Algues vertes : Ce n’est pas aux contribuables de payer 7 millions €

Le 20 janvier 2015 dans Actualité, Agriculture, Justice, Vu, lu, entendu

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé, le 26 décembre 2014, la condamnation de l’Etat à verser plus de 7 millions d’euros au conseil général des Côtes d’Armor, en remboursement des frais de ramassage et de traitement des algues vertes.

Extrait :   Les juges ont confirmé en grande partie le jugement prononcé le 12 avril 2013 par le tribunal administratif de Rennes. L’Etat devra précisément verser 7.046.517 €, soit les montants versés par le Conseil Général.

 Il est intolérable que nous, les contribuables français nous devions payer pour l’incurie de l’Etat qui n’est pas capable de faire respecter la réglementation : Les citoyens comme les entreprises ne doivent pas polluer.

 Ce n’est pas aux contribuables de compenser l’absence de sanction vis à vis des pollueurs que sont principalement pour les algues vertes, les  porcheries industrielles. Non seulement l’environnement subit une grave nuisance mais en plus ce ne sont pas les producteurs de lisier qui sont sanctionnés. Nos impôts servent à permettre aux pollueurs de poursuivre leurs pollutions. Intolérable.

 

Des solutions existent : – La déshydratation des lisiers puis le transport  des engrais organiques azotés et séchés vers les zones céréalières où ces engrais remplaceront les amonitrates. Ces amonitrates étant  générateurs d’effet de serre et d’importation coûteuse d’énergie, leur suppression contribueront à deux améliorations environnementales et comptables - et surtout les productions bio  dont nous manquons…et que nous importons. C’est un comble !

 

Avec 7 millions d’euros, l’Etat doit se doter des moyens de faire respecter la loi et encourager l’évolution vers la bio…plutôt que de payer un travail de cochon… pas bio du tout

 

Pouvoir des médias

Le 14 janvier 2015 dans Démocratie, Ecologie environnementale, Ecologie politique, Grands travaux inutiles

Jean Bitterlin                                                                                         Fellering le 17 décembre 2014

24 rue de la Gendarmerie

68470 Fellering

Tél. : 03 89 39 14 30

 

A M. Laurent Bodin

Editorialiste Journal « L’Alsace »

 

 

Monsieur Bodin,

 

Cette lettre a pour but de vous exprimer la profonde irritation que j’ai eue à la lecture de votre éditorial du samedi 13 décembre 2014 paru dans le journal « L’Alsace ». Dirigé contre les écologistes votre article est un modèle du genre, tout y est : parti-pris, violence des termes employés, flatterie du beauf, amalgames et techniques utilisées (numérotées de 1 à 8 dans les commentaires que j’ai faits de votre texte).

 

« Absolutisme vert », « écolo-anarchistes », « petite minorité utopiste », « dictature », « terrorisme vert » voilà les termes violents que vous utilisez. Il fut un temps (début des années 1980) où le journaliste rajoutait « Khmer vert » ; vous ne l’avez pas fait, peut-être parce que ce n’est plus d’actualité.

 

Si de telles attaques frontales à l’encontre des écologistes ont déjà eu lieu dans le passé elles sont plus étonnantes aujourd’hui puisque les périls annoncés par ces derniers se déroulent désormais sous nos yeux : réchauffement climatique avec son cortège de catastrophes (inondations, tornades, désertifications, migrations,…), effondrement de la biodioversité, pollutions multiples et absolument dramatiques (sur le long terme entre autres), accidents nucléaires, surpopulation, raréfaction des ressources, conflits, problèmes de qualité de vie ou de vie tout court, ……

 

Les écologistes prônaient alors, comme alternative à la démesure et à la Croissance, la voie du « Small is beautiful » et de la retenue (pas celle du barrage) parce que c’est une voie plus raisonnable, plus efficace, plus démocratique, plus juste, plus respectueuse de la Nature, plus durable (pour utiliser un terme à la mode), plus sûre (avec de petits dégâts si on se plante), plus….plus….

Soit l’exact opposé de la voie de la Sainte Croissance (les majuscules c’est mon apport personnel) qui se manifeste, justement, par des ouvrages démesurés ou inutiles tels que l’aéroport de Notre-Dame des Landes, le barrage de Sivens, la ferme des 1000 vaches ou le Center Parks de Roybon.

 

En 1977, lors de la contestation de la centrale Superphénix de Crey-Malville vous auriez sans doute écrit le même type d’éditorial que celui du 13 décembre,  car on retrouve dans ce projet les mêmes caractéristiques que celles de Sivens : absence de démocratie (jy reviendrai) d’où manifestations, répression policière, un mort,  médias à la botte des pouvoirs politiques ou économiques (votre éditorial en est la preuve flagrante) et, malheureusement, apathie de la plupart de nos concitoyens plus préoccupés par leur frénésie de consommation et le championnat de France de football ou préoccupés par la recherche d’un emploi (pour, justement, consommer).

Je rappelle que la folie de Crey-Malville (si vous pensez qu’il ne s’agit pas d’une folie faites le moi savoir) aura coûté 50 milliards de francs (actualisés ça doit faire la même somme en euros aujourd’hui), autant pour le démantèlement, et tout ça pour un projet voué à l’échec dès le départ (même les Américains le jugeaient trop risqué). Ceci montre d’ailleurs que les manifestants d’alors avaient une certaine légitimité à s’opposer à ce projet en occupant le site et en affrontant  les forces représentant un certain « ordre ».

 

Alors voilà ci-dessous , en vert, quelques commentaires accompagnant votre texte (en noir).

Edito de Laurent Bodin – Journal « L’Alsace » – samedi 13 décembre 2014

Titre : Absolutisme vert

Peut-on encore engager de grands chantiers en France en 2014 ? La réponse est assurément « Non », si l’on écoute les « zadistes », ces écolo-anarchistes occupant les sites des chantiers pour empêcher toute avancée d’un projet qu’ils contestent.

  1. Technique      n°1 : mettre les mots aux endroits où ils sont les plus efficaces. En      plaçant « La réponse est assurément « Non » de suite après      la question et non, comme il eût été logique à la suite de « …..      projet qu’ils contestent. » vous mettez en place un cadre (un filet)      hors duquel le lecteur aura du mal à sortir.
  2. Qu’est-ce qui vous permet d’utiliser le terme      « assurément » ? Je peux vous assurer qu’un tas de grands      chantiers (par exemple dans l’habitat, dans les transports en commun, dans      l’aménagement des villes) trouveraient grâce aux yeux des      « zadistes ».
  3. Technique n°2 : discréditer l’adversaire en      collant  au terme      « écolo », plutôt sympathique (de nos jours tout le monde se dit      écolo) le terme « anarchistes », très négatif aux yeux du      Français moyen (qui ne connait d’ailleurs pas du tout les écrits des      anarchistes).

De quel droit une petite minorité d’utopistes dicteraient-ils leurs choix au plus grand nombre ? Tout simplement bien sûr, parce qu’ils détiennent la vérité, savent ce qui est bon pour l’Humanité alors que nous, pauvres imbéciles, serions des adeptes d’un capitalisme et d’un consumérisme aveugles

  1. Technique      n°3 : l’outrance du propos que l’on retrouve dans les deux phrases      ci-dessus. Ce n’est pas une « minorité » mais une « petite      minorité » qui « dicteraient leurs choix » et qui plus est      ce sont des « utopistes ». Comment pouvez-vous affirmer      cela ? Si les trois projets évoqués ont abouti à une contestation durable      sur le terrain c’est justement parce qu’une bonne partie de la population      conteste les projets et soutient les occupants.      Je voudrais aussi vous signaler que l’Utopie c’est de croire que      dans un monde fini on puisse continuer un modèle de développement qui se      traduit, entre autres, par des barrages, des centers parks ou de nouveaux      aéroports. Je compte sur vous pour me faire parvenir d’anciens éditoriaux      où vous dénoncez les petites minorités qui ont fait des profits monstrueux      sur le dos des contribuables dans des projets absurdes (ce ne sont pas les      exemples qui manquent).
  2. Technique      n°4 : flatter le lecteur et/ou le mettre de son côté. Le      « nous » a pour but d’attirer le lecteur du côté du rédacteur ;      tous deux traités de « pauvres imbéciles » voilà désormais le      lecteur à vos côtés contre ces contestataires qui, de plus, sont si méprisants      car « ils détiennent la vérité » et « savent ce qui      est bon pour l’Humanité ».

 

Notre-Dame-des-Landes, Sivens, Roybon ….Prenant de l’ampleur, le mouvement « zadiste » a le mérite de nous interpeller sur le fonctionnement de notre société. De prime abord, difficile de juger si le projet de nouvel aéroport en Loire-Atlantique est une aberration économique et/ou écologique.Idem pour le barrage du Tarn dont un rapport a révélé qu’il était surdimensionné. Mais c’est bien parce que manifester, contester, protester est un droit, qu’on ne peut accepter la dictature que les « zadistes » veulent imposer. Derrière de grands principes, ce sont les prémices d’un terrorisme vert qui transparaissent.

  1. Technique      n° 5 : se montrer grand seigneur et reconnaître des mérites de l’adversaire      . Cela vous pare d’un manteau d’objectivité qui rend votre analyse plus      crédible. C’est sans doute la technique la plus détestable car elle permet      ensuite toutes les bassesses.
  2. Technique      n°6 : énoncer et s’adosser sur de grands principes admis par tous      (« manifester, contester, protester est un droit ») pour donner      plus de poids au reste. Cette technique vous l’utilisez à plusieurs      reprises dans votre éditorial.
  3. Technique      n°7 : renverser les rôles. Les grands projets évoqués n’ont pas été      décidés démocratiquement (publicité, débats publics, référendum, fin des      recours administratifs pour s’assurer du respect des lois sur l’eau ou      européennes). Si dictature il y a c’est bien celle des promoteurs et      profiteurs de ces projets et non celles des opposants qui, sans aucun      doute, n’ont rien à gagner dans leur lutte.
  4. Vous      placez en fin de paragraphe la phrase qui tue (« qu’on ne peut      accepter la dictature que ………ce sont les prémices d’un terrorisme vert qui      transparaissent ») au bon endroit (technique n°1). Car vous l’avez,      afin qu’elle passe comme une lettre à la Poste, magnifiquement emballée      entre deux fondamentaux admis par tout un chacun (celui de      « manifester, contester, protester » et celui qu’ « il      n’y a point de liberté sans lois ») .

 

« Il n’y a point de liberté sans lois », nous enseigne Rousseau, dans son traité « Du contrat social ». Le droit de tout un chacun est de souscrire, ou pas, à ce principe, mais le devoir de la collectivité dans un Etat démocratique est de veiller à son respect puisque c’est la règle commune. Ne pas y souscrire revient à s’aventurer sur un terrain dangereux dont doivent se méfier certains partis politiques qui jouent avec le feu en soutenant le mouvement « zadiste ». Récupérée par bon nombre de responsables d’Europe-Ecologie-Les Verts, la mort du jeune Rémy Fraisse à Sivens est d’abord un fait divers dont les conséquences ont été politiques.

  1. Qui      ne peut souscrire au début de ce paragraphe ? Le problème c’est que      vous semblez admettre que nous sommes dans un Etat démocratique, ce que je      conteste. Certes l’idéal démocratique est très difficile à atteindre mais      on peut dire que la France est loin       de cet idéal et, sur ce sujet, loin des pays nordiques par      exemple: accès aux médias quasiment réservé aux partis dominants,      différence de traitement par les journalistes selon le parti auquel vous      appartenez, absence de proportionnelle, absence de référendum d’initiative      populaire, différence de moyens financiers lors des élections,…. Si vous      n’êtes pas convaincu je vous propose de vous rencontrer et d’approfondir      le sujet.
  2. C’est      monstrueux d’écrire que « la mort de Rémy Fraisse est d’abord un fait      divers dont les conséquences ont été politiques ». C’est quand      même un gamin qui, par idéal, se battait contre un projet destructeur de      Nature, projet – et c’est vous qui le rappelez- dont un rapport révèle qu’il  « était surdimensionné » (donc      mauvais) !! Oseriez-vous dire cette phrase en face des parents et      amis de Rémy Fraisse ?

 

Il existe en France comme dans tout Etat de droit des procédures qui s’imposent à tous. Quelle société peut vivre avec un minimum d’harmonie entre ses membres, si l’usage de la force prévaut sur l’action en justice ? Aucune. Partant d’un bon sentiment, ce n’est pas cependant la proposition de référendums locaux sur les projets environnementaux qui empêchera les mouvements « zadistes » puisque, par définition, ceux-ci font fi de la volonté majoritaire.

  1. Encore      un début de paragraphe utilisant la technique n°6 avec l’énoncé de grands      principes évidents.
  2. Le      référendum local ce n’est pas une « affaire de bons sentiments »      comme vous l’écrivez, mais de Démocratie !! Je trouve bien triste de voir      un journaliste tenir ce genre de propos vous qui devriez, justement, être      un des ferments de la Démocratie.
  3. Technique      n°8 : terminer l’article par une bassesse. D’où tirez-vous  que « par définition », « les      mouvements « zadistes » font fi de la volonté      majoritaire » ? Cette volonté majoritaire s’est-elle exprimée à      Notre-Dame des Landes, à Sivens, à Roybon, … ? Dans ces projets les      processus démocratiques et obéissants aux lois ont-ils été      respectés ?
  4. Il      est aussi curieux que vous utilisiez les termes de « projets      environnementaux » pour des projets qui sont tout sauf      « environnementaux » mais qui sont des saccages de Nature (déjà      mal en point par ailleurs). Je serais ravi si vous pouviez m’envoyer votre      définition du « projet environnemental » avec un exemple à      l’appui.

 

 

Jean Bitterlin : ni « zadiste » ni membre d’EELV

 

P.S. : Je ne saurais trop insister à inviter à lire l’excellent livre de Noam Chomsky « La

fabrication du consentement ». C’est peut-être une idée de cadeau de Noël.

L’obscurantisme frappe la France

Le 7 janvier 2015 dans Actualité, Paix & Guerre

Communiqué de presse

   Le massacre perpétré aujourd’hui à Paris, lâche agression contre un organe de presse, montre que nos frontières sont perméables à l’obscurantisme. Il nous appartient de démontrer que notre société et les libertés qui lui sont attachées ne peuvent être déstabilisées par ce type d’attentat.

Dans le même temps, il serait malvenu que l’affirmation d’une liberté mal comprise se traduise par une nouvelle bravade. Ce que nous percevons comme du terrorisme est vu par d’autres comme un acte de guerre. La paix suppose que nous sachions prendre en compte les différences de sensibilité des différents peuples du Monde. Le respect seul permet le dialogue. Les tueurs à la mitraillette ne doivent pas devenir les héros d’une fraction du monde musulman que nous aurions insulté.

Les Ecologistes – MEI rendent hommage aux fonctionnaires de polices tombés en service, et expriment leur sympathie aux blessés et aux familles éprouvées par la perte d’un des leurs. Ceux de Charlie faisaient partie de notre histoire.

Contact Presse : Antoine Waechter Portable 06 32 22 90 78 antoine.waechter@gmail.fr

Francine Herbaut Dauptain  Portable : 06 80 85 42 15 francineherbautdauptain@orange.fr

CHARLIE-HEBDO

Le 7 janvier 2015 dans Actualité, Paix & Guerre, Société

En ces circonstances dramatiques, le Mouvement Ecologiste Indépendant exprime sa totale solidarité aux familles des victimes et soutien sans condition l’action des autorités politiques, judiciaires et policières dans l’exercice de leur mission.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant a participé au débat public LNOBPL en rédigeant un cahier d’acteur, mais aussi par sa présence, physique ou via internet, à plusieurs réunions publiques.

Le 22 décembre 2014 dans Actualité, Ecologie environnementale, Grands travaux inutiles, Société, Transports

Le Mouvement Ecologiste Indépendant a participé au débat public LNOBPL en rédigeant un cahier d’acteur, mais aussi par sa présence, physique ou via internet, à plusieurs réunions publiques.

A l’issue de la réunion de clôture du 16 décembre, il apparait clairement que ce débat a suscité de nombreuses réactions citoyennes sur la mobilité de demain, les coûts des projets, et il est apparu également que les objectifs visés par le projet ne semblaient pas correspondre à la demande citoyenne. A chaque réunion, de nombreuses interventions du public ont rappelé que l’attente était d’abord, bien avant un gain de quelques minutes sur les liaisons entre grandes villes déjà desservies, la desserte de l’ensemble du territoire, y compris des villes modestes, et une amélioration des fréquences et du confort permettant de réellement abandonner la route pour le rail.

La CPDP en charge du débat et RFF ont rappelé et souligné lors de la réunion de clôture qu’à l’issue du débat, les possibilités qui s’offrent sont infinies ; allant de l’abandon du projet à l’adoption d’un scénario tel quel !

Seuls une poignée d’élus des métropoles, et quelques entrepreneurs issus des CCI, qui ne semblent pas avoir compris l’intérêt de la procédure de débat public, continuent à réclamer un scénario inchangé, le plus souvent le bleu, que le pays ne peut pas financer et qui ne sert qu’une minorité d’intérêts. Pourtant, au vu des multiples interrogations exprimées, c’est bien une situation intermédiaire qui se dégage du débat, avec des propositions citoyennes concrètes pour desservir les territoires de façon performante à moindre coût, en s’appuyant sur la rénovation de l’existant. Les économies réalisées pourraient alors être utilisées pour un désenclavement de certains territoires mal ou non desservis, qui s’est avéré être également une attente extrêmement importante des citoyens. La desserte performante du corridor Nantes-Rennes via Châteaubriant sur une ligne existante, entraînant à la fois de nouvelles dessertes, et une libération des sillons pour Redon et Quimper, renforçant ainsi les dessertes de ces deux villes, et qui a pu être présentée le 9 décembre, est un exemple de solution concrète tout particulièrement intéressante qui doit être creusée. D’autres exemples de dessertes ont également été évoqués, ou d’installations de troisième voie (comme à Strasbourg) afin de permettre d’augmenter le trafic en réduisant le grignotage de terres agricoles, et doivent donc être prises en considération. De plus, les conclusions de la réunion énoncées hier font bien état d’un besoin de redéfinition des objectifs partant des usagers, qui doit absolument être fait de façon complémentaire.

Le MEI souhaite que la CPDP rende son rapport en toute objectivité, comme elle s’est engagée à le faire, en veillant à bien rendre compte, publiquement, de l’ensemble des contributions citoyennes. Il demande aussi à l’Etat, premier Maitre d’Ouvrage, de bien redéfinir les objectifs en partant des besoins de l’ensemble des populations et élus concernés, et non seulement ceux des grandes villes et des CCI, puis de présenter ensuite aux populations les solutions possibles d’aménagement et de leurs coûts, accompagnées d’avis argumentés par le Maître d’Ouvrage RFF.

Rencontre Les Ecologistes du Mouvement Ecologiste Indépendant – Ministère de l’Ecologie

Le 15 décembre 2014 dans Biodiversité, Climat, Démocratie, Ecologie politique, Fiscalité, Urbanisme

Communiqué de presse

La France a un rôle déterminant à jouer dans la lutte contre la dérive climatique en donnant l’exemple et en suscitant l’adhésion des autres pays. La Conférence sur le climat en décembre 2015 est une étape cruciale en raison de l’urgence de la situation.

Les Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant, 2 e force politique écologiste du pays, devrait trouver toute sa place dans cette conférence.et sa préparation.

Les impacts de la transition énergétique sur les paysages, la démocratie dans les décisions d’urbanisme, la régulation du trafic poids lourds, l’avenir des parcs naturels régionaux sont les thèmes que les Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant ont portés au Ministère de l’Écologie du Développement Durable et de l’Énergie.

Le M.E.I. demande que le Développement Durable ne se focalise pas de manière obsessionnelle sur l’énergie. Il souhaite que la préservation du paysage soit réintroduite dans les politiques publiques. La beauté de la France conditionne la qualité de vie des Français et constitue le support de la principale industrie du pays : le tourisme.

Les citoyens ont vu se réduire leur possibilité de contester les décisions d’urbanisme. D’autre part, les mesures adoptées au début de l’année 2014 n’ont en rien relancé le secteur de la construction. Le MEI réitère sa demande d’approfondir le rôle des habitants dans les choix d’affectation du sol, dans la définition des grands projets et dans l’attribution des permis de construire.

La taxe poids lourds avait, à son origine pour seule ambition de rétablir un équilibre avec la Suisse et l’Allemagne afin d’éviter le basculement du trafic nord européen sur la France. Elle a changé de nature dés lors qu’elle a été conçue comme un moyen de financer les infrastructures de transport. Certains grands axes français sont surchargés des camions des pays de l’Est en transit entre le Nord et le Sud du continent au détriment de la sécurité routière et de l’environnement des riverains.

Le MEI demande que soit instaurée, sur les axes concernés, une taxe poids lourds capable de réduire ce transit.

Les Parcs Naturels Régionaux, ont été une forme de cogestion de territoires remarquables pour assurer un développement qui préserve la biodiversité, les paysages et le patrimoine. 40 ans après leur naissance, leur fonction s’est affaiblie au point souvent de perdre leur spécificité face à d’autres collectivités.

Le MEI demande que le concept de PNR à la française soit renouvelé en adoptant les même règles d’adhésion des communes que celles appliquées aux communautés de commune et que soit redonnée une place aux associations. Leur pouvoir réglementaire dans le domaine de l’environnement pourrait être renforcé.

Communiqué : La Suède reconnaît l’Etat Palestinien

Le 22 novembre 2014 dans Actualité, Paix & Guerre

Le Mouvement écologiste indépendant reste favorable à un seul État Israélo- Palestinien, fédéral, laïque et démocratique. Néanmoins, conscient de la réalité politique de la région et afin de faire cesser la poursuite de l’occupation et la colonisation des territoires Palestiniens,

le Mouvement Ecologiste Indépendant  se félicite de la courageuse et historique décision prise par la Suède de reconnaître l’État de Palestine. Tout comme les autorités suédoises, le MEI estime que sont réunies les conditions prévues par le droit international pour considérer les territoires palestiniens  comme un État : un peuple, un gouvernement démocratiquement élu, des territoires.

Le MEI considère également légitimes les revendications du Président palestinien Mr Abbas d’un retour aux frontières de 1967 et que Jérusalem-Est  soit la capitale de l’État palestinien.

La poursuite par Israël de l’occupation des territoires palestiniens ainsi que de leur colonisation est le plus sûr moyen pour que le conflit au Moyen Orient ne trouve aucune issue pacifique.

