Les agriculteurs bloquent les routes : le gouvernement leur propose un plan de sauvetage.

Quelques allègements fiscaux vont ils permettre de répondre aux vraies problèmatiques ?
 Produire plus toujours plus, ne voir que le rendement au détriment de la condition de l’animal ou de la qualité des produits qui au final se retrouvent dans notre assiette : ce modèle d’agriculture productiviste arrive à son terme.
Les agriculteurs endettés qui pensaient pouvoir rembourser facilement leurs prêts en produisant davantage ont oublié la dure loi du marché !
Un seul conseil : changez de modèle. Abandonnez les fermes-usines. Tournez vous vers une agriculture biologique respectueuse de la nature, vers les élevages sur paille.
La responsabilité du consommateur est également engagée : dés lors que celui ci acceptera de payer le prix vrai pour une alimentation de qualité nous rentrerons dans un cercle vertueux qui permettra de préserver notre santé, le respect de l’animal et la survie des élevages.

Le MEI donne la parole à l’association AIVES

élevage industriel

Le MEI soutient l’action de l’association AIVES contre les élevages industriels. Aussi, lui donnons nous la parole sur notre site. N’hésitez pas à les soutenir.

PORCHERIE INDUSTRIELLE D’HEURINGHEM : 3 ANS DE LUTTE !

AIVES : 3 ans d’existence pour combattre cette ferme usine et pour promouvoir une agriculture paysanne de proximité !

La ferme usine d’Heuringhem, c’est 4 500 porcs en présence permanente. Porcs élevés sur caillebotis intégral (sauf truies gestantes) qui ne verront jamais le jour. La nourriture des porcs proviendra de l’agro-industrie belge, industrie qui importe trop souvent ses matières premières, bourrées d’OGM et de pesticides, d’Amérique latine entrainant sur place le désespoir des paysans locaux et la déforestation de la forêt amazonienne ! Les porcs charcutiers seront ensuite exportés, au moins à hauteur de 40%, vers les abattoirs belges et allemands. Chez nous, il ne restera que le lisier avec ses nitrates, l’ammoniac engendrant ses particules fines, et les mauvaises odeurs pour les riverains ! Et tout cela pour un seul et unique emploi créé localement et au dépend de combien de destructions de petites exploitations porcines !!!

Voir : http://collectifpleinair.eu/wp-content/uploads/2015/06/Elevages-Ammoniac-Particules-fines-Sant%C3%A9-final1.pdf

La ferme usine d’Heuringhem, c’est 230 hectares de terre d’épandage au-dessus du « château d’eau » du nord de la France.

La nappe phréatique sous nos pieds dessert en eau potable, non seulement nos villages, mais aussi une partie de la métropole lilloise, de la région dunkerquoise, du sud de la Belgique.

Cette nappe phréatique alimente aussi deux usines agroalimentaires, Coca-Cola et  Bonduelle.

Notre nappe phréatique est donc à préserver, elle dépasse déjà régulièrement les 30mg de nitrates par litre, vraiment pas la peine de la polluer davantage avec des porcheries industrielles au-dessus d’elle !

Surtout que des ilots se trouvent parfois à la verticale de failles géologiques anciennes et d’autres à la verticales de zones où les aquifères ne sont pas protégées par des couches d’argile !

Les eaux de surfaces seront elle-aussi très vite polluées, il existe de nombreux cours d’eau et ruisseaux qui longent les parcelles d’épandage, ces parcelles sont très souvent drainées car nous sommes dans une région humide et les bouches de drainages donnent bien sûr directement dans ces cours d’eau. Or, on sait maintenant que les zones drainées polluent plus rapidement les cours d’eau !

Les terrains d’épandage jouxtent des zones NATURA 2000 où se trouvent plusieurs espèces végétales en voie de disparition dont certaines n’existent quasiment plus que dans cette zone NATURA 2000. Nul doute que les émissions d’ammoniac vont modifier le biotope de ces zones, contribuant ainsi à la disparition définitives d’espèces protégées !

Les terrains d’épandage, s’ils respectent bien les 100 mètres de distance réglementaire vis-à-vis des habitations, sont tous situés très proches des maisons de nos villages, une école primaire se trouve même encerclée d’ilots d’épandage ! Inadmissible quand on sait que le lisier de porc peut contenir et diffuser des bactéries multirésistantes comme les SARM !

