Notre Dame des Landes et les grands projets inutiles

L’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes est une bonne chose, car il répondait à plusieurs nécessités.

– Protéger l’environnement et notamment la zone de bocage, ce qui est d’autant plus nécessaire quand on sait que l’étalement urbain et péri urbain s’accompagne actuellement d’une perte accélérée, jamais atteinte, des terres arables de 26 m2 par seconde, soit 224 hectares par jour et plus de 80 000 hectares par an.

– Assurer la paix sociale. Les oppositions de la population étaient telles que la construction de l’aéroport aurait inévitablement conduit à des violences, dont on pouvait imaginer des conséquences dramatiques

– bien que l’on aurait aimé entendre que la protection de l’environnement était aujourd’hui la priorité et que ce n’était pas seulement le risque de  conflits et moins encore l’existence d’une alternative par l’aménagement de l’actuel aéroport Nantes Atlantique qui justifiait cet abandon, mais bien la volonté de protéger la nature… Enfin une troisième raison : Alors que par rapport à nos voisins Européens la France détient le record en nombre d’aéroport par rapport au nombre d’habitants, un aéroport est un investissement lourd dont la rentabilité ne se conçoit que dans le cadre d’un usage sur très longue période. Or, l’usage même de cet investissement repose entièrement sur la libre disponibilité en pétrole, libre disponibilité fortement menacée à des échéances beaucoup plus courtes (20, 30 ans…) que celles qui assureraient la rentabilité du projet.  Ne serait-il pas absurde d’avoir  un aéroport sans avion !

Espérons également que dans un souci de fortifier son autorité et sa popularité auprès  d’une partie de son électorat, le gouvernement ne se montre pas plus intransigeant sur d’autres projets moins médiatisés au  niveau national. Le cas de la réalisation de l’autoroute A45 entre Lyon et Saint-Etienne est emblématique, ce projet d’infrastructure au bilan Financier, énergétique et carbone des plus désastreux menace également de très grandes surfaces naturelles ainsi que  la tranquillité de toutes les zones riveraines. Là aussi, un monde futur couvert d’autoroutes et sans pétrole donnerait une belle image du ridicule, pour laquelle nos petits enfants ne nous diraient pas merci… Pensons également à toutes les rocades, à tous les aménagements, à toutes les artificialisations du territoire que nous croyons nécessaires quand elles ne sont que des éléments d’une logique « croissanciste »  que le simple bon sens sait pourtant condamné.

Ce qui est vrai pour le projet A 45 l’est également  pour le projet régional de Center Park à Roybon et d’autres grands projets inutiles.

Didier Barthès                         Daniel Martin

Aujourd’hui est un jour heureux pour les écologistes

Engagés contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes les écologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant se réjouissent de la décision du Président de la République, du Premier Ministre et de son gouvernement d’abandonner ce projet.

C’est une victoire historique pour la France et le bocage nantais.

C’est une victoire symbolique pour tous les écologistes qui se battent, souvent dans l’ombre, contre les grands projets inutiles, pour la protection de la nature, de notre cadre de vie ; n’oubliant jamais que l’homme est une partie de cette planète.

Si nous voulons protéger notre humanité nous devons protéger notre planète et toutes les formes de vie qui la compose.

Nous suivrons de prés l’avenir de la ZAD et des militants qui y sont installés.

Francine Herbaut Dauptain

Pour une transition énergétique intelligente

 

Il ne s’agit pas de mener une guerre idéologique contre les aérogénérateurs industriels,..

Il s’agit  d’exiger que l’Etat reprennent la main sur le développement de l’éolien en localisant les zones d’implantation et en précisant des modalités qui préservent les paysages, la population et la démocratie. Une transition énergétique intelligente suppose le courage de fixer comme objectif central la réduction de la consommation d’énergie, quelle qu’en soit la source, et de définir une stratégie au service de cet objectif : interdiction du chauffage électrique, limitation des éclairages nocturnes, réduction des déplacements imposés en voiture par une interdiction de construire des zones d’activités près des échangeurs routiers et de grandes surfaces commerciales en périphérie de ville, isolation des bâtiments, interdiction de construire des bâtiments énergivores….

A chaque région, un mixte énergétique conforme à son tempérament. Les aérogénérateurs n’ont pas leur place dans les espaces naturels, les montagnes et les forêts, ni dans le champ de visibilité de nos monuments.

L’Etat protège-t-il les intérêts de grands groupes financiers ou la santé et le cadre de vie des Français ? Très clairement, les décisions prises au cours des dix dernières années profitent à la finance internationale au détriment des gens.

Antoine WAECHTER

Soutien aux associations

LPO Drôme, Milles traces, Lysandra, Sauvons Léoncel

Ces associations se sont associées contre le projet éolien du Col de la Bataille

Elles organisent le 15 janvier à 18 h 30 en salle des fêtes de St Laurent en Royens une réunion -débat.

Les écologistes du MEI soutiennent cette initiative qui rejoint notre préoccupation. Il n’est pas acceptable d’implanter des éoliennes n’importe où sans se soucier des conséquences sur la beauté d’un territoire.

Nous souhaitons que l’Etat prenne ses responsabilités pour fixer un cadre  adapté à chaque territoire. Ce fut l’objet de notre intervention auprès de Nicolas Hulot en septembre dernier.

Francine Herbaut Dauptain

Affaire classée !

Le 26 octobre 2014, à Sivens dans le Tarn, Rémi Fraisse, 21 ans, trouvait la mort sous l’impact d’une grenade offensive lancée par un gendarme. Il était venu manifester pacifiquement contre le projet de barrage, non sens écologique.

Une ordonnance de non lieu vient d’être rendue, enterrant cette affaire. Ainsi la lumière ne sera pas faite.

C’est avec émotion que nous apportons notre soutien à la famille et aux proches de Rémi dans cette épreuve supplémentaire.

L’agression totalement démesurée ayant conduit à ce drame est classée par les juges d’instruction.  Où est la justice ?

Les militants écologistes, pacifistes, qui manifestent pour de justes causes se sentent aujourd’hui humiliés.

L’Etat, le gouvernement, les forces de police, la justice se sont ligués contre les citoyens dont le seul but était de s’opposer à la construction d’un barrage qu’ils pressentaient illégal et source d’erreurs écologiques manifestes.

Honte à eux.

Francine Herbaut Dauptain

L’air que nous respirons

À quel point l’air que vous respirez est-il propre maintenant ?

 Comment l’air de votre ville se compare-t-il à celui d’une ville ou d’une région voisine?

La pollution de l’air est le plus grand risque environnemental pour la santé en Europe. L’indice européen de qualité de l’air de l’Agence européenne pour l’environnement permet aux utilisateurs de mieux comprendre la qualité de l’air là où ils vivent. En affichant des données actualisées pour l’ensemble de l’Europe, les utilisateurs peuvent acquérir de nouvelles connaissances sur la qualité de l’air de chaque pays, région et ville.

Un clic et quelques instants pour connaitre la qualité de l’air que vous respirez : http://www.eea.europa.eu/themes/air/air-quality-index

 

Le vrai problème de la voiture élecrique

Sous les pressions conjuguées du réchauffement climatique et de l’inéluctable déplétion pétrolière, la voiture à moteur thermique est aujourd’hui sur la sellette

Ici et là, on avance publiquement un terme à sa commercialisation et parfois même à son utilisation. De nombreux pays semblent désormais décidés à faciliter le basculement vers la propulsion électrique présentée comme une évidence. Taxation croissante des carburants, mise en place de réseaux de bornes de recharge, véhicules électriques en auto-partage,  évocation de mesures coercitives… Tout va en ce sens, au moins pour les déplacements urbains et périurbains.

En conséquence, après avoir végété plusieurs décennies et plus d’un siècle après son invention la voiture électrique prend son envol. Elle n’est plus désormais réservée aux seules flottes à usage restreint et déjà deux millions d’entre-elles circuleraient dans le monde.

Rien n’est simple. A peine le ciel se dégage-t-il au-dessus de ce que certains qualifient peut-être un peu vite « d’auto propre » que fusent les critiques et les interrogations.

Interrogations des utilisateurs potentiels d’abord, qui voient bien que la technologie n’offre pas aujourd’hui une totale substituabilité. L’autonomie réelle des voitures électriques reste largement inférieure à celles des véhicules thermiques et des rumeurs d’écarts très importants entre les annonces flatteuses et la réalité n’arrangent rien. Mais surtout, les temps de recharges restent absolument prohibitifs. Alors qu’un plein pour 7 ou 800 km demande trois minutes avec une voiture à essence il faut plusieurs heures pour atteindre de quoi faire 150 ou 200 km en électrique. Cela exclut une bonne partie des usages malgré quelques possibilités de recharges partielles plus rapides.

Beaucoup d’écologistes aussi sont très circonspects, accusant la voiture électrique de ramener la pollution du pot d’échappement vers la centrale électrique. L’ensemble du cycle automobile pose également problème. La voiture électrique n’est guère plus propre à produire et à recycler et la fabrication des batteries et, là aussi leur recyclage, sont loin d’être irréprochables. Les coûts écologiques de l’extraction de certains éléments rares doivent être pris en compte et la raréfaction prévisible de ces matériaux constitue un handicap supplémentaire.