Le MEI demande au gouvernement français de suivre l’exemple donné par son homologue suédois et de reconnaître au plus vite l’État de Palestine.

La ferme des mille vaches : deux poids, deux mesures

Le 1 novembre 2014 dans Agriculture, Alimentation, Cause animale, Justice

Drame de Sivens

Le 28 octobre 2014 dans Grands travaux inutiles, Hommages

C’est avec beaucoup de tristesse et d’émotion que le Mouvement Écologiste Indépendant a appris le décès de Rémi Fraisse, militant écologiste qui a trouvé la mort parce qu’il s’opposait à un projet absurde destructeur de Nature.

Le MEI attend des Pouvoirs Publics qu’ils mettent tous les moyens en œuvre afin de trouver le ou les responsables de ce drame ainsi que les provocateurs. Le MEI demande également que ce projet de barrage insensé soit abandonné.

Le MEI présente ses sincères condoléances à la famille de Rémi Fraisse, à ses amis et  à toutes les personnes qui l’ont connu en militant avec lui pour la préservation de la Nature.

La ferme-usine des 1000 vaches à Drucat près d’Abbeville

Le 26 octobre 2014 dans Agriculture, Alimentation, Ecologie environnementale

Ce projet a germé dans l’esprit d’un industriel du BTP. Il remet en cause le modèle agricole, tel que nous le connaissons majoritairement, fait de petites et moyennes étables et de pâturages.

Dans la ferme, modèle Ramery, les vaches ne connaîtront ni prés, ni herbe verte. Dans ce projet chaque vache produira 30 l de lait par jour, lait qui ne pourra être que de qualité médiocre. Un « manège de traite » permet de traire 300 vaches à l’heure trois fois par jour (toutes les 8 heures) soit 27 000 l de lait pour 1000 vaches.

Évidemment ce projet ne se soucie ni du paysage, ni du bien-être des vaches, ni de la santé des consommateurs, encore moins du devenir des petits producteurs des alentours mais a uniquement pour but le gain financier avec un prix de revient du litre  à 27 cts contre 35 cts en moyenne ailleurs. On peut donc y voir la mort annoncée des petits éleveurs.

Clou du projet : la construction d’un méthaniseur, prévu dans un an, capable de traiter le lisier, les boues d’épuration, les déchets des grandes surfaces et des hôpitaux. C’est du moins ce qu’avait annoncé le promoteur de ce projet.

Sous l’action des opposants (l’association Novissen, la confédération paysanne, les écologistes…) la puissance de ce méthaniseur a été ramenée à 0.6 Mwh et alimentée uniquement par des déchets 100 % végétaux.

On rejoint ici la problématique de la méthanisation industrielle : plutôt que de chercher à réduire la quantité de déchets que nous produisons, la méthanisation industrielle, pour optimiser l’investissement et les profits financiers,  incite à en produire de plus en plus. Se rajoute le problème du flux incessant de camions : acheminement des déchets qui alimentent l’unité de méthanisation (plus l’unité est grande et plus les déchets sont collectés loin). Dans le cas de cette ferme l’acheminement  de la production laitière et l’acheminement de l’alimentation des bêtes ne peut être négligeable.

Les opposants ont obtenu par arrêté du gouvernement que la ferme – usine soit limitée à 500 bêtes (sans les génisses et les veaux). Mais les forces de l’ordre ont voulu « faire un exemple » et le 28 octobre à Amiens aura lieu le procès  de 9 personnes. Elles comparaîtront pour dégradation en réunion, refus de prélèvement ADN, recel …

Entre 1500 et 2000 personnes sont attendues ce mardi 28 octobre devant le Tribunal d’Amiens pour marquer leur soutien aux actions engagées par les riverains et les paysans soucieux d’un autre modèle d’agriculture. Les écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant, totalement opposés à ce projet, seront présents à leurs côtés.