Voir : http://www.aives.fr/wp-content/uploads/2014/08/SARM-et-lisier.pdf

Encore au niveau des risques sanitaire, les bâtiments d’élevage des porcs se situeront à 400 mètres d’un élevage de poules pondeuses, une aberration totale quand on connaît les risques de créer un virus mosaïque dangereux comme celui de la grippe aviaire virus type H5N1 (poules)  et contagieux comme les virus type H1N1 présents chez les porcs ! Ce serait une énorme catastrophe sanitaire !

Voir : http://www.aives.fr/wp/wp-content/uploads/2012/06/Virus-H1N1-H5N1-et-porcs-Article-Institut-Pasteur.pdf

La porcherie industrielle d’Heuringhem, une des fermes usines de la carte de la Conf Paysanne, concentre donc tous les inconvénients de ce genre d’élevage hors sol, il nous faut tous la combattre !

Au niveau juridique, nous avons déposé un recours contre l’autorisation à exploiter signée par le préfet, le dossier est en cours d’élaboration.

Des habitants de nos communes ont également déposé un recours contre le permis de construire en juillet 2012, les travaux de la porcherie ont commencé en septembre 2013 sans que le recours soit examiné par le Tribunal Administratif. Les requérants ont alors demandé et obtenu, chose rare, une suspension des travaux jusqu’à ce que le dossier du permis de construire soit jugé sur le fond. Ce fut chose faite fin mai 2015, le TA annulant alors partiellement le permis de construire de la porcherie. Les promoteurs du projet ont déposé fin juin un permis modificatif et nous avons bon espoir que celui-ci soit refusé par le maire d’Heuringhem ! Nous en sommes là aujourd’hui.

L’annulation partielle du permis de construire a entrainé chez des partisans du projet des réactions violentes contre le président de l’association AIVES (moi-même) et contre le maire d’Heuringhem. Des feux, avec paille et pneus,  ont été allumé en pleine nuit à l’entrée de mon domicile, devant la mairie d’Heuringhem et même devant un journal indépendant ! Les slogans laissés sur place sont les mêmes que ceux utilisés par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Pas de Calais à savoir : « Nous sommes tous Aurélie » « Tous Aurélie ». Scandaleux, pour ne pas dire plus, quand on connaît  le combat de toujours de Charlie Hebdo contre les élevages industriels.

Voir : http://www.aives.fr/actes-de-vandalisme

Ces actes ne diminueront en rien notre motivation.

Mais nous avons besoin du soutien de tous et en particulier de ceux qui se réclament du mouvement écologiste car notre combat est avant tout écologique au sens premier du terme !

Nous avons besoin de nombreux adhérents pour être une force crédible face aux autorités !

Nous avons besoin de vos adhésions (et dons si possibles) car nos actions juridiques entrainent des frais d’avocats indispensables dans ce genre de lutte !

Alors, n’hésitez pas à nous rejoindre !

http://www.aives.fr/wp-content/uploads/2015/01/Bulletin-adhesion-AIVES-2015.pdf

http://www.aives.fr/soutien/

Jedraszak Jean-Michel

Président d’AIVES

jmjedraszak@wanadoo.fr

Des légumes anciens à volonté

 
 
des-legumes-anciens-a-volonte
Jacques Mauhourat, le président du conservatoire, s’adressant à ses invités.
©PHOTO J. C. M.

(secrétaire national de Les Écologistes – Mouvement Écologiste Indépendant)

Le jardin vLogoJournalSudOuesterger, conservatoire de légumes et fruits anciens du Béarn (Clab), va ouvrir ses portes au public à partir de jeudi prochain, et ce jusqu’à fin octobre, à raison de trois après-midis par semaine, du jeudi au samedi.

L’inauguration de ce nouveau site s’est effectuée samedi dernier, en présence de nombreux invités : le Conseil municipal d’Assat, les adhérents du Clab, Claude Ferrato (le président de la Communauté de communes gave coteaux), Jean Arriubergé (conseiller départemental), Nathalie Chabanne (députée) et Christian Petchot-Bacqué, président du pays de Nay et maire de Lagos.

Un lieu inédit

Les visiteurs ont ainsi pu découvrir les installations, avec les différentes plantations d’arbres fruitiers, les plantes aromatiques et médicinales, les légumes anciens et la collection de tomates. Les visites auront lieu au 3 bis route du bois. Pour tous renseignements complémentaires, contacter Jacques Mauhourat au 06 28 48 45 72.

Jean-Claude Matheu

A Blendecques les combats de coqs sont de retour

combats-de-coqsA nom de pratiques ancestrales les combats de coqs comme les corridas ont été exclus du cadre de la loi qui protège les animaux domestiques contre les sévices.

Bichonnés par leurs propriétaires après avoir été sélectionnés pour leur combativité, les coqs de combat sont armés et jetés dans le gallo drome pour un bien piètre spectacle, objet de paris. Difficile d’imaginer une telle barbarie.

Un article dans la presse locale nous a alerté et nous avons saisi le procureur de la république. En effet, la notion de tradition ininterrompue ne peut être retenue dans ce cas pour reprendre ces “jeux” barbares.

Nous espérons que d’autres associations et mouvements rejoindront notre initiative et sommes d’accord pour nous associer à toute action qui serait menée.

François Hollande en accord avec les écologistes et les associations environnementales

Autoroute_A831
Le président de la République s’est prononcé contre la prorogation d’utilité publique du projet de l’autoroute A 831 d’une soixantaine de kilomètres reliant Fontenay-le-Comte en Vendée à Rochefort, en Charente-Maritime.

François Hollande a sans doute été sensible aux arguments des écologistes et associations environnementales.
Il faut rappeler que les difficultés étaient de taille : traversée du Marais poitevin, à nouveau parc naturel régional depuis 2014, et difficultés de financement de cette autoroute estimée à 900 millions d’euros.

Un combat de 20 ans trouve ainsi son aboutissement. La voix de la raison a heureusement prévalu.

On regrettera :

-le temps perdu qui aurait dû être consacré à résoudre les vrais problèmes de nos concitoyens du sud-Vendée et de la région de Marans

-l’argent gaspillé, celui des contribuables, qui aurait pu être utilisé à embaucher du personnel dans nos hôpitaux, nos lycées et collèges, et tous les établissements qui  accueillent nos ainés.

Nos élus sauront-ils l’écouter et tirer une leçon de leurs errements?

Les écologistes du Mouvement des Écologistes Indépendants se félicitent de cette décision du chef de l’Etat.

Opposition à un parc régional de l’estuaire ( MEI . Loire-Atlantique )

estuaire-loireLe Mouvement Ecologiste Indépendant 44 se positionne sur une ligne médiane , c’est à dire qu’il dit son opposition à un parc régional de l’estuaire , mais souhaite une réserve naturelle nationale limitée – 2000hectares , Donges-Est – une partie du Carnet , et le banc de Bilho –

Explications: pour le MEI 44 il y a embrouille car l’étude du « Parti Socialiste» , via Eric Thouzeau ne dit rien sur la réservation d’un périmètre prévoyant la construction d’un nouveau pont – nouveau franchissement – autour du pont St Brévin/ St Nazaire … pour le parc régional , en quoi serait porteur un mélange des genres , parc de brière/ parc de l’estuaire?

Evidemment , nous voyons déjà se profiler la chose suivante: des associations environnementales + certains écologistes , laisseraient la vasière de Méan aux industriels du Grand/ Port , en contrepartie d’un parc régional , puis ensuite à l’intérieur de ce parc la création d’une réserve nationale , ainsi , la boucle serait bouclée.

L’argent qui serait apporté aux communes , apporterait aussi des «tracasseries» de toutes sortes et

ne resterait qu’un miroir aux alouettes …

Nous avons Natura 2000 , la directive oiseaux , les znieff, etc , tous de très bons outils au service de la nature , la rive sud de la loire en est déjà largement pourvue .

Dominique Potier – Président du MEI  44 .

 

Non à l ‘urbanisation du plateau de Saclay

plateau-saclayConcernant le plateau de Saclay, parler de  «Silicon Valley à la française» relève de l’intox pure et simple pour vendre l’idée du projet.

Si la mutualisation d’équipements lourds de recherche est souhaitable, et le rassemblement d’Etablissements d’Enseignement Supérieur peut sembler séduisant (rassemblement, pas accolage …). Mais là on dépasse les limites, par exemple : Agro Paris Tech Grignon a-t-elle plus besoin du diffuseur neutronique Soleil que de ses champs expérimentaux laissés à 30 km ? Ne semble t’il pas absurde aussi de déplacer l’université Paris Sud d’Orsay de 3 km en l’éloignant de sa station RER pour la rapprocher d’un métro hypothétique dans 15 ans ?

A moins que l’attraction du foncier libéré dans des sites très prisés, parisiens et périphériques, ne soit visée que pour espérer de juteuses opérations Financières…

 Il est temps de  démystifier cette idéologie de la «visibilité mondiale», de la «dynamisation de la recherche», «développement», «croissance»… dont les slogans ronflants n’ont d’autre objet que de  frapper les esprits et leur part d’irrationalité. Cette opération dite d’Intérêt National, sur une région reconnue pour sa grande qualité agricole, ne crée d’emplois que dans le BTP. Elle ne fait que déplacer les autres, à volume constant pour l’Ile de France, avec leurs contingences de transport, de logement, ou de précarité.

Soyons réalistes, les chercheurs et les entreprises savent  communiquer à l’ère du numérique, et ne manquent pas de se rencontrer, périodiquement, et lors des grands événements thématiques. Leur synergie est plus fonction de la souplesse des gouvernances que de la proximité géographique.

L’urbanisation massive guette cet atypique poumon vert si proche de la métropole. Le Schéma de Développement Territorial de l’Etablissement Public Paris Saclay ne projette t’il pas pratiquement le doublement en 30 ans de la population de la région de l’OIN ?

Que dire également de la problématique transport, alors la ligne verte du métro apparaît comme un luxe au détriment de toute la Région IdF : 4,8 milliards d’euros, pas encore budgétés, pour seulement 5.000 voyageurs par heure de pointe, 20.000 par jour. Avec cette somme, le STIF trouverait de quoi résoudre tous ses problèmes (lignes à moderniser, tunnels à agrandir, matériel à remplacer). Bien que masquée, l’urbanisation massive guette cet atypique poumon vert si proche de la métropole.

Alors qu’il faut désormais raisonner en terme de MENAGEMENT du territoire et non d’aménagement du territoire, si on considère le bilan financier, énergétique et les rejets de gaz à effet de serre d’un tel projet qui sont incompatibles avec les objectifs du plan climat, le MEI ne peut qu’être défavorable à ce dossier.

 Communiqué adopté à 95%

 Daniel Martin , et Colette Lecuyer ( MEI Essonne )

 

Laudato si, un remarquable engagement du Vatican

pape-vertCe n’est pas un hasard si le pape a adopté le patronyme du saint patron des écologistes : l’encyclique Laudato si, rédigé en grande partie par le pontife lui-même, est sans doute la prise de position d’un chef religieux et d’un chef d’état la plus aboutie et la plus engagée qui soit à ce jour. Ce texte ne vaut pas seulement par la prise de position officielle de l’Eglise sur les enjeux écologiques, mais aussi et peut-être surtout par l’analyse radicale qui y est développée et par une invitation à réinterpréter les textes bibliques, notamment la fameuse injonction « Dominez la Terre ».

François invite l’Humanité à adopter une éthique dans ses relations avec le monde qui le porte et qui ne lui appartient pas. Il dénonce le pouvoir de l’argent et la croyance en la capacité salvatrice de la technique. Le partage est la clé de l’avenir : il suppose une certaine décroissance dans les pays riches, écrit-il, pour que les pays émergeants puissent améliorer leur sort.

Si toutes les religions adoptaient cette position engagée, le monde se porterait mieux et la paix se rétablirait naturellement.

Serait-ce le nouveau totalitarisme à combattre ? Geneviève De Gaulle Anthonioz

Genevieve-De-Gaulle-AnthoniozTL : … Vous savez mieux que moi qu’il y a le poids du politique,  il y a le poids de l’économique. Et vous avez parfois des phrases qui sont d’une force incroyable. J’ai noté :
” J’ai connu le nazisme, j’ai connu le totalitarisme stalinien, je crains que nous soyons en train d’accéder à un autre totalitarisme, celui de l’argent.”
TL : Vous allez fort là.

GDA : oui ! oui ! C’est ma conviction profonde. Vous savez : je n’ai rien à ménager. Je suis une vielle dame. Je pense que je dois dire ce que je trouve juste et vrai. C’est l’argent qui mène le monde. On peut se cacher derrière son ombre. Mais c’est comme ça. Ce n’est même plus par pays. Ce sont des puissances financières qui souvent nous échappent. On voit bien quand vous parlez, de bourse de krach, qu’est ce que peut faire un citoyen ? Il peut simplement dans sa sphère à lui, essayer de faire que ce monde soit moins injuste. C’est pourquoi quand les jeunes viennent nous dire :  “Vous aviez des choses à combattre : Comme vous avez eu de la chance !” Je réponds : Et vous,  vous croyez que vous n’avez rien à combattre !
TL : Mais comment combattre ces puissances de l’argent.
GDA : Comment combattions-nous le nazisme ?  Avec nos mains nues ! Nous n’avions rien non plus !Qu’est-ce qu’on fait ? On refuse d’abord, puis on essaye, là où on est, de faire que ce ne soit pas l’argent qui mène le monde….

