Le stupide projet du gouvernement pour faire des économies

Le 11 avril 2014 dans Actualité, Démocratie, Fiscalité, Institutions

Prétendre faire des économies par la suppression des départements et la division par deux du nombre des régions est stupide.

Les demandes de financement pour l’action sociale, la formation initiale ou continue, les transports, l’environnement ou le développement économique, subsisteront. De même l’obligation d’une représentation dans les nombreux conseils d’administration où siègent les élus. Au bilan, il n’est pas certain que l’opération se traduise par une économie. Par contre, elle pourrait s’accompagner d’une perte d’efficacité, la proximité étant un gage d’optimisation de la dépense comme l’a démontré la gestion des collèges, des lycées et des TER.

Par contre, améliorer la gouvernance des territoires, éviter les doublons et les querelles de compétence, renforcer la démocratie, voilà des objectifs qui justifient la redéfinition de l’architecture institutionnelle du pays. Oui à la disparition des conseils généraux qui n’ont pas réussi à s’émanciper de la dépendance administrative : mais après avoir désigner les collectivités qui reprendront leurs compétences, notamment sociales et techniques : la Région et les communautés de communes portées à la dimension des Pays ? Non à la fusion autoritaire des régions, qui doivent coller à l’identité séculaire d’un territoire et gagner en pouvoirs.

Il est peut-être temps de passer à la VIe république, plus démocratique, et décentralisée à l’image de la quasi-totalité des membres de l’Union.

Au-delà de l’affaire des enregistrements de M. Buisson, la France n’est pas un modèle de Démocratie

Le 11 mars 2014 dans Actualité, Démocratie, Ecologie politique, Société

       Le MEI condamne les jeux d’influence et de manipulation des cercles de pouvoir, incompatibles avec la démocratie. Le Mouvement Ecologiste Indépendant condamne les moyens utilisés par certaines personnalités des cercles au pouvoir* pour arriver à leurs fins, n’hésitant pas à agir en dehors de tout cadre légal et à porter atteinte au fonctionnement régulier de nos institutions, voire à la vie privée de leurs proches ou de tout un chacun. Que de tels agissements puissent se produire, cela révèle  les carences de l’organisation de la vie politique de notre pays.

     La France, avec les absences de scrutin véritablement à la proportionnelle, de réelle possibilité de référendum d’initiative populaire, d’égalité d’accès aux grands médias, d’égalité de ressources financières pour l’activité politique, sans oublier les publications, avant les élections, de sondages tronqués et trompeurs, n’est pas un modèle de démocratie en Europe. Les citoyens doivent s’interroger sur des pratiques qui ne font que décrédibiliser davantage sa démocratie et souhaite que, en toute circonstance faisant apparaître des infractions à la loi, la justice puisse faire son oeuvre en toute indépendance.

*certes, tous ne sont pas corrompus

NDDL : le MEI appelle solennellement le gouvernement…

Le 26 février 2014 dans Actualité, Démocratie, Grands travaux inutiles, Transports

Le samedi 22 février 2014 à Nantes, le MEI s’est joint aux 50 000 manifestants pacifiques de tous âges venus (de toute la France,  accompagnés par les agriculteurs et leurs 520 tracteurs) pour dire son opposition au projet d’aéroport de NDDL.
La manifestation a malheureusement été aussi le lieu de scènes de violences inacceptables, que le MEI condamne. En revanche il faut néanmoins s’interroger sur les responsabilités des uns et des autres, et, à ce sujet, le MEI appelle à une grande prudence. Qui a décidé de modifier le tracé de la manifestation  pour  défiler devant les bureaux de Vinci ? Pourquoi les forces de l’ordre étaient-elles absentes  lorsque les casseurs entraient en action (bris de vitres ou ramassage de pavés) sous les caméras de télévision pour intervenir finalement trop tard et de façon si spectaculaire ?

L’aéroport actuel offre des possibilités d’aménagements à moindre coût tant financier  qu’écologique : de nombreuses études le prouvent, avec des arguments raisonnés qui ont été très faiblement diffusés par la presse et encore moins via les grands médias.

Le MEI appelle  solennellement le gouvernement à prendre en compte la solution alternative de la rénovation de l’aéroport actuel de Nantes Atlantique. Cette option représenterait une belle sortie de crise, bienvenue au regard de la situation économique de notre pays. Par son obstination le gouvernement porte une part de responsabilité dans les dérapages violents qui accompagnent l’évolution du dossier de Notre Dame des Landes.

