourtant il s’agit là de problèmes liés à la santé publique.

Bref, le Gouvernement et son Ministre prouvent qu’ils n’ont rien compris aux enjeux qui se posent à nous et à l’urgence à agir.

S’il ne tient pas à perdre sa crédibilité, Nicolas HULOT doit réagir et mettre dans la balance sa démission ou « la mise au pas » par le Président de la République  du Ministre de l’agriculture.

Texte proposé par Francine Herbaut Dauptain, co présidente du MEI

amendé par Françoise Werckman, Daniel Martin, Jean Pulskota, membres du Conseil national.

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Politique de la ville

Au début des années 1960, alors que l’habitat insalubre, les bidons villes, et les cités d’urgence d’après guerre  n’ont pas encore trouvé de solution, il faut à la fois loger une nouvelle population venue de la campagne et gérer l’arrivée d’un million de rapatriés d’Algérie. Dans l’urgence, généralement à la périphérie des centres ville, on va construire de fortes concentrations d’habitats sous forme de grandes barres d’immeubles.

Mais cet habitat social n’a pas été suffisamment entretenu, les attributions de logement n’ont pas été faites dans le souci d’une mixité sociale. Peu à peu la ghettoïsation des « banlieues » ou «quartiers prioritaires» s’est installée. Population de travailleurs pauvres, en précarité, logements détériorés mal entretenus, concentration de misère sociale, d’insécurité, de délinquance, de trafics en tous genres, ce qui devait être un « modèle pour les années 2000 » s’est révélé être un casse tête pour les gouvernements successifs.

D’émeutes en émeutes divers plans ont été mis en place pour les banlieues. Mais l’on ne cesse d’osciller entre le social et l’urbain, ce qui peut être considéré comme l’expression d’un sentiment d’impuissance. Les « banlieues » comme tout espace « ghettoïsé » souffrent de la nature dégradée de l’espace et la séparation entre celui-ci et l’espace environnant : la ville.

Les plans de réhabilitation urbaine n’ont pas apporté de mixité sociale : pas de dispersion des ménages pauvres et pas d’attraction de populations plus aisées.Pour donner un ordre de grandeur : le PNRU lancé en 2003, a mobilisé 44 milliards d’euros de travaux au total. Pour autant, élus et habitants s’accordent sur le sentiment d’une amélioration des conditions de vie dans les quartiers réhabilités où les tours détruites sont remplacées par des immeubles de plus petite taille et une offre d’accession à la propriété attractive.

Dans le dernier volet de la Politique de la ville, les quartiers prioritaires ont été ciblés en fonction de données économiques (le revenu des ménages). L’approche « rénovation » a été complétée par une approche de remobilisation des populations les rendant « acteurs du changement » dans les conseils citoyens. Ainsi ces quartiers font l’objet d’actions en faveur de l’éducation, y compris l’éducation à la parentalité, de lutte contre le décrochage scolaire, d’allégement du nombre d’élèves dans les zones prioritaires, de remobilisation vers l’emploi, d’accompagnement économique pour le développement des activités, de politiques culturelles etc.

Le rapport de Jean-Louis BORLOO remis fin avril, fruit d’une réflexion menée  avec les élus et les associations a été  balayé d’un revers de main par le Président Macron car trop couteux.

Dans son discours ce 22 Mai Emmanuel Macron annonce qu’il n’y aura pas de énième plan. Quelques annonces : un grand plan national de lutte contre l’illettrisme, une rénovation de l’ANRU (agence nationale de rénovation urbaine) et la baisse de son financement, une initiative « cœur de quartier » et une plateforme pour apprendre aux élus des petites et moyennes communes à redynamiser leurs cœurs de ville ,  sans budget spécifique, une « bourse aux stages » pour 30 000 élèves de 3e, un « testing » sur les discriminations dans les entreprises sans réelles obligations à la clé,  des emplois « francs » pour les habitants des quartiers prioritaires et un appel à la responsabilisation des entreprises pour qu’elles « prennent leur part » face au problème du chômage d’un jeune sur trois en quartier prioritaire. L’info sera donnée aux maires sur les « fichés S » de leur commune, un plan de lutte contre le trafic de drogue sera lancé. Enfin, un appel à construire une société de la vigilance sans basculer dans une société de la délation en a fait réagir plus d’un. Tous les deux mois le Président s’engage à un rendez vous avec les maires et les associations pour faire un point d’étape.

