Allocations Familiales

Le 17 octobre 2014 dans Actualité, Démographie, Fiscalité

Le Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI) se félicite de la décision du Gouvernement d’accepter la proposition de loi des députés socialistes de moduler le montant des Allocations Familiales en fonction du revenu des parents. Il faut d’ailleurs souligner que cette décision est en accord avec des principes de justice sociale dits de Gauche et que le MEI aimerait pouvoir approuver plus souvent ce genre de décision.

Par principe d’équité, et en ces temps de crise, il semble évident que l’aide de l’Etat doit aller vers les enfants qui en ont le plus besoin plutôt que vers ceux dont le revenu mensuel des parents est de 8 000€. On ne peut que s’étonner de l’absence de consensus sur le sujet dans la classe politique française.

Par la même occasion le Mouvement Ecologiste Indépendant demande au Gouvernement la suppression du Quotient Familial qui n’avantage que ceux qui payent des impôts soit la moitié de la population française. Cette suppression est nécessaire parce que la crise est appelée à durer, que le poids de la dette française atteint un niveau intolérable et que l’effort ne peut être demandé aux couches défavorisées.

Sobres ministres

Le 7 octobre 2014 dans Démocratie

Le MEI condamne les bombardements de l’armée française en IRAK

Le 1 octobre 2014 dans Ecologie politique, Paix & Guerre

 

Les Etats-Unis se sentent investis d’une mission quasi-divine de gendarmes du Monde qui les fait intervenir militairement en tout point du globe. Ceci au prétexte d’apporter la démocratie et la justice, poussés dans certaines situations par l’Etat d’Israël et forts de leur supériorité militaire dont le budget (552 milliards de $ en 2013) est supérieur à la somme des budgets militaires des autres nations du Monde. Cette mission leur permet également d’avoir accès aux sources d’énergie et de matières premières qui leur assurent l’« American Way of Life ». Dans les années 60 à 80 il s’agissait de lutter contre le communisme, à partir des années 2000 c’est le prétexte de la lutte contre le terrorisme et les dictatures qui a pris le relais. Les interventions américaines en Irak et en Libye se sont soldées par des désastres pour les populations des pays concernés ainsi que pour la Sécurité du Monde car elles ont instauré le chaos dans ces pays et ouvert un boulevard aux extrémistes religieux. Le même chaos s’installera en Afghanistan après le retrait américain et il en ira de même en Syrie si l’on continue à vouloir éliminer Bachar El Assad.

En participant aux côtés des Américains dans toutes les interventions précitées, l’Europe et la France en particulier n’a servi que de caution morale (pour des buts qui n’avaient rien de moral), car la puissance militaire américaine n’a nul besoin d’aide pour arriver à ses fins. Alors qu’ils sont les principaux soutiens financiers et fournisseurs d’armes des djihadistes au Moyen Orient, Qatar et Arabie Saoudite, sont aujourd’hui aux côtés de leurs alliés Américains ; comprenne qui pourra, à moins que ces pays ne redoutent qu’un jour les djihadites ne se retournent contre eux ..

Le MEI, pour toutes les raisons précitées, demande au gouvernement français de cesser tout bombardement aérien en Irak. Parce que de tels bombardements, même avec l’intervention au sol de l’armée Irakienne, dont la vulnérabilité et le manque de fiabilité sont une évidence, s’avèrent parfaitement inefficaces d’un point de vue stratégique, mais aussi parce qu’ils ne feront que renforcer la détermination des djihadistes. Ces derniers obtiendront en outre le soutien des populations civiles inévitablement touchées par ces bombardements. Et enfin ces bombardements augmenteront le risque terroriste anti-français sur le sol français ou à l’étranger…

Le MEI demande également au gouvernement de cesser toute aide directe ou indirecte aux opposants syriens de Bachar El Assad, et lui permettre, avec ses forces de participer pleinement à l’éradication du terrorisme djihadiste en Syrie ; il doit en effet être associé à la lutte menée contre les terroristes djihadistes. Faut-il rappeler qu’avant l’intervention américaine la Syrie était un état laïc dans lequel les chrétiens ou membres d’autres confessions pouvaient librement pratiquer leur foi ?