Notre Dame des Landes : Tous à Nantes le 22 février 2014

Le 21 février 2014 dans Actualité, Agriculture, Grands travaux inutiles, Transports

Manifestation Ayrautport 22 Février 2014L’État et les pro-aéroport menacent de passer de nouveau en force. Ils prétendent débuter les chantiers dans les mois qui viennent.
Sur place, le mouvement est plus vivant encore qu’à l’automne 2012, les liens plus denses, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux. Au delà, plus de 200 comités locaux se sont créés, en solidarité avec la lutte et pour la faire essaimer par chez eux.
Et il n’est pas question qu’ils touchent au bocage et aux espèces protégées.
Relais par le MEI de l’appel

lancé par la coordination des opposants (50 associations, syndicats, mouvements politiques et collectifs) – le COPAIN 44 – Les Naturalistes en lutte – Des habitant-e-s de la ZAD

Non au TAFTA (Transatlantic Free Trade Area) antiécologique

Le 11 février 2014 dans Agriculture, Démocratie, Ecologie politique, Fiscalité

Négociations sur le commerce transatlantique et le partenariat d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique

Le MEI est résolument opposé au Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique, il regrette que les gouvernements européens aient cédé à une demande ancienne de la Commission Européenne  ayant trait à une dérégulation du marché intérieur Européen qui sera calquée ou alignée sur celle des marchés américains.

Le MEI dénonce un accord de partenariat transatlantique qui prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique devront se plier aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises Européennes et Américaines. Le MEI ne peut, par ailleurs, admettre que cet accord autorise des Multinationales à attaquer en justice tout État qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme qu’elles ont édicté, avec des risques de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.

Le MEI est convaincu que ce partenariat suscitera de fait sur ‘’des marchandages de tapis’’ entre la commission Européenne et les USA. Par exemple, la Commission se montrera flexible dans un secteur en échange d’une promesse réciproque des USA dans un autre secteur et convaincra les 28 chefs d’État d’accepter au nom de l’intérêt des Européens, alors que ce sont les marchés Financiers et les Multinationales qui en seront les grands Bénéficiaires et imposeront leur dictat, avec pour corollaire une aggravation inconsidérée de la crise écologique.

Le MEI dénonce et s’oppose avec force  à cette directive de négociation du partenariat qui conduit inévitablement  à une suppression substantielle des droits de douane dès l’entrée en vigueur et une suppression graduelle de tous les tarifs douaniers les plus sensibles dans un court laps de temps. Ce qui provoquerait inévitablement une catastrophe agricole majeure dans les divers pays Européens, avec perte de revenus pour les agriculteurs et accélération de la disparition des petites exploitations, arrivée massive de soja et de blé américains avec OGM, industrialisation accrue de l’agriculture européenne au bilan énergétique et rejet des Gaz à effet de serre déjà des plus désastreux.

Le MEI considère que les discussions concernant la directive pour les négociations sur le commerce transatlantique et le partenariat d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique produisent déjà leurs effets en France, qui par une proposition de loi votée à l’unanimité (Y compris EELV) par le Sénat le 20 novembre 2013, sous prétexte de lutter contre la contrefaçon renforce un arsenal juridique qui protège, entre autre, les multinationales commercialisant des semences. Cette loi étend la chasse aux contrefaçons jusque dans les champs et les étables des paysans qui reproduisent leurs propres semences ou animaux, et conduit ainsi à la confiscation du vivant. Là où les paysans sélectionnaient des variétés adaptées aux différents terroirs, Il s’agit d’un acte désormais considéré comme criminel, au même titre que l’impression de fausses monnaies, la vente de médicaments illicites à partir de molécules copiées, ou la reproduction de sacs ou de montres de grandes marques. Ce sont maintenant les terroirs qu’il faut adapter à un très faible nombre de variétés  et employer maints intrants chimiques, sources de pollutions diverses avec l’impact sur la santé.

Le MEI ne peut, par ailleurs prendre au sérieux le fait d’invoquer des conventions internationales auxquelles le futur « partenaire » Américain refuse d’adhérer : conventions sociales de l’OIT, protocole de Kyoto, convention sur le respect de la diversité culturelle de l’UNESCO Etc. pour lequel « le modèle de vie Américain n’est pas à négocier… »

Pour conclure, le MEI refuse les poulets chlorés, le bœuf aux hormones, les fruits et légumes OGM servis par les Multinationales agroalimentaires et, en lieu et place, exige l’abrogation des lois destructrices de l’agriculture paysanne, ainsi qu’un réel investissement de soutien à l’agriculture Bio seule respectueuse de la fertilité durable des sols.

Rédaction D. Martin

La liberté d’expression est en France un droit fondamental

Le 23 janvier 2014 dans Démocratie

Statue de la Liberté du Jardin du LuxembourgLa liberté d’expression est en France un droit fondamental, droit dont, entre autres, Christine Taubira, ministre de la Justice, s’est portée garante, elle qui déclarait il y a peu sur Médiapart « Je suis responsable des libertés ». Cette liberté d’expression est indivisible et ne peut souffrir de dérogation ; elle est aussi le baromètre de la bonne santé de notre démocratie.

On ne peut censurer au préalable ; la loi ne peut donc interdire à priori un spectacle quel qu’il soit. Si un spectacle crée des désordres par des appels à la violence, diffame par des allégations mensongères ou insulte une personne ou un groupe de personnes c’est à la Justice de se saisir de l’affaire et de sanctionner. Tout juge en s’appuyant sur les textes de loi,  sur la jurisprudence, sur des débats contradictoires, sur la Constitution ou sur des Traités Européens est en mesure de traiter ce genre d’affaire.

Par sa circulaire remise aux préfets, le Ministre de l’Intérieur Monsieur Manuel Valls s’attaque à ce droit fondamental, que ce soit à titre exceptionnel ou non, et ouvre la porte à l’arbitraire ; dorénavant on pourra éliminer ou censurer tout ce qui dérange la classe politique au pouvoir.

Les Écologistes-Mouvement Écologiste Indépendant ne peut que déplorer la position prise par le Ministre de l’Intérieur puis par le Conseil d’Etat avalisant les décisions prises par les maires et les préfets sur instruction de ce ministre dans l’affaire Dieudonné. 

La non-violence que Nelson Mandela a su appliquer est un des fondements philosophiques du Mouvement Ecologiste Indépendant

Le 7 décembre 2013 dans Actualité, Démocratie, Hommages

NelsonMandelaLes Écologistes – Mouvement Écologiste Indépendant rend hommage à Nelson Mandela qui, à la suite de Gandhi, Martin Luther King et Jean Jaurès … a su rendre l’Humanité plus juste et plus noble.

Il a lutté de toutes ses forces contre la monstruosité de l’Apartheid en Afrique du Sud  et a passé pour cela 28 années en prison. Il aurait eu alors besoin de plus de soutien international en particulier lorsque, condamné à mort par les autorités de son pays, les USA, l’Angleterre et la France ont été en 1964 les seuls pays qui se sont abstenus lors de la demande de l’ONU pour que Nelson Mandela soit gracié. Malgré toutes les souffrances qu’il a endurées il a su faire preuve d’une grandeur d’âme exceptionnelle en pardonnant à ses geôliers et à ses opposants évitant par là même une révolution sanglante à son pays comme il a pardonné à tous ceux qui sur le plan international ont été complices de l’Apartheid, que ce soit par lâcheté ou par intérêt.

La non-violence que Nelson Mandela a su appliquer avec succès est un des fondements philosophiques du Mouvement Écologiste Indépendant.    .

Notre Dame des Landes : dérogation ” espèces protégées “ Demande d’une véritable enquête publique

Le 14 novembre 2013 dans Biodiversité, Démocratie, Ecologie environnementale, Grands travaux inutiles

Demande d’une véritable Enquête Publique car les compensations environnementales sont impossibles. Rien ne peut compenser ces stérilisations territoriales incessantes.

 

Copie  de la déposition du MEI , à la préfecture de Nantes.

