Contribution de notre Mouvement aux Assises des transports

Septembre 2017 

Pour les écologistes indépendants la conception politique contemporaine du progrès, notamment technologique, n’est trop souvent qu’un leurre, une fuite en avant qui finit par aller à l’encontre des buts annoncés. Dans les villes, par exemple, compte tenu de la prolifération de l’automobile, il arrive que l’on se déplace plus rapidement à pied. Pour nous, tout « progrès » devrait être évalué à priori en fonction des conséquences environnementales et sociales induites. Nous pressentons que seule l’utilisation intelligente des technologies, un autre modèle de société plus respectueux de l’homme et de la nature, pourront nous éviter la 6e extinction.

Les écologistes ont la particularité de proposer un projet global. Ainsi, concevoir les transports compatibles avec une réduction des Gaz à Effet de Serre (GES), diminuer le recours à la voiture individuelle thermique,  améliorerait également  la qualité de l’air et réduirait d’autant les risques pour la santé.

La première question à se poser concernant les mobilités est : Tant de transports sont ils nécessaires ? Nous réinterrogeons ainsi la production, les délocalisations pour produire là où les exportations sont le plus profitables, les coûts de main-d’œuvre réduits notamment par une moindre protection sociale, un système économique basé sur le profit de quelques uns (spéculateurs, pollueurs…) sans prise en compte des dégâts sociaux et/ou environnementaux qui en découlent.

La deuxième question est celle des coûts réels. Le coût des énergies (fossiles,  nucléaire) devrait internaliser tous les coûts dont celui des conséquences sociales et environnementales et du démantèlement des centrales nucléaires. Ainsi le recours au nucléaire indirect (voitures et vélos électriques) pourrait nous être  présenté à son coût exact. 

Notre contribution reprend les pratiques vertueuses en plusieurs items, déclinant ainsi les préconisations des COP 21et 22 et les plans climat.

1) Rompre avec la politique de Grands Projets Inutiles

Le projet d’aéroport Notre Dame des Landes doit être abandonné. De même le projet de Canal Seine Nord qui ne constitue pas une alternative au transport routier, présente des failles quant au volume d’eau extrait des cours d’eau qui alimenteraient le canal, pour ne citer que nos principales préoccupations.

2) Mettre un coup d’arrêt au développement déraisonnable du transport aérien

En particulier le « low cost » qui ne paye pas tous ses coûts. Il est impératif de faire porter sur les transports aériens tous les coûts environnementaux à long terme,  induits.

3) Diminuer la part de la voiture individuelle thermique

Le recours à la voiture électrique ne peut être pour nous LA solution, elle ne peut constituer qu’une étape de transition. De même que de recours massif aux carburants dits « verts ». En effet, la terre est faite pour nourrir non pour fournir du carburant. Ces carburants « verts » ne pourraient constituer une solution énergétique qu’à la condition de réduire d’au moins la moitié notre consommation de viande car une grande part des terres agricoles sont utilisées pour l’alimentation du bétail.

 D’autres mesures seraient à favoriser :

  • Le co voiturage avec un développement sur l’ensemble du territoire de lieux dédiés, des sites en ligne gratuits
  • L’auto partage
  • Les zones à circulation restreinte en ville
  • La formation à l’éco conduite devrait être généralisée auprès de tous les automobilistes et pas seulement aux nouveaux conducteurs dans le cadre du permis de conduire

4) Développer l’offre de transports en commun

  • Développer l’offre TER et non multiplier les TGV. Améliorer les conditions de transport en travaillant les horaires, le  cadencement, l’amélioration des temps de parcours total en tenant compte de la coordination entre les différents modes de transport.
  • Réouverture des « petites lignes » abandonnées
  • Investir dans l’innovation technique permettant un meilleur confort et une meilleure sécurité
  • Développer l’offre en milieu rural
  • Faire des gares des lieux de services
  • Mettre en place des cartes de transport communes à plusieurs type de transport
  • Mettre en place un couloir de bus sur les périphériques des grandes villes
  • Développer la circulation des bus en sites propres
  • Investir dans de nouvelles lignes de métro et de tramway
  • Repenser les gares pour mieux répondre aux besoins de mobilité des personnes âgées et handicapées. (aide à la portée des bagages par exemple sur des rampes dédiés à cet usage) comme aux mères de famille accompagnées d’enfants en bas âge.
  • Favoriser l’engagement des entreprises dans des plans de mobilité.

