Il n’y aura pas d’examen en chocolat

 

Quatre universités sont bloquées ou fermées : Toulouse, Montpellier, Rennes et Paris.

Les étudiants s’insurgent contre la réforme de l’accès aux universités qui s’apparente, selon eux, à une sélection sur le classement des candidatures des bacheliers.

A la Sorbonne les étudiants ont été évacués par les forces de l’ordre alors qu’ils s’apprêtaient à organiser une AG inter universités.

Emmanuel Macron a évoqué « des agitateurs professionnels » pour justifier cette contestation.

Mais ne craint-il pas plutôt un embrasement de la contestation estudiantine et un Mai 68 où ouvriers et étudiants avaient construit « la convergence des luttes » et ainsi embrasé la société française ?

A l’origine de cette contestation actuelle : une sélection des étudiants qui désormais ne pourraient choisir leurs études.

Mais limiter la liberté n’est sans doute pas la solution.

Pour les écologistes du MEI la liberté individuelle doit être préservée.

Pour autant les bacheliers devraient être mieux accompagnés dans leur choix et avoir à leur disposition notamment les chiffres du marché du travail, les filières et métiers en tension, les métiers d’avenir…  afin d’éclairer leur choix.

Francine Herbaut Dauptain    co présidente

Le projet de loi sur le secret des affaires

Sous couvert de protéger les secrets de fabrication des entreprises, une directive Européenne, est en cours de transcription en droit Français.

Avec cette loi il sera désormais impossible d’être informés sur des pans entiers de la vie économique, pour des risques encourus, notamment pour la santé. Toute entreprise pourra arbitrairement décider si une information, ayant pour elle une valeur économique, pourra ou non être divulguée au nom du « Secret des Affaires »,

Si une source, une association, un journaliste, un lanceur d’alerte « viole » ce « secret des affaires », des sommes colossales pourraient lui être réclamées, pouvant atteindre des millions voire des milliards d’euros, y compris même des peines de prison.

En 1e lecture à l’assemblée nationale le projet de loi destiné à garantir le secret des affaires a été approuvé. Il sera débattu au Sénat le 18 Avril. Le parlement européen a fixé au 9 juin prochain une date limite pour l’application de cette directive, sous peine de sanctions financières.

Madame la Ministre de la Justice rassure journalistes et lanceurs d’alerte. Oublie – t- elle l’article premier de la Constitution qui interdit l’inégalité de Droit entre citoyens ?

Les Ecologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant considèrent qu’il s’agit là d’une loi liberticide : plus question d’évoquer les dessous des pesticides de Monsanto, les OGM dans les compositions alimentaires, le scandale du vaccin Gardasil et tant d’autres…

Nous demandons le retrait pur et simple de cette proposition de loi.

Francine Herbaut Dauptain                         Daniel Martin

co présidente du MEI                                     Membre du Conseil National

 

Limitation de vitesse

Le Mouvement Écologiste Indépendant se félicite de la récente décision du Gouvernement Philippe de porter la vitesse sur le réseau secondaire de 90 à 80 km/h qui va tout à fait dans le sens de l’Ecologie.

Une société dont la vitesse de déplacement de ses membres est réduite est une société plus apaisée et dont les coûts sociaux liés aux accidents, à la pollution, aux infrastructures sont moindres ; l’exemple des pays nordiques devrait nous en convaincre.

Cette bonne mesure aurait pu, par la même occasion, être accompagnée de celle de la limitation de vitesse à 40 km/h dans les zones urbaines, ce qui semble également important pour la sécurité et le bien-être des citoyens.

Pierre Dardaillon    Co président

Syrie

Une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU demandée par les Etats-Unis s’est tenue ce lundi 09 avril. Cette réunion fait suite aux accusations de plusieurs organisations de prétendues attaques à l’arme chimique par les troupes gouvernementales syriennes contre des civils du quartier de la Douma dans la banlieue de Damas.

Parmi ces organisations il y a les secouristes syriens des Casques Blancs, l’ONG médicale Syrian American Medical Society, ainsi que l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme qui a adopté une position plus ambigüe où tout en accusant il refuse de se prononcer formellement sur l’emploi ou non d’armes chimiques.  Ces organisations ne peuvent bénéficier de la moindre crédibilité tant elles sont totalement inféodées aux Etats-Unis, par leurs origines, leur financement, leur logistique et les moyens médiatiques dont elles bénéficient.

Alors qu’aucune commission d’enquête indépendante ne s’est prononcée sur la véracité des accusations portées, le Mouvement Ecologiste Indépendant ne peut que condamner les propos tenus par le représentant de la France à l’ONU François DELATTRE lors de cette réunion ainsi que les menaces d’intervention contre la Syrie proférées à plusieurs reprises par le Ministre des Affaires Etrangères M. LE DRIAN et le Président MACRON.

Si les accusations des trois organisations devaient malgré tout s’avérer exactes par cette commission indépendante, le Mouvement Ecologiste Indépendant demande au gouvernement français de ne s’engager que dans le cadre strict d’une résolution de l’ONU et de ne pas suivre les Etats-Unis si ces derniers devaient s’engager dans une intervention militaire en Syrie hors mandat de l’ONU.

Les citoyens occidentaux ont été trompés par les mensonges sur les prétendues armes de destruction massive qu’aurait possédées Saddam HUSSEIN en Irak comme ils ont été trompés en 2011 sur la situation en Lybie où Nicolas SARKOZY, avec les conséquences d’une intervention militaire pour se débarrasser de Mouammar KADHAFI, avait outrepassé la résolution 1973 de l’ONU et dont on peut aujourd’hui mesurer l’étendue des désastres… Il ne faudrait pas qu’un nouveau mensonge entraîne à nouveau le chaos, plonge dans le malheur des millions de civils innocents avec pour conséquences des situations après-guerre ingérables pendant des générations et le terrorisme Islamiste en prime. Il est plus que vraisemblable que la grande majorité des Français qui ont porté Emmanuel MACRON au pouvoir ne l’ont pas fait pour qu’il entraîne la France dans une aventure militaire au Moyen Orient aux côtés des Etats-Unis ; et on peut penser qu’il en est de même pour ceux qui n’ont pas voté pour lui.

Jacques Lançon Jean Bitterlin Daniel Martin Membres du Conseil National

Renouvellement au sein du MEI

A L’issue de son Assemblée Générale exceptionnelle les Ecologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant ont renouvelé leurs instances dirigeantes et modifié leurs statuts.

Sont devenus co président(e)s

Francine Herbaut Dauptain conseillère municipale à Wattignies, conseillère régionale de 2010 à 2015, précédemment membre du Bureau du Mouvement

Pierre Dardaillon, précédemment membre du Conseil National du Mouvement

A leurs côtés Antoine Waechter, Président Fondateur et référence incontournable de l’écologie française, candidat à l’élection présidentielle en 1988, député européen de 1989 à 1991, conseiller régional de 2010 à 2015.

 

La conscience de la finitude du monde semble de plus en plus présente dans les réflexions de nos concitoyens, de nombreuses associations, des professionnels de la santé, des universitaires… Chacun s’organise, agit, expérimente, démontrant qu’un autre avenir est encore possible pour l’humanité et que des solutions existent.

Mais cela ne suffit pas encore pour changer durablement les politiques menées. Les partis au pouvoir ont préféré saupoudrer quelques mesurettes sans prendre la dimension réelle du problème et de ses solutions.

SANS ECOLOGISTE IL N’Y A QUE PEU D’ECOLOGIE DANS LES POLITIQUES PUBLIQUES

Hors d’un parti politique il est très difficile et surtout très lent de porter un message qui soit repris par les institutions.

Mais la galaxie écologiste éclatée ne peut agir efficacement et le parti écologique majoritaire semble s’être discrédité dans des atermoiements d’alliances.

En créant les conditions d’une plus grande participation au débat, en créant le statut de membre associé, sans participation financière, susceptible d’apporter sa contribution, le Mouvement Ecologiste Indépendant veut affirmer davantage son ouverture à la société civile.

Au-delà de notre renouvellement interne, nous souhaitons créer les conditions d’un rassemblement dans une structure souple de coordination qui reste à construire et porter avec tous les citoyens mobilisés un projet authentiquement écologiste.

C’est là le défi que nous nous lançons.

Francine Herbaut Dauptain                                                      Pierre Dardaillon

Antoine Waechter

Situation complexe à Notre-Dame des Landes.

