Archive mensuelle avril 2018

ParAntoine Waechter

La France s’abaisse en suivant les Etats-Unis en Syrie

Nous avons cru et applaudi le discours d’Emmanuel Macron aux Nations Unies le 19 septembre 2017, au cours duquel il fit l’éloge du multilatéralisme et attribuait à la France un rôle de médiation entre l’Est et l’Ouest.

Le bombardement de la Syrie en supplétif de Donald Trump est à l’opposé de ces intentions. En intégrant le commando américain, la France réaffirme son appartenance au bloc dominé par les Etats-Unis face au bloc animé par les Russes et perd sa crédibilité de médiateur. Son discours en faveur de l’affirmation d’un droit et d’une morale internationale est inaudible dès lors qu’elle-même se met en dehors de ce droit. Dans cette affaire, notre pays se place comme vassale du pays du Dollar, dans le prolongement de la posture de François Hollande, mais en rupture avec e choix courageux de Chirac Villepin. De Gaulle affirmait la puissance du pays au travers de son indépendance et non de sa subordination à l’OTAN.

Le rôle de médiateur, indispensable pour rompre la logique d’un monde bipolaire, n’est pas compatible avec la prétention d’être le gendarme du Monde. De toutes les manières, la France n’en pas les moyens. Elle se grandirait en renonçant à la politique de la canonnière.

Les Ecologistes réaffirment leur volonté de faire de la France l’acteur de la paix dont le Monde a besoin. Membre du Conseil de sécurité, elle-seule peut jouer ce rôle dès lors qu’elle s’affranchit des blocs antagonistes hérités du siècle passé (Chine/Russie d’un côté, Etats-Unis/Grande-Bretagne de l’autre).

En décidant seul de l’engagement de l’armée française dans la dernière aventure syrienne, le Président n’a pas engagé la FRANCE, mais une France vénale que nous ne reconnaissons pas.

Antoine Waechter

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Il n’y aura pas d’examen en chocolat

 

Quatre universités sont bloquées ou fermées : Toulouse, Montpellier, Rennes et Paris.

Les étudiants s’insurgent contre la réforme de l’accès aux universités qui s’apparente, selon eux, à une sélection sur le classement des candidatures des bacheliers.

A la Sorbonne les étudiants ont été évacués par les forces de l’ordre alors qu’ils s’apprêtaient à organiser une AG inter universités.

Emmanuel Macron a évoqué « des agitateurs professionnels » pour justifier cette contestation.

Mais ne craint-il pas plutôt un embrasement de la contestation estudiantine et un Mai 68 où ouvriers et étudiants avaient construit « la convergence des luttes » et ainsi embrasé la société française ?

A l’origine de cette contestation actuelle : une sélection des étudiants qui désormais ne pourraient choisir leurs études.

Mais limiter la liberté n’est sans doute pas la solution.

Pour les écologistes du MEI la liberté individuelle doit être préservée.

Pour autant les bacheliers devraient être mieux accompagnés dans leur choix et avoir à leur disposition notamment les chiffres du marché du travail, les filières et métiers en tension, les métiers d’avenir…  afin d’éclairer leur choix.

Francine Herbaut Dauptain    co présidente

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Le projet de loi sur le secret des affaires

Sous couvert de protéger les secrets de fabrication des entreprises, une directive Européenne, est en cours de transcription en droit Français.

Avec cette loi il sera désormais impossible d’être informés sur des pans entiers de la vie économique, pour des risques encourus, notamment pour la santé. Toute entreprise pourra arbitrairement décider si une information, ayant pour elle une valeur économique, pourra ou non être divulguée au nom du « Secret des Affaires »,

Si une source, une association, un journaliste, un lanceur d’alerte « viole » ce « secret des affaires », des sommes colossales pourraient lui être réclamées, pouvant atteindre des millions voire des milliards d’euros, y compris même des peines de prison.

En 1e lecture à l’assemblée nationale le projet de loi destiné à garantir le secret des affaires a été approuvé. Il sera débattu au Sénat le 18 Avril. Le parlement européen a fixé au 9 juin prochain une date limite pour l’application de cette directive, sous peine de sanctions financières.