5) Développer le fret ferroviaire et fluvial

  • En le rendant compétitif par rapport au transport routier
  • Logistique : Développer les plateformes multimodales. Ne plus autoriser la création de plates formes logistiques uniquement routières Freiner l’artificialisation des espaces par la logistique en imposant le recyclage des friches périurbaines.

6) Favoriser les mobilités douces

  • Favoriser le vélo ne pourra être effectif que si les pistes cyclables sont développées, sécurisées, entretenues et conçues de façon continue.
  • Construire des « autoroutes pour vélos » autour des agglomérations comme aux Pays Bas ou au Danemark.
  • Installer des garages à vélo sécurisés prés des gares, des métro, des lignes de bus.
  • Multiplier l’offre de vélo en libre service
  • Développer la réparation des vélos (favoriser l’implantation et la formation)
  • Prévoir systématiquement des espaces dédiés aux vélos dans les trains, qui soient pratiques d’accès.
  • Travailler conjointement avec l’Education Nationale et les collectivités territoriales pour développer les Pédibus, les plans de déplacement dans les établissements d’éducation.
  • Aménager les villes de manière à faciliter les modes actifs (marche et vélo) notamment en créant des cheminements plus courts et des connexions nouvelles entre les quartiers

7) Politique fiscale
–     Taxe carbone revisitée sur transports routiers traversant le pays

  • Politique fiscale Diesel / essence/ hybride
  • Aides à  l achat de matériel favorisant les mobilités douces

8) Innovation Recherche
Techniques : favoriser le solaire, le petit éolien

  • Sociale : favoriser le télétravail
    Créer des plateformes de télétravail hors des grandes agglomérations
  • Favoriser les horaires décalés dans les entreprises
  • Associer les usagers aux différentes réflexions et débats.

Cette contribution n’a pas l’ambition d’être exhaustive mais reprend de façon synthétisée les principaux éléments de notre réflexion.

Projet de loi mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures.

Le 6 juillet 2017 le ministre de la Transition écologique annonçait que tout nouveau projet de recherche et d’exploitation des hydrocarbures serait interdit par une loi.

Le 6 septembre : présentation du texte aux ONG et à la presse.

Le soir même, le texte transmis à l’Assemblée Nationale différait du premier texte présenté le matin, suivant ainsi l’avis du Conseil d’Etat publié le jour même.

Le Conseil d’Etat a proposé d’assouplir le texte initial. « L’interdiction » devient « une fin progressive ». Désormais, les concessions qui viendraient à expiration pourraient être renouvelées jusqu’en 2040.

Le nombre de concessions existantes est de 63 : 63 demandes d’indemnisations financières à l’Etat en perspective.  Est-ce là le motif suffisant ? Les intérêts privés doivent ils l’emporter sur l’intérêt général ?

Compte tenu de l’importance de l’enjeu  pour le climat et de l’engagement de la France lors de l’accord de Paris et du Plan Climat lancé en 2017 on pouvait s’attendre à une volonté plus affirmée du Gouvernement, d’autant que les avis du Conseil d’Etat ne sont pas contraignants.

Le 5e rapport du GIEC stipule que pour limiter la hausse de la température à 2°C il faut renoncer à l’exploitation au minimum de 80 % des ressources hydrocarbures pour que les émissions de gaz à effet de serre ne dépassent pas les prévisions.

Seule la nécessité de limiter les effets du changement climatique devrait dicter au Gouvernement son action. L’urgence est évidente et les tergiversations pour ménager d’éventuels intérêts privés face à l’intérêt général sont  incompréhensibles voire inadmissibles.