Le MEI se félicite de la décision d’abandon de projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes, et souhaite que les terres ainsi libérées, situées dans une exceptionnel cadre naturel et riche en biodiversité, puissent être consacrées à l’installation d’agriculteurs respectueux de l’environnement. La préfecture a demandé à chaque agriculteur souhaitant revenir ou rester sur le site, de présenter son projet agricole, afin de régulariser la situation de chacun, en le rétablissant dans ses droits de locataire ou de propriétaire, la régularisation financière pouvant se faire sur plusieurs années. Malheureusement, les interlocuteurs que la préfecture a choisis pour mener ce projet de réinstallation de la zone ne sont pas reconnus comme représentatifs de la totalité des personnes présentes sur le site.

Le MEI demande la réouverture rapide de la route départementale 281, avec éventuellement une vitesse restreinte sur les tronçons proches d’habitats. Le MEI souhaite que la ZAD soit un espace rural vivant et appuie toutes les initiatives, agricoles, sociales, culturelles qui y sont nées pourvu qu’elles s’inscrivent dans un cadre réglementaire avec possibilité d’expérimentations. Pour ce qui est des habitats, les contraintes liées à l’humidité de la zone ne permettront pas de régulariser tous les habitats actuels. Un travail est à faire pour identifier d’autres lieux permettant l’installation d’un habitat léger qui ne nécessite pas l’obtention d’un permis de construire.

 Le MEI souhaite qu’une solution harmonieuse d’occupation des terres, partageant le site entre terres sauvages riches en biodiversité et agriculture biologique, puisse voir rapidement le jour. Il encourage d’une part tous les agriculteurs présents sur le site à accepter la main tendue par la préfecture en présentant des beaux projets, et d’autre part la préfecture à tout faire pour étendre le cercle de ses interlocuteurs. 

Annie Le Gal La Salle   Membre du Conseil National

Quand les règles ne sont pas respectées

La foret de Sénart concerne les communes de Boussy-Saint-Antoine, Brunoy,
Combe la Ville, Draveil, Epinay-sous-Sénart, Etiolles, Lieusaint, Montgeron,
Quincy-sous-Sénart, Saint Germain les Corbeil, Soisy, Tigery, Vigneux-surSeine, Yerres:
Le 15 décembre 1995 la foret de Sénart etait classée «forêt de protection» par
le Conseil d’Etat au titre du code forestier, pour «la protection des écosystèmes forestiers ainsi qu’au bien-être des populations»
Le 27 mars 2014 le ministre de l’agriculture et des forêts confirme ce classement d’utilité publique en soulignant que cette servitude nationale est «l’outil juridique le plus solide pour la protection des forêts menacées à un titre ou à un autre»
En Décembre 2003 création d’une charte du territoire de la foret de Sénart «outil de développement durable et d’aménagement global du massif s’appuyant sur la concertation, dans un contexte de forêt périurbaine»
Le 25 mai 2016, reconnaissant l’utilité de ce dispositif, le Conseil d’Etat classe en «foret de protection» le «massif de l’Arc Boisé» soit 3000 hectares des 16
communes dans la Seine et Marne, l’Essonne et le Val de Marne). Jean-François Carenco, préfet de la région d’Île-de-France souligne : «Grâce à ce classement en forêt de protection, le Val-de-Marne protège son patrimoine forestier, préservant ainsi un des poumons verts de son territoire » 

Et pourtant …. en dépit du Grenelle de l’environnement et de l’interdiction de construction un autre aéroport en Ile de France. 

Orly fait des travaux pour pouvoir augmenter le nombre de vols !. :  décollage face à l’Est avec survols de la forêt de Sénart (seule la lisière Nord est survolée avec la trajectoire actuelle officielle).
Le démarrage des bâtiments de Jonction à Orly par ADP est une façon de contourner les décisions du Grenelle (les recours menés par plusieurs collectivités et associations ne sont pas encore jugés). 

La limitation à 200 000 mouvements est déjà passée à 240 000.

La pollution chimique est sous évaluée : sans filtre ni pot catalytique les avions brûlent un quart du kérosène au décollage : carburant proche du diesel : mêmes polluants chimiques, mêmes particules fines.

Les mesures proposées par le projet du Plan de Protection de l’Atmosphère sont indigentes sur l’aviation

 Nous demandons une étude sérieuse des retombées et d’en remettre les
résultats aux élus et aux associations. L’enquête publique a été scandaleusement confidentielle.

Nuisances sonores : le périmètre très limité de prise en charge des travaux d’insonorisation ne concerne que les couloirs actuels. Les nuisances sonores ne sont pas prévues dans les prochaines «Assises du Transport Aérien» ni évoquées pour les nouvelles communes impactées. Nous exigeons le maintien du couvre feu.