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Le “dénisme” ou le déni permanent de la crise écologique

Le 14 novembre 2013 dans Ecologie politique, Tribune de Stefanu Poli

Un cas d’école : l’Agence Internationale à l’Énergie
L’agence Internationale à l’Énergie (AIE) vient de publier son rapport annuel pour 2013.
Une représentation graphique très intéressante s’y trouve :
l’estimation de la production mondiale de pétrole pour les prochaines années en ne considérant que les champs actuellement en exploitation.
Une production qui fournit grosso-modo les 4/5ème de l’offre actuelle, le reste étant complété par du “non conventionnel”
Que nous dit ce graphe ? Que l’actuelle production aura diminué de moitié en 2020.
Jamais, l’industrie pétrolière -au niveau mondial- n’aura eu à faire face à un déclin d’une telle envergure et à un tel rythme…
production-decline-WEO2013
 
Mais l’AIE se veut rassurante !  Une telle diminution n’aura lieu que si “l’industrie arrête aujourd’hui d’investir dans la recherche et la mise en production de nouvelles ressources”
pour conclure que “le déclin ne mène pas toujours à la chute”… puisqu’il va être “un moteur majeur des investissements dans la production”.
Traduisons : la déclin naturel de la production va être en grande partie compensé par les futurs progrès de la science, de la technologie et de l’industrie.
L’Agence ne souligne-t-elle pas, par ailleurs, que la demande mondiale de pétrole va continuer à s’accroître passant de 87 à 101millons de barils par jour (mb/d) d’ici 2035 !
-Sous entendu qu’il n’y aura pas d’autre alternative possible que de satisfaire à cette demande !-
Le “dénisme” ou l’art du déni permanent pour évacuer des questions embarrassantes…
La réaction de l’AIE est très symptomatique. Elle n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des dénis à répétition pratiqués par les pouvoirs publics et autres autorités -nationales et internationales-
Bien que la vitesse actuelle de destruction de la biosphère hypothèque de plus en plus gravement le devenir de l’humanité, elle-même,
comment expliquer que nos décideurs -International, Etat ou secteur privé-, y compris même de nombreux intellectuels, feignent à ce point d’en ignorer son importance ?
Pensons nous raisonnablement que l’actualité relayée par les médias nationaux consacre suffisamment de temps à cette question au regard de la gravité de ses implications ?
Tout se passe comme si (presque) tout le monde “savait”, mais “refusait de croire”…
Comme si, pour nos décideurs, le simple fait “d’évacuer” cette question si perturbante, à leurs yeux, pouvait conduire à la faire disparaître et à les laisser tranquille.
Ce déni permanent, pourquoi persiste-t-il ?
Une vision du monde commune au libéralisme et au socialisme
 
Ce défi vital auquel nous sommes confrontés est ignoré parce que la vision du monde dominante -et que l’on pourrait qualifier de “progressiste”- l’estime tout simplement inconcevable.
Si cette menace était officiellement reconnue, elle remettrait fondamentalement en cause le paradigme dominant et des pans entiers du fonctionnement de notre société.
Quelque soit la période de l’histoire de l’humanité, toute société humaine s’est toujours fondée sur une vision du monde.
Une vision du monde, c’est ce qui constitue un ensemble cohérent de règles et de croyances régissant les comportements de chacun des membres, les liens qui les unissent et qu’ils entretiennent avec le restant biosphère… Une vision, fil conducteur, qui donne un sens à leur existence…
De telles croyances et préjugés ? Les penseurs modernistes prétendent s’en affranchir au nom d’un certain  ”rationalisme” prétendument “scientifique”…
La vision du monde sur laquelle s’appuie notre société moderne atteste que tous nos bienfaits -bien-être et richesse matériels- sont les résultats des progrès scientifiques, techniques et industriels.
Tout ce que nous offre -gratuitement- la biosphère (un air sain, un climat stable, des sols fertiles et une eau pure, un monde vivant et diversifié…) est passé sous silence ou jugé secondaire ou sans valeur. Certains idéologues progressistes ne vont-ils pas jusqu’à affirmer que l’espèce humaine est parvenue à “s’arracher” de la nature, a “s’en affranchir” ?
Pour optimiser notre “niveau de vie”, il faut donc maximiser le développement économique, accroitre la croissance du PIB et contribuer à l’expansion de ce modèle partout dans le monde.
Le progressisme : un nouvel obscurantisme ?
Dénoncer -ne serait-ce même simplement évoquer- les retombées destructrices du “progrès  ” revient à blasphémer “l’évangile progressiste”.
On retrouverait ainsi d’un coté “les rationalistes” nécessairement “progressistes” et de l’autre, tous les “obscurantistes” parmi lesquels “les écologistes”.
Certes, certains “progressistes” en viennent parfois à stigmatiser quelques retombées du “progrès”, mais ce n’est pas pour remettre en cause ce même progrès !
C’est pour mieux dénoncer les dysfonctionnements d’un modèle de redistribution économique qu’ils jugent obsolète ; socialiste pour les uns, libéral pour les autres…
Mais, même s’ils s’en défendent et tiennent à tout prix à se différencier, libéraux et socialistes adhèrent au même schéma de pensée,
L’un des plus éminents chefs de file actuel de l’école de cette pensée progressiste, le très libéral Guy Sormann, ne revisite-t-il pas – à sa manière- le “sens de l’histoire”  ?
Une histoire ponctuée par l’avancée des progrès scientifiques et techniques… devant conduire à la “prospérité universelle” avec une société sans classe telle que l’imaginait Marx.
Certes, pour Sormann, seule la mondialisation -libérale- est à même de nous conduire à cette “prospérité”. Il s’agit même selon lui, d’une donnée scientifique
Après le socialisme scientifique cher à Marx, ne voit-on pas apparaître le “libéralisme scientifique” défendu par de nouveaux maîtres penseurs libéraux ?
Sortir des ténèbres, c’est en finir avec le “sens de l’histoire”
Libéralisme et socialisme sont les deux faces de cette même médaille “progressiste”,
Malgré d’ apparentes divergences, Sormann tout comme Marx défend une vision déterministe du “sens de l’histoire”…
Une histoire faite de “progrès” au sens large considérée s’inscrire dans le prolongement de l’évolution des espèces, elle-même synonyme de “progrès”…
N’est ce pas ce même “sens de l’histoire” qui sert, aujourd’hui, de fil conducteur aux dirigeants de ce monde et les conduisent à le plonger dans les ténèbres ?
Pour nous, une chose est sure ; il est le plus sur moyen d’aboutir à “la sixième extinction de masse”.
La sixième extinction ? Ce n’est pas nous qui le disons, c’est ce qu’affirment de véritables scientifiques et non des “illuminés”
En guise de “progrès” dans l’évolution, nous y voyons plutôt des signes alarmants de rupture ayant pour cause une dynamique de destruction à grande échelle
Et si nous remettions en cause “le sens de l’histoire” ?

La fonction présidentielle paie l’erreur de la réforme de 2000

Le 12 novembre 2013 dans Actualité, Démocratie, Institutions

Nicolas SARKOZY en a été la victime, François HOLLANDE l’est aujourd’hui, victimes d’un système institutionnel qui fait du président un premier ministre.

Rendu responsable de tout ce qui ne va pas, la présidence est la cible de tous les mécontentements. Le remplacement du premier ministre en titre ne changera rien à la courbe descendante des sondages.

Soucieux de se succéder à lui-même au bout d’un mandat de cinq ans trop court, le Président cale ses décisions sur l’opinion, entrant dans une valse hésitation qui tue l’autorité, pourtant nécessaire au chef de l’exécutif.

Elue dans la foulée de l’élection présidentielle et en soutien du Président, l’assemblée nationale n’est plus qu’un appendice de l’Élysée : l’exécutif et le législatif sont concentrés dans les mêmes mains : il en résulte un effacement du Parlement derrière la présidence, des éruptions de mauvaise humeur de parlementaires frustrés, rendant chaotique le cheminement législatif, une présidence, nue devant le peuple, menacée par un « printemps » français.

Bref : la fonction présidentielle est affaiblie et avec elle c’est l’État qui s’affaiblit. En temps de crise, cette situation est détestable. Plus personne n’est en situation de tenir la barre tout en assurant l’unité nationale.

La réforme du quinquennat fut une erreur. Redonnons à la fonction présidentielle le caractère fédérateur qu’elle a dans toutes les démocraties européennes. Redonnons au premier ministre les prérogatives du gouvernement. Séparons les élections législatives de l’élection présidentielle pour redonner une visibilité au Parlement.

La crise politique actuelle se résoudra par une réforme constitutionnelle. Par gros vent, la gouvernance est essentielle : ce n’est pas un luxe de lui donner plus d’efficacité et de stabilité.