Francine Herbaut Dauptain

Invitation à la presse pour les Journées d’Été des Écologistes

Le rendez vous annuel des Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant se tient cette année à DAX.

Les journées d’été des écologistes du MEI se dérouleront cette année à Dax du 23 au 26 aout au Dax Hôtel 1 Bd Carnot.

Au programme : débats, conférences, temps de réflexion et de formation des militants, détente et cordialité.

Du mercredi au samedi alterneront :

  • les ateliers réservés aux adhérents (Bilan des législatives, Quel avenir pour l’écologie indépendante ? Quels partenariats ? Retour d’expériences menées à Lons le Saunier…) ;
    • Mercredi 23 de 20 à 22 h 30 « L’identité écologiste et le rôle des écologistes dans la société française » sera coanimée par Michel Sourrouille, professeur de science économique et sociale, et Antoine Waechter, coauteur de « Le sens de l’écologie politique »
    • Jeudi 24 de 20 à 22 h 30 : Gilles Lacan présentera une conférence sur « Démographie et politique »
    • Vendredi de 20 à 22 h 30 : David Grosclaude, responsable de Région et peuple solidaire, animera un débat « sens et perspectives du régionaliste français»
  • les visites : de l’établissement thermal, du Pöle TERDAX, de la côte atlantique.

Le samedi matin, le Conseil National conclura ces journées d’été.

Vous êtes invités à la Conférence de presse, en présence d’ Antoine Waechter
et de responsables du mouvement

le mercredi 23  Août A 11 h au Dax Hotel

Contacts Presse :
Bernard Lauga     06 89 31 89 06 b.lauga@orange.fr
Jacques Mauhourat 06 28 48 45 72 jacques.mauhourat@m-e-i.fr
Antoine Waechter  06 32 22 90 78 antoine.waechter@m-e-i.fr

 

Le MEI s’oppose au projet de vaccination à 11 valences

S’appuyant sur :

  • La Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1950.
  • Le Code de Nuremberg (qui donne les principes éthiques sur la recherche dans le domaine de l’expérimentation en médecine) de 1947.
  • La Convention des Droits de l’enfant de 1989.
  • Le Pacte international sur les Droits civils et politiques de 1966.
  • La convention d’Oviedo ratifiée par la France en 2012 et qui dit que « L’intérêt et le bien de l’être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science ».
  • La Charte des Droits fondamentaux de l’Union Européenne de 2000.
  • La Convention européenne des Droits des patients de 2002.

Le Mouvement Écologiste Indépendant réaffirme son opposition entière à l’obligation vaccinale, que cette obligation porte sur un vaccin à 3 valences ou sur le nouveau projet du gouvernement Macron d’un vaccin à 11 valences.

Par ailleurs le Mouvement Écologiste Indépendant rappelle que :

– L’article 42 du Code de déontologie précise que « Le médecin qui soigne un enfant se doit une information loyale et précise aux parents, et leur consentement pour agir. Car ils ont l’autorité parentale (art.371-2 du code civil).

– « Les praticiens doivent être en mesure de prouver qu’ils ont fourni aux patients une information loyale, claire, appropriée et exhaustive au moins sur les risques majeurs et la plus complète possible sur les risques plus légers. » (suite aux arrêts du Conseil d’État et de la cour de cassation).

Le Mouvement Écologiste Indépendant est enfin scandalisé par le fait que bon nombre d’experts de nos institutions sanitaires, bon nombre de parlementaires (qui votent les lois relatives à l’obligation vaccinale) ou de membres des gouvernements passés ou présents aient des liens d’intérêts avec les laboratoires.

Jean Bitterlin

Ne nous confondez pas avec les “micros-partis”


La réponse de notre président sur la campagne gouvernementale et médiatique qui assimile les partis respectueux de la loi, de la démocratie et de la morale sur le plan financier, comme le notre, et les “micros partis” des grands élus (LR, FN, PS, …) qui sont des outils de captation d’argent et d’optimisation fiscale.