La proposition intelligente faite par les associations et l’expert Jean Serrat (ancien pilote) est refusée par la DGAC et le lobby aérien qui acceptent déjà le non respect des trajectoires par les contrôleurs aériens et certains pilotes. Il a pourtant été démontré, à l’encontre de ce qui était affirmé, qu’en gardant la trajectoire initiale et en élevant l’altitude du décollage à 10000 pieds la sécurité était assurée (ceci est par exemple possible à Mulhouse). La forêt de Sénart resterait protégée et moins d’habitants impactés.

Les associations locales, compte tenu des nuisances apportées par la nouvelle trajectoire, des nuisances occasionnées, des retombées sur la santé,  s’opposent au projet de décollage face à l’Est, au massacre de la «foret de protection –Sénart».

Colette Lecuyer pour le MEI

Notre Dame des Landes et les grands projets inutiles

L’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes est une bonne chose, car il répondait à plusieurs nécessités.

– Protéger l’environnement et notamment la zone de bocage, ce qui est d’autant plus nécessaire quand on sait que l’étalement urbain et péri urbain s’accompagne actuellement d’une perte accélérée, jamais atteinte, des terres arables de 26 m2 par seconde, soit 224 hectares par jour et plus de 80 000 hectares par an.

– Assurer la paix sociale. Les oppositions de la population étaient telles que la construction de l’aéroport aurait inévitablement conduit à des violences, dont on pouvait imaginer des conséquences dramatiques

– bien que l’on aurait aimé entendre que la protection de l’environnement était aujourd’hui la priorité et que ce n’était pas seulement le risque de  conflits et moins encore l’existence d’une alternative par l’aménagement de l’actuel aéroport Nantes Atlantique qui justifiait cet abandon, mais bien la volonté de protéger la nature… Enfin une troisième raison : Alors que par rapport à nos voisins Européens la France détient le record en nombre d’aéroport par rapport au nombre d’habitants, un aéroport est un investissement lourd dont la rentabilité ne se conçoit que dans le cadre d’un usage sur très longue période. Or, l’usage même de cet investissement repose entièrement sur la libre disponibilité en pétrole, libre disponibilité fortement menacée à des échéances beaucoup plus courtes (20, 30 ans…) que celles qui assureraient la rentabilité du projet.  Ne serait-il pas absurde d’avoir  un aéroport sans avion !

Espérons également que dans un souci de fortifier son autorité et sa popularité auprès  d’une partie de son électorat, le gouvernement ne se montre pas plus intransigeant sur d’autres projets moins médiatisés au  niveau national. Le cas de la réalisation de l’autoroute A45 entre Lyon et Saint-Etienne est emblématique, ce projet d’infrastructure au bilan Financier, énergétique et carbone des plus désastreux menace également de très grandes surfaces naturelles ainsi que  la tranquillité de toutes les zones riveraines. Là aussi, un monde futur couvert d’autoroutes et sans pétrole donnerait une belle image du ridicule, pour laquelle nos petits enfants ne nous diraient pas merci… Pensons également à toutes les rocades, à tous les aménagements, à toutes les artificialisations du territoire que nous croyons nécessaires quand elles ne sont que des éléments d’une logique « croissanciste »  que le simple bon sens sait pourtant condamné.

Ce qui est vrai pour le projet A 45 l’est également  pour le projet régional de Center Park à Roybon et d’autres grands projets inutiles.

Didier Barthès                         Daniel Martin

Interdiction de la pêche électrique

En novembre dernier la Commission Pêche du Parlement Européen autorisait le pêche électrique.

Ce 16 janvier ce projet était débattu en séance plénière : le parlement s’est prononcé à une large majorité contre cette mesure, inversant ainsi le premier vote de la Commission.

Francine Herbaut Dauptain

Aujourd’hui est un jour heureux pour les écologistes

Engagés contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes les écologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant se réjouissent de la décision du Président de la République, du Premier Ministre et de son gouvernement d’abandonner ce projet.

C’est une victoire historique pour la France et le bocage nantais.

C’est une victoire symbolique pour tous les écologistes qui se battent, souvent dans l’ombre, contre les grands projets inutiles, pour la protection de la nature, de notre cadre de vie ; n’oubliant jamais que l’homme est une partie de cette planète.

Si nous voulons protéger notre humanité nous devons protéger notre planète et toutes les formes de vie qui la compose.

Nous suivrons de prés l’avenir de la ZAD et des militants qui y sont installés.

Francine Herbaut Dauptain