Madame la Ministre de la Justice rassure journalistes et lanceurs d’alerte. Oublie – t- elle l’article premier de la Constitution qui interdit l’inégalité de Droit entre citoyens ?

Les Ecologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant considèrent qu’il s’agit là d’une loi liberticide : plus question d’évoquer les dessous des pesticides de Monsanto, les OGM dans les compositions alimentaires, le scandale du vaccin Gardasil et tant d’autres…

Nous demandons le retrait pur et simple de cette proposition de loi.

Francine Herbaut Dauptain                         Daniel Martin

co présidente du MEI                                     Membre du Conseil National

 

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Limitation de vitesse

Le Mouvement Écologiste Indépendant se félicite de la récente décision du Gouvernement Philippe de porter la vitesse sur le réseau secondaire de 90 à 80 km/h qui va tout à fait dans le sens de l’Ecologie.

Une société dont la vitesse de déplacement de ses membres est réduite est une société plus apaisée et dont les coûts sociaux liés aux accidents, à la pollution, aux infrastructures sont moindres ; l’exemple des pays nordiques devrait nous en convaincre.

Cette bonne mesure aurait pu, par la même occasion, être accompagnée de celle de la limitation de vitesse à 40 km/h dans les zones urbaines, ce qui semble également important pour la sécurité et le bien-être des citoyens.

Pierre Dardaillon    Co président

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Syrie

Une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU demandée par les Etats-Unis s’est tenue ce lundi 09 avril. Cette réunion fait suite aux accusations de plusieurs organisations de prétendues attaques à l’arme chimique par les troupes gouvernementales syriennes contre des civils du quartier de la Douma dans la banlieue de Damas.

Parmi ces organisations il y a les secouristes syriens des Casques Blancs, l’ONG médicale Syrian American Medical Society, ainsi que l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme qui a adopté une position plus ambigüe où tout en accusant il refuse de se prononcer formellement sur l’emploi ou non d’armes chimiques.  Ces organisations ne peuvent bénéficier de la moindre crédibilité tant elles sont totalement inféodées aux Etats-Unis, par leurs origines, leur financement, leur logistique et les moyens médiatiques dont elles bénéficient.

Alors qu’aucune commission d’enquête indépendante ne s’est prononcée sur la véracité des accusations portées, le Mouvement Ecologiste Indépendant ne peut que condamner les propos tenus par le représentant de la France à l’ONU François DELATTRE lors de cette réunion ainsi que les menaces d’intervention contre la Syrie proférées à plusieurs reprises par le Ministre des Affaires Etrangères M. LE DRIAN et le Président MACRON.

Si les accusations des trois organisations devaient malgré tout s’avérer exactes par cette commission indépendante, le Mouvement Ecologiste Indépendant demande au gouvernement français de ne s’engager que dans le cadre strict d’une résolution de l’ONU et de ne pas suivre les Etats-Unis si ces derniers devaient s’engager dans une intervention militaire en Syrie hors mandat de l’ONU.

Les citoyens occidentaux ont été trompés par les mensonges sur les prétendues armes de destruction massive qu’aurait possédées Saddam HUSSEIN en Irak comme ils ont été trompés en 2011 sur la situation en Lybie où Nicolas SARKOZY, avec les conséquences d’une intervention militaire pour se débarrasser de Mouammar KADHAFI, avait outrepassé la résolution 1973 de l’ONU et dont on peut aujourd’hui mesurer l’étendue des désastres… Il ne faudrait pas qu’un nouveau mensonge entraîne à nouveau le chaos, plonge dans le malheur des millions de civils innocents avec pour conséquences des situations après-guerre ingérables pendant des générations et le terrorisme Islamiste en prime. Il est plus que vraisemblable que la grande majorité des Français qui ont porté Emmanuel MACRON au pouvoir ne l’ont pas fait pour qu’il entraîne la France dans une aventure militaire au Moyen Orient aux côtés des Etats-Unis ; et on peut penser qu’il en est de même pour ceux qui n’ont pas voté pour lui.