Pour faire bonne mesure, ajoutons qu’évidemment la hausse attendue de la demande en électricité liée la généralisation de ce mode de propulsion fait surgir chez les écologistes le spectre honni d’une relance du programme nucléaire, même si certains tablent sur des énergies renouvelables toutes puissantes pour demain.

Hélas, la vraie barrière est plus profonde et bien rarement mise en avant. Imaginons ainsi que, par quelque miracle, nous inventions une batterie capable de faire rouler une voiture un million de kilomètres, voler un avion ou chauffer une maison des années durant… Pour faire au mieux imaginons que cette batterie ait la taille d’un dé à coudre, que sa fabrication comme sa charge initiale ne coûtent ni ne polluent quasiment rien et même qu’elle soit 100 % recyclable. La science triomphante aurait-elle alors répondu à toutes les critiques et sauvé la planète ? 

Bien au contraire ! Ce fabuleux pouvoir de l’énergie sans contrainte serait celui qui nous conduirait à détruire la Terre, car il n’y aurait plus alors de limite à notre emprise. Nous nous permettrions tout, fabriquerions tout, croulerions sous les objets. Nous nous installerions partout et artificialiserions l’ensemble des espaces, couvrant la moitié du monde de béton et l’autre moitié de macadam, ne laissant rien au monde animal ou végétal et offrant à une seule espèce la mainmise sur l’ensemble de la planète, en flagrante contradiction avec toute l’histoire de la vie.

Il s’agit là de l’un des arguments les plus importants en défaveur d’une fuite en avant technologique. Ce ne sont pas les imperfections et les insuffisances de la technologie qui la condamnent, ce sont au contraire ses potentialités.

Il va de soi que cette critique ne s’adresse pas à la seule voiture électrique, ni même à la seule question de la production d’énergie, elle pose en fait le problème du pouvoir excessif. Même masquée par toutes les bonnes intentions du monde, l’amélioration de notre efficacité se traduit par l’augmentation de notre pouvoir sur la biosphère et ce pouvoir est en lui-même source incontournable de déséquilibre. Ainsi, tous nos efforts d’optimisation sont-ils peut-être vains par nature.

Curieusement, ce sont sans doute les défauts des énergies actuelles : coûts, difficultés d’accès, raréfaction et même pollution engendrée qui protègent la Terre en fixant une limite à nos capacités. L’autre limite pourrait être notre sagesse, c’est à dire l’engagement vers un partage du monde avec le reste du vivant.

Didier Barthès Membre du Conseil national

 

 

Non aux travaux de nouvelle plateforme à Orly

Travaux d’agrandissement

Survol de la forêt de Sénart

Augmentation du trafic aérien

I – Nous refusons :

1 – La création d’une nouvelle plateforme qui doublerait la capacité d’accueil de l’aéroport d’Orly : opposition des populations et des mouvements écologistes et de défense de l’environnement

2 – Le projet de décollage face à l’Est, dont la véritable raison est de permettre le doublement du trafic sur Orly, actuellement impossible face au nombre d’aéronefs sur les trajectoires actuellement définies

3 – Le massacre de la forêt de Sénart par un survol au décollage en basse altitude, Chacun sait l’illégalité de ces survols puisque le Décret du 15 décembre 1995 classe la foret de Sénart en «forêt de protection». Les seuls les engins autorisés à y pénétrer sont ceux pour la gestion des arbres. L’office National des Forêt ne semble pas en avoir été informé.

II – Nous dénonçons :

– Le démarrage des travaux,

– d’autant que le Tribunal n’a pas encore jugé le recours

– travaux qui de fait reviennent à construire un nouvel aéroport alors que le Grenelle de l’Environnement en interdit toute création en Ile de France – nous rappelons si besoin que Vatry n’est pas utilisé selon sa capacité et ne prenons pas en compte à qui bénéficient les retombées économiques qu’elles soient d’Essonne ou de Seine et Marne

III – Nous exigeons le maintien :

– des 200 000 mouvements annuels et non leur dépassement

– des trajectoires actuelles

– de l’arrêt des vols entre 23 heures et 6 heures le matin

IV – Nous demandons :

Que soient étudiées la nocivité des particules qui retombent au décollage par des organismes indépendants (entre un septième et un tiers du kérogène est consommé au décollage selon les avions, les automobiles ne sont pas seules a produire des particules fines)

Colette Lecuyer au nom du MEI