Droit de réponse au journal Sud Ouest :

“Cher Monsieur,

Vous avez signé un article que nous considérons comme injurieux à notre égard en nous assimilant à un de ces partis qui n’ont d’autre vocation que de capter de l’argent public. Je vous demande de rectifier ce propos dans un tout prochain numéro de Sud-Ouest.

Le parti “LES ECOLOGISTES Mouvement Ecologiste Indépendant” est né en 1994 d’une scission avec les Verts. 23 ans d’existence et d’animation de la vie politique avec très peu de moyens. Nous n’avons pas eu de financement public lors de la précédente législature (2012 – 2017), ce qui ne nous a pas empêché d’être présents à toutes les élections, locales, régionales, européennes, sénatoriales et d’être, en nombre d’adhérents et en couverture géographique, le parti écologiste le plus important après EELV. Les “petits partis à vocation financière” ne participent qu’aux élections législatives.

Ne confondez-vous pas le MEI avec l’AEI, qui répond, au moins partiellement, à ce que vous décrivez ?

Si le financement public ne conditionne pas notre existence, il conditionne notre visibilité et la capacité à remplir correctement le rôle que nous affecte la Constitution, notamment former des citoyens à la représentation publique et les accompagner dans leur mandat. Ajoutons que le MEI est aujourd’hui le seul parti à incarner l’identité écologiste (voir “Le sens de l’écologie ^politique” publié par l’éditeur Sang de la Terre).

Antoine WAECHTER
Président des Ecologistes MEI”

Droit à l’information pour les législatives

Billet d’humeur du webmaster

Candidat aux législatives de Gironde, 3ième circonscription (Bègles, Talence, Villenave, Bordeaux Sud) avec Corinne Legrand je propose aux médias d’informer leurs lecteurs. Il n’y a pas de petit candidat. L’impression des bulletins coûte plus de 2500 euros qui ne seront pas remboursés très certainement. Je propose aux rédactions des médias d’informer leurs lecteurs. Lors de l’édition précédente, il y a 5 ans, seuls les partis médiatisés ont eu droit à une publicité pour leurs candidats. Je vais publier tous les contacts, les acceptations, les refus et les non réponses. Voici le message adressé au journal Sud Ouest :

“Bonjour,
Je suis candidat aux législatives sur la circonscription Gironde 03 pour 4 mouvements écologistes unifiés (MEI, Cap21, Trèfle, MHAN). Je suis béglais, ancien président des Verts Bègles et ancien secrétaire régional des verts. Ma suppléante est Corinne Legrand, ingénieure écologue à Bordeaux. La situation est complexe pour cette élection et notamment concernant les écologistes et aussi avec En Marche. Il nous semble qu’un article expliquant les enjeux à vos lecteurs serait le bienvenu. Nous sommes à votre disposition pour ces informations. Ce message sera publié sur plusieurs médias et réseaux sociaux. A bientôt. Cordialement.”

L’influence de Nicolas Hulot dépend du vote écologiste aux législatives Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives.

En 45 ans d’existence, le Ministère de l’environnement a vu passer de nombreux titulaires condamnés à l’impuissance. Robert Poujade, le premier, a écrit « Le Ministère de l’impossible ». Corinne Lepage « On ne peut rien faire Madame la Ministre ». Dominique Voynet a fait le bilan de son impuissance dans un article du Monde. Songeons aussi à Delphine Batho et Michel Barnier.

Deux moments ont été positifs : lorsque Brice Lalonde fut chargé, en tant que ministre de l’environnement, de contrer la montée des écologistes entre 1989 et 1992, et lorsque, porté par un fort courant associatif et politique, Jean-Louis Borloo put mettre en œuvre le Grenelle de l’environnement.

Les faits sont là. L’influence d’un ministre de l’environnement est directement fonction du poids électoral des écologistes.

Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives.