Réinvestissons l’Europe

europe-verte

Le référendum britannique révèle les limites de la démocratie, lorsque l’expression du peuple souverain divise la société en deux moitiés, différentes par leur niveau de vie, leur âge et leur degré de formation, et pénalise certaines catégories, comme les agriculteurs, qui ne bénéficieront plus des aides de la PAC.

Plus encore, il interroge sur ce que la classe politique, y compris française, a fait de l’Union : une « chose » désincarnée, en apparence éloignée des préoccupations populaires, vouée au libéralisme planétaire, sans politique étrangère. Le projet européen s’est dissout dans un marché mercantile.

Pour autant, nous Écologistes, nous faisons le choix de l’Union, pour avoir débarrassé ce continent de ses frontière intérieures, pour avoir vaincu la spéculation sur les monnaies, pour cet antidote au retour des conflits séculaires, pour cette politique agricole commune qui a, jusqu’à ce jour, évité la paupérisation de la paysannerie de montagne, pour la protection de la biodiversité et la valorisation du patrimoine que l’Europe a fait inscrire dans nos lois.

Il est si facile de critiquer les technocrates de Bruxelles et de faire de la Commission le bouc émissaire des insatisfactions populaires. N’oublions pas, pourtant, que la conduite de l’Union est de la responsabilité du Conseil des Ministres et du Parlement de Strasbourg. Or, quel est l’engagement de nos responsables dans la définition des politiques européennes : ils sont volontiers absents aux réunions ? Quelle considération les partis accordent-ils à la représentation nationale au Parlement européen : les députés désignés sont trop souvent des bénéficiaires de lots de consolation électorale ?

Réinvestir l’Union doit être la réponse à la sortie de la Grande Bretagne. Rappel de quelques-unes des exigences des Écologistes :

  • Nomination, au sein du Gouvernement français, d’un ministre plénipotentiaire, impliqué, motivé et compétent, chargé des affaires européennes,
  • retour, en France, à une liste nationale pour les élections européennes, de manière à inscrire plus clairement l’Europe dans le débat national,
  • définition, avec tous les membres de l’Union, d’une politique étrangère européenne indépendante,
  • retour aux fondements de la politique agricole commune : régulation des volumes de production, fermeture sélective aux importations concurrentes de produits européens, pour que l’agriculture puisse produire une alimentation saine et gérer un territoire de qualité,
  • harmonisation des politiques sociales des différents membres de l’Union
  • création d’une police des frontières chargée des frontières externes de l’Union pour incarner les limites physiques du territoire européen,
  • élargissement des cours de géographie et d’histoire à la géographie et à l’histoire des pays membres de l’Union.

Journées d’été 2016 en Alsace

jde2016

JOURNÉES D’ÉTÉ 2016

24 au 27 août 2016

Au Rimlishoff

3 rue du Rimlishoff 68530 BUHL (vallée de Guebwiller)

Accès :            En voiture par Guebwiller depuis la RD83 et la RD430  En train : gare de Bollwiller (TER) ou de Mulhouse (TGV)

Nous retournons cette année en Alsace, plus précisément dans la vallée vosgienne de la Lauch (vallée de Guebwiller)

Les journées d’été constituent le moment fort de l’année, permettant à tous de se rencontrer dans une ambiance conviviale de réflexion et de découverte. Les familles peuvent y venir avec les enfants. C’est aussi une excellente occasion de découvrir le territoire d’accueil, en ajoutant des jours de congé avant ou après les journées d’été. Ces dernières sont ouvertes aux adhérents ainsi qu’aux sympathisants (n’hésitez pas à inviter des amis intéressés).

Fiche d’inscription à envoyer à :

Jean Bitterlin  24 rue de la Gendarmerie 68470 FELLERING 03 89 39 14 30  06 84 88 62 14

Prénom NOM ………………………………………………………………….. Téléphone : ……………………………………….. Adresse : ……………………………………………………………………………Mail : …………………………………………………. Participe aux journées d’été du MEI du ………. août 2016 au …………..août 2016

Arrive au Rimlishoff le …………..août 2016 vers …….. heures en voiture.

