France

Premier reniement de Nicolas Hulot

Nicolas Hulot s’accorde avec Macron pour la réalisation de Notre Dame des Landes. Premier reniement.
Quand 75 % de la population concernée dit non, quand  la moitié des Nantais, les plus directement concernés, disent non et que le résultat final, soit un peu plus de 50% de oui, est déterminé par des électeurs lointains qui ne connaissent pas le site et ne mesurent pas la réalité des enjeux, la conclusion qu’en tire Hulot n’est pas pertinente. Faut-il rappeler qu’en artificialisant 3500 hectares de zone agricole et naturelle, le Gouvernement s’apprête à renier les conclusions du Grenelle de l’environnement.
Il n’y aura jamais de politique écologiste sans d’authentiques écologistes au pouvoir bénéficiant d’un rapport de force favorable dans les urnes. Nicolas Hulot, comme tant d’autres ministres isolés de l’environnement, sera condamné à la soumission.

Droit à l’information pour les législatives

Billet d’humeur du webmaster

Candidat aux législatives de Gironde, 3ième circonscription (Bègles, Talence, Villenave, Bordeaux Sud) avec Corinne Legrand je propose aux médias d’informer leurs lecteurs. Il n’y a pas de petit candidat. L’impression des bulletins coûte plus de 2500 euros qui ne seront pas remboursés très certainement. Je propose aux rédactions des médias d’informer leurs lecteurs. Lors de l’édition précédente, il y a 5 ans, seuls les partis médiatisés ont eu droit à une publicité pour leurs candidats. Je vais publier tous les contacts, les acceptations, les refus et les non réponses. Voici le message adressé au journal Sud Ouest :

“Bonjour,
Je suis candidat aux législatives sur la circonscription Gironde 03 pour 4 mouvements écologistes unifiés (MEI, Cap21, Trèfle, MHAN). Je suis béglais, ancien président des Verts Bègles et ancien secrétaire régional des verts. Ma suppléante est Corinne Legrand, ingénieure écologue à Bordeaux. La situation est complexe pour cette élection et notamment concernant les écologistes et aussi avec En Marche. Il nous semble qu’un article expliquant les enjeux à vos lecteurs serait le bienvenu. Nous sommes à votre disposition pour ces informations. Ce message sera publié sur plusieurs médias et réseaux sociaux. A bientôt. Cordialement.”

L’influence de Nicolas Hulot dépend du vote écologiste aux législatives Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives.

En 45 ans d’existence, le Ministère de l’environnement a vu passer de nombreux titulaires condamnés à l’impuissance. Robert Poujade, le premier, a écrit « Le Ministère de l’impossible ». Corinne Lepage « On ne peut rien faire Madame la Ministre ». Dominique Voynet a fait le bilan de son impuissance dans un article du Monde. Songeons aussi à Delphine Batho et Michel Barnier.

Deux moments ont été positifs : lorsque Brice Lalonde fut chargé, en tant que ministre de l’environnement, de contrer la montée des écologistes entre 1989 et 1992, et lorsque, porté par un fort courant associatif et politique, Jean-Louis Borloo put mettre en œuvre le Grenelle de l’environnement.

Les faits sont là. L’influence d’un ministre de l’environnement est directement fonction du poids électoral des écologistes.

Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives.

En politique internationale et militaire , le nouveau président suivra-t-il le précédent ?

“les suffrages en sa faveur étaient loin de manifester un vote d’adhésion”*** C’est essentiel de le dire et redire .

Principalement en politique internationale,  3 électeurs sur 4 veulent une politique indépendante des Etats-Unis et plus gaullienne.

En effet trois sur quatre car si nous additionnons les votes du 1er tour pour les candidats qui s’opposaient à la politique guerrière menée en Syrie

par Hollande contre le régime Syrien et contre la Russie, c’est le constat que nous pouvons faire.