Notre point de vue

Même s’ils ne sont pas directement liés à la Politique de la Ville certains problèmes méritent d’être posés.

La démographie est le premier élément de notre réflexion : à raison d’une croissance démographique de 5% comme dans la dernière décennie, il est évident que l’habitat se développera. La tendance étant à l’urbanisation soit la densification des villes se poursuivra soit l’artificialisation des terres agricoles s’étendra. Il nous faut donc œuvrer à une stabilisation puis à une décroissance démographique, dans notre pays comme ailleurs. Ainsi, par exemple,  nous ne pourrons échapper à l’explosion démographique en cours en Afrique qui va doubler sa population d’ici 2050. Si nous n’aidons pas ces pays à réduire cette explosion démographique et à se développer sur un modèle durable et local, nous devrons faire face à un afflux de population vivant dans la précarité et cherchant  légitimement un Eldorado pour survivre.

Sur l’aménagement du territoire : Prés de 80 % de la population française est urbaine. La ville, ses transports, ses services publics, ses équipements collectifs, la proximité des lieux de travail, attirent. Pour autant il existe une inégalité entre territoires urbains de la même façon qu’il existe des inégalités entre ville et campagne. L’accès aux services, au haut débit ou aux transports pose problème en milieu rural. Il serait temps de repenser l’aménagement du territoire, de fusionner les trop petites villes et en même temps de limiter la densification dans les villes de plus grande importance numérique. Rééquilibrer en s’appuyant sur un réseau de transports en commun  à conforter, en développant le télé travail et les plateformes de télétravail dans les zones rurales. Revitaliser les espaces ruraux devrait être une priorité.

La fiscalité locale : Depuis que la taxe d’habitation, les impôts fonciers sur les propriétés bâties et non bâties sont devenus les seuls impôts qui reviennent aux municipalités, le maire a tout intérêt à développer l’habitat dans sa commune et non plus l’activité industrielle et commerciale, pour augmenter les recettes. La refonte de la fiscalité locale est donc indispensable. En complément de nouvelles règles d’attribution de la DGF (dotation globale de fonctionnement) pourraient être mises en place,  rééquilibrant les dotations entre zone urbaine et zone rurale, et limitant l’expansion des villes.

Sur l’emploi : Il vaudrait mieux repenser le rapport au travail et le sens social de l’activité humaine. Ne pas accepter comme une fatalité la succession d’emplois précaires, rendant les travailleurs pauvres bien qu’en activité. Adapter la fiscalité en taxant les robots qui remplacent le travail humain.

Notre système économique basé sur la rentabilité, le profit immédiat doit être revu de fond en comble. Les monnaies locales, les circuits courts, les coopératives, l’économie circulaire, le réemploi … permettraient de sortir de ce système productiviste et libéral dans lequel nous nous sommes enfermés.

D’autres problématiques sont en lien direct avec la Politique de La Ville

Sur la rénovation urbaine. Si la rénovation urbaine a apporté une meilleure qualité de vie, il serait temps d’associer davantage les habitants sur des projets locaux. Jardin partagés, potagers partagés, vergers au pieds des immeubles. Mobilités douces, pistes cyclables, transports en commun à proximité. Autant de projets à développer.

A quand une conception différente de la ville et des logements sociaux non plus concentrés (souvent à la périphérie des villes) mais dispersés par petits ilots au sein des villes pour que chacun puisse bénéficier des services de la même manière ?

Il est indispensable de continuer la rénovation urbaine pour éradiquer les « tours » et mener une réhabilitation thermique des logements anciens. Cette réhabilitation n’étant cependant pas à limiter aux « quartiers prioritaires ».

D’autre part des opérations de co-location entre personnes âgées et jeunes pourraient se développer évitant ainsi la problématique de personnes devenues seules dans des grands logements en parallèle de la problématique des jeunes sans logement.

Sur la sécurité. De la police de proximité : oui mais pas que cela.

 L’amalgame entre « quartiers prioritaires » et terrorisme est très vite fait et loin d’être prouvé. Par contre les trafics en tous genres existent. L’économie souterraine, le blanchiment d’argent ne sont pas des chimères. Dans certains quartiers ce sont les mères de famille qui ont agi pour éviter que leurs enfants ne soient pris dans l’engrenage du trafic et de la consommation.  D’où l’intérêt du travail social et de l’implication des habitants dans ces quartiers,  associé à une présence policière. L’Etat a la responsabilité d’éradiquer les « zones de non droit ».

Sur les annonces du Président Macron  qui déclare vouloir « rééquilibrer les projets et dotations selon les territoires, « permettre de mobiliser des financements publics et privés » : les réactions  des maires et acteurs locaux ont été significatives à la sortie de cette opération de pure communication : comment fait on dans un contexte de réduction des dotations ?

 En conclusion :

La manière de concevoir la ville entraine ou non la qualité de vie, la qualité de vivre ensemble et réparer les erreurs du passé est souvent bien plus coûteux que de bien concevoir dés le départ en tenant compte du nécessaire équilibre de l’homme avec la nature.

Texte proposé par Francine Herbaut Dauptain, co présidente du MEI amendé par Marie Eve Perru, Daniel Martin, Serge Monrocq

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Il n’y aura pas d’examen en chocolat

 

Quatre universités sont bloquées ou fermées : Toulouse, Montpellier, Rennes et Paris.

Les étudiants s’insurgent contre la réforme de l’accès aux universités qui s’apparente, selon eux, à une sélection sur le classement des candidatures des bacheliers.

A la Sorbonne les étudiants ont été évacués par les forces de l’ordre alors qu’ils s’apprêtaient à organiser une AG inter universités.

Emmanuel Macron a évoqué « des agitateurs professionnels » pour justifier cette contestation.

Mais ne craint-il pas plutôt un embrasement de la contestation estudiantine et un Mai 68 où ouvriers et étudiants avaient construit « la convergence des luttes » et ainsi embrasé la société française ?

A l’origine de cette contestation actuelle : une sélection des étudiants qui désormais ne pourraient choisir leurs études.

Mais limiter la liberté n’est sans doute pas la solution.

Pour les écologistes du MEI la liberté individuelle doit être préservée.

Pour autant les bacheliers devraient être mieux accompagnés dans leur choix et avoir à leur disposition notamment les chiffres du marché du travail, les filières et métiers en tension, les métiers d’avenir…  afin d’éclairer leur choix.

Francine Herbaut Dauptain    co présidente

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Le projet de loi sur le secret des affaires

Sous couvert de protéger les secrets de fabrication des entreprises, une directive Européenne, est en cours de transcription en droit Français.

Avec cette loi il sera désormais impossible d’être informés sur des pans entiers de la vie économique, pour des risques encourus, notamment pour la santé. Toute entreprise pourra arbitrairement décider si une information, ayant pour elle une valeur économique, pourra ou non être divulguée au nom du « Secret des Affaires »,

Si une source, une association, un journaliste, un lanceur d’alerte « viole » ce « secret des affaires », des sommes colossales pourraient lui être réclamées, pouvant atteindre des millions voire des milliards d’euros, y compris même des peines de prison.

En 1e lecture à l’assemblée nationale le projet de loi destiné à garantir le secret des affaires a été approuvé. Il sera débattu au Sénat le 18 Avril. Le parlement européen a fixé au 9 juin prochain une date limite pour l’application de cette directive, sous peine de sanctions financières.