Le MEI condamne les raids aériens américains en Syrie car, une fois de plus, ils se sont exercés sans mandat de l’ONU et sans demande du gouvernement légitime syrien (issu d’élections libres). Le MEI les condamne, quand bien même ils sont dirigés contre l’Etat Islamique et ses « fous de dieu ». Il demande donc au gouvernement français de ne pas cautionner et de ne pas s’associer à ces bombardements, ainsi que de cesser de faire des déclarations qui mettent sur la même échelle de l’horreur et de la barbarie les djihadistes de Daech (EI) et le Président Syrien Bachar El Assad.

Le MEI ne peut que déplorer l’assassinat d’Hervé Gourdel et s’associer à la peine de ses proches. Il est malheureusement à craindre que dans le futur de tels événements tragiques et à l’encontre de ressortissants français ne se reproduisent.

 

Interview sur France 3 Auvergne à l’occasion des Journées d’Eté 2014 à La Bourboule

Le 25 août 2014 dans Ecologie politique, Vu, lu, entendu

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne/2014/08/25/l-universite-d-ete-du-mouvement-ecologiste-independant-se-tient-la-bourboule-537362.html

“L’université d’été du Mouvement Écologiste Indépendant se tient à La Bourboule.

Depuis le samedi 23 août et jusqu’au mercredi 27, le Mouvement Écologiste d’Antoine Waechter se rassemble à La Bourboule. Associé à EELV lors des dernières élections Européennes, le mouvement se cherche un nouveau souffle.

Il était présent à l’université d’été d’Europe Écologie Les Verts à Bordeaux, Antoine Waechter, a fondé le Mouvement Écologiste indépendant dont il est toujours le Président. Comme chaque année, le MEI tient sa propre université d’été. Depuis ce samedi 23 août, les militants et sympathisants de toute la France se retrouvent à La Bourboule. Au cœur des débats et des conférences: l’économie avec ce lundi soir à 20h30, une soirée consacrée à la politique monétaire.

L’Auvergne a une place particulière pour le MEI, c’est à Chatel-Guyon que le mouvement est né en 1994 et c’est donc à La Bourboule qu’il soufflera ses 20 bougies ce mercredi 27 août.

L’interview d’Antoine Waechter dans le Journal de 12h de France 3 Auvergne ce lundi 25 août :”

Invitation presse aux Journées d’Eté 2014

Le 21 août 2014 dans Vie du mouvement

Les Écologistes – Mouvement Écologiste Indépendant tiennent cette année leurs journées d’été dans notre région, à La Bourboule (gîte François et Suzon)(1), du 23 au 27 août.

A l ‘occasion de nos Universités d ‘été, nous organisons deux conférences avec débats, ouverts  au public .

1) ” Critique de la croissance “ ; conférencier Christian Sunt, , le Dimanche 24 Aout  à 20h30 

La pensée écologistes ,qui sert de référence au courant politique de la Décroissance (Mouvement des Objecteurs de Croissance ) , inscrit les actions humaines dans leurs écosystèmes . Cet espace écologique dont il nous faut assumer les limites et la responsabilité.

Les politiques de la Décroissance ,que proposent le Mouvement des Objecteurs de Croissance, se comprennent   dans cette volonté d’équilibre et d’évolution harmonieuse de nos écosystèmes ,de justice sociale , en coopération avec les autres espèces vivantes et le respect  des cultures des générations passées et futures.

Nous ne pouvons donc que nous trouver en rupture radicale avec le modèle productivisme , industriel et compétitif qui tente de s’imposer au monde. Mais nous voulons construire une société où chacun retrouve autonomie et responsabilité individuelles et collectives , ce qui nous amène à chercher une organisation sociale proche de l’autogestion généralisée de la vie …..

Christian Sunt de la Coopérative du MOC

2) :“Les secrets de la monnaie – Changer la monnaie pour changer le monde” ; conférencier : Gérard Foucher, le Lundi 25 Aout à 20h30

Une conférence claire et accessible à tous, pour comprendre les racines réelles de la DETTE, de la pauvreté, des crises et des conflits qui rongent le cœur de notre société et les ressources de notre planète… et pour réfléchir ensemble à la question essentielle  :
Quelles sont les solutions pour se sortir de là  ?
Les secrets de la monnaie sont très bien gardés…
“Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.”
Henry Ford
Intervenant: Gérard Foucher, auteur du livre “Les secrets de la monnaie”

Cette rencontre sera l’occasion de vous dire où en est le Mouvement, 20 ans après sa naissance à Chatel-Guyon, le 3 septembre 1994, a évoquer sa place dans le paysage politique, sa position sur plusieurs projets de loi en débat et sa préparation pour les prochaines échéances, notamment régionales.

Vous aurez l’occasion de dialoguer avec notre président, Antoine Waechter, (conseiller régional d’Alsace), notre secrétaire national, Jacques Mauhourat (maire adjoint d’Assat).

Votre présence sera la bienvenue. Cordialement.

Alain BOUYER, vice-président à l’environnement

Gisèle NAUDIER, déléguée du MEI 63

Contact Presse :

antoine.waechter@gmail.com : 03 89 08 00 08

jacques.lancon@orange.fr : 03 84 47 48 80 ou 06 44 16 63 48

alainbouyer@orange.fr ,

Gisèle Naudier : 04 73 91 56 53 (contact à Clermont Ferrand)

Journées d’Eté 2014 à La Bourboule (Massif Central)

Le 20 août 2014 dans Vie du mouvement

JOURNEES D’ETE 2014

23 au 27 août 2014

63150 LA BOURBOULE

Nous sommes retournés cette année dans la belle région des volcans d’Auvergne, plus précisément dans la cité de La Bourboule. Dans le gîte rénové François et Suzon et son parc de deux hectares, que nous avons apprécié en 2011.

Les journées d’été constituent le moment fort de l’année, permettant à tous de se rencontrer dans une ambiance conviviale de réflexion et de découverte. Les familles peuvent y venir avec les enfants. C’est aussi une excellente occasion de découvrir le territoire d’accueil, en ajoutant des jours de congé avant ou après les journées d’été. Ces dernières sont ouvertes aux adhérents ainsi qu’aux sympathisants.

MEI-PhotosLaBourbouleLE PROGRAMME

 

Matin

Après midi(2)

Soir

Samedi 23

Accueil

En ville (6)

Dimanche 24

Conseil national (1)

Sortie volcans (3)

Conférence (7)

Lundi 25

Ateliers (2)

Plénière (4) / AG des élus (5)

Conférence (7)

Mardi 26

Ateliers (2)

Plénière

Conférence (7)

Mercredi 27

Ateliers (2)

Plénière

Soirée anniversaire (8)

(1)  La réunion du conseil national est publique.

(2)  Ateliers : débats par petits groupes ou séances de formation (mise en ligne de contenu, vidéo)

(3)  Prévoir des chaussures de marche pour la sortie. Accessible à tous, y compris aux enfants

(4)  Plénières : débats pléniers et accueil de personnalités extérieures

(5)  Les élus désignent 15 représentants au Conseil national. Dépôt des candidatures auprès du secrétariat national ou du président jusqu’au vendredi 22 août 2014

(6)  Visite de la ville et dîner au restaurant selon souhait de chacun

- Dimanche 24 à 20h30, conférence “Décroissance” avec Christian Sunt, animateur du Mouvement des Objecteurs de Croissance

- Lundi 25 à 20h30, conférence “Les secrets de la monnaie. Changer la monnaie pour changer le monde” avec Gérard Foucher

(8)  Le MEI a 20 ans : rétrospective des jours heureux et moins heureux, partage d’un gâteau d’anniversaire et moment musical, débat : avons-nous influencé l’histoire de l’écologie politique française ?

Conférences et débats pléniers

  1. 1.    Les ondes électromagnétiques avec projection du film « Ondes, influences et manigances » ;
  2. 2.    S’émerveiller sur le monde avec la projection du film « Les petites fugues » ;
  3. 3.    Quelle nouvelle architecture institutionnelle : disparition des conseils généraux, fusion des régions ?

 

Arrêter les Massacres de populations à Gaza. Quel avenir pour la Palestine ?