Espérons que le nouveau président saura respecter

ce constat essentiel  des Français majoritaires sur ce sujet pour la paix dans le monde !

Pouvons-nous nous occuper d’écologie sans paix réelle ?

***extrait de l’éditorial du Journal La Croix du lundi 8 mai 2017

Ecoloexit

Billet d’humeur du webmaster.

Il n’y aura pas de représentation de l’Ecologie lors des élections présidentielles de 2017.

Par contre, il y aura 3 candidats d’extrême droite, 3 d’extrême gauche, 2 farfelus, 2 vainqueurs de primaires lâchés par leurs soutiens, et un qui veut nous faire marcher.

Génial !!!

Jadot – Hamon : l’illusion tragique

En se retirant de l’élection présidentielle et en adoubant Benoit Hamon comme candidat socialo-écologiste, Yannick Jadot est la victime consentante d’une tragique illusion.

Illusion de croire qu’un individu seul est susceptible de déterminer la politique de son pays. Pour savoir ce que le futur président fera, il faut se demander qui est derrière lui. Or, Benoit Hamon est le candidat du Parti socialiste, au sein duquel il est minoritaire. Les engagements obtenus n’engagent que le candidat, pas l’élu, qui devra tenir compte de sa majorité parlementaire, et pas le parti, qui pourtant fournira l’essentiel des membres du Gouvernement.

Illusion de croire que les résistances s’effaceront et qu’il est possible de se passer d’un parti écologiste offensif et visible, capable de créer un rapport de force moral à défaut d’être électoral. En contribuant à l’effacement, pour la première fois depuis 43 ans, de toute représentation écologiste à l’élection présidentielle, Jadot abandonne le seul moyen qu’il avait de se faire respecter.

Tragique, en ce que cet abandon achève le renoncement à un écologisme identifiable, idéologiquement indépendant du socialisme et du libéralisme. Jadot engage ce courant politique vers une dissolution dans une Gauche « progressiste », triste fin après plus d’un demi-siècle d’Histoire.

Mais, Jadot n’avait peut-être pas le moyen de faire autrement pour essayer de sauver son parti et quelques postes de parlementaires.

Je relève le témoin tombé à terre. Mais, pour aller au bout de la démarche, il est nécessaire d’avoir 500 parrains. J’en appelle aux élus qui ont ce pouvoir de permettre à l’écologie politique de poursuivre son chemin. Est-il concevable qu’un pays comme la France n’ait pas de représentation écologiste ?

La candidature écologiste à l’élection présidentielle de 2017

L’ostracisme des médias sur la candidature écologiste  m’ a empêché  d’obtenir les parrainages nécessaires. A ce stade, il me parait nécessaire de répondre à quelques questions que peuvent légitimement se poser les électeurs potentiels.

Et Yannick Jadot ?
Dès le mois de décembre, j’ai écris à Yannick pour lui proposer une procédure pour désigner un candidat unique et pour vérifier la compatibilité de nos projets respectifs. Je n’ai toujours pas de réponse, si ce n’est une conversation amicale sans contenu précis. Il n’est, bien entendu, pas raisonnable d’avoir deux candidats écologistes en 2017. Le silence d’EELV sur le sujet tient à l’indécision de ces derniers. Aujourd’hui, la direction penche pour un accord présidentielle/législatives avec le PS, comme en 2012 : Jadot ne sera probablement pas candidat.

Et Mélenchon ? Et Hamon ?
Mélenchon et Hamon passent pour avoir une ouverture à l’écologie. L’intention est peut-être sincère, mais l’examen détaillé de leurs projets montre que leurs visions ne s’inscrivent pas dans une perspective écologiste cohérente. Les gens de Gauche s’intéressent aux questions “sérieuses” comme l’énergie ou la chimie qui pollue, mais oublient les questions “sensibles” comme la nature, les paysages, le cadre de vie quotidien, le pouvoir des gens sur leur santé…
La question énergétique est, de ce point de vue, illustrative. Hamon se donne pour objectif 50% d’énergies renouvelables et Mélenchon 100% en 2050. A quel prix ? Dégradation de nos forêts, aménagement de nos cours d’eau, destruction de nos paysages naturels, banalisation de nos paysages ruraux, mépris du cadre de vie des habitants concernés par la proximité des aérogénérateurs… Aucun des deux n’ose dire que pour atteindre cet objectif sans impact sur l’environnement, il faut réduire de manière drastique notre consommation d’énergie, y compris d’électricité (contrairement à ce qui est écrit dans la loi de transition énergétique).
La politique ne sera pas celle du Président, mais celle du groupe sur lequel il s’appuiera pour gouverner. Le PC qui soutient Mélenchon est pronucléaire. Le PS qui soutient Hamon ne s’est pas illustré au cours des dernières années par une volonté de remise en cause des logiques qui régissent notre manière d’occuper le territoire : peut-on croire qu’il renoncera à Notre Dame des Landes ou au contournement autoroutier de Strasbourg ?

A quoi sert une candidature créditée, au départ, de 1 à 2,5 % ?
L’élection présidentielle est le dernier lieu du débat national, depuis la régionalisation de l’élection européenne. L’absence de candidature écologiste, après plus de 40 ans de présence ininterrompue depuis Dumont, signerait la disparition (provisoire) de l’écologisme en tant qu’identité politique et mènerait à son terme l’opération de confusion engagée par Voynet en 1995.
Le candidat écologiste est le porte-voix d’une partie de l’opinion sensible à la diversité et à la beauté du territoire qu’elle habite, aux logiques de paix bâties sur la justice, le droit et le respect des autres peuples, à la prise en compte de la sensibilité des animaux, au refus d’une vision strictement utilitariste, matérialiste et anthropocentrique du monde. Les voix qui se porteront sur sa candidature influenceront nécessairement les choix du quinquennat à venir.

Démographie : une exclusion dommageable de l’imaginaire des candidats ?

« Si nous continuons dans cette voie, si nous ne faisons rien pour enrayer l’accroissement de la population, nous allons en payer le prix, nous allons nous retrouver dans un monde surpeuplé. La démographie a un impact sur le développement économique, sur l’environnement et sur les ressources de la Terre qui sont limitées. »  

Kofi ANNAN (Secrétaire Général des Nations Unies de 1997 à 2006)

Les problèmes de surpopulation et les déséquilibres démographiques à l’échelle mondiale affectent de plus en plus gravement les rapports culturels, sociaux, environnementaux et économiques des sociétés humaines. Alors qu’en France il serait urgent de profiter de l’élection Présidentielle pour aborder la problématique démographique et y formuler des propositions, les postulant(e)s à la fonction suprême l’ont totalement exclu de leur imaginaire politique, y compris le candidat des Verts. Avec l’avènement de la quatrième révolution industrielle dans laquelle nous entrons à marche forcée et qui va impacter encore plus fortement nos sociétés, les problèmes de surpopulation vont incontestablement aggraver une situation déjà complexe. Faute d’avoir intégré cette thématique dans leur projet politique et donc l‘impossibilité de percevoir les effets à terme par une réflexion et une projection de mesures à prendre, cela débouchera inévitablement sur des conflits et des violences aux conséquences catastrophiques jusqu’à compromettre la survie même des sociétés humaines …

La plupart des candidats aux Présidentielles semblent ignorer que depuis les années 1950, nous assistons à une série d’explosions de la bombe démographique, aux effets toujours plus désastreux…..

Parmi les candidats actuellement déclarés à l’élection Présidentielle, excepté l’écologistes Antoine WAECHTER, dont on connait les positions Malthusiennes réalistes et Gérard CHAROLLOIS ou Nicolas DUPONT-AIGNAN, ainsi qu’Alexandre JARDIN qui ont déclaré à l’association « Démographie Responsable » partager ses préoccupations sur les problèmes de surpopulation, certes ces candidats n’ont guère, sinon aucune chance d’être présents au second tour de l’élection Présidentielle, mais c’est un engagement minimal que devraient prendre tous les candidats et a fortiori le candidat très médiatisé des Verts qui se dit « écologiste » alors qu’il se comporte comme un candidat de gauche, qu’il est par ailleurs……

Pour conclure

L’élection Présidentielle est une tribune où la problématique démographique devrait faire l’objet d’une réflexion des candidat(e)s, de manière à formuler des propositions qui permettent de dynamiser des débats sur cette question et de façon irréversible mettre les deux candidats qui seront arrivés au premier tour dans l’obligation de se prononcer clairement.

Ne nous y trompons pas, ne pas considérer la question démographique comme une priorité, c’est forcément apporter de mauvaises réponses aux problèmes culturels, sociétaux, économiques, environnementaux et, climatiques qui découlent de l’activité humaine, donc du nombre…

Article développé dans le premier commentaire

L’année commence fort

Bègles République bananière, le 7 Janvier 2017 à midi, Jean-Marc Ferrari, sans copyright

Le réchauffement climatique, c’est pas vrai !

Hier soir, sortie en centre ville (de Bordeaux) avec mon fils. 5 km. Il a fallu une heure pour rentrer en transport en commun à 22h30.
Les horaires étaient “normaux”. Il n’y avait pas de panne, pour une fois.
Bordeaux, tout comme Bègles, n’était qu’un tas de ferraille, d’éléments de couleurs diverses munis de tuyaux éructants et nous offrant généreusement les fruits de la croissance. Certains étaient en mouvement, avec une seule personne à l’intérieur, bien sûr. Pendant ce temps, Messieurs Ghosn et Desmarest, vivaient un jour heureux de plus dans leur paradis.

Bonne année.
Et n’oubliez pas de voter.

 

La transition énergétique en 12 déclarations

1. La crise climatique, la fin des ressources fossiles facilement accessibles, les dangers et les limites du nucléaire imposent de changer de stratégie énergétique.

La nécessité d’une transition énergétique n’est plus à démontrer : l’épuisement prévisible des gisements de pétrole et de gaz et le danger du nucléaire et du réchauffement climatique exigent de modifier notre relation à l’énergie. Cette transition pose néanmoins une série de questions, notamment celle de l’importance à accorder aux renouvelables et des modalités de leur développement.

2. Le réchauffement climatique et le nucléaire sont deux menaces qui ne peuvent s’échanger : il faut sortir de l’un et de l’autre.

Nous affirmons que les périls liés aux centrales nucléaires et à la dérive du climat sont différents, mais de même importance. Ce qui signifie qu’il n’est pas raisonnable de faire le choix du nucléaire au nom de la lutte contre l’effet de serre et pas davantage de sortir du nucléaire en augmentant le recours au pétrole et au charbon. Le budget énergétique de demain est à bâtir sans l’atome et avec moins d’énergies fossiles.

3. Le cœur de la transition énergétique réside dans la diminution de la consommation d’énergie.

C’est pourquoi, le cœur de notre projet énergétique consiste à réduire substantiellement notre consommation d’énergie et nos émissions de gaz à effet de serre (objectif de réduction : 4 fois).

A l’échelle de la planète, aucune solution durable n’est envisageable sans une stabilisation du nombre de consommateurs.

4. La réduction de la consommation d’énergie implique quatre types de démarche : isolation, innovation, investissements structurels, implication personnelle.

Le chauffage est la première source de consommation d’énergie. Le grand chantier est celui de l’isolation thermique du parc immobilier, notamment celui créé pendant les décennies d’énergie à bas prix (1950 – 2000), soit la moitié des constructions.

L’innovation technologique concerne les méthodes de fabrication industrielle, les matériaux de construction et d’isolation, les techniques de chauffage, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique de tous les outils que nous utilisons (voiture, robots domestiques, ordinateurs…).

  • Les choix de planification et les investissements structurels concernent principalement les transports :
    en orientant le développement dans les localités pourvues d’une gare,
  • en desservant les zones d’activités par le ferroviaire, autant pour les voyageurs que pour le fret,
  • en redéployant le ferroviaire par la réouverture de lignes fermées, voire par la création de nouvelles lignes (TER et tram), en recourant, quand c’est possible, à la voie d’eau (cabotage le long des côtes notamment),
  • en disqualifiant l’aérien pour les dessertes nationales, voire européennes,
  • en mettant un terme au développement des centres commerciaux périphériques,
  • en évaluant le coût de la fermeture des services publics (tribunal d’instance, sous-préfecture, poste, hôpital, école) à l’aune de ses coûts climatiques et environnementaux.

L’implication personnelle des ménages et des usagers, sans la mobilisation desquels les innovations technologiques et les investissements structurels ne serviraient à rien : préférer la petite voiture économe en carburant à la grosse cylindrée, préférer le train à sa voiture, préférer les produits à faible contenu carboné, faire le choix d’une alimentation modérément carnée, à base de produits locaux et de saison. Le rôle de la puissance publique est, ici, de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour orienter les comportements individuels (règlement, taxes, campagnes de sensibilisation…).

5. Le développement d’une alternative énergétique doit reposer sur un cocktail adapté aux caractéristiques de chaque territoire : biomasse, hydroélectricité, solaire, vent, géothermie profonde …

Nous refusons une approche réduite à l’obsession énergétique. Le développement ne peut être soutenable que s’il prend en compte la totalité des enjeux : humains, biodiversitaires, alimentaires, paysagers.

L’outil doit être soumis à une analyse rationnelle de ses impacts multiformes sur la société et sur l’environnement. Ces impacts dépendent en partie des objectifs de ceux qui les mettent en œuvre. Les centrales nucléaires, les grandes centrales solaires et les éoliennes industrielles sont des investissements capitalistiques avec des objectifs capitalistiques. Ces projets sont portés par de grands groupes industriels qui échappent au contrôle des citoyens et des communes. La recherche du meilleur rendement financier conduit à les dimensionner sans considération de leurs effets sanitaires, paysagers, biologiques et sociétaux.

6. Le recours industriel à l’énergie du vent doit être raisonné, modéré, localisé où il a le moins d’impact. Nous refusons l’idéologie de l’éolien, stimulée par les industriels et les financiers de ce secteur : la multiplication de ces monstres de béton et d’acier désacralise ce qui reste d’espaces naturels et pollue le cadre de vie des riverains.

Les aérogénérateurs ne doivent pas être implantés dans les milieux naturels et dans les montagnes. Ils n’ont pas nécessairement leur place dans le budget énergétique des régions où la ventilation est faible. La hauteur des mâts ne doit pas excéder 50 mètres et aucune éolienne ne doit être visible d’un village.

7. Les sources à faible densité énergétique (renouvelables) ne peuvent remplacer les sources à forte densité (gaz, charbon, pétrole, nucléaire) s’il s’agit de satisfaire le niveau de consommation actuelle.

8. La substitution de l’électricité aux énergies fossiles dans le transport individuel (voitures) et le chauffage conduit à une absurdité en raison du faible rendement final (transformation des énergies primaires en électricité et acheminement de la production au consommateur).

Seule, la cogénération permet de réduire les pertes dans la production d’électricité à partir d’une centrale thermique (charbon, gaz, nucléaire). Les usages spécifiques de l’électricité représentent un peu plus de 15 % de l’énergie consommée en France.

9. Au-delà d’un certain seuil, la mobilisation des énergies renouvelables dégrade la forêt, artificialise les fleuves et les rivières, casse les paysages naturels et bâtis, consomme de la terre agricole nécessaire à la production alimentaire.