Jacques Lançon Jean Bitterlin Daniel Martin Membres du Conseil National

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Renouvellement au sein du MEI

A L’issue de son Assemblée Générale exceptionnelle les Ecologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant ont renouvelé leurs instances dirigeantes et modifié leurs statuts.

Sont devenus co président(e)s

Francine Herbaut Dauptain conseillère municipale à Wattignies, conseillère régionale de 2010 à 2015, précédemment membre du Bureau du Mouvement

Pierre Dardaillon, précédemment membre du Conseil National du Mouvement

A leurs côtés Antoine Waechter, Président Fondateur et référence incontournable de l’écologie française, candidat à l’élection présidentielle en 1988, député européen de 1989 à 1991, conseiller régional de 2010 à 2015.

 

La conscience de la finitude du monde semble de plus en plus présente dans les réflexions de nos concitoyens, de nombreuses associations, des professionnels de la santé, des universitaires… Chacun s’organise, agit, expérimente, démontrant qu’un autre avenir est encore possible pour l’humanité et que des solutions existent.

Mais cela ne suffit pas encore pour changer durablement les politiques menées. Les partis au pouvoir ont préféré saupoudrer quelques mesurettes sans prendre la dimension réelle du problème et de ses solutions.

SANS ECOLOGISTE IL N’Y A QUE PEU D’ECOLOGIE DANS LES POLITIQUES PUBLIQUES

Hors d’un parti politique il est très difficile et surtout très lent de porter un message qui soit repris par les institutions.

Mais la galaxie écologiste éclatée ne peut agir efficacement et le parti écologique majoritaire semble s’être discrédité dans des atermoiements d’alliances.

En créant les conditions d’une plus grande participation au débat, en créant le statut de membre associé, sans participation financière, susceptible d’apporter sa contribution, le Mouvement Ecologiste Indépendant veut affirmer davantage son ouverture à la société civile.

Au-delà de notre renouvellement interne, nous souhaitons créer les conditions d’un rassemblement dans une structure souple de coordination qui reste à construire et porter avec tous les citoyens mobilisés un projet authentiquement écologiste.

C’est là le défi que nous nous lançons.

Francine Herbaut Dauptain                                                      Pierre Dardaillon

Antoine Waechter

ParFrancine Herbaut-Dauptain

Situation complexe à Notre-Dame des Landes.

Le MEI se félicite de la décision d’abandon de projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes, et souhaite que les terres ainsi libérées, situées dans une exceptionnel cadre naturel et riche en biodiversité, puissent être consacrées à l’installation d’agriculteurs respectueux de l’environnement. La préfecture a demandé à chaque agriculteur souhaitant revenir ou rester sur le site, de présenter son projet agricole, afin de régulariser la situation de chacun, en le rétablissant dans ses droits de locataire ou de propriétaire, la régularisation financière pouvant se faire sur plusieurs années. Malheureusement, les interlocuteurs que la préfecture a choisis pour mener ce projet de réinstallation de la zone ne sont pas reconnus comme représentatifs de la totalité des personnes présentes sur le site.

Le MEI demande la réouverture rapide de la route départementale 281, avec éventuellement une vitesse restreinte sur les tronçons proches d’habitats. Le MEI souhaite que la ZAD soit un espace rural vivant et appuie toutes les initiatives, agricoles, sociales, culturelles qui y sont nées pourvu qu’elles s’inscrivent dans un cadre réglementaire avec possibilité d’expérimentations. Pour ce qui est des habitats, les contraintes liées à l’humidité de la zone ne permettront pas de régulariser tous les habitats actuels. Un travail est à faire pour identifier d’autres lieux permettant l’installation d’un habitat léger qui ne nécessite pas l’obtention d’un permis de construire.

 Le MEI souhaite qu’une solution harmonieuse d’occupation des terres, partageant le site entre terres sauvages riches en biodiversité et agriculture biologique, puisse voir rapidement le jour. Il encourage d’une part tous les agriculteurs présents sur le site à accepter la main tendue par la préfecture en présentant des beaux projets, et d’autre part la préfecture à tout faire pour étendre le cercle de ses interlocuteurs. 

Annie Le Gal La Salle   Membre du Conseil National

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