Si arrivée en train : heure d’arrivée en gare de                 : ………………….. heures. Je souhaite des repas végétariens : oui     non

Pour des raisons d’organisation, nous demandons à chacun de t’inscrire dans les meilleurs délais et de ne pas changer d’avis au dernier moment : nous devons réserver les places au centre sans pouvoir nous dédire sans frais. Merci de nous faciliter l’organisation. A bientôt !

LE PROGRAMME

 

Matin 9h-12h Après midi 14h-17h Fin de journée 17h30-19h30 Soir 20h30-22h30
Mardi 23 Accueil
Mercredi 24 Ateliers* Ateliers* Petite sortie(S1) Conférence (C1)
Jeudi 25 Formation(F) Atelier présidentielles(P) Ateliers* Conférence(C2)
Vendredi 26 Ateliers* Visite Ungersheim(S2) Conférence(C3)
Samedi 27 Ateliers* Conseil national(CN) Sortie Hautes-Vosges et repas ferme auberge
Dimanche 28 Retour

 

(CN) : la réunion du conseil national est ouvert à tous les adhérents

* Ateliers : débats thématiques (thèmes en fonction de l’actualité ou de l’animateur) (S1) : visite du site de l’abbaye de Murbach, à cinq minutes du Rimlishoff

(S2) : visite de la commune en transition d’Ungersheim (monnaie locale, centrale photovoltaïque, transport hippomobile, réserve naturelle sur un ancien carreau minier, maraichage biologique coopératif…), valorisée par le film de Marie-Monique Robin Sacré village.

(F) : 2017 sera une année d’élections législatives : comment être candidat, comment conduire  une campagne électorale : tout le monde peut être candidat (les complexes à la poubelle !) et le Mouvement en a besoin

(P) : nous élaborerons le déroulé de la campagne présidentielle et approfondirons les six thèmes arrêtés par le Conseil national : démocratie, paix, économie, énergie, territoire (paysages et patrimoine), agriculture : quel discours devra tenir notre candidat sur ces sujets.

(C1) : Florence BURGAT : le droit animalier

(C2) : Michel GEORGET : Vaccinations, la réalité derrière le mythe

(C3) : Pierre LE VIGAN : L’effacement du politique. P. Le Vigan présentera un autre de ses ouvrages en atelier : La post-urbanité.

PRIX

 

La pension complète (nuit, petit déjeuner, déjeuner et dîner) par personne et par jour est de 49,40 euros. La demi-pension (dîner, nuit, petit déjeuner) est de 41,50 euros. Prix d’un repas adulte hors forfait pension : 15 euros. Des réductions sont envisageables pour tous : si vous souhaitez plus de précisions, renseignez-vous auprès de Jean Bitterlin (03.89.39.14.30) ou Jacques Mahourat (05.59.82.13.52).

Il est possible d’obtenir des repas végétariens sous réserve de le demander au moment de l’inscription.

Nombre Tarif Nombre de personnes TOTAL
Pension complète 49,40
Demi-pension 41,50
Hors pension : repas 15
TOTAL

Je verse un acompte de ………………………………………….. par chèque, libellé au nom de l’Association de financement du MEI.

Pays de la Loire, NDDL , interview de Dominique Potier

Sur radio Kernews , le président MEI Loire-Atlantique , Dominique Potier , expose les arguments pour appeler les électeurs a voter ” non”  lors du référendum sur le projet d ‘aéroport à NDDL . Pour cela ouvrez la pièce jointe ici exposée .

Nuit debout , Panama Papers, fin des paradis fiscaux (validé MEI à 96%)

 

 

Le MEI s’associe moralement à la contestation par l’opinion publique des dérives des femmes et hommes politiques, sportifs, décideurs économiques… et à la contestation de leur cynisme.