Quelle que soit le voie choisie, une consommation croissante d’énergie conduit à dégrader notre planète et à accumuler les dangers pour les Terriens.

10. La lutte contre la dérive du climat n’implique pas l’abandon immédiat du recours au gaz et au charbon, mais le retour à un niveau d’émission de gaz à effet de serre compatible avec l’équilibre des cycles géochimiques.

La capacité d’absorption du carbone par les océans et la végétation est estimée à 2,5 Gigatonnes par an. Les émissions, en 2010, sont estimées à 7,2 Gigatonnes par an. La différence, soit 4,7 Gigatonnes par an, s’accumule dans l’atmosphère et renforce l’effet de serre.

En 1990, la diminution nécessaire des émissions françaises a été évaluée à quatre fois pour tenir compte du développement des pays tiers.

11. L’objectif d’une stratégie de transition énergétique est l’autonomisation des consommateurs, au moins des consommateurs domestiques et des petites communautés.

Vendre la production des énergies renouvelables dans le réseau électrique centralisé se traduit par la nécessité de multiplier le réseau des lignes électriques aériennes, par des pertes évaluées à 15 %, et par une perversion des motivations des producteurs.

12. La dimension économique de la transition énergétique reste à inventer : comment financer la mise aux normes du parc immobilier français, reconstruire des lignes ferroviaires, subventionner le développement des énergies renouvelables ?

Prêt à taux zéro, arbitrage dans l’affectation des crédits publics, taxer la consommation d’énergie au-delà d’un certain niveau de consommation par personne… voilà quelques pistes. Est-ce suffisant ? L’intéressement des prêteurs (banques) aux bénéfices énergétiques de l’isolation thermique ne paraît guère réalisable lorsque l’investisseur est un particulier.

Certains pensent qu’il est impossible de financer la transition dans des délais compatibles avec la nécessité de la lutte contre le réchauffement du climat. D’autres estiment qu’il ne sera pas possible de réaliser le remplacement de la première génération d’éoliennes et de capteurs photovoltaïques en raison du coût croissant de l’extraction des métaux et de l’énergie. Quelle part de notre richesse devons-nous consacrer à la transition ? Un mauvais choix peut, au final, rendre impossible l’aboutissement de la transition.

Une démarche pertinente consiste à privilégier les investissements les plus immédiatement efficaces : l’isolation des bâtiments et les meilleurs rendements énergétiques (solaire thermique, biomasse). Les besoins en crédits publics de la transition énergétique exigent, plus globalement, une meilleure utilisation de l’argent public pour dégager les ressources budgétaires nécessaires.

Consommation d’énergie primaire en France :

TWh %
Source Perte Efficace Source
Pétrole 868 29,0
Gaz 490 16,4
Charbon 143 4,8
Uranium 1239 986 253 41,4
Solaire thermique 0,7
Hydraulique 61 2,0
Eolien 10 0,3
Solaire photo 0,6
Géothermie 2 0,1
Bois énergie 136 4,5
Biomasse liquide 30 1,0
Biogaz 4 0,1
Déchet 13 0,3
TOTAL 2 996 1 092 1 904

Consommation par domaine :

TWh %
Production matière 61 3,20
Chauffage 932 48,95
Mobilité 621 32,62
Electricité spécifique 290 15,23
TOTAL 1 904 100,00

La couverture des besoins en électricité de la population française, soit 27,71 millions de ménages et 478 TWh peut être couvert par :

  • 43 réacteurs nucléaires de 1450 MW
  • 34 000 éoliennes de 2 MW
  • 1 700 000 000 m² de panneaux photovoltaïque
  • 272 000 000 de tonnes de bois énergie (soit la production totale de 85 millions d’hectare de forêt feuillue de plaine, soit 5 fois la forêt française)
  • 27 200 000 000 m3 de gaz