Notre Dame des Landes : Grand rassemblement de l’été samedi 3 dimanche 4 août

Le 16 mai 2013 dans Actualité

Le MEI relaye le communiqué de presse de l’ACIPA  et invite à leur grand rassemblement des 3et 4 août

 Communiqué de presse de l’organisation de la chaîne : Notre-Dame-des-Landes, le 14 mai 2013

Chaine humaine du 11 mai autour de Notre-Dame-des-Landes : pari réussi !

 

La chaine humaine de 25 km le samedi 11 mai, autour du site bocager menacé par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ainsi que les concerts de soutien de nombreux artistes militants durant tout le week-end, viennent de démontrer une fois de plus que la mobilisation face à ce projet d’un autre siècle est toujours aussi importante.

Le 17 novembre, lors de la manifestation de réoccupation faisant suite aux expulsions, nous étions 40 000 !


Samedi, nous étions toujours aussi nombreux, alors que la tension sur le terrain est un peu retombée. 
La démonstration est ainsi faite : notre détermination est intacte !  On peut même dire qu’elle s’accroît, tant étaient nombreux les comités de soutiens et participants qui s’étaient déplacés, parfois de très loin, pour joindre leurs voix et leurs bras aux nôtres et demander l’abandon définitif de ce projet.


Les nombreux bénévoles qui ont permis l’organisation de cette opération complexe, et sans doute jamais égalée, sont fin prêts pour l’organisation du prochain grand rendez-vous festif des opposants, les 3 et 4 août prochains. Qu’ils soient remerciés pour leur engagement sans faille, de même que les artistes qui ont animé les soirées.

 Nous resterons vigilants et mobilisés jusqu’au bout pour qu’enfin ce projet inutile soit définitivement “enterré” !

 

Lien pour la découvrir vue du ciel et du sol :https://picasaweb.google.com/ACIPA.NDDL/2013_05_11_ChaineHumaine#slideshow/5877206456135993490

 

Notre Dame des Landes 2013 : Grand rassemblement de l’été samedi 3 et dimanche 4 août

 Dans la foulée de la réussite incontestable de la chaîne humaine, la coordination des opposants entend maintenir la pression sur les décideurs en organisant le grand rassemblement estival devenu traditionnel mais qui, cette année, devra prendre une ampleur maximale !

Le week-end des 3 et 4 août sera principalement axé sur la musique à laquelle s’ajouteront quantité d’autres propositions. La liste des groupes participant à cet évènement sera connue fin juin et il y en aura certainement pour tous les goûts musicaux. Les enfants ne seront pas oubliés et une vraie programmation leur sera proposée également. Un grand merci à l’avance à tous les artistes engagés à nos côtés !

Pour les Forums/Débats, nous ferons en sorte que les grands thèmes liés au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes soient présentés ou discutés : Grands Projets Inutiles Imposés partout en France, Agriculture, Energie, transition écologique, Urbanisation / aménagement du territoire / métropolisation / transports, Eau / biodiversité, etc…

Comme à l’habitude, un camping accueillera les participants qui voudront passer plusieurs jours à Notre Dame des Landes.

En attendant que le programme des festivités soit dévoilé complètement, nous vous invitons à réserver votre week-end et surtout à mobiliser autour de vous !

 

Un jour noir pour la vertitude

Le 29 avril 2013 dans Actualité, Vu, lu, entendu

Billet d’humeur assuré et assumé du webmaster

 

Ce jour, notre ami Pascal Durand, secrétaire national d’EELV, invité par France Inter, dans l’émission d’information matinale, prononce les mots suivants : « il faut un grand plan européen de relance et d’investissement ».

Un écologiste bien portant qui se réveille avec ce genre de mots qui sortent d’un engin électronique d’une grande banalité, se demande s’il faut faire confiance à ses oreilles. Mais oui, en fait c’est vraiment vrai … c’est bien le premier des verts qui a prononcé cette phrase, o combien absurde.

Cette phrase n’est pas anodine, car elle faisait partie d’une démonstration, sur les capacités du gouvernement actuel à faire face à la crise, et sur les relations France-Allemagne qui se détériorent à la suite de la lettre que veut adresser le parti socialiste pour dénoncer les méfaits de la politique de la chancelière.

Cette phrase est complète. Dans le propos, il n’est pas question de relancer la transition énergétique, par exemple. Il n’est pas question d’investir dans le secteur de l’intelligence environnementale. Il n’est pas question de relancer et d’investir dans la relocalisation des activités ou dans l’agriculture biologique.

Le mot “austérité” est maintes fois prononcé, et Pascal Durand rejoint le flot des anti-austérité, à demi-mots certes, mais les auditeurs auront retenu que les écologistes n’en veulent pas. Pourtant l’austérité, c’est bien la décroissance de l’utilisation de nos impôts pour des dépenses dont on peut se passer, pour des investissements inutiles, pour arrêter de fabriquer des bombes, … La décroissance de l’argent jeté par les fenêtres au niveau de l’Etat, c’est la frugalité, au niveau de la personne et de la famille. Nous devrions être heureux que cela arrive enfin. Il est hors de question pour nous, bien sûr, de faire décroitre le nombre d’enseignants, de chercheurs, de policiers de quartier, de médecins urgentistes et de lits d’hôpitaux. Pourtant, les adeptes de la croissance, eux, le font sans état d’âme, au profit du portefeuille des Mital, Gohsn and co. Les fruits de la relance iront directement dans leurs poches et dans celle de leurs amis financiers, et pendant ce temps, on réduira les salaires minimums et les droits des salariés, en précarisant leur condition.

Nous devrions être pour qu’on arrête de faire des aéroports pour rien, des LGV pour faire gagner quelques minutes à quelques hommes d’affaires, des centrales nucléaires pour éclairer le ciel, des cadeaux aux grands industriels multinationaux et aux banquiers, …

Tous nos efforts de pédagogie au quotidien pour convaincre nos concitoyens, nos voisins, nos collègues, nos amis, nos familles, du bien fondé de nos analyses et de nos propositions, sont annulés d’un seul coup.

Sommes-nous sur la même planète ?
Sommes-nous toujours les enfants de René Dumont ?
Sommes-nous devenus des adeptes de la croissance à tout prix ?

Allocations familiales

Le 17 avril 2013 dans Démographie, Société

Motion sur les Allocations familiales

Adoptée par le Conseil national du MEI le 14 avril 2013

Dans le cadre du débat actuel sur la politique familiale, et dans le contexte plus général de la crise et des politiques d’austérité, il convient de ne pas se limiter à une réforme superficielle des allocations familiales.

La question, en effet, ne se réduit pas à sa dimension sociale ou fiscale. Il est évident que les allocations familiales pour les foyers les plus aisés sont contraires au principe de péréquation qui sous-tend habituellement les transferts de l’Etat-providence. A ce titre, leur modulation, préconisée par le rapport Fragonard, ou leur fiscalisation, écartée par le chef de l’État, rejoindraient l’idéal de justice sociale qui devrait également conduire à la remise en cause du quotient familial. Il est à souligner par ailleurs que de telles réformes ne pourraient que contribuer à un retour à l’équilibre des comptes publics.

Néanmoins, partisans d’une réforme et partisans du statu quo semblent se retrouver sur le principe même d’une aide publique aux familles nombreuses, principe admis comme une évidence nationale consensuelle.

L’encouragement de la natalité par l’État français s’est pourtant développé dans un contexte historique et idéologique bien déterminé : celui du développement simultané d’un capitalisme industriel avide de bras et plus tard de consommateurs, et d’un militarisme gourmand en chair à canon, le tout sous le regard complaisant des institutions religieuses.

A la critique pionnière de ce natalisme par le courant néo-malthusien dès la première moitié du XXe siècle se sont ajoutés depuis plus de quarante ans les avertissements des écologistes, conscients des limites de la planète et des dangers de la bombe “P”.

C’est dans la continuité de cette remise en cause du consensus populationniste, qui ne peut qu’aggraver la crise globale dans ses multiples aspects, que les Écologistes du MEI préconisent, comme l’association Démographie Responsable, une refonte radicale des allocations familiales.

Les principes de cette refonte radicale seraient les suivants :

Une allocation revalorisée à hauteur de 100€ pour un premier enfant, et portée à 150€ pour une famille de deux enfants (soit davantage qu’actuellement), mais un plafonnement à ce niveau dès le troisième enfant, quel que soit le nombre d’enfants supplémentaires, ceux-ci devant être assumés intégralement par la famille et non plus par la collectivité.

Afin de ne pas fragiliser davantage les familles en ces temps difficiles, une telle réforme ne devrait pas avoir d’effet rétroactif : une famille nombreuse déjà constituée continuerait à toucher des allocations sur la base des grilles actuelles, le nouveau calcul ne s’appliquant qu’aux familles de deux enfants ou moins, ainsi qu’aux nouvelles naissances. Par ailleurs, une telle refonte du principe des allocations devra être accompagnée d’une modulation suivant le revenu et d’une réforme de la fiscalité.

Politique de Gribouille en Syrie

Le 27 mars 2013 dans Actualité, Paix & Guerre

Quels sont les buts, la logique et le sens de l’implication française dans l’affaire syrienne ? Quelle crédibilité faut-il accorder au discours de notre ministre des Affaires Etrangères ?

Lorsqu’il invoque l’urgence humanitaire et la nécessité d’armer la rébellion pour réduire l’inégalité des forces sur le terrain, Laurent Fabius utilise  une terminologie de Gauche pour justifier un investissement autrement plus trouble.

Tout d’abord, la guerre civile en Syrie est loin d’être limpide. Elle implique des populations aux motivations divergentes, communautaristes ou religieuses : Alaouites, Druzes, Chrétiens, Kurdes, Sunnites, Chiites…

En second lieu, la scène syrienne a très tôt accueilli des acteurs venus d’autres horizons du Moyen Orient pour jouer leur propre partition géostratégique, à l’instar des deux ennemis héréditaires que sont l’Iran et l’Arabie Saoudite. De ce fait, qui pourrait garantir la traçabilité des armes fournies aux rebelles ? Laurent Fabius peut-être lorsque, comme Gribouille, il fera à nos dépens l’expérience de l’effet boomerang, sous le regard intéressé d’Israël.

Enfin les véritables ressorts du drame syrien sont ailleurs. Ils sont dans la compétition qui oppose les États-Unis, la Russie et la Chine dans leur course au leadership économique et politique mondial.

Dans ce contexte, l’argument humanitaire ne pèse pas lourd  venant d’un pays dont, il y a peu,  les troupes ont assisté, l’arme au pied, au massacre de 800000 personnes, hommes, femmes, enfants au Rwanda. D’où la question : Quelle mouche a piqué François Hollande et  David Cameron pour qu’ils impliquent ainsi leur pays dans un conflit explosif qui les dépasse de très loin ?

Les autres pays de l’Union Européenne ne soutiennent pas l’initiative franco-britannique. Ce sont pourtant des pays démocratiques, politiquement instruits et non moins civilisés que nous. Mais conscients de leur taille, de leur capacité militaire et des problèmes qu’ils doivent par ailleurs  affronter, ils ont  la sagesse de voir plus loin que le bout de leur nez. Ils laisseront donc  Boutefeux et  Va-t-en- guerre tirer du brasier de bien hypothétiques marrons. A leurs risques et périls

Dans ces conditions, le danger est grand que la France ne donne d’elle-même dans l’espace euro-méditerranéen l’image d’une nation belliciste. Si elle persiste à vouloir  tordre le bras  de l’Union Européenne en faveur de la rébellion syrienne, il faut craindre qu’elle n’alimente la méfiance de nos partenaires à l’égard d’une intégration politique qui serait à leurs yeux porteuse d’aventurisme en matière de relations internationales.