Le pouvoir financier et le pouvoir politique sont intimement liés dans cette affaire. L’état funeste et l’avenir encore plus funeste qu’assurent et préparent les individus de ces deux pouvoirs fait réagir la population, et la jeunesse en particulier, de manière bien légitime.

Privée d’avenir, la jeunesse ne veut pas aller à l’abattoir social. L’immense majorité de leurs ainés n’a pas pu guider la démocratie et éviter les dérives dramatiques qui constituent des négations de la démocratie. Alors qu’une vie en société équitable et responsable était possible, les iniquités et la gestion catastrophique des ressources planétaires nous entraînent vers l’épuisement et l’empoisonnement des milieux naturels et des hommes. Le moment de la rupture est peut- être arrivé.

Arrêtons d’accuser les systèmes. Ce ne sont pas les systèmes capitaliste, socialiste ou libéral qui sont la cause, car en effet ce sont bien, par la perversité de leurs décisions quotidiennes, des personnes clairement identifiées, qui créent et font fonctionner ces systèmes pour leur propre profit… et ainsi sévir, avilir et détruire.

Oui, la régulation est facile à mettre en œuvre pour rétablir l’équité : L’équité des revenus, la taxation des gaspillages, la souveraineté monétaire,… pour cela il suffit de légiférer. Quoi de plus simple!

Avec des revenus honnêtes, issus du travail ou des services « non-marchands » utiles à la collectivité, assurant pour tous la dignité. Et s’il est impossible de rémunérer tous les travaux et services socialement et écologiquement utiles – ce qui reste à prouver – alors en toute justice, que l’on partage le travail rémunéré!  Autrement dit « travailler moins pour travailler tous ».

Ainsi avec des revenus honnêtes et une création monétaire démocratique, plus besoin de paradis fiscaux !

Jacques Lançon .

 

Un candidat incarnant l’indépendance de l’Ecologie Politique pour l’élection présidentielle de 2017

Antoine Waechter - FB

Réunis en Conseil National ces 19 et 20 mars 2016, les Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant,

  • au regard des exigences environnementales, démographiques, sociétales et de leur urgente prise en compte,
  • au regard de la nécessité politique de présenter un candidat qui ait la volonté de rassembler toutes les forces de l’écologie en France,

ont désigné Antoine Waechter, Président des Écologistes M.E.I., afin de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.

Pour faire face à la gravité de la situation écologique, seule l’indépendance de l’Ecologie Politique, un rassemblement, une coordination entre tous les écologistes, pourra permettre la prise en compte des enjeux environnementaux dans toutes les politiques menées.

Par son engagement : co-fondateur de l’Ecologie Politique en France, son expérience : il a été candidat à cette élection, sa constante implication pour défendre l’indépendance de l’Ecologie, Antoine Waechter est un candidat intègre et crédible.

Ce sont les principales raisons qui ont amené le Conseil National du M.E.I. à formuler ce choix.

Emmanuelle Cosse jette un nouveau discrédit sur les écologistes.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant, même s’il n’est en rien impliqué dans l’attitude d’Emmanuelle Cosse, ne peut que se désoler du choix de l’ex Secrétaire Nationale de EELV, d’accepter le poste de Ministre du Logement du gouvernement Valls 3 car ce choix jette un nouveau discrédit non seulement sur sa formation politique EELV mais sur l’ensemble des écologistes français.

L’Ecologie Politique française, déjà passablement discréditée depuis 1993 par les alliances contre nature des Verts  (devenus EELV), leurs renoncements et leurs attitudes ambigües n’avait pas besoin de ce nouveau coup dur porté par Emmanuelle Cosse.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant voudrait rappeler à Emmanuelle Cosse, arrivée somme toute récemment à l’Ecologie, qu’elle a transgressé des règles fondamentales inscrites depuis l’origine de l’Ecologie Politique :

         En prenant une décision individuelle, sans demander l’avis des instances de son parti et donc en faisant preuve du plus profond mépris envers les militants qui l’avaient portée à son poste de responsabilité à EELV.

         En n’abandonnant pas son poste de Conseillère Régionale d’Ile de France et donc en cumulant les mandats.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant  trouve choquants le reniement d’Emmanuelle Cosse sur le cumul des mandats (cumul qu’elle a souvent dénoncé) et l’indécence dont elle fait preuve puisque ses critiques virulentes passées tant vis-à-vis du Président Hollande que du Premier Ministre Valls auraient dû lui dicter le refus et non l’acceptation.

En outre Emmanuelle Cosse n’a pas tiré de leçon du passé puisqu’elle fait preuve de la même extraordinaire naïveté, comme tous ses prédécesseurs issus des Verts ou d’EELV (Voynet, Cochet, Duflot, ….), en croyant pouvoir influer positivement sur la politique d’un gouvernement dont la plupart des membres n’a que faire des grands problèmes écologiques. Prétendre avoir obtenu la tenue de référendums au sujet du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes et au sujet de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim illustre bien cette naïveté puisque le Président Hollande lui-même a immédiatement démenti cette affirmation de sa nouvelle Ministre du Logement.

Ce communiqué est adopté au taux de 96% des votants .

Trois « écologistes » au gouvernement : une basse manœuvre électorale !

 

Devenue une force non négligeable sur l’échiquier politique français dès la fin des années 1980, l’Ecologie représentée essentiellement par le parti « Les Verts » constituait une menace pour les grands partis, plus particulièrement pour le Parti Socialiste puisque l’Ecologie prenait plus de voix à Gauche qu’à Droite. Le Parti Socialiste réagit alors en créant d’abord une structure concurrente des Verts ( « Génération Ecologie » en 1991), en organisant une campagne calomnieuse dans les médias (les Khmers Verts) et, parallèlement, en missionnant par entrisme de nombreux individus qui finirent, sous la houlette de Dominique Voynet, par prendre le pouvoir en 1993 chez les Verts. Cette prise de pouvoir fut facilitée par la naïveté de nombreux militants Verts et leur absence d’engagement strictement politicien. Les Verts étaient désormais sous tutelle du Parti Socialiste qui, pour récompenser leur docilité, leur attribua non seulement de nombreux postes d’élus mais aussi la bienveillance des médias.

Mais les Verts, devenus EELV, lassés par le peu d’avancées en matière d’Ecologie obtenues de leur partenaire socialiste durant plus de 20 ans, ternis par l’image déplorable qu’en ont les citoyens français, affaiblis par la régression du nombre de leur militants et les abandons de certains de leurs cadres ont fini par réagir : critiques de plus en plus virulentes vis-à-vis du Parti Socialiste et tendance à s’en détacher pour retrouver une certaine autonomie comme celle manifestée lors des dernières élections régionales de décembre 2015.

Or le Parti Socialiste, s’il veut voir la réélection de François Hollande en 2017 a absolument besoin soit d’un parti EELV soumis, soit d’une caution écologiste en débauchant des membres éminents de ce parti. EELV étant dans un tel état d’éclatement et de conflits internes, le choix de François Hollande s’est tout naturellement porté sur le débauchage qui a en outre été facilité par les ambitions personnelles de nombreux prétendants. Les nominations de février 2016 de Barbara Pompili, Jean-Vincent Placé et Emmanuelle Cosse au gouvernement ne sont finalement qu’un bis répétita de ce qui s’est passé en 1993 avec Dominique Voynet afin de sauver le Parti Socialiste.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant ne peut que se désoler de cette manœuvre qui porte préjudice à l’Ecologie Politique et donc à l’ensemble de la sphère écologiste (autres partis, associations).

Le Mouvement Ecologiste Indépendant a la certitude que les trois « écologistes » du nouveau gouvernement Valls ne pourront en aucun cas infléchir la politique du Premier Ministre qui a montré depuis qu’il est au pouvoir que l’Ecologie est le cadet de ses soucis. Par ailleurs le MEI doute fort que cette manœuvre puisse contribuer à la réélection de François Hollande en 2017.