Entretien réalisé pour RCF  par Thierry Lyonnais en 2000, 2 ans avant la disparition de Geneviève De Gaulle-Anthonioz  le 14 février 2002, rediffusé sur RCF le 30 mai 2015 à l’occasion de l’intronisation parmi les gloires du panthéon de Geneviève de Gaulle et de Germaine Tillon, autre femme illustre de la résistance

Le rapport du commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe suite à sa visite en France

Droits de l'homme et du citoyenAchevé le 18 décembre 2014, ce rapport a été élaboré suite à la visite du 22 au 26 septembre 2014.

En voici les points que j’en retiens.

Recul de la tolérance,  nombre élevé d’agressions verbales et de démonstrations injurieuses à caractère haineux ou discriminatoire. Internet et les réseaux sociaux comme vecteurs privilégiés de ces discours de haine. Certains membres de la classe politique française contribuent à la banalisation des discours haineux.

Aux discours s’ajoutent les actes . (80 % des agressions et violences à caractère antimusulman recensées en 2013 visaient des femmes. 188 agressions physiques ont été signalées à l’association SOS homophobie).

Le commissaire aux droits de l’homme invite les autorités à agir par exemple par le biais d’un plan national d’action sur les droits de l’homme et à lutter contre tous les comportements discriminatoires, y compris des forces de police, notamment en matière de contrôles d’identité. Il souligne l’efficacité à long terme de mesures de prévention et de sensibilisation du public. Il salue l’annonce de remise à plat du plan national de lutte contre le racisme, dans un contexte de résurgence inquiétante de l’extrême droite.

Asile et immigration : insuffisances graves et chronique du dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile. A Calais le commissaire invite les autorités françaises à proposer des solutions d’accueil durables et dignes aux migrants et les protéger contre des actes violents et haineux des groupes extrémistes actifs dans le secteur. A Paris la présence de mineurs isolés étrangers sans abri marque une autre défaillance du système d’accueil des migrants en France.

Le commissaire appelle la France à veiller à ce que toutes les décisions prises soient basées sur un examen individuel et rigoureux et soient dûment motivées. Il encourage les autorités à rétablir la présentation des personnes placées en rétention administrative au juge des libertés et de la détention (JLD) au terme de 2 jours de rétention et les invite à renoncer à la teneur d’audiences du JLD dans des annexes des TGI situées à proximité immédiate des centres de rétention administrative ou de zones d’attente.

350 000 gens du voyage : le commissaire constate un fort climat d’antitsiganisme et une hostilité profonde que les gens du voyage estiment croissante. Malgré une décision rendue en 2012 par le Conseil constitutionnel les gens de voyage ont toujours l’obligation de détenir un livret de circulation et d’être rattachés à une commune pour pouvoir jouir de leur droits de vote et d’éligibilité.

Le rapport fait apparaître un nombre d’aires d’accueil insuffisant et des problèmes d’accès des enfants à l’éducation.

Les Roms migrants font l’objet d’une hostilité multiséculaire. Le commissaire est très préoccupé par les violences subies par les Roms migrants commises par des particuliers et parfois même par des membres des forces de police. Il est également préoccupé des conditions dans lesquelles une partie des opérations d’évacuation a lieu malgré les dispositions visant à les préparer et les encadrer. Il prie instamment les autorités de mettre un terme sans délai aux évacuations forcées de terrains occupés illégalement, non assorties de solutions durables de relogement pour tous les occupants de ces terrains.

Les personnes handicapées : Malgré les progrès effectués au cours des dernières années le handicap est rarement abordé sous l’angle des droits de l’homme.
L’autonomie et l’inclusion dans la société ne sont toujours pas garanties en pratique, en raison des difficultés de mobilité et d’accessibilité et des défaillances des dispositifs d’orientation et d’accompagnement des personnes handicapées. Des milliers de personnes se voient contraintes de quitter la France pour l’étranger, en particulier la Belgique, pour trouver des solutions adaptées à leur situation. A noter en outre les difficultés d’accès à l’emploi et les conditions discriminatoires réservées aux travailleurs handicapés dans certaines structures spécialisées.

Certains enfants handicapés demeurent exclus du bénéfice du droit à l’éducation. Le commissaire salue les mesures adoptées en matière d’accompagnement des enfants handicapés pour favoriser leur scolarisation, à tous les niveaux, en milieu ordinaire. Les autorités sont invitées à redoubler d’effort dans ce domaine.

Le rapport contient les conclusions et les recommandations du Commissaire aux autorités.Il est publié ainsi que les commentaires des autorités françaises sur le site internet du Commissaire.