Qu’un tel mauvais coup porté à  l’Europe ne chagrine ni la Grande-Bretagne ni les Etats-Unis, n’étonnera personne tant ces deux pays  sont historiquement opposés à sa construction. Mais on comprendrait mal que, pour d’obscures raisons, notre pays-fondateur persiste dans cet activisme irresponsable. N’avons-nous pas assez de problèmes franco-français à résoudre qu’il faille encore assumer le rôle de « crétins utiles » du couple anglo-américain et de certains états du Moyen-Orient ?

Après les subprimes… Chypre, la Grèce…revenons à l’origine des crises financières

Le 21 mars 2013 dans Economie monétaire, Non classé

Des profits confortables pour les banques américaines

 Le 23 Mars 2013  économie monétaire

Article de Denis GAUCI ( association : ADED ) proposé par Alain BOUYER.

 La crise de 2009 n’aura pas entamé durablement les profits des banques américaines. Celles-ci viennent de publier leurs résultats pour l’année 2012. Ils ne sont pas décevants. C’est ainsi que J.P Morgan Chase affiche 21,3milliards de dollars ( 15,9 milliards d’euros ) en hausse de 53% au quatrième trimestre. Quant à Goldman Sachs, elle a vu ses résultats plus que doubler avec un bénéfice net de 7,3 milliards de dollars. Tout le réseau bancaire semble baigner dans ce contexte euphorique. Pour nous faire croire à la sagesse retrouvée, le Conseil d’Administration De JP Morgan Chase vient de réduire de plus de moitié le bonus attribué à son PDG Jamie Dimon. Celui-ci, tenu pour responsable de la perte de 6,2 milliards de dollars, devra se contenter de 10 millions de dollars.

Mais où diable les banquiers vont-ils chercher tout cet argent ?

Ils ont trouvé un truc génial en fusionnant la création monétaire et le crédit.

S’ il est normal de rembourser un crédit avec des intérêts, L’argent venu de la création monétaire doit être non remboursable et sans intérêts parce qu’il est dû à la collectivité en contrepartie de sa production. Cette création monétaire « directe » a été « oubliée » par le banquier qui lui a substitué le crédit évidemment bien plus rentable.

Ce système de création monétaire par le crédit a donné naissance à une montagne de dettes impossibles à résorber puisque pour rembourser il faut emprunter autant plus les intérêts. Cette mécanique infernale raréfie la monnaie dans l’économie réelle et l’accumule dans l’économie financière et spéculative (les banques). Le phénomène ne peut que s’aggraver et la crise s’approfondir. Si nous ne faisons rien, les conséquences en seront extrêmement douloureuses. Ce qui se passe en Grèce nous en donne un petit aperçu. Il nous faut impérativement retirer le droit de création monétaire aux banques privées et le rendre à la Banque de France.

Source : Libération du 18 janvier 2013 D. Gauci

 Communiqué adopté à 82% des votants 09 Mars 2013

Contacts : ADED : droitsecodem@orange.fr  ,Site ; http://assoc.pagespro-orange.fr/aded/

                               -  lesecologistes-mei-paysdeloire@laposte.net

Pour une réorientation des allocations familiales

Le 11 mars 2013 dans Démographie, Société

En ces temps de difficultés financières exacerbées, les allocations familiales occupent le devant de la scène. Doit-on les taxer de façon particulière ? Doit-on, comme d’autres prestations, les intégrer à l’assiette de l’impôt sur le revenu ? Faut-il les soumettre à des conditions de ressources ? Les plafonner ?

Toutes ces interrogations sont légitimes, elles relèvent d’une double préoccupation sociale et budgétaire. Pourtant, on doit regretter que la question de fond, c’est-à-dire leur raison d’être, soit bien souvent absente des débats.

Les allocations familiales sont avant tout le principal outil d’une politique nataliste. Leur objet est de favoriser la fécondité en faisant en sorte que l’arrivée d’un, et surtout de plusieurs enfants, n’occasionne pas pour les familles de telles difficultés financières, qu’elles hésitent à se lancer dans l’aventure.

L’incitation se révèle efficace, et la France, généreuse en la matière, est aussi l’un des pays d’Europe les plus féconds avec environ deux enfants par femme quand ses voisins italien, allemand ou espagnol sont très en dessous. Le monde politique et la presse en général s’en félicitent régulièrement sans une once de questionnement.

Mais le mécanisme n’est-il pas allé trop loin quand, pour certaines familles, les allocations constituent une des premières sources de revenu ? Comme si l’enfant devenait un moyen de vivre, une industrie comme une autre, alors même que les prélèvements obligatoires ne cessent de progresser.

La poursuite d’une politique aussi volontariste en faveur de la natalité peut être mise en cause du triple point de vue écologique, moral et économique.

Écologique d’abord, car la planète ne supporte plus nos effectifs. Au niveau mondial, ceux-ci ont été multipliés par deux au cours des 45 dernières années et par quatre au cours du siècle précédent, les forêts et la mégafaune sont sur le point de disparaître du fait de notre omniprésence. En France, la population a augmenté de plus de 15 millions de personnes depuis 1970 et notre pays bétonne l’équivalent d’un département tous les 10 ans. Dans ce cadre-là, est-il nécessaire de consacrer des fonds publics à encourager toujours plus le phénomène ?

Problème moral ensuite, car avant d’être des prestations, les allocations familiales sont d’abord des prélèvements et ces prélèvements touchent ceux, qui, par leur relative retenue démographique se comportent de la façon la plus responsable et la plus écologique. Dans le monde surpeuplé de demain, nous nous apercevrons que nous avons financé la catastrophe en taxant les plus écologiquement vertueux au profit de ceux qui l’étaient moins.

Économique enfin, car quelle est la logique de ce soutien inconditionnel à la natalité ? On nous dit souvent qu’il faut préserver l’avenir et notamment financer les retraites : C’est une triste plaisanterie.

Plaisanterie à long terme, car sur le fond, peut-on sérieusement compter sur une société qui, pour maintenir son équilibre exigerait que chaque génération soit plus nombreuse que la précédente ? Sur un monde de surface finie, il ne peut s’agir que d’une fuite en avant. Il faut bien envisager la stabilisation, et le plus tôt et au plus bas niveau, sera le mieux.

Plaisanterie à court terme aussi, car cela fait 40 ans que les pays occidentaux, et la France tout particulièrement, sont minés par le chômage et se montrent incapables de fournir du travail à leur jeunesse. Manque-t-on de main d’œuvre ? Est-ce cela qui plombe l’économie ? Non, on manque d’emplois ! On ne financera pas les retraites avec les chômeurs. Bien au contraire, l’arrivée chaque année sur le marché du travail de classes d’âges plus nombreuses creuse plus encore les déficits des comptes publics, puisque, d’une façon ou d’une autre, la collectivité doit offrir à ses membres un minimum de ressources. Une des raisons des meilleurs résultats de l’Allemagne sur le volet de l’emploi est qu’elle n’a pas à fournir tous les ans un travail à des jeunes aux effectifs stables ou croissants.

 

Propositions :

Il est possible d’imaginer une autre politique visant à réorienter ces prestations en faveur des familles moins nombreuses tout en permettant de substantielles économies.

On pourrait ainsi mettre en place une allocation (100 euros par exemple au lieu de 0 actuellement) dès le premier enfant, puisque celui-ci génère de facto des dépenses non négligeables pour une famille.