Jean Bitterlin

Ce communiqué est validé au taux de 100% des votants .

Le Mouvement Ecologiste Indépendant dénonce un remaniement Ministériel sur fond de débauchage et d’amalgames.

Cinquième gouvernement nommé par le Président de la République François HOLLANDE depuis 2012, troisième de Manuel VALLS (un nouveau Gouvernement tous les ans, si l’on ne pas tient pas compte du premier Gouvernement AYRAULT de transition entre le 15 Mai et le 18 Juin 2012, élection Présidentielle et Législatives).

Contrairement à ce qu’aurait pu espérer les Français, ce nouveau Gouvernement ne brille guère par une volonté de changement radical de politique par rapport au précédent. Depuis 2012 avec en moyenne un nouveau Gouvernement par an, il devrait être le dernier avant les Présidentielles de 2017. Des Ministres nommés par « effet de cour » ou d’autres qui sont loin d’avoir acquis une expérience et une autorité indispensable pour assurer la mission que l’on est en droit d’attendre de la fonction Ministérielle. Un Gouvernement qui a toute l’apparence d’un montage tactique très politicien, dont le seul objectif est à l’évidence la Présidentielle de 2017…

Ce remaniement Ministériel s’est fait sans la moindre indication d’une évolution et à fortiori d’un changement dans sa ligne politique.

Ce dernier Gouvernement VALLS n’a à l’évidence rien d’un Gouvernement « d’action » décidé à prendre ses distances avec le monde de la Finance et de rompre avec l’asservissement aux USA qui caractérise sa politique internationale depuis 2012. (Ce n’est pas le changement du Ministre des affaires étrangères qui changera fondamentalement la donne).

Ce n’est pas ce remaniement Ministériel qui contribuera à remettre en cause l’opacité des négociations TAFTA par l’UE et stopper ses perspectives d’inondation des marchés Européens de poulets chlorés, de boeufs aux hormones, de porcs à la Ractopamine, de fruits et légumes OGM, servis par les Multinationales Agro alimentaires Américaines.

Ce n’est pas ce remaniement Ministériel qui permettre de faire face à la gravité de la situation sociale, économique, environnementale découlant essentiellement d’une situation écologique, dont la gravité, tant d’un point de vue énergétique, démographique, que son impact en rejets de gaz à effet de serre par rapport aux dérives climatique, n’est plus à démontré. 

Il faut que les médias cessent de dire : « les écologistes au Gouvernement «

Le Mouvement Ecologiste Indépendant rappelle qu’il n’y a pas d’entrée d’écologistes au gouvernement, mais des « Verts » dont sa secrétaire nationale et deux ex-apparentés d’EELV au parlement. S’il y a encore des écologistes chez EELV, la majorité des écologistes n’est pas à EELV et ne se reconnaît pas représentée par les responsables de cette organisation. Conscient de l’impossibilité de changer l’orientation Gouvernementale, dans le sens d’une prise en compte des problématiques écologiques, aucun écologiste de bonne foi n’aurait accepté de faire partie de cet exécutif Gouvernemental. Malgré des propositions autrement plus alléchantes que celles faites à Emmanuelle COSSE, le récent refus de l’écologiste Nicolas HULOT d’intégrer la nouvelle équipe Gouvernementale illustre bien cette réalité.

Entre débauchage et concession « bidon »

Faute de pouvoir faire appel à des écologistes connus et appréciés pour leur engagement, le Président de la République s’est rabattu sur des « Verts » qui piaffaient d’impatience de pouvoir indiquer « ancien Ministre » sur leur carte de visite en 2017. Le débauchage de l’ex-secrétaire nationale d’EELV et des deux ex-parlementaires apparentés Verts relève avant tout d’une opération de tactique politique. Même si François HOLLANDE s’en défend avant d’annoncer un référendum local concernant l’aéroport de Notre Dame des Landes « pour laisser aux habitants du coin la possibilité de choisir »… Référendum pour le moins controversé…

Le Président de la République ne pouvait ignorer que ce référendum n’avait aucune chance d’aboutir.

Dans le cadre de la loi MACRON, un projet d’ordonnance portant sur la démocratisation du dialogue environnemental, présenté le 16 Février aux membres du Conseil national de la transition écologique, a été accepté. L’ordonnance prévoit désormais de créer un nouvel article L.123-18 au sein du code de l’environnement ainsi rédigé : « Les électeurs d’une aire territoriale déterminée peuvent être consultés sur la ou les décisions que l’Etat envisage de prendre sur une demande relevant de sa compétence ». Le texte prévoit la consultation des électeurs sur des projets relevant de la compétence de l’Etat. Le document prévoit que les électeurs « font connaître par oui ou par non s’ils approuvent le projet de décision qui leur est présenté ». Mais attention, l’ordonnance autorise un référendum sur un projet, mais pas sur un chantier déjà autorisé. Le Mouvement Ecologiste Indépendant estime que le projet d’aéroport de Notre-Dame ayant déjà été déclaré d’utilité publique par l’Etat en 2008, il ne pourrait donc pas bénéficier de cette nouvelle procédure de consultation locale.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant considère également qu’en limitant la consultation à un département pour un projet national qui a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique, donc autorisé et impacte une région, des procédures touchant à l’illégalité de ce référendum seront inévitablement évoquées devant la justice par les uns ou les autres. Dans les faits, il s’agit d’une concession » bidon » qui équivaut au mieux à un simple moratoire provisoire, d’autant que Jean-Marc AYRAULT, nouveau Ministre des affaires étrangères est favorable au projet. En acceptant cette mise en scène de promesse de référendum pour justifier sa présence à ce Gouvernement, l’ex secrétaire nationale des d’EELV se discrédite encore davantage. Mais cela n’est pas sans rejaillir aussi indirectement sur l’écologie à cause de l’amalgame que font la plus plupart des médias, ce que dénonce le Mouvement Ecologiste Indépendant 

Le premier Ministre Manuel VALLS peut toujours justifier l’arrivée de l’ex Secrétaire Nationale d’EELV, qui à l’évidence s’est fait sans consultation de son parti, en déclarant : « On a toujours dit que l’écologie politique avait sa place dans ce gouvernement » Selon lui, « c’est une bonne chose non seulement pour la gauche mais aussi pour le pays ». Le Mouvement Ecologiste Indépendant estime que Monsieur VALLS ignore ce qu’est l’écologie, n’avait-il pas déclaré à un congrès de la FNSEA, à l’intention de ces agriculteurs qui font de l’intensif et sont de gros consommateurs de pesticides, qu’ils faisaient « de l’écologie active » ?… Cette ignorance de l’écologie, c’est d’ailleurs à peu près la même chose pour Madame COSSE qui justifie son entrée au Gouvernement pour « faire de l’écologie active», ce qui, d’un point de vue écologique ne veut rien dire.

Pourquoi un Référendum pour le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes et pas pour d’autres projets qui eux seraient conforme à l’ordonnance de la loi MACRON ?

Le mouvement Ecologiste Indépendant considère que la proposition de référendum local pour l’aéroport de Notre dame des Landes doit être également étendue aux autres projets nationaux qui n’ont pas encore fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique, et pour lesquels les dispositions du projet d’ordonnance de la loi MACRON sont applicables. Projets contestés par les populations locales concernées, dont les bilans financiers, énergétiques et en rejets de gaz à effet de serre sont des plus désastreux.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant regrette par ailleurs que les dispositions de référendum n’aient pas été prises lors de la réforme territoriale concernant les régions, conformément à l’article 72-1, dont le 3éme alinéa stipule : « Lorsqu’il est envisagé de créer une collectivité territoriale dotée d’un statut particulier ou de modifier son organisation, il peut être décidé par la loi de consulter les électeurs inscrits dans les collectivités intéressées. La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi ».

Daniel MARTIN

Ce communiqué est adopté au taux de 100% des votants .