Le 11 août 2014 dans Actualité, Paix & Guerre

« Comment comprendre aujourd’hui que la France appelle à la “retenue” quand on tue des enfants en toute connaissance de cause ? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d’Israël ? » Dominique de Villepin ancien Premier Ministre au Figaro le 01/08/2014.
La France se doit de jouer un rôle actif et non partisan dans la recherche d’une solution à la crise actuelle. Le MEI demande donc au gouvernement français d’exiger de son homologue israélien l’arrêt immédiat des bombardements de Gaza et propose au conseil de sécurité de l’ONU l’adoption d’un embargo général sur les armes à destination d’Israël. Faute d’arrêt immédiat des bombardements, le MEI demande la rupture des relations diplomatiques et économiques avec l’Etat Hébreu.
Le MEI estime que tant que les Israéliens (du moins ceux qui sont au pouvoir) se considéreront comme étant les héritiers légitimes de la terre de Palestine et continueront à étendre leurs colonies au détriment des Palestiniens, il n’y aura pas de paix possible et il ne pourra y avoir deux états cohabitants pacifiquement sur ce territoire. D’autant que la bande de Gaza, dépourvue de ressources naturelles, souffre d’une pénurie chronique d’eau, l’explosion démographique aggravant une situation sociale des plus dramatiques. Selon un rapport de l’UNRWA publié en 2012, avec une moyenne de 5,7 naissance par femme, la population de Gaza atteindra 2,1 millions d’habitants en 2020 alors qu’en Israël les juifs orthodoxes (les haredims), qui ont en moyenne 6,5 enfants par femme et représentent actuellement 10% des Israéliens, doublent leur population tous les 17 ans et prévoient d’installer 1 million de membres de leur communauté en Cisjordanie.
Depuis 1947 l’épuration ethnique et la poursuite de l’extension du territoire semblent être les buts de l’Etat Hébreu et ce quelles que soient les résolutions votées à l’ONU le condamnant. Cet Etat est-il viable à long terme dans un environnement totalement hostile et sans le soutien, qui ne sera pas éternel, des USA et de l’UE ?
Le MEI considère donc qu’il faut imposer au gouvernement hébreu, y compris par le recours à des sanctions fortes, l’arrêt du processus de colonisation et la fin du blocus de Gaza. En outre il ne peut y avoir de paix durable si l’on ne prend pas en compte la situation écologique catastrophique (notamment au niveau des ressources en eau) de la région, situation due surtout à l’expansion (explosion) démographique.
En poursuivant dans la voie de la démesure et de l’injustice notre société thermo – industrielle s’effondrera par manque de ressources (énergie ou autres), par les effets des pollutions (effet de serre) et se dirige vers un chaos généralisé. Il est par ailleurs évident que le sort des populations palestiniennes ne pèse guère, face à la gigantesque opération géopolitique de destruction de toutes les structures étatiques qui risquent de mettre en cause l’hégémonie américaine au Moyen Orient en Europe ou en Asie. Mais ce dont on peut être sûr c’est que l’effondrement des écosystèmes terrestres mettra tout le monde d’accord. La folie des “puissants” de l’espèce humaine la conduit à sa perte.

Participation du MEI à la manifestation du 6 juillet NdL

Le 12 juillet 2014 dans Actualité, Ecologie politique, Grands travaux inutiles, Transports, Vie du mouvement

Merci aux organisateurs d’avoir permis ce matin (du 6  juillet )l’expression du MEI.

C’est depuis toujours évidemment que le Mouvement Ecologiste Indépendant d’Antoine Waechter est contre ce projet, pour de nombreuses raisons largement évoquées par tous ce week-end : la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes n’est pas une nécessité économique comme nous le disent les porteurs du projet, mais serait au contraire un désastre économique et écologique… Le thème de ce matin est de parler des projets utiles : et bien au MEI, nous pensons que l’utilité est d’abord dans la valorisation de l’existant, et la gestion de l’aéroport de Nantes Atlantique est l’exemple flagrant de non utilisation de l’existant…

Si ceux qui nous parlent d’économie aujourd’hui s’étaient réellement soucié de l’intérêt économique de la Région dans sa globalité, ils n’auraient jamais géré l’aéroport de Nantes Atlantique comme ils l’ont fait ; quels sont ces gestionnaires qui ont laissé un aéroport se construire à côté de lignes de chemin de fer sans utiliser justement ces voies pour desservir l’aéroport ? Quels sont ces dirigeants qui ont inauguré il y a un an un Institut de recherche Technologique (IRT Jules Verne) qui soit-disant doit accueillir des scientifiques et industriels de tous pays à côté d’un aéroport voué à l’abandon ; où est la logique ?

Mais les décideurs ne sont pas les seuls responsables…. Qui leur confie la gestion de notre pays ? L’électeur… Pourquoi les électeurs reconduisent-ils toujours aux commandes de leurs villes, département ou Région des élus locaux qui sont de si mauvais gestionnaires, et nous en avons l’exemple flagrant à Nantes, au niveau municipal, départemental ou Régional… ?

Sans doute parce que les électeurs n’attendent plus grand-chose de la politique : la politique a perdu son bon sens, le but de beaucoup de dirigeants étant d’inaugurer, de faire du paraitre, et surtout de se positionner à droite ou à gauche, en faisant des accords et des compromissions, mais plus du tout par rapport aux projets pour sur lesquels ils doivent travailler. On fait carrière politique sur des critères de développement, de PNB, de construction, de croissance, alors qu’on sait bien que tout système laissé dans un espace fini (notre planète) ne peut pas continuer à croitre… sous peine d’explosion !

C’est cette vision là de la politique contre laquelle s’inscrit le MEI. L’existence d’un parti politique est une chance… Nos partis politique doivent re-devenir des lieux de réflexion, qui appartiennent aux adhérents (un adhérent du MEI n’appartient pas à un parti, mais en tant qu’adhérent de base façonne le MEI, c’est le MEI qui lui appartient). L’engagement politique n’est pas une option. La vie, c’est un peu comme être en bateau sur une mer agitée, on ne peut pas s’abstenir ou voter blanc : il faut agir… C’est la particularité du MEI : un parti qui se positionne non par rapport aux individus, non par rapport à une opposition droite/gauche qui conduit notre pays à la ruine, mais qui agit par rapport aux actions : pour le MEI, il faut choisir, non pas à droite, ou à gauche, mais ce qui est bon pour l’intérêt général, qui est celui des individus et du milieu dans lequel ils vivent… et pas de petits compromis et d’accords signés comme des chèques en blanc, mais des discussions et des accords qui dépendent de chaque projet, pour garder l’indépendance qui nous est chère.

Voici l’un leitmotiv du MEI, le projet utile, c’est la valorisation de ce qui nous est donné : apprenons à regarder ce qui existe autour de nous, ce qui est donné par la nature (comme à Notre Dame des Landes ces terres nourricières à préserver), mais aussi ce qui a été construit par ceux qui nous ont précédés (comme à Nantes Atlantique un aéroport bien situé et exploitable, relié à un trésor ferroviaire), qui existe… et qui, si nous l’entretenons et le gérons bien, suffit à nous faire vivre simplement chaque jour et aussi, et nous en avons le devoir, va simplement permettre à ceux qui partagent notre planète, et à ceux qui nous suivrons sur cette belle terre, de vivre eux aussi…

Meeting de Notre Dame des Landes avec la participation d’Annie Le Gal La Salle

Le 6 juillet 2014 dans Grands travaux inutiles, Transports

Réforme territoriale : de mauvaises motivations ne peuvent aboutir qu’à un mauvais projet

Le 6 juin 2014 dans Institutions

regions

LA réduction du nombre de régions ne génèrera aucune économie substantielle : elle pourrait même, dans un premier temps, susciter des dépenses d’adaptation et de reconfiguration. La réduction du nombre de régions ne modifie pas le millefeuille institutionnel : bien au contraire, avec la création des métropoles, l’empilage a gagné une couche supplémentaire. En s’agrandissant, les régions ne gagnent rien en efficacité et en pouvoir : de ce point de vue, la comparaison avec les pays voisins est fallacieuse : les cantons suisses et les länder allemand sont, pour certains, de taille modeste.

La réforme de nos institutions est utile, à défaut d’être indispensable. Elle doit répondre à des motivations sérieuses : accroître l’efficacité de la gouvernance de nos territoires dans le cadre de l’achèvement de la décentralisation, rendre plus cohérentes entre elles les politiques et les interventions des différentes collectivités, approfondir la démocratie, notamment en stimulant une plus grande implication des citoyens. Ces objectifs étant posés, il faut inventer l’architecture institutionnelle qui leur correspond.

Les départements, qui n’ont pas su évoluer depuis la fin de la tutelle préfectorale (1983), ne sont manifestement plus en état de répondre à ces objectifs. Ce constat ne date pas d’aujourd’hui. Mais, de Raffarin à Sarkozy, les ambitions de réforme se sont heurtées à une majorité départementaliste au sein de l’UMP comme du PS. La suppression des Conseils généraux (devenus Conseils départementaux) suppose de répartir leurs compétences, soit en direction de communautés de communes agrandies, soit en direction des Régions. La possibilité pour les élus régionaux de se répartir en commissions départementales au sein de l’institution régionale pour assurer les tâches de gestion (RSA, services sociaux…) répond aux exigences de proximité dans ces domaines.

La principale qualité de l’assemblée régionale est sa capacité de prospective et de planification. Elle ne peut conserver cette capacité que si elle est dégagée de la tentation du clientélisme qu’alimente la défense des petits territoires qui se confondent avec les circonscriptions électorales (commune, canton). En d’autres termes, le scrutin proportionnel par listes départementales lui convient bien.

Rappelons enfin que les länder, les cantons et pratiquement toutes les régions des pays voisins ont le statut d’état fédéré. La décentralisation sera achevée lorsque les régions françaises auront été dotées de pouvoirs réglementaires, c’est-à-dire qu’elles seront devenues les chefs d’orchestre des politiques territoriales. Dans le cadre d’une intelligente subsidiarité, cela va de soi.

Quelle dimension pour ces Régions ? Une institution ne trouve sa légitimité que lorsqu’elle est reconnue par le peuple. Aujourd’hui déjà, l’assemblée régionale est peu visible du public. Elle disparaîtra des radars collectifs si son périmètre ne correspond pas à un territoire ayant une identité dans la conscience des gens. L’accession à une dimension politique (liée à l’attribution d’un pouvoir réglementaire) peut, le cas échéant, compenser l’accroissement de taille, jusqu’à un certain point. Mais, il peut probable que la méthode à la hache, regroupement par région existante, et sur la base d’une décision technocratique parisienne, puisse aboutir à un résultat acceptable et accepté. Les regroupements doivent être désirés, et proposés par la base, par exemple par chacun des conseils généraux.

Prenons l’exemple de l’Alsace. L’hypothèse minimale est d’acceptée le regroupement avec le Territoire de Belfort élargi au pays de Montbéliard, qui est demandeur. Il est envisageable de constituer un ensemble bénéficiant du même droit local, par un élargissement à la Moselle, ou de prendre la montagne comme colonne vertébrale du nouvel ensemble en ajoutant le département des Vosges. Ces hypothèses laissent la Lorraine se regrouper avec Champagne Ardennes comme elle semble le souhaiter. Les différentes options doivent être ouvertes et débattues. Aucune ne doit être imposée de Paris.
Le diable étant dans les détails, ne négligeons pas ces derniers. Dans une grande région Alsace Lorraine, l’élu de Verdun met de 3h30 à 4 heures de train pour venir à Strasbourg (de gare à gare). L’élu mulhousien mettrait 2h26 à 2h56 pour se rendre à Metz ou à Nancy, si le siège du nouvel ensemble se trouvait dans ces villes. Inutile de consacrer 6 à 8 heures de déplacement pour une réunion de commission d’une durée de 2 heures. La vidéo conférence peut remplacer la réunion physique, les réunions peuvent être regroupées en session de plusieurs jours. Mais, il est à parier que l’absentéisme se développerait.

Une institution moins visible des citoyens, une présence moins assidue des élus, la possibilité pour l’Etat de réaliser des ponctions plus importantes sur le budget régional à la hauteur des économies annoncées (sans étude sérieuse), le risque est grand d’un affaiblissement du fait régional, notamment si les assemblées départementales sont maintenues. Tout affaiblissement du niveau local renforcerait l’État central qui, dans le même temps, réduit ses moyens d’exercer ses missions régaliennes.

Nous sommes favorable à une réforme territoriale, à condition qu’elle soit intelligente, concertée et surtout qu’elle réponde à un objectif de meilleure gouvernance et de plus grande démocratie.