L’on pourrait également revaloriser les allocations pour deux enfants en les faisant passer à 150 ou 200 € (au lieu de 127,05 € aujourd’hui). Puis, de façon à ne pas favoriser l’accroissement de la population, garder ce même montant quel que soit le nombre d’enfants. Ainsi, tout couple souhaitant se reproduire plus qu’à l’identique, c’est-à-dire avoir plus de deux enfants, devrait, en connaissance de cause (ou plutôt, de conséquence) assumer la charge financière que cela suppose et non demander à la collectivité de le faire à sa place.

Il va de soi que de telles mesures ne devraient pas être rétroactives afin de ne pas mettre en péril financier des familles non préparées. Elles ne devraient prendre effet que pour les enfants à naitre et à une date annoncée suffisamment longtemps à l’avance.

Enfin, le montant de ces allocations pourrait être soumis à l’impôt sur le revenu dans un souci de justice sociale et d’égalité du traitement des ressources. Dans le même temps, la fiscalité et les multiples avantages donnés aux familles nombreuses devraient aussi être réorientés.

Communiqué approuvé par 94 % des votants au 11 mars 2013.

Plan d’urgence nucléaire à communiquer aux populations

Le 7 mars 2013 dans Société, Vu, lu, entendu

 Article de Monsieur Jean Brière et non de Jacques Lançon qui n’a fait que de l’inscrire sur le site. Rectification à la demande de Mr Brière publiée par Mr Lançon

Tchernobyl a laissé impavides nos pouvoirs publics, la radioactivité s’était arrêtée à nos frontières.

Après Fukushima il devient difficile d’éluder la possibilité d’une catastrophe nucléaire majeure en France qui héberge 58 réacteurs nucléaires sans que soit prévue la moindre  mesure à prendre en de tel cas. L’IRSN * Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire s’est livré récemment  à une évaluation du coût économique à court terme  d’une catastrophe nucléaire majeure en France : 430 milliards  d’Euros, un cinquième du PIB national.

Ce document  constitue un élément clé pour évaluer le coût réel du nucléaire.  Pour en réduire autant que faire se peut les terribles conséquences, le MEI demande que de toute urgence  des plans d’intervention soient mis en place pour chaque réacteur compte tenu des risques propres à chaque site en fonction des situations  géographiques et démographiques.

Les incroyables incurie et impréparation des autorités japonaises et de la société Tepco responsable des réacteurs, nous autorisent à exiger que ces mesures soient élaborées rapidement  et qu’elles soient   communiquées aux populations pour leur permettre  d’adopter des conduites minimisant les risques.

En France, la vigueur de la contestation antinucléaire a manifestement obligé nos gouvernants à plus de vigilance qu’au Japon ce qui nous a peut-être permis, pour l’instant, d’échapper à l’accident majeur. Néanmoins l’IRSN a estimé que le risque statistique d’accident est vingt fois supérieur à celui prévu primitivement, il est donc impossible de continuer  à écarter l’accident majeur  et de ne pas s’y préparer bien plus sérieusement.

(validée à 100% des membres exprimés du CNe consultés, au 06 03 2013)

*http://www.irsn.fr/       * Usinenouvelle.com 

Stéphane Hessel, le défenseur opiniâtre des Droits de l’Homme et des opprimés, notamment des droits des palestiniens est mort.

Le 28 février 2013 dans Actualité, Paix & Guerre

Le MEI rend hommage à cet insatiable défenseur des Droits de l’homme et des opprimés, décédé à l’âge de 95 ans, Stéphane Hessel a été membre du Conseil de la Résistance, défenseur des sans papiers, mais aussi coauteur d’une lettre au président de la République réclamant l’ouverture d’une conférence internationale pour l’abolition des armes nucléaires. Egalement ancien membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (1992-2005), il était resté très actif après sa retraite en 1983, notamment médiateur pour les sans-papiers de l’église Saint-Bernard, à Paris en 1996-1997. Mais, de tous les nombreux combats auquel Stéphane HESSEL a prêté son enthousiasme et sa hauteur de vues reste incontestablement celui pour les droits des Palestiniens qui a occupé une place à part dans son parcours. Par exemple : En 2009, il s’insurge, contre l’opération “Plomb durci”, qui coûte la vie à plus d’un millier de résidents de Gaza, qualifiant les bombardements Israéliens de “crimes contre l’humanité”.

En ces circonstances, le MEI s’indigne des propos scandaleusement insultants du Président du CRIF lorsqu’il déclare, entre autre, que « Stéphane Hessel a été un ‘’maître à ne pas penser’’ » et rajoute une diatribe à son égard en évoquant « la “volonté obsessionnelle” de l’ancien diplomate et résistant “de faire de Gaza l’épicentre de l’injustice”.

Cette déclaration post mortem du Président du CRIF illustre bien que Stéphane Hessel fût la bête noire des milieux qui ne supportent pas que nous ne soyons pas partialement pro-israéliens en France. Ces milieux ne pouvaient tolérer qu’un intellectuel juif prenne la défense du peuple palestinien, quand leurs amis ne cessent de les opprimer en Palestine.

Stéphane Hessel, s’était rapproché des écologistes sur la fin de sa vie, apportant son soutien au moment des dernières élections européennes. Il a ensuite soutenu Nicolas Hulot dans sa campagne pour l’investiture écologiste aux présidentielles de 2012, tout comme notre mouvement politique.

Nous partagions et partagerons encore longtemps son indignation.

Texte de Daniel Martin, révisé par Albert Danjau, Jacques Lançon et Jean-Marc Ferrari


Rencontre entre Nicolas Hulot et Stéphane… par 2012Hulot

Du cheval pour du boeuf

Le 18 février 2013 dans Actualité

Viande de cheval vendue pour du bœuf dans les hypermarchés (Février 2013)

 

Au moins il n’y a pas mort, mais quelle gabegie de transports croisés d’un bout à l’autre de l’Europe. Et ce serait pour gagner un Euro du Kilo car les ouvriers des abattoirs sont moins payés en Roumanie!

Mais jusques à quand nos législateurs laisseront-ils la pollution, le gaspillage de l’énergie, les transports évitables et inutiles prospérer encore alors que les conditions climatiques s’aggravent et que les énergies fossiles s’amenuisent. Cet Euro de différence polluante coûte un Euro à nos abattoirs locaux qui maintenant ne travaillent plus en pleine capacité. Il coûte en bronchites liées à la pollution des combustions de gas-oil, en accidents inéluctables provoqués par des transports qui n’avaient pas lieu d’être, en usure de routes inutilement empruntées, en fatigue des chauffeurs eux aussi roumains sous-payés pour ce travail irrationnel…

Oui les collectivités qui recherchent l’approvisionnement local et bio* ont bien raison. A Lons le Saunier préfecture du Jura, au restaurant municipal cela fait maintenant 4 ans que 100 % du bœuf est local et bio de surcroît, moins de 50 kilomètres entre le pré où paissent les braves bovins et l’assiette qui nourrit les enfants des écoles, les personnes âgées livrées à domicile et les patients hospitalisés. Moins de kilomètres compensent la concurrence d’ailleurs déloyale des transports sous-taxés et des sous-salaires imposés aux salariés de certains Pays de L’Est et du Sud.
Sans courage politique, sans contre-lobbying et sans démarche responsable du maximum de citoyens, le monde court au désastre écologique et vers beaucoup de souffrances absurdes.

*Donc sans OGM

Au nid soit qui Mali panse

Le 10 février 2013 dans Actualité, Paix & Guerre

Soixante avions engagés, des hélicoptères, des blindés, des forces spéciales… notre armée a brillamment rappelé à une poignée de moudjahidines les lois de la guerre en rase campagne. Surfant sur la vague d’enthousiasme populaire consécutive à cette démonstration, notre président s’est fendu d’un habile discours, qu’il convient toutefois de nuancer.

Côté coeur, rien à dire : “En d’autres temps, vous êtes venus à notre secours, merci à vous, nous avions une dette…” La foule chavire, c’est parfait.

Côté Business et Boutique, c’est moins bien :“…, je ne sais quel intérêt, nous n’en avons aucun !”
Belle contre vérité ! Légitimes ou non, nos intérêts dans cette région sont évidents. Portés par des grands groupes privés ou contrôlés par l’état, ils alimentent nécessairement les pensées stratégiques et tactiques de nos gouvernements.
La Françafrique étant , parait-il, tombée dans les poubelles de l’histoire, il reste important de s’interroger sur le caractère équitable ou non de cette présence économique. De la réponse à cette interrogation dépend la légitimité de nos intérêts.

Second motif de questionnement : M.Hollande souhaite pour le Mali l’avènement d’une démocratie exemplaire.
“Vaste programme ! ” aurait dit le Général. Car si le concept de démocratie convient assez bien aux états-nations du monde occidental, il s’applique plus difficilement aux entités post coloniales, contraintes par des frontières qui ignorent l’histoire, les réalités humaines, les langues et les cultures.
Les Touareg sont 800000 au Niger, leur espace ancestral de nomadisation s’étend sur la moité orientale du Sahara algérien, traverse le Sahel malien jusqu’au nord du Burkina Faso et, au nord du Niger, mord sur le sud libyen. Sans oublier les autres ethnies,noires ou “peaux claires”, sédentaires ou nomades,chrétiennes, musulmanes ou autres qui viennent compliquer le puzzle.

La construction d’un état démocratique malien exigera donc, non seulement une patiente harmonisation culturelle et sociale, mais encore des négociations épineuses avec les pays voisins, en particulier avec l’Algérie qui a aussi ses Touareg. N’oublions pas de tirer les leçons des situations comparables vécues en Europe centrale et dans les territoires Kurdes du Moyen Orient.
Le risque de paix au Mali n’est pas pour demain. Il faut espérer que l’armée française saura maintenant affronter les embuches d’un conflit asymétrique avec des groupes djihadistes adossés au Moyen Orient.
A moins que, comme il est très souhaitable, nos gros oiseaux de fer et nos pioupious des sables retrouvent rapidement la sécurité de leur nid.

Notre troisième sujet de réflexion est, une fois de plus, celui de l’Europe. Une fois de plus, l’Europe a été surprise culotte à terre par l’urgente nécessité de sauver le soldat Bamako. Et les média se répandent en lamentations : où est la défense européenne ? Où est la solidarité des 27 états de l’Union ?
Réponse : néant, ou peu s’en faut. Pour tout potage, quelques encouragements gratuits, une once de soutien logistique, des félicitations plus formelles qu’enthousiastes…mais aucune volonté d’engagement sur le terrain. Comme si la France était seule intéressée par l’Afrique, comme si la poussée conquérante du terrorisme islamiste ne concernait pas toute l’Europe.

Le constat de cette solidarité défaillante n’est pas réjouissant mais il n’est qu’une toute petite partie du problème. Il ne fait que révéler l’incapacité de l’Europe à construire sa propre cohérence, à définir les fondement de sa présence dans le concert international, à se doter d’une trame diplomatique consensuelle. On notera d’ailleurs que cette carence extérieure reflète fidèlement les dysharmonies internes en matière de choix économiques,de fiscalité, de régimes sociaux. Dans ces conditions, comment l’ambition d’une défense commune pourrait-elle prospérer ?

En vérité, au lieu de faire évoluer son projet initial vers le grand modèle de civilisation dont le monde a aujourd’hui besoin, l’Europe s’est transformée en gros ventre mou d’états boutiquiers dont le seul horizon est le fond de leur tiroir-caisse.
Pas de quoi enthousiasmer les foules et ça se voit. Mais quel gisement de propositions à creuser pour des écologistes convaincus !