Madame la Ministre de la Justice rassure journalistes et lanceurs d’alerte. Oublie – t- elle l’article premier de la Constitution qui interdit l’inégalité de Droit entre citoyens ?

Les Ecologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant considèrent qu’il s’agit là d’une loi liberticide : plus question d’évoquer les dessous des pesticides de Monsanto, les OGM dans les compositions alimentaires, le scandale du vaccin Gardasil et tant d’autres…

Nous demandons le retrait pur et simple de cette proposition de loi.

Francine Herbaut Dauptain                         Daniel Martin

co présidente du MEI                                     Membre du Conseil National

 

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Limitation de vitesse

Le Mouvement Écologiste Indépendant se félicite de la récente décision du Gouvernement Philippe de porter la vitesse sur le réseau secondaire de 90 à 80 km/h qui va tout à fait dans le sens de l’Ecologie.

Une société dont la vitesse de déplacement de ses membres est réduite est une société plus apaisée et dont les coûts sociaux liés aux accidents, à la pollution, aux infrastructures sont moindres ; l’exemple des pays nordiques devrait nous en convaincre.

Cette bonne mesure aurait pu, par la même occasion, être accompagnée de celle de la limitation de vitesse à 40 km/h dans les zones urbaines, ce qui semble également important pour la sécurité et le bien-être des citoyens.

Pierre Dardaillon    Co président

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Syrie

Une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU demandée par les Etats-Unis s’est tenue ce lundi 09 avril. Cette réunion fait suite aux accusations de plusieurs organisations de prétendues attaques à l’arme chimique par les troupes gouvernementales syriennes contre des civils du quartier de la Douma dans la banlieue de Damas.

Parmi ces organisations il y a les secouristes syriens des Casques Blancs, l’ONG médicale Syrian American Medical Society, ainsi que l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme qui a adopté une position plus ambigüe où tout en accusant il refuse de se prononcer formellement sur l’emploi ou non d’armes chimiques.  Ces organisations ne peuvent bénéficier de la moindre crédibilité tant elles sont totalement inféodées aux Etats-Unis, par leurs origines, leur financement, leur logistique et les moyens médiatiques dont elles bénéficient.

Alors qu’aucune commission d’enquête indépendante ne s’est prononcée sur la véracité des accusations portées, le Mouvement Ecologiste Indépendant ne peut que condamner les propos tenus par le représentant de la France à l’ONU François DELATTRE lors de cette réunion ainsi que les menaces d’intervention contre la Syrie proférées à plusieurs reprises par le Ministre des Affaires Etrangères M. LE DRIAN et le Président MACRON.

Si les accusations des trois organisations devaient malgré tout s’avérer exactes par cette commission indépendante, le Mouvement Ecologiste Indépendant demande au gouvernement français de ne s’engager que dans le cadre strict d’une résolution de l’ONU et de ne pas suivre les Etats-Unis si ces derniers devaient s’engager dans une intervention militaire en Syrie hors mandat de l’ONU.

Les citoyens occidentaux ont été trompés par les mensonges sur les prétendues armes de destruction massive qu’aurait possédées Saddam HUSSEIN en Irak comme ils ont été trompés en 2011 sur la situation en Lybie où Nicolas SARKOZY, avec les conséquences d’une intervention militaire pour se débarrasser de Mouammar KADHAFI, avait outrepassé la résolution 1973 de l’ONU et dont on peut aujourd’hui mesurer l’étendue des désastres… Il ne faudrait pas qu’un nouveau mensonge entraîne à nouveau le chaos, plonge dans le malheur des millions de civils innocents avec pour conséquences des situations après-guerre ingérables pendant des générations et le terrorisme Islamiste en prime. Il est plus que vraisemblable que la grande majorité des Français qui ont porté Emmanuel MACRON au pouvoir ne l’ont pas fait pour qu’il entraîne la France dans une aventure militaire au Moyen Orient aux côtés des Etats-Unis ; et on peut penser qu’il en est de même pour ceux qui n’ont pas voté pour lui.

Jacques Lançon Jean Bitterlin Daniel Martin Membres du Conseil National

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Renouvellement au sein du MEI

A L’issue de son Assemblée Générale exceptionnelle les Ecologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant ont renouvelé leurs instances dirigeantes et modifié leurs statuts.

Sont devenus co président(e)s

Francine Herbaut Dauptain conseillère municipale à Wattignies, conseillère régionale de 2010 à 2015, précédemment membre du Bureau du Mouvement

Pierre Dardaillon, précédemment membre du Conseil National du Mouvement

A leurs côtés Antoine Waechter, Président Fondateur et référence incontournable de l’écologie française, candidat à l’élection présidentielle en 1988, député européen de 1989 à 1991, conseiller régional de 2010 à 2015.

 

La conscience de la finitude du monde semble de plus en plus présente dans les réflexions de nos concitoyens, de nombreuses associations, des professionnels de la santé, des universitaires… Chacun s’organise, agit, expérimente, démontrant qu’un autre avenir est encore possible pour l’humanité et que des solutions existent.

Mais cela ne suffit pas encore pour changer durablement les politiques menées. Les partis au pouvoir ont préféré saupoudrer quelques mesurettes sans prendre la dimension réelle du problème et de ses solutions.

SANS ECOLOGISTE IL N’Y A QUE PEU D’ECOLOGIE DANS LES POLITIQUES PUBLIQUES

Hors d’un parti politique il est très difficile et surtout très lent de porter un message qui soit repris par les institutions.

Mais la galaxie écologiste éclatée ne peut agir efficacement et le parti écologique majoritaire semble s’être discrédité dans des atermoiements d’alliances.

En créant les conditions d’une plus grande participation au débat, en créant le statut de membre associé, sans participation financière, susceptible d’apporter sa contribution, le Mouvement Ecologiste Indépendant veut affirmer davantage son ouverture à la société civile.

Au-delà de notre renouvellement interne, nous souhaitons créer les conditions d’un rassemblement dans une structure souple de coordination qui reste à construire et porter avec tous les citoyens mobilisés un projet authentiquement écologiste.

C’est là le défi que nous nous lançons.

Francine Herbaut Dauptain                                                      Pierre Dardaillon

Antoine Waechter

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Situation complexe à Notre-Dame des Landes.

Le MEI se félicite de la décision d’abandon de projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes, et souhaite que les terres ainsi libérées, situées dans une exceptionnel cadre naturel et riche en biodiversité, puissent être consacrées à l’installation d’agriculteurs respectueux de l’environnement. La préfecture a demandé à chaque agriculteur souhaitant revenir ou rester sur le site, de présenter son projet agricole, afin de régulariser la situation de chacun, en le rétablissant dans ses droits de locataire ou de propriétaire, la régularisation financière pouvant se faire sur plusieurs années. Malheureusement, les interlocuteurs que la préfecture a choisis pour mener ce projet de réinstallation de la zone ne sont pas reconnus comme représentatifs de la totalité des personnes présentes sur le site.

Le MEI demande la réouverture rapide de la route départementale 281, avec éventuellement une vitesse restreinte sur les tronçons proches d’habitats. Le MEI souhaite que la ZAD soit un espace rural vivant et appuie toutes les initiatives, agricoles, sociales, culturelles qui y sont nées pourvu qu’elles s’inscrivent dans un cadre réglementaire avec possibilité d’expérimentations. Pour ce qui est des habitats, les contraintes liées à l’humidité de la zone ne permettront pas de régulariser tous les habitats actuels. Un travail est à faire pour identifier d’autres lieux permettant l’installation d’un habitat léger qui ne nécessite pas l’obtention d’un permis de construire.

 Le MEI souhaite qu’une solution harmonieuse d’occupation des terres, partageant le site entre terres sauvages riches en biodiversité et agriculture biologique, puisse voir rapidement le jour. Il encourage d’une part tous les agriculteurs présents sur le site à accepter la main tendue par la préfecture en présentant des beaux projets, et d’autre part la préfecture à tout faire pour étendre le cercle de ses interlocuteurs. 

Annie Le Gal La Salle   Membre du Conseil National

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Quand les règles ne sont pas respectées

La foret de Sénart concerne les communes de Boussy-Saint-Antoine, Brunoy,
Combe la Ville, Draveil, Epinay-sous-Sénart, Etiolles, Lieusaint, Montgeron,
Quincy-sous-Sénart, Saint Germain les Corbeil, Soisy, Tigery, Vigneux-surSeine, Yerres:
Le 15 décembre 1995 la foret de Sénart etait classée «forêt de protection» par
le Conseil d’Etat au titre du code forestier, pour «la protection des écosystèmes forestiers ainsi qu’au bien-être des populations»
Le 27 mars 2014 le ministre de l’agriculture et des forêts confirme ce classement d’utilité publique en soulignant que cette servitude nationale est «l’outil juridique le plus solide pour la protection des forêts menacées à un titre ou à un autre»
En Décembre 2003 création d’une charte du territoire de la foret de Sénart «outil de développement durable et d’aménagement global du massif s’appuyant sur la concertation, dans un contexte de forêt périurbaine»
Le 25 mai 2016, reconnaissant l’utilité de ce dispositif, le Conseil d’Etat classe en «foret de protection» le «massif de l’Arc Boisé» soit 3000 hectares des 16
communes dans la Seine et Marne, l’Essonne et le Val de Marne). Jean-François Carenco, préfet de la région d’Île-de-France souligne : «Grâce à ce classement en forêt de protection, le Val-de-Marne protège son patrimoine forestier, préservant ainsi un des poumons verts de son territoire » 

Et pourtant …. en dépit du Grenelle de l’environnement et de l’interdiction de construction un autre aéroport en Ile de France. 

Orly fait des travaux pour pouvoir augmenter le nombre de vols !. :  décollage face à l’Est avec survols de la forêt de Sénart (seule la lisière Nord est survolée avec la trajectoire actuelle officielle).
Le démarrage des bâtiments de Jonction à Orly par ADP est une façon de contourner les décisions du Grenelle (les recours menés par plusieurs collectivités et associations ne sont pas encore jugés). 

La limitation à 200 000 mouvements est déjà passée à 240 000.

La pollution chimique est sous évaluée : sans filtre ni pot catalytique les avions brûlent un quart du kérosène au décollage : carburant proche du diesel : mêmes polluants chimiques, mêmes particules fines.

Les mesures proposées par le projet du Plan de Protection de l’Atmosphère sont indigentes sur l’aviation

 Nous demandons une étude sérieuse des retombées et d’en remettre les
résultats aux élus et aux associations. L’enquête publique a été scandaleusement confidentielle.

Nuisances sonores : le périmètre très limité de prise en charge des travaux d’insonorisation ne concerne que les couloirs actuels. Les nuisances sonores ne sont pas prévues dans les prochaines «Assises du Transport Aérien» ni évoquées pour les nouvelles communes impactées. Nous exigeons le maintien du couvre feu.

La proposition intelligente faite par les associations et l’expert Jean Serrat (ancien pilote) est refusée par la DGAC et le lobby aérien qui acceptent déjà le non respect des trajectoires par les contrôleurs aériens et certains pilotes. Il a pourtant été démontré, à l’encontre de ce qui était affirmé, qu’en gardant la trajectoire initiale et en élevant l’altitude du décollage à 10000 pieds la sécurité était assurée (ceci est par exemple possible à Mulhouse). La forêt de Sénart resterait protégée et moins d’habitants impactés.

Les associations locales, compte tenu des nuisances apportées par la nouvelle trajectoire, des nuisances occasionnées, des retombées sur la santé,  s’opposent au projet de décollage face à l’Est, au massacre de la «foret de protection –Sénart».

Colette Lecuyer pour le MEI

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